Accueil / Épisodes / Idées & société / Gregory Vettas Collins : le cheat code secret de l'éloquence / Transcription

← Retour à la fiche de l'épisode

Transcription — Gregory Vettas Collins : le cheat code secret de l'éloquence

Transcription de l'épisode de Coucou Ma Biche avec Gregory Vettas Collins, publié le et animé par Brice Boland : 14 chapitres résumés et horodatés.

Transcription produite automatiquement à partir de la bande son, puis relue : les noms propres et le découpage en chapitres ont été vérifiés à la main. Des approximations subsistent ; en cas de doute, la vidéo fait foi (nouvel onglet). Les horodatages ouvrent la vidéo à l'instant correspondant, dans un nouvel onglet.

0:00 Teaser, publicité BelCast et improvisation chantée

L'épisode s'ouvre sur un extrait teaser tiré de plus tard dans l'interview, où Greg promet de changer l'anglais de Brice « à vie » et où l'exercice des râteaux est esquissé. Suit une pause publicitaire pour BelCast, la marketplace belge qui met en relation podcasteurs et annonceurs. Brice relance ensuite l'épisode avec son générique « Coucou ma biche », puis demande à Greg, venu avec sa guitare, d'improviser une chanson dédiée en lien avec son double talent de musicien et de coach en art oratoire.

Brice Boland 0:00 Tu m'as dit, Brice, en 30 minutes, je peux changer la vie de quelqu'un, je peux changer son anglais, je peux changer la manière dont tu l'utilises, la manière dont ça va percuter.

Brice Boland 0:00 Je peux changer son anglais à vie.

Gregory Vettas Collins 0:09 Exact.

Gregory Vettas Collins 0:09 Pour améliorer ton anglais à vie, tu dois comprendre qu'il y a des difficultés de l'anglais pour le francophone.

Gregory Vettas Collins 0:09 Et ce n'est pas le vocabulaire, ce n'est pas la grammaire, c'est en fait...

Gregory Vettas Collins 0:18 Les textes et les choses qui impactent, c'est comme des slogans, c'est comme des paroles de rap.

Gregory Vettas Collins 0:18 Tout simplement, un bon politicien, quelque part, doit utiliser les mêmes mécanismes de parole qu'un rappeur.

Brice Boland 0:29 Imaginons, j'ai peur de faire le premier pas

Gregory Vettas Collins 0:31 Ok, très facile, essaye de faire l'échec Essaye de te prendre 5 râteaux, 10 râteaux dans une soirée

Brice Boland 0:35 Donc le but c'est de prendre des râteaux ?

Gregory Vettas Collins 0:36 Ouais ouais, parce qu'en fait tu fais l'inverse, t'es un peu mindfucké Et en fait si tu essayes de te prendre un râteau, tu vas pas y arriver

Brice Boland 0:41 Avant de commencer cet épisode, j'aimerais vous parler de ceux qui font battre le cœur de l'audio au Belgique C'est BelCast Si vous êtes podcaster, vous savez que créer du contenu de qualité demande du temps et de l'investissement Si vous êtes annonceur, que vous dirigez une marque nationale, une PME locale ou même une agence de communication vous cherchez sûrement un moyen authentique de toucher une audience engagée.

Brice Boland 1:04 Aujourd'hui, on le sait, les canaux publicitaires traditionnels saturent nos écrans et nos esprits.

Brice Boland 1:09 Le podcast, lui, offre ce qu'il y a de plus précieux, l'attention et la confiance des auditeurs.

Brice Boland 1:14 C'est là que BelCast intervient.

Brice Boland 1:16 C'est la toute première marketplace 100% belge qui fait le pont entre les créateurs de contenu et les entreprises d'ici.

Brice Boland 1:22 Pour les podcasteurs, c'est l'opportunité de monétiser votre passion.

Brice Boland 1:25 Pour les annonceurs, c'est l'accès direct à un catalogue ciblé de podcasts locaux.

Brice Boland 1:29 Pour rejoindre la communauté et booster vos projets, rendez-vous dès maintenant sur BelCast.

Brice Boland 1:34 Le podcast belge a enfin sa maison.

Brice Boland 1:36 Coucou ma biche.

Brice Boland 1:38 Coucou.

Brice Boland 1:39 Kikou, kikou.

Brice Boland 1:40 Kikou.

Brice Boland 1:41 Alors, aujourd'hui, t'es venu accompagner, t'es venu accompagner tes guitares.

Brice Boland 1:45 On sait toujours pas...

Brice Boland 1:45 Là, on pourrait penser qu'on va parler musique, on pourrait penser qu'on va parler art.

Brice Boland 1:49 Alors c'est une forme d'art, d'une façon ou d'une autre.

Brice Boland 1:52 Moi, je suis très content que tu sois là parce que c'est un sujet très important, voire le plus important.

Brice Boland 1:56 On va parler de la parole, du pouvoir des mots, le verbal, le paraverbal.

Brice Boland 2:00 Et on va parler aussi de la force et la puissance de la voix, de la langue, la langue française, la langue anglaise.

Brice Boland 2:08 Et toi, tu m'as dit, premier truc que tu m'as dit, tu m'as dit, Brice, tu sais qu'il y a une adéquation entre mon autre talent, la musique, et mon deuxième talent qui est public speaking et l'oratoire, l'art oratoire.

Brice Boland 2:20 J'ai dit, ok, let's go, prends ta guitare.

Brice Boland 2:21 et donc du coup je sais pas comment on va lier les deux mais j'aimerais que tu me fasses une petite chanson

Gregory Vettas Collins 2:26 on va y arriver

Brice Boland 2:27 dédiée à moi que tu vas inventer bien sûr

Gregory Vettas Collins 2:29 ah il faut que je l'invente je peux

Brice Boland 2:31 non non vas-y

Gregory Vettas Collins 2:31 tu veux ?

Gregory Vettas Collins 2:32 non non

Brice Boland 2:32 non fais moi ce que tu veux ça serait de mes intros

Gregory Vettas Collins 2:35 allez je vais faire une chanson connue fais moi un truc

Brice Boland 2:38 qui va me piquer le coeur

Gregory Vettas Collins 2:40 tu veux une balade tu veux un truc triste ?

Gregory Vettas Collins 2:42 non qui

Brice Boland 2:42 j'ai pas envie de pleurer mais j'ai envie d'être ému

Gregory Vettas Collins 2:45 ok j'avais pas prévu ça mais ok on va faire un truc comme ça

Brice Boland 2:48 Un petit oiseau aussi

Gregory Vettas Collins 2:51 Mais tu veux pas que je peux aussi inventer une chanson ?

Brice Boland 2:55 Non, non, vas-y

Gregory Vettas Collins 2:56 Ok Magique, magique, merci mon Greg Avec plaisir

Brice Boland 4:07 La foule est en délire

Gregory Vettas Collins 4:08 Ah toujours, j'évite les strings

4:10 Musique, slogans et portrait plurilingue de Greg

Greg explique que parler en public et écrire une chanson relèvent du même mécanisme : capter un public et laisser une empreinte durable, comme un bon discours politique utilise les techniques d'un rappeur. Il illustre avec « Make America Great Again » et la chanson « Lose Yourself » d'Eminem, montrant que le choix des sons et des syllabes crée de l'impact autant que le sens des mots. Brice relance sur le pouvoir du verbal et du paraverbal, puis fait découvrir le profil linguistique de Greg : trilingue anglais (langue maternelle), grec et français, avec des bases en néerlandais.

Brice Boland 4:10 Alors c'est quoi le lien entre l'art musical ou la guitare Et ton autre talent qui est l'art oratoire ?

Gregory Vettas Collins 4:19 En fait foncièrement si tu y réfléchis c'est un peu la même chose Parce que ton but c'est d'avoir un public Et ils se rappellent de ce que tu dis Et ils ont un impact, ils ont un message en tête et donc quand tu vois les bons speeches quand tu vois les trucs qui ont réellement impacté, tu vois I had a dream et tout ça, et bien c'est comme des paroles de chansons en fait, et donc moi par exemple quand je travaille avec des clients parfois, quand

Gregory Vettas Collins 4:40 je corrige leur script, leur pitch, en fait j'utilise mes talents de parolier

Brice Boland 4:45 Et donc quoi, t'as l'impression que les spectateurs, lorsqu'ils vont à un concert, ils viennent pour les paroles, pour les mots pour ce qu'ils vont être touchés ou ils viennent pour autre chose finalement ?

Brice Boland 4:56 Parce que là t'occupes pas à dire, le lien c'est que tu vas toucher le public.

Gregory Vettas Collins 4:59 Donc, en fait, voilà, ma perspective.

Gregory Vettas Collins 5:02 Au niveau du mot, tu as le contenu, mais tu as aussi l'enveloppe phonologique.

Gregory Vettas Collins 5:06 Et donc, certaines enveloppes phonologiques vont avoir du sens.

Gregory Vettas Collins 5:09 Donc, si tu veux quelque chose qui percute, tu dois faire comme des slogans.

Gregory Vettas Collins 5:13 Il y a des slogans qui vont fonctionner.

Gregory Vettas Collins 5:14 Tu prends, par exemple, « Make America Great Again », c'est quelque chose qui va bien ensemble.

Gregory Vettas Collins 5:18 Mais parfois, tu as des mots, tu as des séquences qui n'ont pas de sens, en fait.

Gregory Vettas Collins 5:23 Et ça ne reste pas dans la tête.

Brice Boland 5:24 Qui fait ça ?

Brice Boland 5:25 C'est quoi le métier pour créer des slogans ?

Brice Boland 5:27 Donc MAGA, Make America Great Again, c'est travaillé alors ?

Gregory Vettas Collins 5:32 En fait, je pense que si tu prends MAGA, là, je pense que c'est l'imagination de Trump.

Gregory Vettas Collins 5:36 Parce que quand tu vois Trump, il parle d'une façon qui est percutante.

Gregory Vettas Collins 5:39 Et je crois que c'est une expérience qu'il a acquis.

Gregory Vettas Collins 5:41 Il ne sait pas ce qu'il fait.

Gregory Vettas Collins 5:42 Mais tu as des règles, en fait.

Gregory Vettas Collins 5:44 Quand tu vois, par exemple, Lose Yourself, Eminem, tu vois, en fait, si tu prends le texte et que tu analyses les voyelles, tu vas voir qu'il y a une logique derrière.

Gregory Vettas Collins 5:52 Qu'il y a, en fait, comme en musique, de la tension et le fait de relâcher.

Gregory Vettas Collins 5:55 qu'il y a des mots qu'il y a des syllabes qui vont bien ensemble par rapport à d'autres

Brice Boland 5:58 t'occupes pas à dire qu'en fait la parole enfin le verbal et le paraverbal parce que c'est quand même deux choses très différentes c'est tellement puissant que quelqu'un qui n'est pas bon s'il a ce verbal et paraverbal va paraître meilleur typiquement il y a des gens brillants qui ne savent pas s'exprimer ils vont paraître moins bons et donc on ne va pas choisir cette bonne personne

Gregory Vettas Collins 6:20 c'est beaucoup plus compliqué que ça si tu veux tu as plusieurs facteurs parce que c'est la communication et donc ça va dans les deux sens et donc si tu veux tu as le fait de structurer un message, de le structurer d'une façon avec des pauses d'avoir le temps que la personne puisse réceptionner l'information et puis tu as l'enveloppe phonologique elle-même les mots que tu vas choisir qui vont si tu veux communiquer le branding quelque part quand la personne parle et il faut avoir une certaine cohérence

Gregory Vettas Collins 6:46 à ce niveau là et il faut choisir des sons qui vont bien l'ensemble en fait

Brice Boland 6:50 donc c'est quoi c'est comme être poète

Gregory Vettas Collins 6:54 En fait, pense-y les textes et les choses qui impactent, c'est comme des slogans, c'est comme des paroles de rap, tout simplement un bon politicien, quelque part doit utiliser les mêmes mécanismes de parole qu'un rappeur

Brice Boland 7:09 Toi t'as quelques avantages, quelques atouts t'appelles Greg, Vettas Collins donc mi-grec mi-anglais, c'est ça ?

Brice Boland 7:18 Donc t'es parfait trilingue Quoi trilingue ?

Gregory Vettas Collins 7:21 C'est quoi, donc français ?

Gregory Vettas Collins 7:23 Donc, français, si tu veux, c'est la troisième langue.

Gregory Vettas Collins 7:26 Genre, excuse-moi.

Brice Boland 7:27 Sorry, bro.

Brice Boland 7:28 Voilà.

Gregory Vettas Collins 7:29 L'anglais, ma langue maternelle.

Gregory Vettas Collins 7:30 Le grec est ma deuxième langue.

Gregory Vettas Collins 7:32 Bon, je le parle moins bien que le français, mais je suis en train de le retravailler.

Gregory Vettas Collins 7:35 J'adore, j'adore, j'adore.

Gregory Vettas Collins 7:38 Ah oui, j'adore la grecque.

Brice Boland 7:39 Et j'adore le tzadziki.

Gregory Vettas Collins 7:40 Ça n'a rien à voir, mais j'adore ça.

Gregory Vettas Collins 7:42 Ouais, non, mais c'est fantastique.

Gregory Vettas Collins 7:43 Fais ta...

Gregory Vettas Collins 7:43 Enfin, bref.

Gregory Vettas Collins 7:44 Et aussi le néerlandais, hein, sincèrement.

Gregory Vettas Collins 7:46 OK.

Gregory Vettas Collins 7:47 Tu es tarlé.

Gregory Vettas Collins 7:48 Yeah, comme néerlandais, je parle.

Gregory Vettas Collins 7:49 Je parle bien.

Brice Boland 7:49 OK, OK.

