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Transcription — Pauline Dubois : d'un kidnapping au Pérou à l'ambition politique

Transcription de l'épisode de Coucou Ma Biche avec Pauline Dubois, publié le et animé par Brice Boland : 14 chapitres résumés et horodatés.

Transcription produite automatiquement à partir de la bande son, puis relue : les noms propres et le découpage en chapitres ont été vérifiés à la main. Des approximations subsistent ; en cas de doute, la vidéo fait foi (nouvel onglet). Les horodatages ouvrent la vidéo à l'instant correspondant, dans un nouvel onglet.

0:00 Générique et lancement de l'émission

Générique d'ouverture de Coucou Ma Biche, qui annonce le ton et les thématiques du podcast (performance, mindset, business, lifestyle). L'animateur Brice Boland salue son invitée Pauline Dubois par son surnom « Po » et vérifie que tout va bien avant de démarrer.

Brice Boland 0:00 Coucou Ma Biche, le podcast qui dynamite les conventions et nous catapulte dans l'univers totalement fou de ceux qui ont osé rêver en grand avec une énergie contagieuse.

Brice Boland 0:07 On va parler performance, gross mindset, business, lifestyle, dans des discussions intenses, 100% naturelles.

Brice Boland 0:12 Coucou Ma Biche est bien plus qu'un podcast, c'est le moment de fiesta entre amis autour du mic, où l'on explore toutes les facettes de la réussite et de la performance avec une bonne dose de folie.

Brice Boland 0:20 Préparez-vous à être électrisé par des histoires palpitantes.

Brice Boland 0:20 Let's go !

Brice Boland 0:29 Coucou Ma Biche !

Brice Boland 0:29 Salut !

Brice Boland 0:30 Ça va Po ?

Pauline Dubois 0:31 Ouais, tout va bien.

Pauline Dubois 0:32 Yes.

0:32 Présentation du dispositif et du sujet du jour

Brice Boland explique le déroulé de l'épisode et les mots-clés qu'il associe à Pauline Dubois, notamment l'idée qu'elle pourrait devenir « future première ministre ». Il évoque aussi son activité de conférencière et son positionnement « woman on top » affiché sur LinkedIn. Il lui propose une présentation croisée avant de creuser ces sujets pendant l'heure d'échange.

Brice Boland 0:32 évidemment il y a une trame sur laquelle tu es quand même dans les premières à établir cette expérience il y a une trame évidemment que j'ai que j'ai mis en place on va essayer de pas trop la suivre c'était juste pour te rassurer psychologiquement et me rassurer psychologiquement donc ce que je vais faire c'est que je vais peut-être lâcher je vais dropper des mots clés que j'ai en tête par rapport à toi quand je me suis réveillé ce matin je me suis dit ok Pauline à

Brice Boland 1:00 quoi elle me fait penser Ensuite, ce que je te propose, c'est que toi, tu me présentes et moi, je te présente.

Brice Boland 1:06 On s'auto-présente.

Brice Boland 1:07 OK ?

Brice Boland 1:08 C'est facile.

Brice Boland 1:09 Donc moi, quand je possède Pauline, je me suis dit premier ministre.

Brice Boland 1:12 Effectivement, on était mangé il y a quelques semaines, quelques mois ensemble.

Brice Boland 1:17 Et je me suis dit, il y a des podcasteurs qui, actuellement, invitent des anciens ministres.

Brice Boland 1:22 Il y a des podcasteurs qui invitent des actuels premiers ministres.

Brice Boland 1:25 Et moi, je me suis dit, je vais inviter la future première ministre.

Brice Boland 1:29 Donc, ça m'intéresse qu'on creuse un peu ce sujet.

Brice Boland 1:32 ensuite évidemment il y avait la partie well-being qui je pense fait partie intégrante de ta vie, tu m'en parlais encore ce matin il y a le fait que t'es speaker, donc t'es dix t'es talk, il faut que tu m'expliques ça évidemment avec tes couleurs woman on top donc quand tu vas sur ton linkedin évidemment c'est ta carte d'identité professionnelle on va dire, ou ton parcours woman on top comment est-ce qu'on se considère est-ce qu'on s'auto-considère woman on top ou est-ce que c'est autoproclamé ou alors c'est

Brice Boland 2:06 des femmes qui se disent ok en fait on est vraiment au top et moi je trouve ça assez cool d'être aussi self-confident et de se dire bah en fait on est au top et du coup vous faites certainement plein de trucs mais personnellement je suis pas au courant de ce que vous faites donc voilà ça c'est le fil rouge qu'on va certainement déborder retracer et je voulais je voulais discuter avec toi pendant une petite heure de tout ça donc ce que je te propose c'est que

Brice Boland 2:27 tu me présentes vu qu'on est dans les premiers épisodes il y a personne qui me connait et qui me présente à ta façon, à ta manière

2:36 Rencontre à l'ICHEC et présentation croisée

Pauline Dubois raconte sa rencontre avec Brice Boland sur les bancs de l'ICHEC en 2005 et leurs souvenirs de soirées étudiantes. Elle retrace ensuite son passage chez PwC en audit financier, jusqu'à sa société de consultance Cura (anciennement nommée Initio), dont le changement de nom laisse Brice perplexe.

Pauline Dubois 2:36 déjà bonjour, merci de m'accueillir je suis hyper honorée de te voir première

Brice Boland 2:40 t'es trop mignonne

Pauline Dubois 2:41 avec Brice on s'est rencontré sur les bancs de l'école, sur les bancs de l'UNIF

Brice Boland 2:46 tout devant, j'étais toujours tout devant

Pauline Dubois 2:48 moi j'étais pas tout devant donc c'est pas là qu'on s'est rencontré

Brice Boland 2:50 c'était un long banc

Pauline Dubois 2:51 et oui, à l'ICHEC ça a été en septembre 2005 on est arrivé là

Brice Boland 2:58 ça ne nous rajeunit pas effectivement

Pauline Dubois 2:59 Je pense que les premières rencontres, c'était plutôt dans les soirées.

Pauline Dubois 3:06 On était assez énergétiques tous les deux.

Pauline Dubois 3:10 Et du coup, on a fait nos 4-5 ans.

Pauline Dubois 3:14 On n'a pas eu les mêmes fins de parcours à l'ICHEC, mais j'ai un souvenir de toi très fédérateur, très rassembleur.

Pauline Dubois 3:23 Beaucoup de bruit, beaucoup d'énergie, beaucoup de positivité.

Pauline Dubois 3:26 puis nos parcours se sont un peu séparés après l'UNIF on a un peu je pense

Brice Boland 3:33 on a commencé avec quelque chose d'assez similaire t'as fait PwC je pense pendant un an et demi deux ans ce qui te correspondait pas trop je pense

Pauline Dubois 3:38 moi j'avais bien dans un premier la PwC oui parce que j'étais quelqu'un d'assez structuré et j'avais besoin de cadre mais bon voilà je suis partie après on reviendra là dessus t'es aussi rentrée dans la consultance

Brice Boland 3:51 et

Pauline Dubois 3:53 et voilà et j'ai tout de suite su qu'en te rencontrant que tu avais quelqu'un qui allait te faire prendre le lead tu prenais déjà le lead à l'ICHEC donc maintenant on s'est retrouvé

Brice Boland 4:02 on s'est retrouvé il y a un an

Pauline Dubois 4:07 chez toi, dans tes bureaux et dans cette belle boîte de consultance que tu as créée et dont le nom m'échappe

Brice Boland 4:16 on a changé le nom c'est pour ça peut-être, c'était Initio j'étais là, ok il y a un truc ça veut dire vraiment que ce rebranding n'a pas été fait correctement

Pauline Dubois 4:23 on va la faire

Brice Boland 4:25 on va rechanger le nom

Pauline Dubois 4:27 encore ?

Pauline Dubois 4:28 non c'est pas possible

Brice Boland 4:29 apparemment c'est pas top of mind

Pauline Dubois 4:30 et non et c'est vrai que on s'est revu il y a un an je crois que c'était en décembre l'année dernière et voilà et je te vois aujourd'hui maintenant general director je pense que c'est ça le terme ou CEO je sais pas comment est-ce qu'on l'appelle

Brice Boland 4:46 des mots américains

Pauline Dubois 4:49 à la tête de cette boîte de consultance et c'est vrai que pour moi aujourd'hui je te vois comme quelqu'un qui a envie de mettre en avant les autres aussi à travers ce qu'ils font dans leur business et que t'as envie d'aider les gens dans leur business

Brice Boland 5:01 ok, ok, bon merci pour la description ça fait plaisir bon moi évidemment je me suis un peu plus documenté, référencé j'ai pas été interviewé ta famille, j'ai pas été à ce point là mais effectivement donc PwC un an et demi, deux ans je pense

Pauline Dubois 5:17 un peu moins de deux ans

Brice Boland 5:18 petit bout de chemin classique après l'ICHEC et puis c'est marrant parce que de l'extérieur on voyait donc la boîte que tu as créée

Pauline Dubois 5:29 Cura

Brice Boland 5:30 founder Cura et je trouve que de l'extérieur ça avait l'air très bien, très sain, très structuré mais c'était impossible pour moi de dire tiens est-ce qu'elle gère une boîte de 1000 personnes ou c'est juste elle et puis quand tu creuses tu vois qu'en fait il y a vraiment je trouve ça assez extraordinaire au niveau entrepreneur il y avait un trou de marché, il y avait un gap de marché et je trouve ça assez honorable on va dire d'avoir pu travailler là-dedans et d'avoir creusé ça donc

Brice Boland 6:00 je voulais justement que tu m'expliques un peu plus par rapport à Acura et l'histoire de cette création de boîtes que tu n'as plus actuellement, parce que tu as fait autre chose toujours active évidemment, que tu as vendu exactement, je voulais que tu m'expliques un peu à quoi ça consistait

6:18 PwC, le mémoire interrompu et les débuts de Cura

Pauline explique être arrivée dans l'entrepreneuriat sans le vouloir vraiment, après avoir changé le sujet de son mémoire pour aider son grand-père nonagénaire, encore actif professionnellement mais freiné par des difficultés administratives et techniques. Elle évoque brièvement son kidnapping au Pérou comme point de bascule, avant de raconter son départ de PwC pour se lancer en indépendante et donner naissance à ce qui deviendra Cura.