Brice Boland 7:50 parce que toi tu viens effectivement on va dire plus du monde musical et puis après tu t'es orienté vers on va pas tout refaire mais tu t'es orienté vers le public speaking coach de parole coach de verbal coach de langue je préfère dire coach de langue que prof de langue parce que finalement tu vas apprendre la langue mais tu vas apprendre l'ensemble de la langue le parler les finesses la prononciation et voilà moi je trouvais ça très important de parler de ça donc on a tout

Brice Boland 8:20 un storytelling ici toi tu m'as dit un truc, tu m'as dit pose moi la question mais je te dirai pas la réponse comme ça t'es un peu plus surpris, tu m'as dit quel est le mot le plus important en anglais tu voulais pas me dire, tu voulais pas me gâcher la réponse voilà, donc là j'aimerais savoir

8:34 Décrypter l'anglais : hésitation, réduction et apprentissage des enfants

Greg révèle que le mot le plus important dans une langue est celui qu'on utilise pour hésiter, car changer de langue déclenche un « task switching » coûteux pour le cerveau ; il l'illustre en récitant l'alphabet en alternant plusieurs langues. Il détaille pourquoi l'anglais est une « langue à stress » : les anglophones ne parlent pas plus vite, ils « réduisent » et contractent leurs mots (« I've been » pour « I have been »), ce qui déroute les francophones habitués à articuler chaque syllabe. Il indique ensuite que la clé n'est pas le vocabulaire mais le repérage des accents toniques, avant d'aborder l'apprentissage des langues chez les enfants et la question de l'aptitude génétique - qu'il minimise au profit du travail sur la « co-articulation ».

Gregory Vettas Collins 8:34 le mot le plus important en anglais et c'est valable pour toutes les langues c'est le mot que tu vas utiliser pour hésiter et donc c'est um, um, uh parce que quand tu parles une langue et que tu changes de langue, eh bien, c'est un coup pour ton cerveau et tu vas passer par de la traduction et ton accent va changer et ce genre de choses.

Gregory Vettas Collins 8:58 Et donc, imagine, tu es en train de présenter.

Gregory Vettas Collins 9:00 OK, here we go, we're going to talk about...

Gregory Vettas Collins 9:02 Tu commences à hésiter comme ça en français.

Brice Boland 9:05 C'est-à-dire quoi ?

Brice Boland 9:05 Que tu es décrédibilisé dès que tu hésites dans la langue ?

Gregory Vettas Collins 9:08 Ce n'est pas que tu es décrédibilisé, c'est qu'au fait, ton cerveau va repartir en français.

Gregory Vettas Collins 9:13 OK.

Gregory Vettas Collins 9:13 Et en fait, si tu vois, il y a un truc qui s'appelle le task switching et qui est le fait que chaque fois que tu vas changer de tâche cognitive, tu vas avoir un coût.

Gregory Vettas Collins 9:20 Et pour illustrer cela, je vais te montrer, si tu veux, ce qui se passe si moi maintenant, qui suis censé être parfait bilingue, je commence à essayer de réciter l'alphabet en changeant à chaque langue, enfin à chaque lettre de langue, c'est pas facile.

Gregory Vettas Collins 9:32 A, B, C, D, E, F, G, H, I, G, K, L, M, N, O, P, Q, R, S, T, U, V, W, X, Y, Z.

Brice Boland 9:45 Ok, vas-y, fais dans les quatre langues.

Gregory Vettas Collins 9:48 impossible il y a du grec donc comment est-ce que tu veux que j'en ai vraiment plein

Brice Boland 9:53 je pourrais pas vérifier

Gregory Vettas Collins 9:54 mais bon tu vois c'est le principe et donc tu dois limiter en fait le task switching et tu dois limiter la traduction parce que si tu veux avoir une maîtrise dans une langue tu dois directement passer par la circonstance ou l'expression que tu veux communiquer et si tu veux les mots qui suivent et pour vraiment aller pousser ce propos vraiment à l'extrême combien de langues est-ce qu'on parle

Brice Boland 10:19 ça veut dire quoi

Gregory Vettas Collins 10:20 une

Brice Boland 10:21 on ne fait jamais

Gregory Vettas Collins 10:23 que parler une langue

Brice Boland 10:24 alors on en parle plusieurs mais on en parle une très bien je vais expliquer

Gregory Vettas Collins 10:27 ce que je veux dire si tu parles une langue tu vas adapter ta façon de parler en fonction de ton interlocuteur d'accord donc tu vas pas parler de la même façon à un enfant de 5 ans que à un PDG d'accord si tu prends ce concept et tu prends ce même concept et à la place de uniquement changer le vocabulaire tu changes les expressions et les sons c'est la même chose au niveau de ton cerveau pour parler une autre langue tu vois c'est tu changes les

Gregory Vettas Collins 10:53 expressions que tu as entendues dans une circonstance pour t'adapter à une situation

Brice Boland 10:56 100% d'accord je lisais un truc justement j'écoutais un truc où on disait le gars dit tu peux dire wesh mais tu dis wesh pas dans le même contexte que tu voudrais le dire dans ce contexte adapté et donc finalement je pense qu'on dit qu'il y a 60 000 mots en français 60 000 mots mais t'en utilises like daily

Gregory Vettas Collins 11:16 1000, c'est ça

Brice Boland 11:17 c'est infime, c'est ridicule en fait mais ils savent où les 59 000 autres

Gregory Vettas Collins 11:22 ça, dans des livres

Brice Boland 11:23 c'est vrai, du coup on dit qu'on parle la langue mais on parle en fait x% de cette langue lorsqu'on avait pensé justement le trigger, le déclencheur qui m'a fait me dire que je devais t'inviter tu m'as dit, Brice en 30 minutes je peux changer la vie de quelqu'un je peux changer la vie de son anglais je peux changer son anglais je peux changer la manière dont tu l'utilises et je peux aussi changer la manière dont ça va percuter et du coup ça va changer sa vie

Brice Boland 11:53 je peux changer son anglais à vie explique moi ça

Gregory Vettas Collins 11:57 si tu veux pour améliorer ton anglais à vie tu dois comprendre qu'il y a des difficultés de l'anglais pour le francophone et ce n'est pas le vocabulaire ce n'est pas la grammaire c'est en fait la prononciation oui d'une part mais aussi la compréhension de la langue anglaise et donc si tu veux si on prend communication et communication Ce sont des mots qui sont identiques à l'écrit.

Gregory Vettas Collins 12:17 Que se passe-t-il ?

Gregory Vettas Collins 12:17 Pourquoi est-ce qu'on a une telle différence ?

Gregory Vettas Collins 12:19 Eh bien, parce que l'anglais est ce qu'on appelle une langue à stress.

Gregory Vettas Collins 12:22 Une langue à stress veut dire qu'un accent tonique va être exagéré et doit être régulier dans le temps.

Gregory Vettas Collins 12:29 Pour vraiment bien comprendre ça, je vais retourner à mon exemple après.

Gregory Vettas Collins 12:31 Si maintenant, en anglais, on n'a pas compris quelque chose, on ne va pas faire la même chose qu'en français.

Gregory Vettas Collins 12:36 En français, on va dire « est-ce que tu peux répéter s'il te plaît ?

Gregory Vettas Collins 12:36 » On va découper au niveau de la syllabe.

Gregory Vettas Collins 12:43 En anglais, « Sorry, could you repeat that for me, please ?

Gregory Vettas Collins 12:44 » On ne va pas découper au niveau de la syllabe, on va découper au niveau de l'accent tonique.

Gregory Vettas Collins 12:53 Alors, comment est-ce que ça va améliorer l'anglais à vie de quelqu'un ?

Gregory Vettas Collins 12:56 Eh bien, ça va en fait résoudre certaines frustrations.

Gregory Vettas Collins 13:00 Parce qu'on ne comprend pas les anglais quand on parle, on pense qu'ils parlent trop vite.

Gregory Vettas Collins 13:03 C'est faux.

Gregory Vettas Collins 13:04 Ils parlent mal.

Gregory Vettas Collins 13:05 Parce qu'il y a un phénomène qui s'appelle la réduction.

Gregory Vettas Collins 13:08 La réduction, c'est comme une contraction.

Gregory Vettas Collins 13:10 Si je dis « I have been », ça devient « I've been ».

Gregory Vettas Collins 13:13 Mais ça se passe partout.

Gregory Vettas Collins 13:15 Et si je retourne à mon communication, en français, « communication », les voyelles sont claires.

Gregory Vettas Collins 13:20 En anglais, les voyelles ne sont pas claires.

Gregory Vettas Collins 13:22 C'est « e-u-i-a-e », « communication ».

Gregory Vettas Collins 13:26 Et ça vient du fait qu'on a mis beaucoup d'énergie sur le « a » et donc on ne sait pas prononcer le reste.

Gregory Vettas Collins 13:32 Et ce phénomène, c'est vraiment partout en anglais.

Gregory Vettas Collins 13:36 Et si maintenant, je dis par exemple « boys play games », Un francophone qui va vouloir dire « the boys will be playing the games », il va ajouter toutes les syllabes et il va les articuler.

Gregory Vettas Collins 13:48 Par contre, si tu veux avoir de l'impact et si tu veux mieux parler anglais, tu dois en fait réaliser que « boys play games » doivent ressortir et tu vas ajouter les mots dessus.

Gregory Vettas Collins 13:58 Donc « the boys will be playing the games ».

Gregory Vettas Collins 14:01 Et là, tu as de l'impact, là, tu as du rythme.

Brice Boland 14:03 Ok.

Brice Boland 14:03 Du coup, c'est quoi la clé ?

Brice Boland 14:05 C'est quoi la clé pour bien comprendre tous ces gens qui te parlent bien, comme tu dis, mais réduisent tout ?

Brice Boland 14:13 Et c'est quoi la clé pour utiliser les bonnes expressions aux bons endroits et les bons mots aux bons endroits ?

Gregory Vettas Collins 14:18 Ce n'est pas une question d'expression.

Gregory Vettas Collins 14:20 Ça, tu dois développer toi-même ou voir un spécialiste.

Brice Boland 14:23 Quand même, le nombre d'expressions à mettre au bon endroit, au bon moment, dans un pitch, je trouve ça vraiment magnifique.

Brice Boland 14:32 Ça veut dire que tu maîtrises la langue.

Brice Boland 14:34 Oui, oui.

Brice Boland 14:34 Moi quand j'étais petit On m'a dit Donc moi On va dire Je parle français Langue maternelle Néerlandais très très bien Anglais très très bien Espagnol parce que J'ai vécu un peu là-bas Mais on m'a dit Quand tu maîtrises une langue C'est la manière C'est le moment Où tu vas mettre des expressions Au bon moment Et tu sais faire des blagues Et comprendre les blagues Dans l'autre langue

Gregory Vettas Collins 14:52 Evidemment Ça

Brice Boland 14:53 Ça veut dire que T'as atteint un niveau Assez correct Oui C'est quoi du coup La clé

Gregory Vettas Collins 14:59 Donc moi ce que je dis ici Pour bien me faire comprendre C'est que en fait si tu veux impacter en anglais tu dois savoir où se trouvent les accents toniques et tu dois respecter ce rythme

Brice Boland 15:09 vraiment je me rappelle ma prof d'anglais et franchement maintenant je me rends compte à quel point on était horrible avec elle mais c'était vraiment trop de la théorie donc elle mettait ça au tableau le petit accent on s'en foutait un peu de cet accent

Gregory Vettas Collins 15:21 tu t'en fous mais c'est très bien parce qu'en fait quand je travaille avec mes clients ce que je fais c'est que c'est moi qui lis le texte et eux ils vont l'entendre et après en fait ça va ressortir et donc c'est comme écouter de la musique c'est pour ça encore le lien avec la musique tu as une façon consciente et une façon inconsciente d'améliorer ton anglais, là je t'explique consciemment comment ça fonctionne, tu peux avoir rien compris à ce que j'ai dit, si moi maintenant on

Gregory Vettas Collins 15:41 fait un coaching ensemble et je fais le nécessaire tu écoutes la musique et après ça va sortir, ton anglais

Brice Boland 15:47 sera meilleur.

Brice Boland 15:47 Il y a des gens qui parce qu'on dit les enfants absorbent, c'est une éponge ils peuvent apprendre plein de langues, mon fils il va à l'école en néerlandais évidemment il est en avance par rapport à d'autres est-ce qu'il y a des gens qui sont qui ont moins d'appétit, qui sont génétiquement moins bien faits pour apprendre des langues ?

Brice Boland 16:03 Ou pas ?

Gregory Vettas Collins 16:04 Eh bien, donc, si tu veux, moi, ça, c'est ma perspective.

Gregory Vettas Collins 16:07 Et moi, j'ai travaillé avec des personnes vraiment de 90 ans jusqu'à, voilà, 5 ans, 7 ans, tout ce que tu veux.

Gregory Vettas Collins 16:12 Oui, tu peux avoir des affinités, de la perception qui a amélioré.

Gregory Vettas Collins 16:16 Mais tout peut être entraîné, justement, en travaillant au niveau de ce qu'on appelle la co-articulation, surtout pour l'anglais.

Gregory Vettas Collins 16:23 La co-articulation, c'est quoi ?

Gregory Vettas Collins 16:25 C'est comment les sons sont mélangés les uns par rapport aux autres dans la parole.

Gregory Vettas Collins 16:30 Et donc, pour vraiment que tu comprennes, en anglais, c'est ce truc de réduction qu'on ne comprend pas.

Gregory Vettas Collins 16:34 C'est ça qui est un problème.

Gregory Vettas Collins 16:34 Donc si moi je dis « What are you doing ?

Gregory Vettas Collins 16:35 » Tu n'as rien compris.

Gregory Vettas Collins 16:38 Mais si maintenant, oui, mais bon, tu ne vas pas pouvoir, tu vois, c'est « What are you doing ?

Gregory Vettas Collins 16:41 » Et ça, ça va améliorer ta perception, ça, ça va améliorer ta capacité à, quand tu entends de l'anglais parler, réaliser ce que c'est et ne pas faire des fautes de grammaire.

Gregory Vettas Collins 16:52 Parce que dans l'enseignement, en fait, le problème, c'est que tous les éléments grammaticaux sont les éléments que les anglais vont dévorer.

Gregory Vettas Collins 16:58 Et ça crée un problème.