Pauline Dubois 6:18 Alors je vais juste faire une parenthèse c'est que je suis arrivée dans l'entrepreneuriat pas spécialement par envie il y a un fait d'hiver qui s'est passé à l'ICHEC qui est mon kidnapping en deuxième master qui est arrivé le dernier mois de mon échange au Pérou à Arequipa et en fait j'avais terminé tous mes examens il ne me restait plus que mon mémoire je me suis fait kidnapper, enlever avec mon ordinateur et ma recherche à l'époque les drives, les sauvegardes il n'y avait pas

Brice Boland 6:49 est-ce que c'est une bonne excuse pour reporter son mémoire ?

Pauline Dubois 6:52 ah oui oui

Brice Boland 6:52 ça marche ça ?

Brice Boland 6:53 le chien qui a mangé le devoir ça marche plus mais le kidnapping ça marche

Pauline Dubois 6:58 ça marche parce que quand t'as plus ta recherche et que t'es arrivé à la fin de ton stage et que c'est en microfinance et que c'est sur le terrain t'as plus rien je suis rentrée en Belgique après ça et j'ai envoyé un CV chez PwC j'ai envoyé ma cousine que tu connais Alexia qui était sur les bancs de l'ICHEC avec nous travaillait déjà chez PwC m'a appelé en disant il reste à la place en audit financier le rêve qu'est-ce que tu vas faire le rêve le

Pauline Dubois 7:21 rêve

Brice Boland 7:22 waouh

Pauline Dubois 7:23 oh my god je ne m'étais même pas encore intéressée aux sociétés de consultances et voilà et en fait j'envoie mon CV je commence chez PwC mais chez PwC je dis bien je n'ai pas terminé l'ICHEC il me reste mon mémoire à faire l'ICHEC m'a donné deux ans pour terminer et donc voilà il se fait qu'après deux ans j'ai fait mon petit parcours chez PwC et les partenaires viennent me trouver en disant écoute Pauline on ne peut pas te faire avancer que ça crée un problème dans

Pauline Dubois 7:46 la hiérarchie.

Pauline Dubois 7:49 Tu dois passer senior, etc.

Pauline Dubois 7:51 Qu'est-ce qu'on fait ?

Pauline Dubois 7:52 J'ai toujours parmi mon mémoire.

Pauline Dubois 7:55 Entre-temps, j'ai décidé de changer de thématique parce qu'il se fait que j'ai commencé à aider mon grand-père qui, du haut de ses 90 ans, travaille encore, est un entrepreneur depuis des années.

Pauline Dubois 8:05 Et en fait, plein d'externalités l'empêchent de bien faire son travail, physique, technologique, etc.

Pauline Dubois 8:14 et du coup j'avais changé mon sujet de mémoire la dernière année en disant que je voulais faire un service pour les personnes âgées et quand PwC me dit est-ce que tu continues ou pas, j'ai dit en fait non je vais partir et donc je quitte, on est en accord commun à PwC et j'ai décidé de me lancer indépendante et en fait c'est là que a commencé l'aventure de Cura qui ne s'appelait pas du tout Cura et j'avais pas du tout de vision à la base de

Pauline Dubois 8:34 lancer une boîte, je me suis juste dit je vais aider mon grand-père dans son admin pro et perso.

Brice Boland 8:40 La parenthèse, je sais pas si elle est fermée ou pas moi tu fais partie quand même de mes rares potes qui se sont fait kidnapper ici on le dit avec un peu de sourire avec légèreté mais c'était pas le cas à l'époque c'est quoi ton histoire par rapport à ça ?

Brice Boland 8:54 Qu'est-ce qui s'est passé ?

8:55 Le kidnapping à Arequipa

Pauline détaille son enlèvement à Arequipa, au Pérou, lors de son stage de fin d'études en microfinance chez Fondesurco : le taxi piégé, les coups, la fausse carte bancaire qu'elle invente pour se protéger, puis l'abandon dans un bidonville où un livreur d'Inca Kola et les habitants l'aident à contacter son ONG. Elle raconte aussi les démarches ensuite auprès de la police péruvienne et son incompréhension face à l'inaction des autorités belges, alors que son père tentait désespérément de la localiser.

Pauline Dubois 8:55 En fait en deuxième année de master je pars pendant un an au Pérou pour l'échange de la dernière année, je fais six mois à Lima pour le master et c'est un master en microfinance et puis je fais le deuxième trimestre où je fais un stage dans une ONG de microfinance qui s'appelle Fondesurco et en fait là je fais une recherche sur un nouveau produit qui aurait été le micro leasing pour cette ONG et la dernière semaine de stage après avoir fait toutes mes recherches je demande

Pauline Dubois 9:24 d'aller sur le terrain pendant une semaine et du coup je m'apprête j'organise mon petit voyage qui démarrait au terminal de bus à Arequipa et pour ceux qui ont fait beaucoup de backpacks savent que c'est un terminal qui est chaud mais moi ça fait des mois et des mois que je suis au Pérou donc je dirais ma garde a un peu baissé et je suis quelqu'un, je crois profondément en la bonté et l'honnêteté de l'humain, donc je me suis jamais sentie en manque de sécurité au Pérou

Brice Boland 9:50 Tu parles du principe que chaque humain est bon, il y a du bon dans tout le monde et in fine même si quelqu'un à la base paraît méchant il est très gentil

Pauline Dubois 9:58 Il y a sans doute une raison derrière qui fait que cette personne est méchante et qu'elle n'est pas alignée à elle-même

Brice Boland 10:02 Est-ce que tu creuses ça ?

Brice Boland 10:07 Lorsque tu vois ça, tu dis j'ai envie d'aider, il y a des gens qui veulent toujours aider il y a des gens qui veulent toujours creuser tu pourrais croiser quelqu'un qui est un peu méchant est-ce que tu vas dire ok les gars moi je vous rejoins à votre soirée je vais prendre une demi-heure avec cette personne parce que je veux creuser pour le rendre bon est-ce que tu fais ça ?

Pauline Dubois 10:21 je le fais pas parce qu'aujourd'hui j'ai fait pas mal de développement personnel et je me rends compte que si je propose mon aide ça ne fonctionne pas comme je veux et donc je dois attendre qu'on demande mon aide pour me sentir inclus et pour me sentir utile etc

Brice Boland 10:34 et comment est-ce que les gens demandent ton aide du coup ?

Brice Boland 10:38 comment est-ce que les gens peuvent penser à toi

Pauline Dubois 10:40 alors parce que je dis ce que je fais aujourd'hui et donc c'est ça qui est important c'est que quand tu commences à travailler ou quand tu es dans un couple ou autre c'est d'expliquer, comprendre la manière dont tout fonctionne et expliquer vraiment explicitement voilà moi si la manière dont je fonctionne c'est qu'il y a des gens qu'on leur donne des instructions il y a des gens qu'on leur donne un cadre qu'il y a des gens qui prennent des initiatives etc moi je suis quelqu'un qui est

Pauline Dubois 11:03 on va parler peut-être de human design après je suis générateur et je suis quelqu'un qui suis réactive donc si on me demande quelque chose je vais réagir si on me demande de l'aide je vais réagir

Brice Boland 11:14 tu ne veux pas en assertivité bienveillante aller aider tout le monde

Pauline Dubois 11:19 non, j'ai voulu le faire, je l'ai fait ça m'a épuisé en me rendant compte ça m'a épuisé

Brice Boland 11:25 peut-être que tu déçois des gens sinon à côté que tu laisses tomber alors que ce n'est pas le cas human design je n'ai pas de mot pour la vraie j'avais human capital, j'avais well being j'en ai un Rappelle-moi que La première fois que tu m'as expliqué ton nouveau business Je te voyais comme Marie Kondo Et en vrai Moi je t'ai rentré à la maison Et c'est le premier truc que j'ai dit Il faut que ça soit bien rangé Et moi je passe par mon garage Ça

Brice Boland 11:51 n'a aucun sens Donc le Pérou

Pauline Dubois 11:55 Et du coup je suis dans cette Fin de période de stage C'est une journée type Où je vais le matin à mon stage avec mon ordinateur, mon téléphone belge, mon téléphone péruvien j'ai retiré du cash à la banque j'ai mes petites affaires pour y aller mon backpack comme d'hab et je décide de prendre mon taxi à 4h de l'aprèm pour aller au terminal de bus et prendre mon bus et aller dans ce petit village je me baladais toujours avec mon Lonely Planet et voilà j'arrive au

Pauline Dubois 12:21 terminal de bus, la nana je commence à parler avec elle parce que j'ai la papote facile elle me dit oui mais bon vous avez vu à quelle heure vous allez arriver dans ce village ça va être en pleine nuit j'ai dit oui mais j'ai le temps de trouver un logement ce que j'avais souvent l'habitude de faire je vous conseille de rentrer chez vous et venir prendre un bus plus tard dans la journée enfin début de soirée je me dis en fait pourquoi pas je vais écouter

Pauline Dubois 12:39 ses conseils je repars du terminal de bus et il se fait qu'au Pérou on était il y a 10-12 ans à la sortie des des terminaux de bus il y a souvent une ligne pour les locaux une ligne pour les touristes qui est assistée par la police du tourisme je m'identifie pas du tout comme une touriste et donc moi je vais du côté des locaux je prends mon taxi Et on commence à rouler Et en fait le gars me dit très vite Est-ce que vous êtes

Pauline Dubois 13:05 pressé ?