Gregory Vettas Collins 17:00 parce qu'il y a une différence entre ta façon de parler pas toi, parce que t'as un anglais excellent mais beaucoup de personnes qui veulent si tu veux avoir un anglais qui respecte une structure francophone et ils sont frustrés, ils comprennent pas et ils entendent mal et t'as des PDG qui font des erreurs de débutants, de 3ème secondaire parce qu'ils comprennent pas ce qui se passe à ce niveau là

17:20 Prendre la parole dans les grands moments de vie : ego et framework du discours

Brice interroge Greg sur son rôle dans les grands moments de vie (mariages, enterrements, discours d'entreprise). Greg pose sa règle numéro un : mettre son ego de côté, car seul le message compte, et développe l'idée du « why ». Il explique le mécanisme de l'attention humaine, limitée à trois ou quatre éléments à la fois, et livre le framework d'un discours réussi : une accroche factuelle pour capter l'attention, puis du storytelling pour embarquer émotionnellement, et une conclusion, avec au maximum trois messages retenables.

Brice Boland 17:20 Moi je sais que c'est important mais dans différents types d'éléments de la vie joyeux ou moins joyeux enterrement par exemple des séminaires où tu veux prendre la parole des anniversaires, des discours de mariage, des déclations, des moments de communication importants, tout ça on minimise aussi le fait que la langue elle est riche, la langue, le tone of voice est important, il y a du verbal, du paraverbal toi c'est quoi ton rôle là-dedans ?

Gregory Vettas Collins 17:44 Comment je me positionne ?

Gregory Vettas Collins 17:44 Premièrement, quand tu parles en public la première chose à faire c'est de te dire on s'en fout de toi, c'est ton message qui est important, donc c'est vraiment ton message

Brice Boland 17:52 C'est quoi, trouver toi et ton égo de côté ?

Gregory Vettas Collins 17:54 Oui, c'est ça, et donc surtout quand tu es dans un business, etc, tu dois foncièrement savoir ce que tu fais, ton why est hyper important en fait.

Gregory Vettas Collins 18:00 Donc c'est pourquoi tu dis ce que tu dis.

Gregory Vettas Collins 18:02 Après tu dois te donner les moyens pour le faire et donc si tu veux tu as un truc au niveau de l'attention que je vais expliquer, que je vais illustrer.

Gregory Vettas Collins 18:10 Et donc si tu veux l'attention principalement chez l'humain ça fonctionne par 3 ou par 4.

Gregory Vettas Collins 18:14 Donc si moi maintenant je fais ça, j'ai ton attention, d'accord ?

Gregory Vettas Collins 18:20 Si je fais ça devient chiant tu vois ce que je veux dire ?

Gregory Vettas Collins 18:28 C'est ce côté en fait où quand tu communiques, quand tu parles la première chose que tu dis et la dernière chose que tu dis ça va avoir un certain impact le corps en fait on va perdre un petit peu l'attention à ce niveau là et donc quand tu communiques par exemple un discours etc typiquement tu veux dire trop de choses et donc tu dois essayer de limiter le nombre de choses que tu vas dire pour que les gens le captent parce qu'on surestime l'attention

Brice Boland 18:54 c'est quoi du coup la config le framework d'un discours parfait que ce soit 5 minutes ou 10 minutes ou 15 minutes c'est quoi le nombre de messages à dire, 5, 20, 40 ?

Brice Boland 19:04 C'est quoi le framework parfait ?

Gregory Vettas Collins 19:06 Le framework parfait, en tout cas, c'est déjà, en fait, le temps, c'est quelque chose d'extensible.

Gregory Vettas Collins 19:10 Donc tu dois te dire, voilà, si tu parles 5 minutes, si tu parles 1 minute, en fait, tu dois savoir ce qui est essentiel.

Gregory Vettas Collins 19:16 Et typiquement, un bon exercice pour le faire, c'est justement tu fais cet exercice.

Gregory Vettas Collins 19:20 Donc tu fais un premier discours spontané, puis après tu fais la moitié du temps, puis après tu fais la moitié du temps, puis tu fais la moitié du temps, puis tu fais la moitié du temps jusqu'à ce que tu arrives à 5 secondes, pour savoir quel est ton message.

Gregory Vettas Collins 19:29 En termes de framework, tu dois avoir une première accroche.

Gregory Vettas Collins 19:32 Tu dois avoir ce que tu expliques, etc.

Gregory Vettas Collins 19:34 Et ce que tu dois faire, c'est quand tu commences, tu dois vraiment avoir de l'attention.

Gregory Vettas Collins 19:38 Et donc, tu vas être dans un discours très factuel, très correct, très précis, etc.

Gregory Vettas Collins 19:44 Une fois que tu as attiré cette attention, là, tu peux commencer à aller plutôt dans du storytelling.

Gregory Vettas Collins 19:48 Et là, tu vas aller dans ton corps, dans ce que tu dis.

Gregory Vettas Collins 19:50 Et les gens, en fait, ne vont pas suivre de façon très consciente ce que tu dis.

Gregory Vettas Collins 19:54 Ils vont se laisser bercer par ton histoire.

Gregory Vettas Collins 19:56 Et puis après, tu dois avoir la conclusion.

Gregory Vettas Collins 19:58 Parce qu'en fait, que tu dises trois choses, cinq choses, sept choses, etc., on n'a pas l'attention pour vraiment retenir cet élément.

Gregory Vettas Collins 20:04 On a vraiment l'attention de retenir, en fait, trois, parce que c'est cinq moins deux, ou plus deux.

Gregory Vettas Collins 20:10 Et comme on est tous à moitié endormis quand on écoute quelqu'un qui parle, c'est trois choses.

20:14 La voix : tone of voice, timbre et résonance

La discussion se déplace vers la voix elle-même : Greg la décompose en trois éléments (les poumons comme source, le larynx comme oscillateur, puis la résonance) et évoque la psychoacoustique de la perception vocale. Il présente le « grapefruit exercise » utilisé par les acteurs pour travailler l'expression émotionnelle indépendamment des mots, puis distingue le ton, la tonalité et le timbre - ce dernier étant surtout une question de résonance qui peut se travailler, par exemple pour corriger une « voix de canard ».

Brice Boland 20:14 On parlait aussi, donc, le verbal, le paraverbal, est-ce que le tone of voice, est-ce que la voix fait partie du paraverbal ou c'est encore autre chose ?

Gregory Vettas Collins 20:21 Oui, donc, voilà.

Gregory Vettas Collins 20:22 Moi, en tout cas, le tone of voice, tu peux le mettre dans le paraverbal, c'est l'enveloppe acoustique.

Gregory Vettas Collins 20:26 Et donc, le tone of voice, si tu veux...

Brice Boland 20:29 Donc, toi, tu travailles ça aussi ?

Gregory Vettas Collins 20:31 Oui, évidemment.

Brice Boland 20:32 Et c'est quoi ?

Brice Boland 20:32 En fait, la voix, elle vient d'où ?

Brice Boland 20:33 Elle vient du bide ?

Brice Boland 20:33 Elle vient d'où ?

Gregory Vettas Collins 20:36 La voix, si tu veux, c'est trois choses.

Gregory Vettas Collins 20:38 Donc, premièrement, tu as les poumons.

Gregory Vettas Collins 20:40 C'est les tâches, c'est la source.

Gregory Vettas Collins 20:41 D'accord ?

Gregory Vettas Collins 20:42 Puis après, tu as l'oscillateur.

Gregory Vettas Collins 20:44 Et là, ça va créer le son au niveau du larynx.

Gregory Vettas Collins 20:46 Et puis après, tu as la résonance.

Gregory Vettas Collins 20:47 Et donc, si tu veux, dès que tu es dans ce genre de choses, tu es dans la psychoacoustique.

Gregory Vettas Collins 20:50 Et donc, c'est comment les personnes vont percevoir ce que tu dis en termes de fréquence, en termes de ce genre de trucs-là.

Gregory Vettas Collins 20:54 si tu veux le turn of voice ça dépend mais c'est le fait par exemple d'être voilà au niveau de transmettre des émotions et ce genre de choses et là typiquement tu as des exercices par exemple qui sont faits avec les acteurs donc le grapefruit exercise et donc c'est on peut le dire si tu veux mais en gros tu as voilà pamplemousse en anglais et ça les acteurs le font et tu dois le dire de façon différente transmettre différentes émotions genre vraiment genre grapefruit grapefruit grapefruit voilà

Gregory Vettas Collins 21:21 tu vois genre grapefruit et tous les trucs comme ça et donc ça ça va vraiment te donner cette capacité de transmettre des émotions c'est un exercice vraiment au niveau émotionnel au niveau émotionnel ça c'est juste

Brice Boland 21:32 la manière de le dire

Gregory Vettas Collins 21:33 ça c'est ouais et donc parce que turn of voice c'est un mot qui veut dire en fonction de ce que tu veux dire exactement mais aussi allez le ton c'est aussi la mélodie et donc si tu veux par exemple si tu veux travailler le turn of voice tu dois te dire chaque chose a un rythme une mélodie et donc c'est une façon de comprendre en fait l'enveloppe mélodique quand quelqu'un parle

Brice Boland 21:55 donc en fait il y a le ton et la tonalité c'est ça que tu veux dire

Gregory Vettas Collins 21:58 là je suis passé vraiment de ce que tu disais par mot parce que tonalité c'est plutôt au niveau de tonalité

Brice Boland 22:03 donc par exemple t'as des grands speakers qui ont des très bonnes idées mais qui malheureusement n'ont pas une voix sexy à entendre ouais on dit souvent

Gregory Vettas Collins 22:11 le timbre alors

Brice Boland 22:12 le timbre ouais merci le timbre ok ça c'est le travail ou pas le timbre

Gregory Vettas Collins 22:15 oui le timbre en fait c'est la résonance principalement d'accord donc si tu veux par exemple tu vas avoir un timbre engorgé en travaillant avec la voix, tu peux ouvrir ça tu peux avoir une meilleure respiration une meilleure coordination plémophonique et tu peux avoir quelque chose qui se passe à ce niveau là, si on t'entend pas tu peux plus se placer dans les résonateurs donc on peut travailler le timbre

Brice Boland 22:34 T'as des clients qui viennent chez toi qui disent j'ai un peu une voix de canard, j'aimerais changer ça

Gregory Vettas Collins 22:38 Oui, j'ai déjà eu et donc ça dépend parce qu'en fait le problème des mots entre guillemets c'est qu'est-ce que ça veut dire réellement et donc voix de canard, typiquement c'est quelqu'un qui place mal la voix qui n'a pas construit, si tu veux, sa voix.

Gregory Vettas Collins 22:52 Et donc, on peut faire un travail presque athlétique pour un petit peu mettre une voix en place, faire de la meilleure, encore une fois, coordination au niveau de ne pas se serrer, placer le son d'une façon plus intéressante, etc.

Gregory Vettas Collins 23:03 Maintenant, voilà, ça dépend.

Gregory Vettas Collins 23:04 Sa voix, ça reste soi.

Gregory Vettas Collins 23:06 Et donc, il y a des éléments psychologiques, en fait, derrière, souvent.

Gregory Vettas Collins 23:10 OK.

Brice Boland 23:12 Donc, ça, c'est la voix, le timbre.

Brice Boland 23:15 Ensuite, il y a le pitch.

Brice Boland 23:15 Oui.

Brice Boland 23:16 C'est quoi un bon pitch ?

Brice Boland 23:17 C'est quoi le succès d'un bon pitch ?

Brice Boland 23:19 Et c'est quoi le elevator pitch ?

Brice Boland 23:20 Parfait.

Brice Boland 23:21 Elevator pitch.

Brice Boland 23:22 Ah, yeah, yeah.

Brice Boland 23:22 Elevator pitch.

Brice Boland 23:23 Ah, yeah, yeah.

Brice Boland 23:23 Donc voilà.

Brice Boland 23:24 Elevator pitch.

Gregory Vettas Collins 23:25 Elevator pitch.

Gregory Vettas Collins 23:26 Elevator pitch.

Gregory Vettas Collins 23:27 OK.

23:28 Décrypter le pitch : étymologie, USP et elevator pitch

Greg retrace l'étymologie du mot « pitch », venu du jet d'une motte de terre contre un mur pour voir si « ça colle », repris ensuite par les acteurs puis par le monde de la vente au XVIIe siècle. Il distingue le pitch (l'exposition d'un message ou d'une USP, unique selling proposition) de la vente proprement dite. Il détaille enfin la structure d'un elevator pitch réussi en 30 secondes à une minute : pain point, solutions existantes, sa propre solution différenciante, puis un call to action.

Gregory Vettas Collins 23:28 Alors, le pitch, c'est encore une fois un mot qui veut tout et rien dire, en mon expérience.

Gregory Vettas Collins 23:33 Vas-y.

Gregory Vettas Collins 23:33 Parce que moi, je vais te donner l'étymologie du mot, parce que c'est important à comprendre.

Gregory Vettas Collins 23:37 Le pitch, d'accord, ça vient de pitch.

Brice Boland 23:40 Du golf ?

Brice Boland 23:41 Non.

Gregory Vettas Collins 23:41 Ah, t'es proche.

Gregory Vettas Collins 23:43 D'une mode de terre.

Gregory Vettas Collins 23:44 OK.

Gregory Vettas Collins 23:45 D'accord ?

Gregory Vettas Collins 23:45 Et donc, cette mode de terre, à une époque, En fait, on l'a lancé contre un mur et on voyait si ça collait.

Gregory Vettas Collins 23:52 Et donc, si tu veux, après, cette idée de balancer une idée et de voir si ça colle a été reprise un peu par les acteurs.

Gregory Vettas Collins 24:01 Et donc, c'est pour ça « pitch » m'est l'idée, mais pour « play ».

Gregory Vettas Collins 24:03 Et donc, ouais, ces trois gars, ils sont là, ils ont vu quelque chose.

Gregory Vettas Collins 24:06 Et progressivement, cette idée de pitch, en fait, a évolué.

Gregory Vettas Collins 24:11 Et voilà, je crois que c'est le XVIIe siècle, c'est devenu quelque chose pour la vente.

Gregory Vettas Collins 24:16 Et donc, souvent, quand on dit « pitch », En fait, en français, j'entends tes présentations, ton USP, c'est quoi ?

Gregory Vettas Collins 24:24 Et l'Elevator Pitch, encore une fois, ça va dépendre de à qui tu t'adresses.

Brice Boland 24:27 USP, juste pour bien expliquer ?

Gregory Vettas Collins 24:29 Unique Selling Proposition.

Gregory Vettas Collins 24:30 Donc, c'est ce qui va te rendre, toi, unique sur le marché.

Gregory Vettas Collins 24:33 Différenciateur.

Gregory Vettas Collins 24:33 Oui, différenciateur.

Brice Boland 24:35 Et donc, quand je dis Pitch Me, ça ne veut rien dire.

Brice Boland 24:37 C'est ça que tu veux dire ?

Gregory Vettas Collins 24:38 Oui, donc tu peux.

Gregory Vettas Collins 24:39 Ils vont te dire, give me your pitch.

Gregory Vettas Collins 24:40 Et donc, là, tu vas commencer à parler au niveau...

Brice Boland 24:42 C'est quoi ?

Brice Boland 24:42 C'est 30 secondes ?

Brice Boland 24:43 Un Elevator Pitch ?

Gregory Vettas Collins 24:43 Un Elevator Pitch, c'est 30 secondes à une minute.

Brice Boland 24:46 Ok, donc c'est quoi l'Elevator Pitch parfait ?

Brice Boland 24:48 C'est quoi la trame parfaite dans l'Elevator Pitch ?

Gregory Vettas Collins 24:50 L'Elevator Pitch parfait ?

Gregory Vettas Collins 24:51 Eh bien, typiquement, moi, je dirais, tu dois commencer par, finalement, donner un pain point, quelque chose qui va engager.

Gregory Vettas Collins 24:58 Ou alors, tu es dans quelque chose de positif ou quelque chose de négatif.

Gregory Vettas Collins 25:00 On va prendre un pain point, admettons.

Gregory Vettas Collins 25:02 Donc, on va parler, admettons, tous les entrepreneurs qui veulent évoluer doivent pitcher en anglais, admettons.

Gregory Vettas Collins 25:10 Ah, ok, là, voilà.

Gregory Vettas Collins 25:12 Quelles sont leurs solutions ?

Gregory Vettas Collins 25:13 Et donc, là, tu vas avec leurs solutions.

Gregory Vettas Collins 25:14 j'ai dit en gros soit ils font des cours de langue soit ils vont voir quelqu'un qui doit pitcher mais s'ils doivent pitcher en anglais ah c'est difficile il n'y a pas un truc qui combine les deux et puis après tu donnes ta solution moi en trois séances tu peux avoir un avant après et puis tu as ton CTA call to action et tu donnes ta carte ou tu donnes voilà un lien ou un numéro de téléphone ce genre de choses ça c'est un peu le format

Gregory Vettas Collins 25:34 ok

Brice Boland 25:35 est-ce que pour être pour avoir un bon pitch est-ce qu'il faut d'office être sales on dit toujours ouais il est sales il a un bon pitch c'est facile pour lui

Gregory Vettas Collins 25:42 alors voilà le pitch c'est pas la vente le pitch c'est ton exposition et ton message tu peux créer une vente mais la vente c'est poser des questions c'est pas vraiment la même chose à ce niveau là tout le monde peut être entraîné à faire tout donc si tu sélectionnes le vocabulaire tu travailles le tone of voice justement tu fais le nécessaire et tu comprends comment ça fonctionne et tu trouves des expressions qui vont avec ce que tu veux faire, oui bien sûr tout le monde peut

Gregory Vettas Collins 26:07 le faire, il ne faut pas être un sales tu peux entraîner n'importe qui que ce soit pour pitcher, que ce soit pour vendre si la personne comprend comment ça fonctionne et veut s'investir

26:16 Maîtriser une langue comme avantage compétitif, langues faciles et difficiles

Greg explique que bien maîtriser une langue - maternelle ou étrangère - donne un avantage compétitif réel en déstabilisant un interlocuteur moins à l'aise. Il classe ensuite les langues par difficulté pour un francophone : les langues latines (italien, espagnol) et l'anglais/néerlandais sont relativement accessibles grâce aux « mots cognats » partagés avec le français, tandis que le chinois, le coréen, le japonais, l'arabe, le russe ou le hongrois sont bien plus ardus faute d'origine commune. Brice enchaîne avec des statistiques : 60 % de la population mondiale parlerait plus d'une langue, et 75 % des gens redouteraient la prise de parole en public.

Brice Boland 26:16 Ok, c'est quoi l'intérêt et la puissance de maîtriser la langue moi je parle, on va dire le français parce que c'est ma langue maternelle mais je ne la maîtrise pas non plus, je dois avouer et personnellement je n'y pas assez pour enrichir chaque jour le fait que j'ai une langue que je maîtrise pas encore bien, c'est quoi finalement le gros intérêt et l'impact que ça peut avoir ?

Gregory Vettas Collins 26:37 Il y en a plusieurs, enfin foncièrement moi je prends l'exemple.

Gregory Vettas Collins 26:39 Moi, quand je suis en train de parler anglais, j'ai très facile à parler à des personnes qui parlent moins bien la langue.

Gregory Vettas Collins 26:46 J'ai un avantage compétitif parce que moi, je vais pouvoir m'exprimer d'une façon beaucoup plus efficace.

Gregory Vettas Collins 26:49 Je comprends comment ça fonctionne et eux, ils vont être un petit peu pris à dépourvu.

Gregory Vettas Collins 26:53 Ils vont avoir des ressources intentionnelles qui vont être prises à ce niveau-là.

Gregory Vettas Collins 26:58 Tu prends la même chose pour une langue maternelle.

Gregory Vettas Collins 26:59 Si toi, tu arrives à t'exprimer avec efficacité et à sélectionner les bons mots, tu peux déstabiliser quelqu'un, en fait.

Gregory Vettas Collins 27:06 Et tu as un avantage compétitif quand tu maîtrises bien la langue.

Gregory Vettas Collins 27:07 C'est clair.

Brice Boland 27:09 J'ai préparé ici des langues, on va dire, faciles à apprendre.

Brice Boland 27:11 Tu les connais ?

Brice Boland 27:13 Les langues faciles, c'est quoi ?

Gregory Vettas Collins 27:14 Ça dépend.

Gregory Vettas Collins 27:14 Si tu es francophone...

Gregory Vettas Collins 27:16 Oui, c'est plutôt les langues latines.

Brice Boland 27:19 Bonne réflexion.

Gregory Vettas Collins 27:20 Parce que c'est l'italien, c'est l'espagnol, ce genre de choses.

Gregory Vettas Collins 27:25 Ça, c'est les langues plutôt faciles.

Brice Boland 27:27 Effectivement, donc espagnol, phonétique, italien, son, intonation, son mélodieux, familier au français, portugais...

Brice Boland 27:32 Bon, la prononciation est un peu différente, mais OK.

Brice Boland 27:35 Langues relativement accessibles ?

Gregory Vettas Collins 27:37 L'anglais, en fait.

Brice Boland 27:38 Anglais, très bien.

Brice Boland 27:38 Anglais, néerlandais, etc.

Brice Boland 27:40 Langues plus difficiles à apprendre ?

Gregory Vettas Collins 27:42 Genre le chinois, c'est un autre système.

Gregory Vettas Collins 27:44 Genre coréen, japonais.

Brice Boland 27:45 Exactement, exactement.

Brice Boland 27:47 Et encore d'autres défis.

Brice Boland 27:49 Arabe, russe, chinois, hongrois.

Brice Boland 27:52 Pourquoi il y a des langues comme ça qui sont quasi inaccessibles ?

Gregory Vettas Collins 27:55 Alors, tu as plusieurs paramètres.

Gregory Vettas Collins 27:57 Donc là, c'est vraiment de la linguistique.

Gregory Vettas Collins 27:58 Mais en gros, si tu veux, et ça c'est le meilleur mindset pour parler la plupart des langues de l'Europe, tu veux te dire, il y a combien de temps ces langues étaient les mêmes ?

Gregory Vettas Collins 28:07 Et quand tu commences à regarder, par exemple, « cuanto » et « when », tu dois te dire, en fait, que c'est le même mot qui a évolué.

Gregory Vettas Collins 28:13 Et donc, tu vas avoir facile, en fait, à comprendre comment, avec la prononciation, les langues ont changé.

Brice Boland 28:18 Je n'ai pas compris.

Brice Boland 28:18 Enfin, si j'ai compris, mais...

Gregory Vettas Collins 28:19 Je vais réexpliquer.

Gregory Vettas Collins 28:20 Et donc, si tu veux, par exemple, des langues proches, eh bien, prenons le français et l'anglais, d'accord ?

Gregory Vettas Collins 28:26 Tu vois ce qu'on appelle les mots cognats.

Gregory Vettas Collins 28:28 Les mots cognats, en fait, c'est des mots qui ont une origine commune.

Gregory Vettas Collins 28:30 Donc, ici, pour le français et pour l'anglais, c'est le latin, d'accord ?

Gregory Vettas Collins 28:34 Et donc, ce qui a fait que ce mot a évolué, en fait, il va soit évoluer uniquement en prononciation, d'accord ?

Gregory Vettas Collins 28:40 Même communication, communication, c'est uniquement dans la prononciation.

Gregory Vettas Collins 28:42 Ou il va évoluer, mais il va être un peu différent.

Gregory Vettas Collins 28:46 Donc, réellement, really, on le trouve un petit peu à ce niveau-là.

Gregory Vettas Collins 28:47 Ou alors, c'est plus difficile à comprendre, mais c'est le même mot.

Gregory Vettas Collins 28:50 Par exemple, guerrier et warrior, c'est les mêmes mots.

Gregory Vettas Collins 28:54 Ils ont juste changé, en fait, au cours du temps leur prononciation, et on a changé l'orthographe.

Brice Boland 28:58 Sorry, je vois très bien ce que tu veux dire, mais il faut que j'y aille, quoi.

Brice Boland 29:00 Guerrier, warrior, warrior, warrior.

Brice Boland 29:01 Enfin, il y a un moment ils s'exprimaient avec des mâchoires différentes c'est pas possible

Gregory Vettas Collins 29:08 en fait si tu vois, bon je suis pas expert à ce niveau là mais si tu prends guerrier t'as un U donc probablement à une époque on disait genre guerrier et tu vois en fait avec l'étymologie avec des choses comment la langue est devenue une autre langue et donc ça les langues on appelle ça les langues indo-européennes qui sont la plupart des langues de l'Europe en fait c'est assez facile si tu commences à comprendre le code comment ça fonctionne au niveau des différences de prononciation c'est

Gregory Vettas Collins 29:29 le fameux truc tu ajoutes un A en espagnol ça m'est arrivé en plus les cartes de l'identité j'ai dit ça comme ça et ça a fonctionné ça marche

Brice Boland 29:37 ok

Gregory Vettas Collins 29:37 tu vois donc ça c'est à ce niveau là par contre il y a d'autres langues notamment comme le hongrois qui n'ont rien à voir et c'est pour ça que c'est hyper difficile de les apprendre parce que c'était pas les mêmes langues à une époque ok

Brice Boland 29:46 j'étais assez surpris parfois positivement sur certains chiffres donc j'ai lu que sur la maîtrise des langues 60% de la population mondiale parle plus d'une langue

Gregory Vettas Collins 29:54 ok

Brice Boland 29:55 c'est pas mal franchement c'est pas mal c'est plus d'une personne sur deux parle plus d'une langue alors le niveau je connais pas 48% des personnes interrogées pensent que parler plusieurs langues facilite l'apprentissage d'autres langues c'est pas logique 33% des personnes qui parlent deux langues ont un sentiment de confiance plus élevé en elles c'est pas mal, c'est-à-dire que tu parles plusieurs langues tu te sens mieux dans ta tête, mieux dans ta peau par contre, 75% des gens considèrent la prise de parole en public public speaking comme

Brice Boland 30:20 leur plus grande peur ça c'est bon pour toi, c'est bon pour ton business et 85% des personnes pensent que la prise de parole en public est une compétence importantes pour réussir dans leur carrière.

Brice Boland 30:32 C'est-à-dire qu'il y a des gens qui sont moins bons, qui parlent mieux, qui réussissent mieux.

Gregory Vettas Collins 30:36 Oui, exact.

Brice Boland 30:38 Qu'est-ce qu'on fait de cette info ?

Gregory Vettas Collins 30:40 Tu les envoies chez moi ?

Gregory Vettas Collins 30:41 C'est l'amplification de la source.

Gregory Vettas Collins 30:45 C'est comme finalement, ce ne sont pas les meilleures idées qui ont créé le monde, c'est les idées qui ont été exécutées, les idées qui ont été entendues.

Gregory Vettas Collins 30:52 C'est le même principe pour le public speaking.

Gregory Vettas Collins 30:54 Si tu n'arrives pas à communiquer ton idée et tu as peur de parler en public et ça c'est normal parce que c'est une peur qui vient finalement préhistorique quelque part tu as peur de t'exposer devant la tribu parce que tu penses que tu vas mourir en fait tu penses que si tu dis quelque chose, si tu fais quelque chose de mal tu vas te faire tuer et tu as cette réaction de fight, flight or freeze, la plupart des gens peuvent l'expliquer c'est du freeze

31:15 Débit de parole, silence et présence scénique

Brice évoque son propre débit de parole rapide et demande le rythme idéal ; Greg répond que ce sont surtout les pauses qui comptent, car elles structurent la pensée du locuteur et laissent le temps à l'auditeur d'assimiler. Il aborde la glossophobie, moins liée à l'aisance verbale qu'à la peur de bouger sur scène, et livre sa technique du « point moteur » : guider chaque mouvement par le sternum pour paraître confiant plutôt que « proie ». Il explique enfin comment diviser physiquement la scène en trois zones (centre factuel, storytelling, coin blague) pour rythmer un discours.

Brice Boland 31:15 moi je suis clairement pas l'exemple de débit de parole, I know it le débit de parole moyen on dit que c'est 125 mots par minute c'est quoi la moyenne parfaite, on va dire, pour avoir un bon discours et un bon pitch.

Brice Boland 31:31 Un bon discours.

Gregory Vettas Collins 31:33 Honnêtement, je pense que ça dépend parce que par minute, il faut voir les pauses.