Pauline Dubois 13:05 Non je ne suis pas pressé Vous pouvez payer ma course en essence C'est quelque chose qui était coutume là-bas Et en fait Là je paye l'essence On repart, on prend une autre direction Et là je me dis c'est un peu chelou ce qui se passe Et puis on rentre dans une petite rue Sens unique, assez sombre Et la voiture s'arrête Et là je me dis putain Mais vraiment qu'est-ce que j'ai foutu Et je veux sortir de la voiture

Brice Boland 13:32 t'avais 22, 23

Pauline Dubois 13:34 et je veux sortir la voiture il n'y a pas de poignée pour sortir la voiture et donc je suis coincée dans ce taxi mais tout ça en une fraction de seconde

Brice Boland 13:42 et t'avais pas vu avant t'avais pas du tout fait attention

Pauline Dubois 13:45 et en fait à ce moment là je vois un gars qui arrive en courant d'un côté un gars qui arrive en courant de l'autre côté et à ce moment là je me dis je suis foutue et en effet un gars rentre il me fout une beigne l'autre gars rentre il me fout une autre beigne je hurle mais je ne sais même pas combien de temps ça dure mais pas longtemps et il me dit juste tu tais parce que sinon on te tue et là on commence

Pauline Dubois 14:03 à rouler de manière tout à fait calme on commence à rouler, il commence à me donner des coups dans les côtes, il commence tout de suite à fouiller mon sac dedans j'ai tout, donc je suis comme on dit en anglais fully loaded, je suis la parfaite victime à choper et tout de suite en fait ça c'est quelque chose que je me rends compte après c'est que je me mets en mode survie et je fais semblant que je parle pas espagnol et que je parle à peine

Pauline Dubois 14:24 espagnol pour comprendre tout ce qu'ils vont me dire et faire vraiment comme si j'étais une vraie touriste et donc là il commence à discuter entre eux en disant on va tout choper, on va lui vider ses comptes on va aller à la banque, etc c'est quoi tes codes, c'est quoi tes codes il me chote, il me chote, dans les côtes donc gentiment, je me sens pas du tout j'ai pas spécialement mal mais c'est vraiment pour me brusquer, me faire mal, pas me faire peur

Brice Boland 14:44 ouais de faire peur, ouais bien sûr

Pauline Dubois 14:45 et en fait je leur donne un faux code que je répète 20 fois, 50 fois, etc et je leur dis mais de toute façon si vous allez à la banque vous ne pouvez pas rentrer dans la banque vous devez rentrer dans la banque avec mon passeport parce qu'en fait au mur, ils vont vous avaler ma carte tout de suite c'est une sécurité pour les étrangers, c'est quelque chose de nouveau j'invente un truc et donc le gars dit mais tu vois ça va pas fonctionner et je

Pauline Dubois 15:09 dis mais voilà prenez mes cartes prenez tout, allez-y et en effet ils partent et je me rends compte après qu'en fait les seules choses qu'ils m'ont laissé dans mon sac à dos c'était mon passeport et mes clés d'appart donc ils partent avec tout et en fait j'entends 20 minutes après on s'est arrêté il y avait un autre taxi qui attendait donc un des gars sort, monte dans le taxi avec toutes mes affaires, il commence à rouler nous on continue à rouler et en fait 20 minutes

Pauline Dubois 15:32 après ils reçoivent un truc au téléphone en disant elle avait raison, les cartes ont été avalées je savais bien parce que c'était un faux code et là on continue à rouler et ils disent juste vous vous débarrassez d'elle et en fait à l'époque, toujours aujourd'hui à Arequipa il y a un grand volcan qui s'appelle le Misti et moi j'avais vu cet appartement de ce volcan de mon appartement et je me rends compte qu'en fait on a roulé une heure, une heure et demie en tout et

Pauline Dubois 15:53 qu'en fait on est complètement sorti de la ville et qu'on se retrouve dans le premier bidonville qui est en dehors d'Arequipa mais qui est aussi gros que la ville d'Arequipa qui est un énorme bidonville géré, donc je l'apprends après par des anciens gars de l'armée qui ont été virés pour corruption etc et qui sont maintenant dans la police locale donc les gars sont des fous furieux mais pour gérer je pense un bidonville il faut des fous furieux

Brice Boland 16:18 et tu voyais le volcan, c'est ça que tu disais ?

Pauline Dubois 16:19 et donc je sors de cet acte-ci, je vois le volcan mais je suis pas du tout du bon côté, je suis hyper loin je me dis, et là il est 6h, 6h30 j'ai l'impression d'être dans Babel quoi, toutes des maisons de tôle, toutes des maisons en terre sèche etc il n'y a personne dans les rues et je vois au loin un petit combi, donc à l'époque au Pérou il y avait je dirais peut-être 90% de taxis qui étaient faux et il y avait des systèmes de

Pauline Dubois 16:43 transport parallèles qu'on appelait les combis et je vois un petit combi, les petits van VW de l'époque qui passent et je me dis bon ben je vais aller voir s'il y a une ligne qui passe à ce moment là et j'arrive là en haut, ce combi part au moment où j'arrive donc là je commence à pleurer en me disant qu'est-ce qui va m'arriver ici et je crois que là j'ai ma petite étoile au dessus de moi il y a un livreur de Inca Kola qui est

Pauline Dubois 17:04 le Coca-Cola local qui est en train de livrer le seul magasin du bidonville et le gars me voit, il piche tout de suite qu'il y a un truc qui va pas que je vais rien à faire là il vient me chercher, il dit tu restes près de nous et on va t'aider et la fille de la tienda donc du magasin me dit je suis désolée mais je dois absolument appeler la police parce que t'as été repéré, c'est un truc type on droppe les gens ici t'as

Pauline Dubois 17:26 été repéré et il y a des gens qui doivent être au courant que t'es ici quoi elle me dit on va appeler la police mais qui est-ce qu'on peut appeler d'autre et je dis mais moi j'en ai plus rien j'ai pas de numéro de téléphone j'ai pas de GSM, j'ai rien et là arrive 10 personnes 20 personnes, 30 personnes, 40 personnes puis les gens arrivent avec leur tracteur, commence à y avoir un monde autour de ce magasin et elle me dit il faut vraiment appeler quelqu'un

Pauline Dubois 17:48 parce que si tu rentres dans cette voiture de police il y a des chances qu'on ne te retrouve pas là elle m'explique cette histoire avec les flics et j'ai de nouveau un bol de dingue c'est que je mets ma main dans mon jeans et je trouve une vieille carte de visite de mon maître de stage mais qui est déchiquetée parce que je mettais mes habits à la lavadoria à l'époque j'avais plus ma maman à la maison donc il y avait quelqu'un qui devait faire mon linge

Pauline Dubois 18:11 et à ce moment là je vois que j'ai cette carte de mon maître de stage j'essaye d'appeler, la fille à la queue me dit je ne sais pas qui vous êtes et en fait au siège qui était le gros siège où moi j'étais il y avait une partie agence, une partie siège sur le numéro de téléphone il y avait le numéro de l'agence et je rentrais jamais par l'agence et là la fille me dit non je sais pas qui t'es elle me raccroche à la tronche

Pauline Dubois 18:30 et là le gars de Inca Kola rappelle en disant écoutez on a votre stagiaire qui est ici il faut que vous veniez la chercher et donc là en effet le président de l'ONG rappelle en disant ok mais on envoie deux voitures on vient la chercher mais il n'y a pas de nom de rue dans un bidonville, il n'y a pas de rue et donc on s'est mis d'accord long story short c'est de dire voilà on va se retrouver quelque part à une municipalité, la police arrive

Pauline Dubois 18:53 je rentre dans la voiture en ayant prévenu l'ONG que je rentre dans la voiture on arrive à la municipalité et 5 minutes après arrive mon ONG pour me rattraper, enfin pour me sauver si on peut dire comme ça et en fait là commence mon énervement profond pour les autorités belges parce qu'en fait je suis récupéré par le président de mon ONG et le staff donc ils ont envoyé deux voitures on me récupère et le lendemain commencent les démarches pour faire

Brice Boland 19:20 justice.

Brice Boland 19:20 Les procédures.

Pauline Dubois 19:22 Les procédures.

Pauline Dubois 19:22 On va à la police du tourisme.

Pauline Dubois 19:24 La police du tourisme, en fait, n'a aucun poids légal.

Pauline Dubois 19:27 On va à la vraie police et je leur dis écoutez, en Belgique, ils savent exactement où mes cartes ont été avalées.

Pauline Dubois 19:32 Donc, on a le visage des gens, etc.

Pauline Dubois 19:34 Oui, mais il faut appeler un juge, etc.

Pauline Dubois 19:34 Et on me met en contact avec le consul honoraire belge sur place, qui est un ancien avocat péruvien qui ne parle pas français.

Pauline Dubois 19:42 Et je me rends compte qu'on est plusieurs à la police du tourisme à cette fée kidnappée.