Gregory Vettas Collins 31:39 Les pauses sont hyper importantes parce que, comme je dis encore une fois, la communication est à two-way street, comme on dit.

Brice Boland 31:45 Quand tu lui poses, tu veux dire silence ?

Brice Boland 31:46 C'est quoi l'intérêt du silence ?

Brice Boland 31:49 C'était ma question suivante.

Gregory Vettas Collins 31:51 Premièrement, éviter de dire ça, c'est le premier intérêt du silence.

Gregory Vettas Collins 31:55 Deuxième intérêt du silence, c'est de te donner, toi, le temps de structurer ta pensée.

Gregory Vettas Collins 31:58 Troisième intérêt du silence, c'est de donner à ton auditeur la possibilité d'écouter ce que tu viens de dire.

Gregory Vettas Collins 32:05 Ok.

Gregory Vettas Collins 32:05 Et tu rythmes le discours.

Brice Boland 32:08 Tu disais quoi ?

Brice Boland 32:08 La glossophobie ?

Gregory Vettas Collins 32:10 La peur de parler...

Brice Boland 32:12 C'est la langue.

Brice Boland 32:12 En public, c'est ça ?

Brice Boland 32:13 Donc, toi, tu rencontres beaucoup de gens qui s'expriment très bien, mais dès qu'il y a du public, frisent totalement et en fait, ne savent pas le faire ?

Brice Boland 32:22 Oui,

Gregory Vettas Collins 32:24 en fait, ça dépend ce que tu veux dire.

Gregory Vettas Collins 32:24 En fait, dans mon expérience c'est plutôt le fait d'être sur une scène qui est paralysant les gens ne savent pas comment bouger et donc moi j'ai quelques astuces très simples en fait moi ce qui fonctionne avec mes clients vraiment de façon très efficace c'est l'idée du point moteur, donc ça ça vient de l'improvisation théâtrale et c'est quand tu crées un personnage, tu vas en fait en fonction du personnage que tu veux créer bouger en premier et guider ton mouvement avec une partie du corps, le speaker

Gregory Vettas Collins 32:51 c'est le sternum c'est ça qui va faire en sorte que tu vas avoir l'air confiant, que tu vas avoir l'air posé quand tu parles.

Gregory Vettas Collins 32:58 Tu bouges avec ton sternum en premier.

Gregory Vettas Collins 33:00 Et donc, tout ton mouvement va être guidé par le sternum.

Gregory Vettas Collins 33:03 Et simplement le fait de faire ça, ça va faire en sorte que tes épaules vont être plus droites, que tu vas parler, que tu vas avoir l'air d'être confiant, d'être un leader.

Gregory Vettas Collins 33:11 Tout le monde va avoir l'air d'un leader.

Gregory Vettas Collins 33:13 Comment est-ce qu'on le fait ?

Gregory Vettas Collins 33:14 C'est très simple.

Gregory Vettas Collins 33:16 Tu bouges lentement.

Gregory Vettas Collins 33:17 C'est pour ça que le sternum va t'aider.

Gregory Vettas Collins 33:18 Pourquoi bouger lentement ?

Gregory Vettas Collins 33:19 Parce que tu vas avoir de l'intentionnalité dans tes mouvements.

Gregory Vettas Collins 33:23 Parce que quand tu es leader et quand tu parles en public, tu veux éviter d'avoir l'air d'une proie finalement, et qu'est-ce qu'elle fait une proie elle bouge dans tous les sens, elle sait pas ce qu'elle fait toi tu veux imposer le respect, donc t'es plus prédateur je sais pas vraiment le terme, mais c'est un peu ça tu bouges, voilà, tu sais ce que tu fais donc ça c'est la première chose après comment bouger sur la scène elle-même moi ce que je fais avec mes clients, c'est

Gregory Vettas Collins 33:41 que je divise la scène en trois je dis, tu as le milieu jusqu'à, enfin je vois si tu vois la séquence de Fibonacci t'as un peu comme ça

Brice Boland 33:49 la suite de Fibonacci ?

Brice Boland 33:50 j'ai jamais découvert le secret finalement

Gregory Vettas Collins 33:54 et donc un petit peu décalé aussi et tu vois cet espace là c'est là que tu vas donner le corps de ton message c'est là que tu vas avoir un certain champ sémantique qui va aussi être cohérent parce que en fait si tu veux quand tu parles tu veux avoir de la structure et tu vas avoir de la rupture et donc la structure tu la crées à ce niveau là tu fais dans cet espace là je vais parler de façon plus factuelle plus sérieuse même plus

Gregory Vettas Collins 34:17 forte en fait mais parler comme ça c'est fatigant c'est fatigant pour toi et c'est fatigant pour ton public.

Gregory Vettas Collins 34:26 Donc, tu as la prochaine partie.

Gregory Vettas Collins 34:29 Là, tu vas faire ton storytelling.

Gregory Vettas Collins 34:30 Là, tu ne peux plus bouger, tu ne peux plus être à l'aise.

Gregory Vettas Collins 34:32 Et tu vas peut-être même changer de champ sémantique.

Gregory Vettas Collins 34:35 Et puis, tu as les extrêmes.

Gregory Vettas Collins 34:37 Et dans les extrêmes, là, en fait, c'est le coin blague.

Gregory Vettas Collins 34:41 Tu fais ce que tu veux, tu déconnes, tu changes un peu.

Gregory Vettas Collins 34:44 Pourquoi ?

Gregory Vettas Collins 34:44 Pour rupture, pour ressaisir l'attention quand tu parles.

Gregory Vettas Collins 34:47 Tu as les vieux rires, tout le monde regarde.

Gregory Vettas Collins 34:49 Tu fais ça, tu balayes le public de ton regard et tu te dis que tu es comme une lampe et tu dois éclairer tout le monde.

Gregory Vettas Collins 34:57 Et tu ne peux pas juste mettre de la lumière sur quelqu'un pendant trop longtemps parce que c'est intimidant.

Gregory Vettas Collins 35:01 Et voilà, ça c'est parler en public.

Brice Boland 35:02 Ok, c'est assez bluffant parce que je vois très bien la puissance des différents moments et je me rends compte que je ne le fais pas assez en fait.

Brice Boland 35:09 Mais très bien.

35:10 Pourquoi certains pays parlent mieux anglais : accent, culture et séduction

Brice demande pourquoi les Français sont réputés mauvais en anglais alors que les Belges s'en sortent mieux ; Greg évoque la proximité germanique, l'absence de rivalité historique avec l'Angleterre côté belge, et la moquerie sociale qui frappe en France ceux qui « parlent trop bien » comme ceux qui parlent mal. Il détaille aussi pourquoi l'accent français passe pour sexy à l'international, notamment parce que l'articulation française se joue surtout au niveau des lèvres. La conversation glisse alors vers l'usage de l'éloquence en séduction : Greg partage sa technique du point d'ancrage (se placer près du bar) et recommande de s'entraîner à essuyer des refus pour désamorcer la peur du premier pas.

Brice Boland 35:10 Pourquoi est-ce qu'il y a des populations qui sont meilleures que d'autres dans les langues ?

Brice Boland 35:14 Et là, je vise clairement mes amis français.

Brice Boland 35:16 Pourquoi est-ce qu'ils sont nuls en anglais ?

Brice Boland 35:17 Pourquoi il y a des populations qui sont très très fortes ?

Brice Boland 35:21 Naturellement, on va dire.

Brice Boland 35:22 Ok.

Brice Boland 35:23 Oui, c'était certainement un côté éducationnel.

Brice Boland 35:25 Mais il y a d'autres histoires par rapport à ça.

Gregory Vettas Collins 35:27 OK.

Gregory Vettas Collins 35:27 Je me suis pas mal penché sur la question.

Gregory Vettas Collins 35:31 Et je dirais qu'en fait, c'est un mélange de similitudes au niveau du système de communication, de la phonologie, d'aspects culturels et de stratégie d'apprentissage.

Gregory Vettas Collins 35:42 Alors, je vais éteindre ce que je viens de dire.

Gregory Vettas Collins 35:44 Au niveau du français, par exemple, en fait, on prend la stratégie d'apprentissage du français et on essaie de la forcer sur l'anglais.

Gregory Vettas Collins 35:51 Et ce n'est pas bon.

Gregory Vettas Collins 35:52 Parce qu'en fait, l'anglais n'a pas une morphologie très développée.

Gregory Vettas Collins 35:57 On doit uniquement étudier quelques temps primitifs.

Gregory Vettas Collins 36:01 La grammaire, on ajoute des terminaisons, ce n'est pas ça le plus difficile.

Gregory Vettas Collins 36:04 Le plus difficile en anglais, c'est la prononciation et c'est en fait l'utilisation des temps, pas les construire.

Gregory Vettas Collins 36:09 Oui, tu as raison.

Gregory Vettas Collins 36:10 Donc ça, c'est un élément.

Gregory Vettas Collins 36:12 Un autre élément, les Belges sont meilleurs que les Français en anglais.

Gregory Vettas Collins 36:14 Pourquoi ?

Gregory Vettas Collins 36:15 Premièrement, parce qu'on a un placement germanique, donc on est quand même un peu plus proche des anglais que les français mais aussi parce qu'on n'est pas en guerre avec l'Angleterre depuis des centaines d'années et tu as un aspect culturel tu n'as pas envie de parler anglais convenablement quand tu es français parce que c'est bizarre, ça sonne bizarre et en plus de ça

Brice Boland 36:37 ça a commencé encore maintenant en 2025

Gregory Vettas Collins 36:38 et en plus de ça par exemple moi on s'est moqué de moi si moi je dis un titre de film je sais pas moi Independence Day je parle trop bien, je frime ou je vais dire Independence Day.

Gregory Vettas Collins 36:50 Donc, tu as ce phénomène un peu culturel où si on parle trop bien, on est un petit peu, on se moque de nous.

Gregory Vettas Collins 36:56 Si on parle mal, on se moque de nous.

Gregory Vettas Collins 36:57 Il faut trouver le juste milieu à ce niveau-là.

Gregory Vettas Collins 36:59 Et ça, c'est au niveau culturel.

Brice Boland 37:00 Après, in fine, le monde entier trouve que c'est sexy.

Brice Boland 37:04 Les Français qui parlent très mal l'anglais.

Brice Boland 37:05 Ouais.

Gregory Vettas Collins 37:06 Au niveau de la parole, ça peut fonctionner, ça peut avoir un côté un peu sexy.

Gregory Vettas Collins 37:10 Et d'ailleurs, je peux te dire pourquoi.

Gregory Vettas Collins 37:12 Parce que si tu veux, le placement de la langue, le français, tout s'articule aux lèvres.

Gregory Vettas Collins 37:16 donc c'est comme si tu veux améliorer ton français tu fais des bisous quand tu parles au niveau de ton articulation en français moi par exemple qui suis anglophone et qui parle plusieurs langues pour justement avoir plus de clarté ou si je suis fatigué j'ai ce Q t'as une bouche en cul de poule tout le temps articule au niveau de tes lèvres parce que moi j'ai tendance à vouloir articuler et les belges aussi parfois articulent au niveau du centre mais non il faut articuler un peu plus

Gregory Vettas Collins 37:43 du bout des lèvres

Brice Boland 37:45 Pour rire à la base, mais il y a une très grande part de vérité dans chaque blague, je te considère un peu comme le itch au niveau de la langue.

Brice Boland 37:54 Et on avait un peu rigolé de ça.

Brice Boland 37:56 Je disais, ça aide à draguer.

Brice Boland 37:58 Bien parler, l'éloquence, public speaking, ça aide à draguer.

Brice Boland 38:02 Est-ce que tu es aussi coach dans le fait d'asseoir un peu plus de leadership et d'aller draguer ?

Brice Boland 38:07 Est-ce que tu as des clients comme ça qui disent, écoute-moi, j'ai envie d'être à l'aise avec les femmes pour aller leur parler ?

Brice Boland 38:11 Est-ce que ça t'arrive ?

Gregory Vettas Collins 38:12 Je ne suis pas fait de rebranding ni de pivot à ce niveau-là.

Gregory Vettas Collins 38:15 Maintenant, c'est clair que la communication, le networking, le leadership a énormément de points semblables avec le fait de draguer, l'écoute, le fait de, quelque part, quand tu rencontres quelqu'un que tu ne connais pas, tu dois convaincre la personne, tu ne dois pas être trop imposant, tu dois savoir quand te taire, tu dois être à l'écoute, tu dois être aussi, dans la mesure du possible, honnête, évidemment, pour ne pas avoir de malentendus.

Gregory Vettas Collins 38:45 et donc ça a beaucoup de rapports

Brice Boland 38:47 t'as un exemple là-dessus où imaginons un client qui vient chez toi qui n'a pas la bonne tonalité qui n'a pas le bon tableau de voix qui est un peu recroquevillé et il dit voilà moi je veux je veux choper les meufs, je veux être à l'aise je veux y aller à fond, apprends-moi

Gregory Vettas Collins 39:05 et ben donc je dirais bon choper les meufs allez restons, ok disons que par exemple tu es dans une soirée et tu dois te fixer des points d'ancrage comme pour le networking donc si tu es dans une situation où voilà tu connais personne tu n'as pas envie d'avoir l'air bizarre et donc le temps que tu regardes la situation tu te mets voilà un point d'eau watering hole on dit ça en anglais la machine à café le bar ce genre de choses avec le dos au bar

Gregory Vettas Collins 39:36 et là tu vas déjà avoir si tu veux une attirance nécessaire enfin naturelle parce que tu es voilà à côté d'un bar d'un objet et donc les personnes vont aller près de toi

Brice Boland 39:47 t'es un génie mec j'ai jamais pensé à ça t'es un fucking génie

Gregory Vettas Collins 39:50 les personnes vont aller près de toi parce qu'elles doivent aller là et quelque part elles rentrent dans ton espace ça peut être un art martial en fait c'est une question d'énergie c'est une question d'équilibre tu vois et donc là c'est déjà un truc qui fonctionne très bien

Brice Boland 40:05 donc être près du bar

Gregory Vettas Collins 40:07 près du bar ou près de l'ombre

Brice Boland 40:09 donc face aux gens

Gregory Vettas Collins 40:10 aussi si tu veux ça dépend quel est ton problème mais si tu as par exemple peur de parler en public ou si tu as peur de faire des sales ou si tu as peur de rencontrer des gens

Brice Boland 40:17 j'ai peur de faire le premier pas

Gregory Vettas Collins 40:19 ok très facile essaye de faire l'échec essaye de te prendre 5 râteaux 10 râteaux dans une soirée et si tu perds en gros tu enfin si tu tu fais avec un pote en gros quoi tu vois t'es là ok j'essaie de me prendre 5 râteaux durant la soirée

Brice Boland 40:32 donc le but c'est de prendre des râteaux ouais

Gregory Vettas Collins 40:34 et du coup ouais ouais parce qu'en fait tu fais l'inverse tu vois parce qu'en gros t'es un peu mindfucké t'es genre attends je dois réussir et en fait si tu essayes de te prendre un râteau tu vas pas y arriver tu vas te prendre un râteau deux râteaux un râteau, deux râteaux, trois râteaux et puis la quatrième admettons que t'as du feeling avec la fille et ben tu vas être là ok c'est bon je paye les bières et je suis tranquille mais tu t'es approché et

Gregory Vettas Collins 40:59 tu as fait le nécessaire de sortir un petit peu de ta zone de confort tu as parlé parce que plus tu parles plus tu es extraverti plus en fait la chose est moins importante parce que tu t'es allez tu t'es pris peut-être un râteau, tu as fait le nécessaire pour, si tu veux, approcher, etc.

Gregory Vettas Collins 41:14 Et tu as vu, c'est pas si grave, tu t'en fous.

Gregory Vettas Collins 41:16 Parce que quand t'es trop investi dans une relation, peu importe le stade de la relation, parfois ça peut un petit peu créer des problèmes, en fait.

Gregory Vettas Collins 41:24 Tu vois ?

Brice Boland 41:25 Deuxième cas, j'ai pas trop peur d'aller, mais je sais pas comment enrichir le discours.

Brice Boland 41:28 Je sais pas comment continuer la discussion.

Gregory Vettas Collins 41:32 On parle du 16 ou on parle d'autre chose, là ?

Brice Boland 41:34 Non, on parle de nouveau, un peu dans un contexte...

Brice Boland 41:37 Prends-le en contexte de rencontre, globalement.

Gregory Vettas Collins 41:40 Ça déjà, tu dois être authentique avec ce que tu veux.

Gregory Vettas Collins 41:42 Tu dois savoir ce que tu veux.

Gregory Vettas Collins 41:43 Donc si tu veux rencontrer la personne, c'est très facile.

Gregory Vettas Collins 41:45 Pose des questions par rapport à ce que tu veux savoir.

Gregory Vettas Collins 41:48 Découvre qui est cette personne.

Brice Boland 41:49 Il faut éviter d'être tout pushy.

Gregory Vettas Collins 41:51 Mais justement, tu ne dois pas être pushy.

Gregory Vettas Collins 41:52 Parce que ton frame, c'est un peu, ils disent, in a game.

Gregory Vettas Collins 41:55 C'est le côté genre, en fait, tu ne veux pas faire trop d'efforts.

Gregory Vettas Collins 41:59 Tu veux rencontrer quelqu'un qui te correspond.

Gregory Vettas Collins 42:01 Et donc, tu dois savoir que si toi, tu veux rencontrer quelqu'un qui te correspond, tu n'es pas en train de poser des questions pour avoir quelque chose de cette personne, tu es en train de vérifier si cette personne te correspond et du coup tu n'es pas approché ok

42:12 Parler à son enfant et faire le deuil de l'imperfection

Brice partage sa difficulté à imposer du silence et un vocabulaire riche à son jeune fils, très énergique ; Greg confirme l'importance de l'exposition et de l'immersion linguistique dès l'enfance, la langue maternelle conditionnant l'apprentissage des langues suivantes. Ils discutent aussi des écarts sociaux dans la prise de parole des enfants de cinq ans, attribués à l'éducation plutôt qu'au milieu social en lui-même. Enfin, en écho à un podcast entendu par Brice, Greg nuance l'idée de « faire le deuil de l'imperfection » : son métier consiste justement à préparer la performance en amont, à l'entraînement, pour pouvoir ensuite « lâcher prise » une fois sur scène.

Brice Boland 42:12 je fais le silence il n'y a pas quelque chose avec justement l'enfant, infant ça veut dire justement silence, c'est pas quelque chose comme ça ?

Brice Boland 42:22 parce que justement je fais beaucoup attention à cette partie communication avec mon fils et c'est pas évident justement de poser un silence de poser du calme parce que c'est mon fils c'est un peu comme la température il fait 10 mais le real feel c'est moins 10, moi j'ai un enfant mais le real feel c'est 5 donc il est assez peps et je l'aime pour ça mais justement poser un peu les mots, la communication etc justement je voyais que je disais un truc comme quoi plus tu

Brice Boland 42:49 fais attention à ça et plus tu mets un cadre enrichi de vocabulaire plus en fait finalement il va absorber ça et il va pouvoir lui-même même s'il le fait pas directement avoir un potentiel à le faire plus tard

Gregory Vettas Collins 43:02 Oui, évidemment, c'est l'exposition, c'est l'immersion, c'est tout ce que tu veux.

Gregory Vettas Collins 43:05 Donc, plus tu vas avoir une source qui est riche dans un apprentissage procédural, c'est-à-dire que la musique, c'est un peu la même chose, plus tu vas avoir, après un moment, un phénomène où la personne va vouloir produire.

Gregory Vettas Collins 43:18 Et donc, si tu rencontres un mot un certain nombre de fois, après, tu vas vouloir l'utiliser et tu vas peaufiner son utilisation de la langue, qui est très importante parce que c'est la langue maternelle qui est la plus importante pour l'apprentissage des autres langues.

Gregory Vettas Collins 43:29 Ça, les études le montrent.

Brice Boland 43:30 je disais justement une étude là dessus les enfants de 5 ans qui prennent la parole plus souvent c'est souvent ceux de classe sociale favorisée j'ai pas dit mieux pour la parole mais plus souvent et qui sont plus à l'aise de le faire comment ça se fait ?

Brice Boland 43:42 pourquoi il y a différence sociale ?

Gregory Vettas Collins 43:44 ça ça doit venir de l'éducation donc si tu as on éduque dans certains milieux plus favorisés on crée une certaine confiance que la personne prend plus la parole c'est possible, ceci dit il y a des cultures où on n'est pas forcément le plus favorisé, on prend beaucoup la parole c'est aussi une question culturelle moi qui suis finalement anglais et grec je vois que le côté anglais on a ce côté un petit peu même dans notre grammaire où on s'excuse de parler quelque part puis en grec

Gregory Vettas Collins 44:13 on dit les choses très direct

Brice Boland 44:17 ok, ça c'est culturel

Gregory Vettas Collins 44:18 c'est culturel, donc t'as des aspects culturels t'as beaucoup d'aspects

Brice Boland 44:22 j'avais lu une définition de la parole c'est ce que tu veux dire et à qui tu veux le dire c'est les deux ensemble tu peux expliquer ça ?

Gregory Vettas Collins 44:29 oui évidemment en fait la parole c'est la communication et donc si tu veux bien parler ce n'est pas seulement toi qui t'exprimes mais tu veux que la personne retienne quelque chose de ce que tu dis et donc tu dois quand même penser à la personne à qui tu parles tout le temps en fait un bon parleur, quelqu'un qui parle bien c'est quelqu'un qui a vraiment beaucoup d'empathie et qui pense à la personne à qui il parle

Brice Boland 44:49 j'ai écouté un podcast de mon confrère Mathieu, Stéphanie où son invité disait bien parler c'est faire le deuil de l'imperfection c'est se dire en fait je vais oser parler et ça va pas être parfait mais au moins je vais être à l'aise de parler toi ton métier c'est un peu l'inverse l'impression c'est de perfectionner cette parole

Gregory Vettas Collins 45:06 alors je vais t'expliquer la parole est imparfaite elle n'est pas parfaite, elle ne sera jamais parfaite mais tu peux la travailler quand tu ne dois pas performer donc c'est l'entraînement le chanteur qui monte sur scène ou l'acteur, c'est pas au moment qu'il est sur scène qu'il doit commencer à stresser c'est avant c'est le travail qui est fourni avant donc mon métier c'est de faire en sorte qu'une fois que tu es sur scène tu as l'entraînement pour pouvoir aller dans le lâcher prise on appelle ça dans

Gregory Vettas Collins 45:40 le théâtre

Brice Boland 45:41 tu maîtrises et puis tu y vas c'est ça que tu veux dire en fait

Gregory Vettas Collins 45:44 c'est une question si tu veux avoir un entraînement moteur avoir les mots avoir la technique qui est déjà mise en place avoir le rythme avoir la structure avoir l'habituation côté presque automatique avoir des idées claires savoir ce que tu veux et ce que tu veux transmettre te mettre toi de côté et quand tu es sur scène tu es dans le transfert d'émotions en fait qui sont typiquement voilà la compétence la joie et des trucs positifs c'est tout tu dois t'amuser quand tu es sur scène c'est

Gregory Vettas Collins 46:10 le plus important

Brice Boland 46:10 ok c'est qui le le goat de l'art oratoire selon toi ?

46:11 Les plus grands orateurs : Churchill, Cicéron et le palais des mots

Interrogé sur le « goat » de l'art oratoire, Greg cite Winston Churchill pour son passé de journaliste et son sens du choix des mots, à l'origine de nombreuses citations restées célèbres. Brice évoque ensuite Cicéron et sa méthode du « palais des mots », que Greg rapproche des techniques de mémorisation plutôt que de la prise de parole pure, tout en reconnaissant ne pas maîtriser ce pan de la rhétorique antique, plus à l'aise dans la tradition anglo-saxonne. Ils abordent enfin les « mots sexy » (comme « nonobstant »), la méthode thèse-antithèse-synthèse toujours pertinente selon le contexte, et l'idée qu'un bon discours fonctionne comme une prédication : porter une mission plus grande que soi, à l'image de Steve Jobs.

Brice Boland 46:15 ah moi j'en ai en tête mais c'est le même

Gregory Vettas Collins 46:19 j'aurais du mal je sais qu'il y a beaucoup de gens qui disent comme ça Winston Churchill était quand même très bon pour moi Winston Churchill parce que je veux dire lui en fait il était journaliste donc le côté expression le côté choix de mots de la langue anglaise il l'avait vraiment

Brice Boland 46:35 mais lui justement a créé beaucoup d'expressions de citations on va dire

Gregory Vettas Collins 46:38 c'est des citations et comme je dis les citations c'est de l'art c'est ce côté encore songwriting en fait t'as des mots qui vont bien ensemble qui expriment et quand tu maîtrises bien les mots et la parole tu peins des images dans la tête de tes auditeurs en fait ok

Brice Boland 46:52 et Cicéron

Gregory Vettas Collins 46:54 Cicéron

Brice Boland 46:57 il a quand même inventé des frameworks moi j'aime beaucoup ce qu'il a fait sur le palais tu connais l'histoire ?

Gregory Vettas Collins 47:06 oui enfin Cicéron moi je parle plutôt au niveau de genre de la voix etc mais bon au niveau de la stratégie oratoire c'est clair qu'il a

Brice Boland 47:13 tu peux expliquer cette méthodologie du palais le palais des mots ?

Gregory Vettas Collins 47:17 je suis plutôt dans un truc anglo-saxon donc Cicéron moi je connais pas tout le détail

Brice Boland 47:20 lui expliquait qu'en fait il imaginait un palais et que pour être sûr de ne pas avoir de cheat sheet il s'imaginait dans ce palais et que chaque pièce correspondait à une thématique et comme ça il se baladait dans sa tête c'était mental il arrivait dans l'atrium et cet atrium c'était telle partie du discours puis il continuait et c'était un moyen c'est ça

Gregory Vettas Collins 47:47 ça rejoint en fait les techniques de mémoire plus que de prise de parole, tu vas me dire que c'est lié mais c'est ce côté où genre si tu veux les personnes qui doivent se rappeler de 30 éléments différents ils imaginent qu'ils sont dans leur appartement et qu'ils rentrent dans cette porte là et puis après ils vont dans la cuisine et puis etc donc c'est une très bonne technique mais personnellement moi c'est pas ça que je pense quand je suis en train de parler

Brice Boland 48:08 Est-ce qu'il y a des mots sexy à dire dans un discours ?

Brice Boland 48:12 Typiquement il faut placer nonobstant est-ce qu'il y a des mots comme ça sexy à dire ?

Gregory Vettas Collins 48:18 Ça dépend du cadre Tu dois créer quelque chose de pertinent par rapport à qui tu parles.

Gregory Vettas Collins 48:24 Si moi, maintenant, je suis en train de parler à une start-up, etc., qui est très dans le français, anglo-saxon, est-ce que je vais dire non-obstant ?

Gregory Vettas Collins 48:32 Pas forcément.

Gregory Vettas Collins 48:33 Ça dépend de ce que tu veux.

Gregory Vettas Collins 48:34 C'est ton personnage, c'est toi qui parles.

Gregory Vettas Collins 48:36 OK, OK.

Brice Boland 48:37 Ça existe encore, la méthode thèse, antithèse, synthèse ?

Gregory Vettas Collins 48:41 Évidemment que ça existe encore et ça a du sens, mais ça dépend de ce que tu veux faire.

Gregory Vettas Collins 48:46 Et quand tu parles en public, tu dois te dire que ton élément principal c'est la communication de ta mission parce que là tu vas être dans un framework de pasteur et il n'y a rien de plus efficace qu'un pasteur

Brice Boland 48:59 un pasteur tu veux dire quoi ?

Brice Boland 48:59 un évangéliste ?

Gregory Vettas Collins 49:01 oui en fait c'est ça et quand tu vois les Steve Jobs quand tu vois des trucs comme ça qu'est-ce qu'ils font ?