Pauline Dubois 19:46 il y a deux autres belges néerlandophones

Brice Boland 19:48 il y a une salle d'attente en fait il y a une salle d'attente des kidnappés oui oui donc nous

Pauline Dubois 19:52 il y a deux autres belges qui sont là qui se sont fait enlever elles se sont fait enlever dans une cave je ne sais pas très bien quoi mais elles s'en sont sorties et elles ne veulent qu'une chose c'est se casser et continuer elles voulaient continuer leur trip en sac à dos

Brice Boland 20:05 continuer ok

Pauline Dubois 20:06 elles ont dit on part je ne les ai pas vues c'est à la police où ils m'ont dit elles sont parties et à côté de moi se retrouve un couple d'une soixantaine d'années anglais accompagnés de l'ambassadeur anglais qui est venu de Lima les accompagner dans les démarches et en fait mon père à ce moment là avait appelé Lima en disant écoutez ma fille vient de se faire enlever, elle est toute seule à Arequipa elle n'a pas une carte de banque elle n'a rien la première chose

Pauline Dubois 20:27 qu'il dit à Lima en disant on n'a pas de trace de votre fille alors que l'ICHEC nous avait dit au mois d'août précédent, dès que vous arrivez

Brice Boland 20:38 les gars, c'est limite ta faute

Pauline Dubois 20:40 ah oui non non je suis avec Arnaud Lefebvre, on a été tous les deux arrivés ensemble pour l'échange on avait été s'enregistrer à l'ambassade comme ils nous avaient demandé de faire donc mes coordonnées sont à l'ambassade et là comme mon père appelle 8 mois 9 mois plus tard ah non on n'a pas de coordonnées donc déjà je me dis à quoi est-ce qu'ils servent et ah non mais là pour l'instant et alors il dit mais quelqu'un peut assister Pauline à Arequipa c'est un vol qui coûte

Pauline Dubois 21:03 rien en dollars etc on a trop de festivités pour l'instant ça va pas

Brice Boland 21:07 ouais ils sont un peu busy

Pauline Dubois 21:09 là je me dis mais en fait vous servez à quoi enfin je veux dire c'est pas ok j'ai un oncle qui est mort dans les montagnes d'un avion craché 3-4 ans avant au Pérou où l'ambassadeur belge partait en vacances à Knok au moment où la famille venait aider pour trouver le corps là franchement mon énervement commence à venir je vais devoir faire ça toute seule et en fait on peut plus compter sur les autorités belges à l'étranger en tout cas et en fait là très vite

Pauline Dubois 21:34 je me dis il faut que je laisse tomber parce que ce système est pourri déjà localement au Pérou

Brice Boland 21:42 tu peux pas changer le système comme ça non plus

Pauline Dubois 21:44 en Pérou je peux rien faire et en fait au niveau de la Belgique ça change rien et donc moi je me dis bah voilà je vais continuer ma vie j'ai un cousin qui travaille pour l'ONU à Lima donc je m'arrange avec lui je me débrouille en fait je me débrouille très bien et ça c'est mon histoire de kidnapping je dirais ce terminage je suis en contact avec l'ICHEC

22:00 Pourquoi devenir première ministre

Brice relie l'histoire du kidnapping au désir de Pauline de devenir première ministre ; elle explique ressentir un manque de leadership en Belgique et avoir été approchée pour des élections régionales et fédérales, sans y donner suite face à la complexité linguistique et institutionnelle du pays. Elle préfère aujourd'hui agir via l'entrepreneuriat, citant son combat pour les places en crèche avec une autre entrepreneuse, qui a révélé des dysfonctionnements dénoncés par l'ONE et Kind en Gezin.

Brice Boland 22:00 et donc ça c'est le trigger tout ça, l'histoire est ouf et de nouveau je crois que tu fais partie heureusement du mini quota de personnes qui sont fait kidnapper, que je connais en tout cas ça c'est le trigger selon toi pour Cura, pour le côté admin et c'est aussi le trigger de dire je veux être premier ministre pourquoi tu veux être premier ministre ?

Pauline Dubois 22:23 en fait aujourd'hui je trouve qu'en Belgique on manque de leadership

Brice Boland 22:26 il y a un peu de place là pour l'instant il y a encore des suisses en cours avec Bart De Wever tu peux aller dire

Pauline Dubois 22:33 en fait j'ai vraiment l'impression qu'il y a une déconnexion totale entre la vie du citoyen et de ce qui se passe, c'est quelque chose je me suis mis plutôt en observatrice depuis un petit temps, on m'a approché au moment j'irais de toutes les élections régionales et fédérales et j'y ai cru et puis en fait il s'est avéré qu'en fait ça n'avait pas marché on a un problème linguistique dans ce pays moi-même je trouve que...

Brice Boland 23:02 Il y a un an et demi

Pauline Dubois 23:05 quelqu'un a voulu lancer un nouveau parti potentiellement et puis j'avais été approchée et en fait non Pauline il faut que tu changes d'adresse sur Bruxelles parce que tu habites à Overace et je me dis en fait aujourd'hui c'est plus ok d'avoir ce genre de démarche dans un pays qui est aussi petit que le nôtre et je dis qu'il est petit parce que pendant 8 ans de ma vie j'ai habité au Texas à Houston, c'est huge c'est huge et les choses avancent on sait faire avancer les

Pauline Dubois 23:29 choses et ici on est dans un pays avec 3 régions où rien que la barrière linguistique est un problème quoi

Brice Boland 23:34 c'est trop compliqué pour un pays trop petit mais du coup c'est quoi le next step c'est quoi la solution

Pauline Dubois 23:41 en fait aujourd'hui j'ai pas envie de rentrer en politique tout de suite je me rends compte qu'à travers l'entrepreneuriat on sait avoir beaucoup plus d'impact on sait faire changer les choses et aussi à travers la voix il y a deux ans j'ai trois enfants et pour deux de mes trois enfants j'ai des problèmes de crèche et c'est encore des problèmes de crèche aujourd'hui et donc avec une autre entrepreneuse

Brice Boland 24:03 de quota

Pauline Dubois 24:05 de sécurité de place, de sécurité, de tout, d'horaire, etc.

Pauline Dubois 24:11 Et donc, avec une amie entrepreneuse, on a en fait élevé nos voix par rapport à cette problématique-là.

Pauline Dubois 24:16 Et on a vu qu'il y a deux entrepreneurs maintenant qui se penchent là-dessus.

Pauline Dubois 24:20 Mais quand on a levé nos voix par rapport aux problématiques des crèches, on a été contactés en Sumerling par des personnes qui sont actives dans des organismes qui gèrent le secteur des crèches en Belgique, dont l'ONE et Kind en Gezin, qui nous ont dit clairement il y a un problème les services sont gangrénés aujourd'hui par du copinage politico etc avec du placement de personnes etc tout le système et aujourd'hui énormément de crèches sont aussi dans des situations compliquées parce que les institutions sont déconnectées de la

Pauline Dubois 24:53 réalité et je ne suis pas ok qu'aujourd'hui il n'y ait pas de transparence dans les institutions belges qu'on ne puisse pas demander des comptes que ces comptes ne soient pas publiés au D2D et donc voilà mon but aujourd'hui est d'être en position d'observation de voir qu'est-ce qu'il en est etc de voir qui sont les Belges qui ont vraiment envie de faire changer les choses et puis on verra et donc du coup moi à mon échelle à moi j'ai d'abord été dans le milieu des seniors avec

Pauline Dubois 25:19 Cura et maintenant je suis dans le milieu de l'entrepreneuriat parce que je veux vraiment que l'entrepreneuriat féminin boume pour avoir des électeurs dans le futur, des femmes qui seront beaucoup plus conscientes dans les choix politiques qu'elles feront pour leurs enfants à elles.

25:37 Construire et faire grandir Cura

Pauline détaille comment elle a fait grandir Cura à partir de l'aide administrative apportée à son grand-père : cartographie de tous les prestataires et échéances de vie d'une personne âgée, structuration en « dossier de vie », puis développement commercial via des partenaires bancaires comme Petercam. Elle explique l'évolution du modèle économique, de la facturation à l'heure vers des forfaits de 10 à 50 heures, et la vente de 49 % de sa société fin 2019 à des investisseurs flamands. Elle raconte enfin l'échec d'un partenariat avec le CPAS de Schaerbeek, alors présidé par Sophie Querton, qui refusait de confier ses bénéficiaires à un acteur privé.

Brice Boland 25:37 Si on revient sur Cura, en deux mots, comment t'as scalé ça ?

Brice Boland 25:41 En soi, t'es partie d'aide à ton grand-père.

Brice Boland 25:46 Moi, personnellement, j'ai aussi aidé ma grand-mère sur deux ou trois trucs, mais je n'ai pas fondé une boîte derrière par rapport à ça.

Brice Boland 25:49 Comment t'as scalé ça et comment ça s'est mis et comment ça s'est arrêté ?

Pauline Dubois 25:54 Alors, du coup, PwC a été...

Pauline Dubois 25:58 Ça a été important pour moi d'être passée par PwC parce que PwC m'a amené beaucoup de structures dans tout ce qui était process, tout ce qui était flux d'informations tout ce qui était organisationnel donc quand j'ai commencé à travailler pour mon grand-père j'ai noté tout ce que je faisais et c'était vis-à-vis de la famille, je voulais que ce soit très transparent mais je voulais aussi pouvoir faire une carte en fait ce que j'ai appelé un dossier de vie

Brice Boland 26:17 c'est quoi par exemple, l'aider sur le paiement de factures téléphonique

Pauline Dubois 26:20 tout, tout, tout

Brice Boland 26:21 le brancher sur internet

Pauline Dubois 26:22 il y avait la partie pro et la partie perso, ce qui est le quotidien de beaucoup d'entrepreneurs aussi et donc c'était de savoir qui sont tous les prestataires autour de lui au niveau pro mais au niveau privé aussi quel est son budget, qu'est-ce qu'il a prévu pour le futur, quels sont les documents légaux qui sont en cours, est-ce qu'ils sont encore d'actualité et donc j'ai commencé aussi à aller voir tous ses prestataires, j'ai été voir sa banque privée qui à l'époque était Petercam j'ai été voir

Pauline Dubois 26:45 son courtier en assurance j'étais en contact avec son infirmier j'étais en contact avec son plombier

Brice Boland 26:51 donc t'as cartographié tous les life events d'une personne senior donc vraiment le daily life du lundi au dimanche et t'as fait quoi ?

Brice Boland 27:01 t'as fait une espèce de matrice de priorité de risque l'idée était de faire

Pauline Dubois 27:06 moi je l'ai fait sous forme de j'ai documenté chaque event chaque situation pour pouvoir l'expliquer à la famille mais aussi pour pouvoir me rendre compte de ce que j'apprenais et toutes les informations que j'avais eues et donc par exemple, qu'est-ce qui se passe ?

Pauline Dubois 27:20 mon grand-père à l'époque avait un contrat de mariage avec ma grand-mère mais il n'était plus d'actualité ils n'avaient pas de ils n'avaient pas fait un inventaire de tous leurs biens ils n'avaient pas fait une programmation successorale et donc c'était d'expliquer en fait qu'est-ce que ça veut dire tout ça et qu'est-ce qu'on fait, à quel moment est-ce qu'on fait ça et du coup tout ça j'ai noté j'ai commencé à noter ça dans un intranet très simple, à l'époque c'était dans un Google Drive dans les Google Sites

Pauline Dubois 27:45 et en fait en rencontrant les prestataires, les prestataires m'ont dit mais on a plein de clients qui ont besoin de votre aide et à la banque, le nombre de familles qui ne sont soit plus présentes, soit les parents âgés ne voulaient pas du tout impliquer leur famille là-dedans, soit c'est des personnes qui étaient de la Première Guerre mondiale qui n'avaient pas eu d'enfants et donc des gens qui étaient extrêmement seuls.

Pauline Dubois 28:08 Et en fait, c'est à la banque, chez Petercam, qui m'ont dit, Pauline, on a envie de te référencer auprès de nos clients, mais il nous faudrait un nom.

Pauline Dubois 28:14 À l'époque, il n'y avait pas de chat GPT.

Pauline Dubois 28:16 Donc je ne savais pas où aller chercher un nom.

Brice Boland 28:17 Donc tu es passée de, j'aide mon grand-père, je documente un peu, et puis après, il y a une institution financière, tu as dit, « Tiens, by the way, en fait, on veut outsourcer, on veut mettre un peu de servicing en plus.

Brice Boland 28:25 » Exactement.

Brice Boland 28:29 « Trouve-toi un nom, fais quelque chose.

Brice Boland 28:29 » Fais quelque chose.

Brice Boland 28:31 Ok, do it.

Brice Boland 28:32 Do it.

Pauline Dubois 28:33 Donc je me suis dit « Bon, ok.

Pauline Dubois 28:33 » Et ça, c'est ma partie réactivité.

Pauline Dubois 28:36 Donc on me dit « Pauline, trouve un nom.

Pauline Dubois 28:37 Pauline, lance une boîte.

Pauline Dubois 28:38 Ok, je vais le faire.

Pauline Dubois 28:38 » Donc je trouve les solutions pour le faire.

Pauline Dubois 28:41 Et du coup, à ce moment-là, j'ai juste dit « Voilà, ça va être curaservice.be.

Pauline Dubois 28:45 Je vais aider les seniors.

Pauline Dubois 28:46 Voici les cinq services où je sais que ça va aller.

Pauline Dubois 28:46 » Parce que du coup, mon grand-père et ma grand-mère, Il fallait les déménager, voir si on faisait un mandat extrajudiciaire abandonné ou pas.

Pauline Dubois 28:56 Voilà, toute une série de choses qu'on a mises en place.

Pauline Dubois 28:59 Et en fait, j'étais seule.

Pauline Dubois 29:00 À l'époque, quand j'ai lancé, j'étais indépendante pendant trois ans.

Pauline Dubois 29:04 Pendant ces trois années-là, j'ai eu un enfant.

Pauline Dubois 29:10 Et en fait, quand je me suis rendu compte que je n'allais pas pouvoir continuer avec mon deuxième enfant qui arrivait, j'ai décidé de passer en société.

Pauline Dubois 29:17 La première personne que j'ai engagée, c'était ma mère.

Brice Boland 29:18 ça aide aussi du coup

Pauline Dubois 29:21 j'avais besoin de quelqu'un de confiance et j'entendais, je voyais beaucoup trop en étant seule, j'ai vraiment été sur le terrain avec mes clients, l'arnaque est partout l'arnaque est partout même dans les institutions

Brice Boland 29:33 l'arnaque c'est des gens qui en profitent et qui overprice certains services

Pauline Dubois 29:38 qui vont te mettre un abonnement le plombier va te mettre un abonnement pour venir te déposer du sel chaque année et en fait le sel c'est le même depuis 5 ans

Brice Boland 29:46 et voilà

Pauline Dubois 29:46 là dessus

Brice Boland 29:48 j'ai rien contre les plombiers, les chauffagistes mais en fait c'est parce que on est en manque d'expertise typiquement moi j'appelle un plombier c'est souvent dans l'urgence tu dis pas tiens je vais faire venir mon plombier ce week-end ça va être sympa donc il vient dans l'urgence et toi par rapport à ton appétit à cette urgence tu te dis bah il va venir 200 balles mais c'est quoi l'expertise derrière que tu vas pouvoir donner ou pouvoir justement challenger par rapport au service, parce que finalement le service

Brice Boland 30:16 c'est pas que pour les personnes âgées t'as 20 ans, tu veux un plombier c'est pareil non ?

Brice Boland 30:21 Tu fais comment pour gérer ça ?

Pauline Dubois 30:24 Je pense qu'aujourd'hui quand il y a du service, il faut être très clair et il faut avoir un engagement et il faut pouvoir aussi j'irais donner avoir un rapport de pouvoir se dire ok, on s'engage à ça, par exemple le plombier qui va passer une fois par an en fait, s'il passe pas une fois par an c'est pas ok, souvent les plombiers quand ils viennent faire par exemple l'entretien de la chaudière, ils vont venir noter ils te programment un rendez-vous pour l'année d'après etc et en

Pauline Dubois 30:49 fait aujourd'hui à travers Cura, je me suis rendu compte qu'il y avait beaucoup de, et c'est pas que les plombiers c'est d'autres services aussi qui en fait se disaient, voilà, on est bien content on fait payer une mensualité ou une annuité à nos clients et en fait on passe pas et ça c'est pas ok je suis ok qu'on demande un abonnement on a fait une carte, on a fait un Excel et vraiment c'était avec des outils de base en disant quand est-ce que chaque année passent

Pauline Dubois 31:10 ces intervenants et s'ils ne passaient pas, alors on faisait un check avec ce client en disant c'est pas normal que ton plombier soit venu c'est pas normal que le jardinier qui dit qu'il passe sous les mois

Brice Boland 31:19 ne vienne pas.

Brice Boland 31:19 Et là t'as envoyé ta mère pour lui péter la gueule

Pauline Dubois 31:21 et donc à ce moment là au max qu'on est arrivé c'était 3 employés et je dirais 7-8 indépendants l'idée était d'avoir des personnes qui travaillaient localement pour pouvoir intervenir rapidement

Brice Boland 31:31 chez les clients.

Brice Boland 31:31 Donc t'avais plus finalement de travail back office derrière et le dev, le développement de l'activité commerciale ça se faisait via toi ou via les banques et t'as jamais pensé à bon tu vas me dire c'est peut-être trop digitalisé par rapport à des personnes âgées mais justement quand tu dis j'ai cartographié ça à dire en fait dans l'année il y a des événements des saisonnalités typiquement le plombier ou prenons un truc encore plus simple le ramoneur t'as une cheminée, il faut la ramonner pour l'assurance peut-être une

Brice Boland 32:00 fois par an dire ok en fait il va venir à ce moment là et tu mets ça dans l'agenda et mettre un espèce d'applicatif ou une application agenda

Pauline Dubois 32:09 c'est quelque chose que même pour les entrepreneurs, pour tout le monde et à l'époque c'était ma banque est toujours Belfus et je les avais approchés en disant je voudrais développer une app mais j'avais déjà mes deux enfants et je me rendais compte que ça devenait beaucoup pour moi de devoir gérer mon staff et de faire du commercial et donc je me suis associée fin 2019 je me suis associée j'ai vendu 49% de ma boîte à un autre acteur dans le milieu de la personne âgée.

Brice Boland 32:42 Tu as vendu parce que tu as eu une belle opportunité financière ou tu as vendu parce que la manière de ce qu'elle est ?

Pauline Dubois 32:48 Je voulais grandir et donc c'était des acteurs du côté de la Flandre.

Pauline Dubois 32:52 Et donc fin 2019, je vends la moitié, 49% de ma boîte à des investisseurs néerlandophones en me disant on va pouvoir aller vers la Flandre, ça nous fera plus de chiffre d'affaires et du coup à ce moment-là, on pourra aussi financer si on veut la partie des digitalisations.

Brice Boland 33:07 c'était quoi le modèle financier derrière les personnes âgées, tes clients, tes membres payer un fee c'était un abonnement ou c'était un fee on top of the service

Pauline Dubois 33:17 même pas c'était vraiment à l'heure c'était à l'heure on était vraiment dans les débuts

Brice Boland 33:22 donc c'est comme un avocat t'es conseillère en fait

Pauline Dubois 33:25 et donc d'année en année on a commencé à 50 euros TVA c'est l'heure et voilà je pense que quand j'ai quitté je pense qu'on était à 65 ou quelque chose comme ça mais l'idée en fait après a été de plus vendre à l'heure mais vendre des packages et donc on a changé la formule en vendant des packages de 10, 20 et 50 heures et ça nous permettait en fait de savoir qu'on n'avait plus de one shot parce qu'en fait le one shot ça nous

Brice Boland 33:52 crevait notre énergie.