Gregory Vettas Collins 49:05 ils prêchent, si tu prêches c'est plus grand que toi parce que par définition tu ne parles pas de toi en fait tu as une mission et ça ce sera le plus facile, le plus convaincant

Brice Boland 49:14 à l'école il y a 20 ans, 25 ans il y avait justement cette thèse anti-thèse synthèse maintenant je disais qu'il y avait une triplette magique c'était raconter analyser argumenter est-ce que toi tu as une méthode la Collins méthode est-ce que tu as une méthode que tu préconises justement pour faire des exercices pour t'entraîner justement par rapport à ça

Gregory Vettas Collins 49:33 mais tout dépend de ton objectif parce que tu es en train de parler de choses qui par exemple sont assez différentes que pitcher pour une start-up ou que parler en public pour autre chose et donc foncièrement c'est tu dois en fait faire toujours la même chose tu dois exposer la chose selon quoi tu parles tu dois faire en sorte que les personnes rentrent dans ton univers et puis après tu dois leur donner le ticket pour sortir

Brice Boland 50:00 c'est tout

Gregory Vettas Collins 50:00 c'est un peu ça c'est ça qui fonctionne

50:04 Garder son sang-froid, débattre et s'habiller

Greg livre ses astuces pour un trou de mémoire ou une perte de moyens en public - improviser, s'excuser sans en faire un drame, citer l'exemple d'Adele s'étant trompée en concert - puis explique comment garder l'ascendant dans un débat : rester calme pendant que l'adversaire s'énerve, une stratégie qui fonctionne d'autant mieux à l'ère de la rediffusion publique. La discussion revient sur la pyramide de Mehrabian (verbal, non-verbal, paraverbal), que Greg nuance : le verbal reste le moins important, car c'est l'expérience vécue - la mémoire épisodique - qui marque le plus. Ils terminent sur l'habillement et la posture, Greg rappelant que l'essentiel est d'assumer son choix, y compris la rupture.

Brice Boland 50:04 c'est quoi les trucs et astuces quand tu perds tes moyens t'es en plein milieu de la scène tu perds tes moyens parce qu'effectivement je suis assez d'accord avec toi moi mon père il me disait toujours quand tu vas à un examen oral en fait t'as deux manières de pas stresser soit tu connais tout soit tu connais rien et c'est vrai que c'est toujours t'es un peu en stress quand il y a un truc un peu flou celui-là j'ai pas étudié, c'est là où tu stresses mais

Brice Boland 50:24 si tu connais tout, tu peux rien t'arriver et si tu connais rien, il peut rien t'arriver bon j'étais plutôt sur la première partie et lui aussi mais du coup c'est quoi quand tu perds tes moyens qu'est-ce que tu fais ?

Gregory Vettas Collins 50:35 quand tu perds tes moyens, tu as plusieurs choses que tu peux faire ça dépend encore une fois du contexte de façon générale ça ça vient de l'impro, c'est mieux le public voit ce que tu fais donc tu ne dois pas essayer de minimiser la chose de mettre ça de côté etc tu peux dire même excusez-moi il n'y a aucun problème ou tu peux prendre un temps pour toi ou voilà c'est pas un drame c'est pas un crime, on est des humains en plus que finalement quand

Gregory Vettas Collins 50:58 tu regardes au niveau du chant même Adele elle s'est plantée monumentalement dans sa chanson elle a repris, donc on n'est plus dans le même élitisme j'ai envie de dire qu'il y a 50 ou 100 ans ou par exemple tu fais une note à côté ça va pas ou tu te rébiches on est beaucoup plus dans quelque chose où on peut avoir un instant et souvent même quand je vois ce qu'il se passe, les gens applaudissent on est comme ça maintenant en 2025 puis après la personne

Gregory Vettas Collins 51:25 ressaisit

Brice Boland 51:28 si on fait un contexte politique avec des discours t'as une partie c'est un VS1 c'est plutôt aux Etats-Unis mais est-ce qu'il y a des techniques la réponse est évidemment oui est-ce qu'il y a des techniques à préconiser pour prendre le pli sur ton adversaire ou éteindre ton adversaire juste avec la parole et je te parle pas du truc je crois que c'est dans 8 Mile avec Eminem où en fait il y va et il dit tous les trucs que son autre gars va dire contre lui

Brice Boland 51:57 et en fait l'autre n'a plus rien à dire donc c'est aussi une technique

Gregory Vettas Collins 52:00 c'est une technique c'est une technique mais foncièrement en fait typiquement tu dois rester plus calme c'est foncièrement typiquement ça qui va fonctionner parce que quand tu revois surtout aujourd'hui c'est pas comme avant où tu aurais quelque chose et en fait c'est cette assemblée là qui décide non ça va être rediffusé et donc quand tu as quelqu'un qui s'énerve et l'autre reste très calme, très poli et répond à ce que dit la personne mais en gardant son calme typiquement c'est lui qui va sortir mieux de la

Gregory Vettas Collins 52:26 situation

Brice Boland 52:28 on a eu un débat ensemble sur cette pyramide de Mérabian le verbal, non verbal et paraverbal et toi t'étais d'accord et pas d'accord là dessus

Gregory Vettas Collins 52:36 répète moi exactement ta position

Brice Boland 52:39 donc t'as un peu comme Maslow t'as la pyramide avec des choses qui sont plus importantes verbal, non verbal, paraverbal

Gregory Vettas Collins 52:46 ouais, ok

Brice Boland 52:47 toi tu disais en fait oui mais ça dépend des contextes et il faut quand même bosser les trois

Gregory Vettas Collins 52:51 il faut bosser les trois moi je dirais que quand même oui le verbal en fait ça reste, encore une fois ça dépend du contexte ça reste le moins important en fait c'est ce que tu réussis à faire vivre aux gens et pourquoi ?

Gregory Vettas Collins 53:03 Parce que la mémoire qui est la plus efficace que ça soit pour l'apprentissage d'une langue ou que ça soit pour un discours ou quoi que ce soit c'est la mémoire épisodique et donc c'est l'expérience donc c'est ça qui est le plus important qu'est-ce que tu as fait vivre à la personne ce que la personne a ressenti et donc les mots et ton tone of voice et ton body language sont des outils pour faire vivre quelque chose à quelqu'un et ça rejoint la musique

Brice Boland 53:28 j'avais encore deux trois petites questions avant de passer au petit jeu est-ce que l'accoutrement l'habillement joue ?

Brice Boland 53:35 évidemment

Gregory Vettas Collins 53:35 ça ne veut pas dire que c'est le plus important mais tu es dans de la communication et donc tu vas choisir un accoutrement qui correspond à ton branding et c'est clair qu'on va te prendre plus au sérieux si tu es bien rasé et avec un bon costume que si tu débarques un peu en mode avec une grosse barbe ou je sais pas quoi.

Gregory Vettas Collins 53:55 Maintenant si tu l'assumes tu peux faire n'importe quoi parce que tu vas dans la rupture, mais c'est assumé

Brice Boland 54:01 il faut l'assumer.

Brice Boland 54:01 Est-ce que le fait d'avoir une bonne culture générale et de t'instruire chaque jour t'aide dans le

Gregory Vettas Collins 54:07 public speaking ?

Gregory Vettas Collins 54:07 Alors dans le public speaking oui évidemment mais en fait tu dois faire attention quand tu fais des références tu peux amener des personnes vers toi mais tu peux en exclure d'autres d'accord et donc ça peut être un atout comme ça peut être un inventaire

Brice Boland 54:19 la puissance de la posture moi je dis toujours si tu penses que ta blague est bonne elle est bonne qu'est-ce qu'on pense de ça ?

Gregory Vettas Collins 54:28 tu veux dire la posture l'assume tu veux dire ?

Brice Boland 54:31 ouais exactement si t'es persuadé que ta blague elle est bonne oui elle va être bonne

Gregory Vettas Collins 54:35 c'est le transfert d'émotion j'avais vu quelqu'un ça me fait penser à quelque chose vas-y on disait oui c'est plus facile de parler devant une foule de 200 personnes ou raconter une blague devant c'est Kody en fait c'est chez toi Kody qui disait que c'était plus facile de parler devant une grande foule qu'une petite foule et bien même statistiquement tu vas avoir plus de gens qui vont rire et tu as les early adopters entre guillemets et eux vont rire et ça va faire en sorte que les

Gregory Vettas Collins 54:55 autres vont rire et du coup tu auras la foule qui va rire à ce niveau là donc voilà

Brice Boland 55:00 petit jeu oui donc il faut me coacher sur des cas des situations donc il faut une situation un peu embarrassante de prise de parole en public où les gens rencontrent souvent des difficultés et là entre 20 et 60 secondes il faut que tu me fasses un mini coaching à chaque fois que je suis stressé ou que je parle devant un groupe je commence à bégayer, perdre mes mots comment je m'en sors ?

55:02 Jeux et mini-coachings en direct

Brice soumet à Greg une série de situations embarrassantes à résoudre en direct : le bégaiement (souvent lié à un trauma, apaisable par le chant), la panne de PowerPoint (bouger et engager le public), une question technique piégeuse (demander des précisions), un public qui décroche (accentuer et bouger), et un trou de mémoire (accepter le silence, demander un rappel). Suit un quiz de citations célèbres (Obama, Martin Luther King, Steve Jobs, Churchill, JFK), puis des conseils express : en français, articuler du bout des lèvres et respecter le rythme syllabique ; en anglais, repérer les accents toniques. Le segment se clôt sur les mots de remplissage (« euh », « genre », « voilà ») : Greg recommande de s'enregistrer pour les repérer et de les remplacer systématiquement par du silence.

Gregory Vettas Collins 55:27 alors le bégayement ça vient finalement d'un trauma donc c'est pas évident c'est l'hypercorrection donc la personne doit comprendre qu'il n'y a aucun problème au niveau du fait de se tromper Il y a, je ne suis pas expert en bégaiement, mais le chant, en fait, notamment, est une méthodologie qui est utilisée en logopédie pour le bégaiement.

Brice Boland 55:45 C'est curatif.

Gregory Vettas Collins 55:46 C'est curatif.

Gregory Vettas Collins 55:48 Comme il s'appelle Bruce Willis, par exemple, bégayer, donc le fait d'être un acteur aussi, d'avoir quelque chose de cadré, ça peut fonctionner.

Gregory Vettas Collins 55:54 Il faut savoir le cas par cas.

Gregory Vettas Collins 55:55 Est-ce que c'est quelqu'un qui bégaye uniquement quand c'est une prise de parole en public ?

Gregory Vettas Collins 55:58 Alors, il faut regarder au niveau de la prise de parole en public, comprendre qu'est-ce qui le fait stresser, dédramatiser, et donner une stratégie.

Gregory Vettas Collins 56:05 OK.

Brice Boland 56:05 deuxième cas mon diapo mon powerpoint est en panne j'ai plus d'image qu'est-ce que je fais pour garder l'attention du public

Gregory Vettas Collins 56:12 tu bouges

Brice Boland 56:13 pendant que le technicien t'inocupe à arriver je bouge ça veut dire quoi je bouge

Gregory Vettas Collins 56:18 est-ce que tu peux faire ta présentation sans powerpoint

Brice Boland 56:20 on va dire que non bof donc il faut tenir une minute c'est long une minute c'est très long une minute

Gregory Vettas Collins 56:25 c'est normal tu commences à bouger tu gardes le sourire et tu peux commencer à poser est-ce que vous avez des questions est-ce que je peux expliquer quelque chose qui a déjà été expliqué ok

Brice Boland 56:35 quelqu'un dans l'audience me pose une question super technique ou en tout cas je sais pas y répondre, comment est-ce que je peux gagner du temps ou en tout cas essayer de passer à travers

Gregory Vettas Collins 56:44 très facile, donc tu lui demandes de répéter la question et d'être très spécifique plus il sera spécifique, plus il va te donner des éléments pour répondre à ta question de façon très précise

Brice Boland 56:52 vas-y, donne moi un exemple

Gregory Vettas Collins 56:53 une question difficile

Brice Boland 56:54 ok, est-ce que je, donc j'ai vu un documentaire où il était permis enfin il était possible de parler à des pingouins et ce documentaire là c'était une tribu qui parlait le pingouin, il parlait avec des pingouins j'aimerais apprendre le pingouin, est-ce que je pourrais apprendre le pingouin ?

Gregory Vettas Collins 57:13 Alors pour vraiment répondre à la question vous pouvez me dire exactement vous parliez de quel type de pingouin ?

Brice Boland 57:19 Ok, je parle des en fait les pingouins si tu connais un peu là-dedans ils viennent que d'une partie de la terre merde je sais pas si article ou article mais non

Gregory Vettas Collins 57:29 parce que maintenant j'étais aussi mis mal à l'aise

Brice Boland 57:32 mais de l'Arctique bien sûr c'est les pingouins de la banquise de gauche de l'Arctique

Gregory Vettas Collins 57:37 d'accord donc les pingouins de la banquise gauche de l'Arctique et donc tu voudrais apprendre leur langue pour quelles raisons exactement

Brice Boland 57:43 j'adore ça c'est mon animal préféré j'ai envie de communiquer avec eux j'ai envie qu'on ait une discussion

Gregory Vettas Collins 57:48 et tes objectifs de parole pour les pingouins c'est quoi

Brice Boland 57:51 ok d'accord c'est pas mal ok bon ça peut aller loin ça peut vraiment être relou pour tout le monde

Gregory Vettas Collins 58:01 Oui, bon, à la conférence, etc.

Gregory Vettas Collins 58:03 Et donc, oui, on va faire bref.

Gregory Vettas Collins 58:04 Et donc, tu peux en briller.

Gregory Vettas Collins 58:07 Tu vas dire, oui, donc en fait, vous pouvez parler pingouin, mais bon, ça va prendre un certain nombre de temps.

Brice Boland 58:12 OK, le public s'ennuie.

Brice Boland 58:14 Je vois que mon audience commence un peu à s'ennuyer.

Brice Boland 58:16 Que puis-je faire pour les réveiller, les remettre un peu en jambe ?

Gregory Vettas Collins 58:18 Une blague ?

Brice Boland 58:19 Imaginons, je ne suis vraiment pas drôle.