Brice Boland 33:52 Et donc dans un package tu savais très bien que quelqu'un avec un profil plus ou moins complexe était ce package là, c'est ça ?

Brice Boland 33:58 Oui.

Brice Boland 33:58 Donc ça veut dire que quelqu'un qui était qui avait pas une vie spécialement facile qui étaient très complexes mais qui avaient peu d'argent devaient payer beaucoup plus pour être accompagnés ?

Brice Boland 34:09 En fait dans

Pauline Dubois 34:10 je dirais nos clients avaient quand même un certain revenu financier un certain standing et du coup les one shot en fait étaient les gens qui avaient les moins de moyens financiers mais qui du coup souvent avaient le plus de prématiques qui demandaient le plus d'énergie et ça du coup on a dû choisir un peu qui étaient nos clients

Brice Boland 34:29 Si on revient sur le côté Premier ministre et structure du gouvernement etc effectivement là c'est plutôt premium c'est à dire que quand t'as le choix et l'argent pour te dire ok en fait je vais ressortir ça, il y a cette chapeauline qui va m'aider à tout faire, les gens qui n'ont pas de revenus ou qui ont moins de revenus c'est pas possible de mettre des bons des bons de l'état qui vont donner des crédits pour Cura il n'y a pas quelque chose à faire là-dessus

Pauline Dubois 34:55 il y aurait moyen que ce soit le CPAS

Brice Boland 34:59 qui sponsorise

Pauline Dubois 35:00 en fait aujourd'hui on a voulu travailler à faire des collaborations avec le CPAS, avec une très chouette présidente, à l'époque qui était Sophie Querton, présidente du CPAS à Schaerbeek.

Pauline Dubois 35:10 Et on a voulu faire un partenariat parce qu'en fait, ils se sont retrouvés au CPAS débordés par la situation des seniors, la fracture digitale, etc.

Pauline Dubois 35:21 Et en fait, il y a eu un gros problème avec la vision qu'avait le CPAS qui disait, en fait, ce sont nos seniors, ce sont nos pauvres.

Pauline Dubois 35:30 Et ce n'est pas une société privée qui va s'occuper de nos pauvres, alors qu'il essaie énormément de personnes âgées dans une grosse problématique livrée à eux-mêmes et donc on n'a pas pu aller plus loin et ça, ça manque les collaborations privées publiques, ça manque énormément alors qu'on aurait pu faire avancer les choses, on aurait pu être efficace

Brice Boland 35:45 on était déjà

Pauline Dubois 35:48 délocalisé sur des localités spécifiques donc on savait comment on pouvait intervenir et ce genre de choses même pour elle, c'est exaspérant de vouloir faire avancer les choses et en fait on est gangréné par un système qui veut rester comme ça là-dedans

36:01 Digitaliser le quotidien administratif

La discussion glisse vers la digitalisation du quotidien administratif : Brice découvre, à l'occasion d'une prise de sang, la plateforme masanté.be et la puce de la carte d'identité belge, saluées par ses contacts français. Pauline évoque des outils existants comme Doccle, MyMinfin ou le coffre-fort des notaires, mais regrette l'absence d'une application unique liée à un bien (par exemple une maison) qui centraliserait tout son historique. Ils discutent aussi du travail au noir qui freine la centralisation des données et du rôle que pourraient jouer les assureurs pour prévenir les sinistres.

Brice Boland 36:01 parce que là on parle des seniors mais finalement en fait moi par exemple j'ai appris, moi j'aime bien apprendre donc c'était plutôt cool comme expérience j'ai été chez le chez le pneumologue je tout saute un petit peu de temps en temps comme ça etc bref je me suis dit ok Brice il faut y aller on va faire un petit self care et lui il me dit on va faire des examens sanguins c'est peut-être par rapport à des allergies etc ok ok on fait ça let's go

Brice Boland 36:30 je dis par contre je vais où il me dit bah comme ça vous allez où je dois faire une prise de sang quoi je vais où il fait ok bon je peux vous donner personnellement je sais pas trop aller alors que mon père est médecin toute ma famille est dans la médecine donc je peux dire ok je vais chez mon père mais bon donc là il me donne un centre et il me dit bah voilà en fait dans 5 jours vous connaissez le site masanté.be tu

Brice Boland 36:48 connais ?

Brice Boland 36:49 moi je le connaissais pas mais je me suis dit c'est génial ce truc où tout est tout rassemblé et puis je me suis dit c'est génial mais en fait c'est logique de l'avoir et puis finalement il me dit ok voilà t'as une préception pour avoir un petit puff qui est sur ma carte d'identité je savais pas qu'on pouvait mettre ça sur la carte d'identité et là je bosse beaucoup avec des français et eux ils sont plus au courant que nous d'ailleurs ils mettent ça en avant

Brice Boland 37:12 ils disent en Belgique il y a tout sur la carte d'identité ils trouvent ça génialissime moi d'une façon ou de l'autre j'ai découvert ça mais je trouve ça plutôt logique de me dire en fait il y a une puce et sur cette puce on peut mettre des trucs du coup la question c'est qu'en fait les immigrés qui arrivent chez nous les populations vieillissantes les jeunes qui décourent un peu la vie en fait il y a des créneaux un peu sur tout c'est quoi les services à

Brice Boland 37:34 l'heure actuelle, est-ce que tu connais des boîtes, est-ce que tu as des nouvelles idées business par rapport à ça

Pauline Dubois 37:41 il y a plein de choses qui peuvent être faites, après c'est savoir

Brice Boland 37:45 imaginons, tu as le temps tu n'as pas ton activité actuelle il faut qu'on en parle aussi mais tu peux le faire, là tu n'as rien

Pauline Dubois 37:53 aujourd'hui c'est d'arriver à faire une app en fait il y a plein de choses Il y a Doccle aujourd'hui qui te permet de centraliser tes documents Il y a ce qu'il y a sur ta caractéristique

Brice Boland 38:01 Doccle c'est plutôt C'est plutôt un outil digital

Pauline Dubois 38:05 Ils veulent rassembler les documents Mais certains documents tu les retrouves aussi sur MyMinfin Il y a le coffre-fort des notaires qui a été lancé aussi Il y a énormément de choses qui aujourd'hui Sont mises

Brice Boland 38:14 Mais c'est du piqué, c'est souvent du piqué Tu reçois une amende, tu la reçois à la poste Tu la reçois par mail, tu la reçois par MyMinfin Moi ça m'est déjà arrivé De ne pas la payer, ça m'est déjà arrivé souvent Mais ça m'est arrivé de la payer deux fois ou trois fois et puis du coup tu reçois des trucs

Pauline Dubois 38:27 et je pense qu'arriver à pouvoir te dire en fait j'ai mon app et je choisis qu'est-ce que j'ai envie de faire arriver ici je sais pas exactement comment aujourd'hui la partie j'irai tech, je la laisse vraiment aux gens qui sont techies etc mais c'est vrai que je le vois même aujourd'hui dans les entrepreneurs que j'accompagne de savoir où aller chercher l'information où faire venir toute l'information au même endroit d'ailleurs c'est pour ça qu'au niveau IT professionnel je me suis outillé avec Odoo parce que pour moi,

Pauline Dubois 38:54 c'est le meilleur endroit pour vraiment gérer ma boîte en un seul endroit unique.

Pauline Dubois 38:58 Mais c'est clair qu'il faudrait pouvoir avoir ça aussi pour les maisons.

Pauline Dubois 39:02 Le nombre de clients que j'ai accompagnés dans la vente de leur maison et le dossier d'intervention ultérieur à réaliser, aujourd'hui, il n'y a pas d'application qui, en fait, reste liée à la maison elle-même.

Pauline Dubois 39:12 Et tu devrais pouvoir avoir toutes les factures liées à une maison et que les nouveaux acquéreurs puissent se dire, OK, j'achète une maison, mais je reçois un espace cloud où il y a tout l'historique de ma baraque.

Pauline Dubois 39:24 Il n'y a pas aujourd'hui, tu vois.

Brice Boland 39:26 Mais c'est quoi le mieux, selon toi ?

Brice Boland 39:28 C'est d'avoir un one-stop-shop qui compile tout, qui fait le servicing de tout.

Brice Boland 39:33 Mais ça, ce n'est pas le rôle, finalement, ce qu'on appelle beaucoup au niveau beyond banking, les nouveaux services, ce n'est pas le rôle, finalement, de l'institution financière de le faire ?

Pauline Dubois 39:41 Oui, mais il y a beaucoup de gens qui...

Brice Boland 39:41 Ce n'est pas les mieux placés pour le faire ?

Pauline Dubois 39:42 Oui, mais aujourd'hui, le banking n'est plus tellement accessible non plus.

Pauline Dubois 39:46 Justement.

Pauline Dubois 39:48 Donc, voilà.