Brice Boland 58:21 Je le sais, tout le monde me lit, je ne suis pas drôle, ce n'est pas mon truc.

Gregory Vettas Collins 58:22 OK, donc la présentation, tout le monde s'endort, etc.

Gregory Vettas Collins 58:25 Eh bien, tu vas commencer à mettre des accents forts sur les choses nécessaires.

Gregory Vettas Collins 58:31 tu vas changer dynamique et tu vas bouger parce que typiquement un public ne s'endort pas si toi tu bouges parce qu'on parle du verbal non verbal c'est difficile de s'endormir s'il y a quelqu'un qui bouge et s'il a été engagé le public

Brice Boland 58:41 dynamisme

Gregory Vettas Collins 58:42 mobilité bouger et savoir où tu vas

Brice Boland 58:45 dernier le silence gênant donc j'ai un trou de mémoire je suis figé mais figé et là je ne me souviens vraiment plus

Gregory Vettas Collins 58:52 où elle est classique tu as un trou de mémoire tu peux faire plusieurs choses tu peux accepter le silence tu peux dire un instant tu peux dire vous pouvez me rappeler où je suis, il n'y a aucun problème à...

Brice Boland 59:03 Les gars, je vais être là derrière vous, je ne sais plus où je suis.

Gregory Vettas Collins 59:06 Tu peux le faire si tu veux, surtout qu'aujourd'hui en 2025, c'est beaucoup plus accepté qu'avant.

Gregory Vettas Collins 59:10 Tu vois, parce qu'avant, c'était...

Gregory Vettas Collins 59:12 Là, maintenant, on s'en fout un peu.

Gregory Vettas Collins 59:14 Tu peux le faire, mais vous pouvez juste me rappeler le dernier slide, juste un petit instant, puis après, tu vas rigoler.

Gregory Vettas Collins 59:20 En fait, si ce n'est pas un drame pour toi, ce n'est pas un drame pour eux.

Gregory Vettas Collins 59:24 C'est vraiment le transfert d'émotions et d'expérience.

Brice Boland 59:28 Si je te dis a more perfect union c'est qui ?

Brice Boland 59:32 je sais pas 2008 Barack Obama

Gregory Vettas Collins 59:34 ah ok Barack Obama non c'est bon

Brice Boland 59:36 I have a dream

Gregory Vettas Collins 59:37 bah oui Martin Luther King ok

Brice Boland 59:39 stay angry stay foolish

Gregory Vettas Collins 59:42 c'est facile c'est facile

Brice Boland 59:45 allez allez allez col roulé lunettes

Gregory Vettas Collins 59:47 ah bah Steve Jobs alors

Brice Boland 59:48 ok c'est le fameux discours à Stanford

Gregory Vettas Collins 59:50 ouais ouais

Brice Boland 59:51 blood toil tears and sweat tu l'as dit d'antan

Gregory Vettas Collins 59:55 Winston Churchill

Brice Boland 59:56 ouais ok ich bin ein Berliner ich bin ein Berliner

Gregory Vettas Collins 59:59 non

Brice Boland 1:00:00 tu l'as pas celui-là

Gregory Vettas Collins 1:00:01 tu l'as pas attends c'est c'est pas une agri c'est l'américain connu oui c'est l'américain c'est qui trois lettres c'est trois lettres JFK

Brice Boland 1:00:10 t'as dit quoi

Gregory Vettas Collins 1:00:11 JFK

Brice Boland 1:00:11 c'est quoi les les axes qu'on peut développer pour faire progresser son français comme ça en en une session

Gregory Vettas Collins 1:00:22 le français

Brice Boland 1:00:23 ouais français ok

Gregory Vettas Collins 1:00:25 bah pour la Belgique articuler du bout des lèvres surtout quand vous avez un micro ok c'est le plus important comprendre que c'est au niveau de la syllabe que c'est vraiment important au niveau du français comme pour toute langue il faut rythme, cadence, pause impact choisir ses mots, se donner le temps parler plus lentement

Brice Boland 1:00:45 d'accord, et en anglais ?

Gregory Vettas Collins 1:00:47 en anglais savoir où tombent les accents toniques dans l'idéal ou au moins savoir finalement quels sont les mots les plus importants parce qu'en anglais, ça c'est un hack si tu veux avoir de l'impact, tu dois mettre plus de volume sur les syllabes qui sont importantes.

Gregory Vettas Collins 1:00:59 Énormément plus de volume.

Brice Boland 1:01:00 Ok, exemple ?

Gregory Vettas Collins 1:01:02 Ok, j'aime bien.

Brice Boland 1:01:08 Ça me donne envie d'écouter en tout cas.

Gregory Vettas Collins 1:01:09 Voilà, tu vois, c'est impactant.

Brice Boland 1:01:11 Ok, ok.

Brice Boland 1:01:12 C'est quoi ton opinion sur les vocaux, faire des vocaux ?

Gregory Vettas Collins 1:01:14 C'est un excellent exercice pour s'entraîner à parler de façon générale.

Gregory Vettas Collins 1:01:19 Moi, je les réécoute.

Brice Boland 1:01:21 Tu suggères ça à tes coachs ?

Gregory Vettas Collins 1:01:22 Oui, en fait, c'est excellent parce que tu peux te réécouter et tu es très spontané et c'est une bonne chose à faire ok

Brice Boland 1:01:29 dernier petit jeu

Gregory Vettas Collins 1:01:31 ok

Brice Boland 1:01:31 avant de conclure c'est ce qu'on appelle des mots de remplissage ok les voilà en fait du coup c'est quoi les pires trucs que t'as jamais entendus et comment éviter ça

Gregory Vettas Collins 1:01:40 les pires trucs que j'ai déjà entendus bah c'est les fins les eux les voilà les potes

Brice Boland 1:01:46 les hum etc

Gregory Vettas Collins 1:01:47 ok c'est très simple de remplacer par du silence

Brice Boland 1:01:50 donc si quelqu'un dit toujours ouais tu vois hein tu vois alors ça

Gregory Vettas Collins 1:01:55 quand c'est en fait clairement oui quand tu parles en public c'est gênant quand tu es dans une autre situation ça l'est moins et donc quand tu parles en public tu vas pas vraiment dire

Brice Boland 1:02:05 tu vois.

Brice Boland 1:02:05 Ok alors du coup ?

Gregory Vettas Collins 1:02:08 Du coup voilà encore une fois c'est une situation où tu dois faire un silence tu dois ponctuer et tu dois dire rien du tout.

Gregory Vettas Collins 1:02:13 D'accord.

Gregory Vettas Collins 1:02:13 En gros et donc comment est-ce que tu fais ça ?

Gregory Vettas Collins 1:02:15 Tu t'entraînes tu prends donc ton téléphone, tu t'enregistres et à chaque fois que tu fais un homme, que tu fais un voilà, que tu fais du coup bah au fait tu t'arrêtes tu t'arrêtes et tu et tu vas au fait changer l'habitude c'est une habitude motrice en fait ok c'est tout

Brice Boland 1:02:35 je fais la silence ça marche ou pas ?

Brice Boland 1:02:40 ça marche merci Greg on arrive à la fin moi j'ai passé un excellent moment merci pour ça je pense qu'on pourra en parler des heures et des heures mais moi j'adore parler de ça parce que déjà t'as une passion là-dedans et je trouve ça vraiment kiffant je pense que t'as un big change à faire chez les gens, qu'ils soient très doués ou pas doués.

1:03:00 Conclusion : takeaways, lecture recommandée et coordonnées

Greg résume son message central : la parole est quelque chose de musculaire qui s'entraîne, notamment en parlant lentement pour ensuite pouvoir parler vite avec impact. Il recommande le livre « The Science of the Singing Voice » de Johan Sundberg pour comprendre le fonctionnement acoustique de la parole, et renvoie vers son profil LinkedIn (Gregory Vettas Collins) pour le contacter, précisant qu'il peut intervenir même dans l'urgence. L'épisode se termine sur les remerciements croisés entre Brice et Greg.

Brice Boland 1:03:00 C'est quoi les takeaways que tu voudrais laisser ici ?

Brice Boland 1:03:01 C'est quoi les éléments que tu voudrais ici partager à l'audience qui va t'écouter ?

Brice Boland 1:03:07 Est-ce que tu as des bouquins à recommander, des suggestions ?

Brice Boland 1:03:12 Est-ce que tu peux aussi nous dire où on peut te trouver, comment est-ce qu'on peut te contacter ?

Brice Boland 1:03:15 Et voilà, si tu as répondu à ça, c'est déjà pas mal.

Gregory Vettas Collins 1:03:18 Ok, alors le takeaway que j'ai envie de dire, c'est que que ce soit pour l'apprentissage d'une langue ou que ça soit au niveau de la prise de parole, il faut comprendre la parole.

Gregory Vettas Collins 1:03:27 Et la parole, c'est quelque chose de musculaire.

Gregory Vettas Collins 1:03:31 Donc, pour l'entraîner, tu dois travailler de façon musculaire.

Gregory Vettas Collins 1:03:33 Ça veut dire quoi ?

Gregory Vettas Collins 1:03:36 Ça veut dire, en fait, que tu dois éviter de faire des erreurs, ce qui est un peu contre-intuitif, et tu dois t'entraîner à parler lentement et à écouter des choses lentes, parce que tu dois apprendre le geste.

Gregory Vettas Collins 1:03:45 Donc, si tu veux améliorer ton anglais, eh bien, ce que je fais avec mes clients, c'est dire sorry could you repeat that for me please parce qu'en fait le fait de le dire lentement aussi ça va faire en sorte que tu puisses le dire rapidement et donc si tu vois je sais pas si tu connais la chanson de System of a Down et ben ils font wake up voilà j'ai parlé hyper vite la seule raison pour laquelle je sais parler si vite c'est parce que je

Gregory Vettas Collins 1:04:08 l'ai fait lentement donc ça c'est quelque chose d'assez contre-intuitif à ce niveau là donc c'est vraiment en fait c'est le côté athlétique le côté musical sportif

Brice Boland 1:04:17 de la parole en sport on dit aussi ça on fait des mouvements très lentement et finalement le décupler le multiplier et le faire plus rapidement

Gregory Vettas Collins 1:04:24 c'est la même chose c'est des apprentissages procéduraux ok

Brice Boland 1:04:27 dans Duolingo moi c'est une app elle est un peu contre je sais je savais je savais alors moi perso Scott mon fils voulait apprendre le brésilien il est fan du Brésil il adore il adore le Brésil il adore il adore les footballeurs brésiliens et lui son rêve c'est de parler c'est pas des brésiliens aucune origine brésilienne et donc là on apprend sur Duolingo le brésilien moi je prends mon pied c'est un bon moment avec mon fils on fait Duolingo 5 à 10 minutes par jour c'est

Brice Boland 1:04:53 très sympa et c'est donc je suis pas encore bilingue mais c'est sympa et effectivement t'as les mots très lents et puis plus rapides

Gregory Vettas Collins 1:05:02 ah ouais

Brice Boland 1:05:03 donc moi j'aime bien ce côté justement où tu fais l'effort de parler beaucoup plus lentement pour après finalement mieux les dire et puis être plus rapide mais du coup t'entends pas du Duolingo ou tu es contre Duolingo

Gregory Vettas Collins 1:05:13 non je suis pas je ne suis pas contre Duolingo mais les personnes qui n'utilisent que Duolingo ont un problème c'est qu'ils n'ont pas de feedback donc ils peuvent être dans leur coin

Brice Boland 1:05:22 tu veux dire quoi c'est unilatéral

Gregory Vettas Collins 1:05:23 oui en fait c'est que tu peux te tromper et personne ne te corrigera

Brice Boland 1:05:27 c'est une bonne base tu fais ça plus le coaching

Gregory Vettas Collins 1:05:28 ça peut aider mais c'est pas assez et je pense qu'un prof ou un coach peut te donner vraiment beaucoup plus d'éléments précis théoriques et pratiques

Brice Boland 1:05:37 bouquin recommandé où on peut trouver ?

Gregory Vettas Collins 1:05:41 bouquin recommandé ça c'est un peu poussé science of the singing voice si tu veux vraiment comprendre comment fonctionne la parole c'est très très bon Johan Sundberg je crois qu'il a écrit si je ne me trompe pas, ça c'est très niche mais là tu vas comprendre les voyelles, tu vas comprendre les consonnes tu vas comprendre vraiment comment fonctionne la parole au niveau scientifique, acoustique, etc ça c'est vraiment un très très chouette bouquin où est-ce qu'on peut me trouver ?

Gregory Vettas Collins 1:06:01 On peut me trouver sur LinkedIn

Brice Boland 1:06:04 parce que t'es un homme occupé, t'es sur LinkedIn t'as pas mal de coachies mais t'es toujours t'es jamais dispo mais toujours dispo

Gregory Vettas Collins 1:06:11 exactement, et donc là c'est Grégory Vettas-Collins là sur LinkedIn donc Vettas V-E-T-T-A-S Collins avec deux L ok

Brice Boland 1:06:20 et c'est quoi est-ce qu'il y a un minimum est-ce qu'on doit venir chez toi pour faire minimum X heures

Gregory Vettas Collins 1:06:25 alors honnêtement moi je peux intervenir j'ai déjà fait ça en urgence quelqu'un oui je dois présenter à Londres ce matin genre voilà et je peux avoir des urgences

Brice Boland 1:06:38 c'est un trash course direct 20 minutes c'est pas ça

Gregory Vettas Collins 1:06:40 c'est son texte en fait et donc le fait de prendre le texte dire ces mots là sont les moins importants là sous les accents toniques le lire le lire lentement ça a déjà un impact ok donc voilà

Brice Boland 1:06:49 ça marche merci ma biche

Gregory Vettas Collins 1:06:51 avec plaisir

Brice Boland 1:06:52 merci pour la petite chanson merci pour tous les apprentissages c'était un plaisir thank you

Gregory Vettas Collins 1:06:56 you're welcome

Brice Boland 1:06:57 thank you tu l'as bien dit

Gregory Vettas Collins 1:06:58 thank you this is the thing that

Brice Boland 1:07:00 merci mon chéri

Gregory Vettas Collins 1:07:01 thank you cut and cut