Pauline Dubois 39:49 Et en fait, il y a beaucoup de gens qui n'ont pas spécialement envie leur banque soit au courant de tout en Belgique et je peux le confirmer c'est qu'il y a encore, que ce soit dans le milieu des seniors ou au milieu des entrepreneurs, il y a encore énormément de black mais énormément et du coup les gens ne sont pas encore à fond dans la partie où on a envie de mettre toutes nos informations dans un cloud on ne sait pas très bien comment ça va

Pauline Dubois 40:10 être géré je pense que c'est plutôt la partie organisationnelle qui doit être mise dans un cloud avec savoir, ok j'ai mon assurance j'ai mes abonnements etc quand est-ce que ça tombe tous les X quand est-ce que je dois aller faire un check-up chez mon dentiste, quand est-ce que mon plombier passe et quand t'as trois enfants je peux dire que ta charge mentale à un moment donné

Brice Boland 40:30 justement ton assureur a peut-être intérêt à créer ça il y aura certainement moins de sinistre de par le fait de prévoir et ça va pour tout

Pauline Dubois 40:41 ça va de la machine à laver à tout

Brice Boland 40:43 bien sûr il y a peut-être une limite

Pauline Dubois 40:47 tu parlais d'une femme je peux dire que le problème de la machine à laver c'est important aussi

40:52 Vendre Cura à Korian et faire naître Micro-steps

Brice se souvient que Pauline lui avait vanté l'importance d'un intérieur bien rangé façon Marie Kondo. Elle raconte avoir vendu la moitié de Cura fin 2019, juste avant que le Covid ne mette l'activité à l'arrêt, puis avoir cédé l'entièreté de la société au groupe Korian en février 2021. Intégrée chez ce grand acteur des maisons de repos, elle constate un fort taux de burn-out chez les femmes de l'entreprise et décide de démissionner pour lancer ce qui deviendra Micro-steps.

Brice Boland 40:52 j'aime aussi que mes vêtements soient propres je t'avoue et du coup shiftons peut-être un peu sur l'actuel moi je me rappelle on avait parlé de Cura et puis on avait parlé de donner des points à l'entreprise pour avoir accès à différents masterclass et t'avais commencé par me dire Brice en fait tu te rends pas compte mais quand t'arrives dans ta maison le plus important pour te sentir bien c'est que ça soit bien rangé et donc là je pensais directement à Marie Kondo je voyais Pauline ranger

Brice Boland 41:22 ses chaussettes de lundi les gens qui ont des lundis et puis parfois ils mettent lundi et mardi est-ce que c'est déconné ou pas et donc toi finalement tu m'as dit ok il y a ça et puis tu m'as dit il y a ça, il y a ça et donc là tu es sur quelque chose bon ça reste du self-care mais ça a vraiment

Pauline Dubois 41:42 tout s'est enchaîné parce que du coup j'ai vendu la moitié de ma boîte en 2019 en 2020 en 2020 arrive le Covid là c'est drama zéro euro de chiffre d'affaires avec mes associés ça part complètement en sucette

Brice Boland 41:56 donc en fait t'as vendu au bon moment

Pauline Dubois 41:57 j'ai vendu la moitié

Brice Boland 41:58 t'as vendu la moitié au bon moment

Pauline Dubois 42:00 et en fait à ce moment là en 2020 je suis contactée par le groupe Korian gros acteur en France des maisons de repos commence toute une période de négociation pour vendre et donc on vend l'enterter de Cura en février 2021 et du coup j'intègre Korian en 2021 dans un groupe avec je crois 4-5 000 personnes et une grosse majorité de femmes et c'est là que je me rends compte très très vite en fait qu'il y a une énorme problématique en tout cas sur le quotidien des

Pauline Dubois 42:24 femmes sur le fait que les femmes doivent travailler, qu'elles sont peut-être pas au bon endroit dans leur job, qu'elles ne travaillent peut-être pas dans les bons horaires etc qu'elles se mettent pas de limites, je vois énormément de burn-out dans la société dans laquelle j'intègre je vais trouver le CEO en disant écoute moi je suis là pour faire le hand-over de Cura dans votre boîte Korian mais en fait ça ne m'excite pas du tout parce que mon business je le connais, on est là pour le scaler

Pauline Dubois 42:50 dans votre boîte mes anciens associés n'ont pas suivi dans la boîte donc je suis toute seule à piloter mon équipe à la faire rentrer et s'inclure dans la boîte mais c'est une boîte qui a fait l'acquisition de 120 maisons de repos en moins de 20 ans et donc l'arrivée d'un nouveau produit dans la boîte est très compliqué et en fait je constate vraiment cette problématique au niveau de l'humain parce que c'est une société qui fait de l'humain, des maisons de repos du service à domicile, des

Pauline Dubois 43:13 aides-soignantes des titres-services etc donc ils ont fait une politique de diversification et de là vient l'idée de micro-steps en disant il faut absolument que ces femmes on les aide, d'une manière ou d'une autre c'est pas possible que ces femmes arrivent crevées au boulot au bord du burn-out, avec un problème organisationnel dans leur quotidien tout ça ne va plus je décide de démissionner du coup

43:34 Pourquoi cibler les femmes : réseaux et santé féminine

Interrogée sur son choix de cibler les femmes, Pauline précise accompagner aussi des hommes mais s'être naturellement tournée vers des réseaux féminins comme Hors Norme, The Nine ou Réseau Entreprendre. Elle explique que les femmes vont souvent chercher leurs limites trop loin avant de craquer, et partage son propre vécu : problèmes hormonaux après la pose d'un stérilet, quasi burn-out, avortement et échanges avec sa gynécologue sur la ménopause en entreprise.

Brice Boland 43:34 Et pourquoi les femmes ?

Brice Boland 43:34 Parce que finalement c'est un peu tendance de dire ok, women on top, tout ce qui est wokisme etc, le fait de dire les femmes elles ont un plafond de verre nous on a mis en place par exemple un mentorat je crois que c'est une des meilleures façons d'essayer de rééquilibrer les choses donc il y a pas mal d'initiatives mais là tu te focalises que sur les femmes

Pauline Dubois 43:55 alors aujourd'hui la plupart de mes clients sont des femmes mais j'ai des clients hommes qui ont commencé à les accompagnements

Brice Boland 44:03 donc c'est plutôt DNI en fait, diversity inclusion c'est pas que femmes

Pauline Dubois 44:07 c'est pas que femmes, donc je fais aussi des retraites mais on va arriver dans deux secondes et en fait, c'est pourquoi je me suis adressée aux femmes, c'est que je me suis retrouvée dans un monde de soins où il y avait énormément de femmes et je suis dans des réseaux et j'étais dans des réseaux parce qu'on choisit nos réseaux aussi en fonction des besoins qu'on a à ce moment-là.

Brice Boland 44:24 C'est quoi en debout, Women on Top ?

Pauline Dubois 44:26 Moi, je ne suis pas dans Women on Top, parce que tu l'as déjà mentionné plusieurs fois.

Brice Boland 44:30 Je l'ai vu indiqué dans ton email.

Pauline Dubois 44:32 Non, en fait, dans les réseaux dans lesquels j'étais, j'ai été chez Hors Norme qui était un réseau de femmes qui sont vraiment dans la période de lancement j'ai été à The Nine aussi qui est un réseau qui est plus orienté je dirais dans toutes les femmes qui sont dans des institutions politiques, publiques, etc et j'ai été au réseau Entreprendre aussi et j'ai souvent très fort cliqué avec les femmes et aujourd'hui mon dada c'est clairement les femmes parce que je me rends compte que ce sont les

Pauline Dubois 45:01 femmes qui sont les plus ouvertes à vouloir apporter du changement dans leur quotidien et qui sont ouvertes à se dire ce changement va arriver par des micro actions que je dois mettre en place là où les hommes sont souvent très très fonceurs et ont moins cette réflexion et le temps de la réflexion en fait une femme si ça fonctionne plus il n'y a plus rien qui va fonctionner mais elles vont chercher leurs limites très très très loin parfois trop loin et je peux m'identifier à ça

Pauline Dubois 45:25 j'ai eu des problèmes hormonaux avec en mettant un stérilet après mon enfant où j'ai cru que j'allais crever ça a mis 8 mois pour me rendre compte qu'en fait j'étais en train de presque commencer un burn out ça n'a pas été un burn out mais j'ai dû faire enlever ce stérilet voilà j'ai avorté aussi donc la période post-avortement c'est compliqué aussi pour les femmes aussi j'en ai beaucoup parlé avec ma gynéco qui aujourd'hui ma gynéco elle va faire des talks chez Google sur tout ce qui

Pauline Dubois 45:46 est par exemple la ménopause parce qu'on ne se rend pas compte dans les entreprises la situation de la femme en ménopause c'est très très très compliqué et donc la femme passe par énormément de chapitres différents dans sa vie qu'en fait on ignore complètement dans la partie corporelle complètement complètement une femme qui doit revenir après trois mois au boulot son enfant probablement ne dort toujours pas à la crèche on va l'appeler pour dire que son enfant a de la température, etc.

Pauline Dubois 46:09 Je ne dis pas du tout que les hommes ne sont pas là-dedans parce que j'ai énormément de copains aujourd'hui, d'amis qui sont très impliqués dans le quotidien de la famille.

46:19 Des retraites au coaching business

Pauline raconte avoir commencé par organiser des retraites de développement personnel pour femmes, nées de son propre travail sur elle-même après avoir grandi au Texas avec une hygiène de vie qu'elle juge déséquilibrée. Trouvant la formule initiale (sommeil, alimentation, habitation) trop vague, elle l'a recentrée sur les entrepreneurs, avec pour approche de reconstruire le business autour du quotidien plutôt que l'inverse. Elle anime aujourd'hui des retraites complètes d'une dizaine de personnes, organisées en Belgique plutôt qu'à l'étranger.

Pauline Dubois 46:19 Et du coup, j'ai d'abord commencé des retraites.

Pauline Dubois 46:22 J'ai moi-même commencé un parcours de développement personnel en me rendant compte que la partie d'avoir un chez soi qui était bien organisé, qui était propre, qui n'était pas trop chargé, avec une alimentation saine, en faisant du sport etc mais c'est des choses qui sont compliquées moi j'ai grandi au Texas, pendant mes grossesses j'ai pris 25 kills parce que je buvais 2 cocas par jour je mangeais 3 croissants, je me faisais livrer de la Domino's Pizza enfin je veux dire, j'étais un mammouth quoi et c'est en

Pauline Dubois 46:47 fait c'est en commençant toutes ces parties de dev perso c'est que tant que tu ne te respectes pas toi-même tant que tu ne t'aimes pas toi-même tu ne te mettras jamais de limites et donc tu seras épuisé et donc j'ai commencé en créant des retraites de femmes de tout horizon où en fait je me suis un peu

Brice Boland 47:03 c'est quoi le but derrière ?

Pauline Dubois 47:05 C'était en fait de ramener un déclic, de se dire ok, il y a des choses.

Pauline Dubois 47:06 Déclic et équilibre.

Pauline Dubois 47:09 J'aime pas dire équilibre parce qu'en fait, l'équilibre, je trouve que c'est archi compliqué à atteindre.

Pauline Dubois 47:12 C'est relatif, c'est personnel.

Pauline Dubois 47:15 C'est personnel, mais du coup, j'aime bien parler de priorité.

Pauline Dubois 47:16 Pour moi, il n'y a pas d'équilibre.

Pauline Dubois 47:18 Parfait.

Pauline Dubois 47:18 D'accord, ok.

Pauline Dubois 47:18 Donc, les priorités viennent en fonction du chapitre de vie dans lequel tu es.

Pauline Dubois 47:23 Donc, les retraites étaient à la base sur le sommeil, l'alimentation, être dans le moment présent, son habitation, etc.

Pauline Dubois 47:28 Ok.

Pauline Dubois 47:28 Mais c'était

Brice Boland 47:30 trop vague.

Brice Boland 47:30 Ça t'en faut encore pour l'instant.

Brice Boland 47:30 En fait, non,

Pauline Dubois 47:32 j'ai changé la formule c'est que c'était trop vague et du coup je me suis orientée vraiment sur les entrepreneurs et comment mettre tout ça dans leur business et donc j'irais, mon pitch c'est de dire je t'aide à construire ou à reconstruire ton business autour de ton quotidien et pas le contraire

Brice Boland 47:46 ça marche pour l'instant ?

Pauline Dubois 47:47 ça cartonne ?

Pauline Dubois 47:49 c'est hyper content

Brice Boland 47:50 c'est quoi cartonner ?

Pauline Dubois 47:53 c'est qu'aujourd'hui j'ai des retraites full de 10 personnes quasi tous les mois et demi en Belgique ?

Pauline Dubois 48:01 en Belgique, je veux rester en Belgique, pas besoin d'aller à Essaouira ou autre parce que je me rappelle qu'on avait parlé d'un voyage à l'étranger, mais je trouve que tu peux prendre le temps ici en Belgique de le faire et je propose des accompagnements de 3 mois vraiment en one to one avec définir qui est-ce qu'on est à partir de son wine quel quotidien est-ce qu'on veut, comment est-ce qu'on veut restructurer ses services, etc.

48:23 Le quotidien et les routines de Pauline

Pauline détaille sa routine matinale en six étapes (silence, affirmations, visualisation via un vision board, exercice, lecture, écriture), sa douche froide quotidienne et son alimentation régulière plutôt que le jeûne intermittent. Elle explique aussi avoir opéré un tri dans son entourage pour ne garder que des relations alignées avec ses valeurs, comparant cela à faire de la place pour un nouveau canapé. Elle insiste enfin sur l'importance de respecter les cycles hormonaux, notamment en réduisant sa présence sur les réseaux sociaux pendant ses règles.

Brice Boland 48:23 Et tu fais tout toute seule ?

Brice Boland 48:23 Aujourd'hui je fais tout toute seule Donc par exemple, quelqu'un te dit, voilà moi ça m'intéresse les retraites, il y a 8 steps il y a 8 thématiques mais il n'y a pas Ice Bass imagine tu n'as pas Ice Bass moi je veux absolument Ice Bass tu fais comment ?

Pauline Dubois 48:38 tu veux que j'aille avec quelqu'un d'autre ?

Brice Boland 48:39 il n'y a pas de cross selling ?

Pauline Dubois 48:42 le Ice Bass ne fait pas partie de mon offre parce qu'aujourd'hui il y a une offre très business et autour duquel on vient mettre la partie mindset parce que pour moi dans un business il y a la partie 80% de la personne et 20% de la stratégie par rapport au business et donc voilà, on peut aller faire tu me demandais s'il y avait des pratiques que moi je faisais, moi j'adore faire du breathwork des routines tu veux dire, comment ?

Brice Boland 49:07 des routines, ouais des routines

Pauline Dubois 49:08 le breathwork je le fais pas au quotidien je vais à des séances de breathwork données par une healer au quotidien moi j'ai ma routine du matin qui est primordiale je me réveille le matin, c'est en 6 steps et donc c'est vraiment être en silence

Brice Boland 49:23 être en silence ?

Brice Boland 49:24 avec 3 enfants ?

Pauline Dubois 49:26 tu veux être en silence avec 3 enfants tu peux travailler un peu plus tôt si tu travailles 6 minutes plus tôt c'est déjà assez la technique c'est life savers et donc le mot c'est le S c'est sit in silence faire des affirmations c'est des affirmations que tu crées toi même

Brice Boland 49:40 c'est quoi par exemple ?

Pauline Dubois 49:42 des affirmations c'est par exemple en disant je suis tout à fait capable de vendre mes retraites

Brice Boland 49:47 généreusement compliqué à midi oui je vais le faire

Pauline Dubois 49:51 ça va être aujourd'hui je suis fort ça peut être toutes les affirmations qu'on veut qui sont vraiment des affirmations

Brice Boland 49:57 c'est quoi ça ?

Brice Boland 49:57 c'est pour recréer de la dopamine ?

Pauline Dubois 49:58 c'est pour te créer ta confiance en toi en fait ça fait switcher ça déconnecte et reconnecte des pensées méditatives que tu as donc tu recrées des nouvelles pensées il y a la visualisation avec un support de vision board que tu peux faire la visualisation c'est se projeter

Brice Boland 50:14 tu fais un dessin ?

Brice Boland 50:14 c'est quoi ?

Pauline Dubois 50:16 c'est du découpage d'images qui t'attirent et qui ont une signification derrière c'est pas juste parce que tu découpes le mont blanc que ça a une signification c'est peut-être que tu as besoin d'être beaucoup plus

Brice Boland 50:27 en contact.

Brice Boland 50:27 Des coupages, donc ne me dis pas que chaque matin tu fais un bricolage.

Brice Boland 50:29 Je ne fais pas un bricolage chaque matin

Pauline Dubois 50:30 je me crée un vision board pour 18 mois

Brice Boland 50:33 et en fait c'est un peu comme un mood board

Pauline Dubois 50:35 un peu comme un mood board et donc là c'est de la visualisation et donc je repense à ce vision board je me vois dedans et je sais exactement quelles sont les choses que je veux atteindre et pourquoi donc il y a toujours le why qui est derrière tout ça ensuite il y a le E qui est exercise, donc je fais 10 minutes d'exercice tous les matins.

Pauline Dubois 50:51 Tu fais quoi ?

Pauline Dubois 50:52 la planche la chaise c'est des exercices je fais ce qui me convient à ce moment là

Brice Boland 51:00 c'est là que les enfants commencent à venir autour

Pauline Dubois 51:02 et ils commencent à m'imiter

Brice Boland 51:04 c'est très bien

Pauline Dubois 51:05 puis il y a read même si tu lis qu'une page le matin c'est important de pouvoir lire

Brice Boland 51:11 beaucoup de livres business

Pauline Dubois 51:13 ou développement personnel et puis après il y a l'écriture soit c'est vraiment sortir toutes tes pensées de la nuit soit avoir des choses auxquelles tu veux penser pour plus tard, etc.

Pauline Dubois 51:22 Et en fait, à partir du moment où tu mets ces six points en marche dès le matin, en fait, t'as vraiment un focus de toi-même.

Pauline Dubois 51:28 Et si j'ai pas le temps de le faire, alors je me mets une ou deux méditations un peu actives au volant.

Pauline Dubois 51:34 Et donc, voilà.

Pauline Dubois 51:34 Beaucoup de se centrer sur soi-même.

Brice Boland 51:38 Il n'y a pas de douche froide là-dedans, dans ta routine ?

Pauline Dubois 51:40 Si, il y a de la douche froide tous les matins dans ma douche.

Pauline Dubois 51:42 Jeûne intermittent ?

Pauline Dubois 51:42 Non, mais je mange de manière hyper régulière.

Brice Boland 51:45 Comme les ailettes.

Brice Boland 51:46 Tu manges un peu tout le temps quand t'as faim ?

Pauline Dubois 51:48 Non, je mange de manière régulière.

Pauline Dubois 51:48 Donc, ça veut dire que tous les matins, je mange mes oeufs, des protéines, etc, je mange à midi je mange le soir

Brice Boland 51:53 c'est dans mon agenda, c'est bloqué

Pauline Dubois 51:56 il y a marqué de midi à une je mange et il n'y a pas de rendez-vous qui tombe à ce moment-là, il n'y a pas de call, il n'y a rien

Brice Boland 52:00 c'est quoi la limite moi je trouve ça génial, pour moi la routine c'est super powerful, c'est quoi la limite entre ça et un peu extrémiste c'est-à-dire que tu peux limite bloquer ton téléphone parce que tu as ta séance de relaxation tu dis ok, don't talk to me je suis occupé c'est quoi la limite sociale par rapport à ça ?

Pauline Dubois 52:24 en fait à partir du moment où tu crées la personne que toi t'as envie d'être, les autres vont l'accepter aussi et en fait malheureusement aussi ça passe par un nettoyage j'irais des personnes aussi qui t'entourent et quand je dis un nettoyage c'est un tri il y a des gens qui...

Brice Boland 52:38 un écrémage naturel, des gens qui finalement n'ont pas la même vision vocation et tu dis bon ok

Pauline Dubois 52:42 et ça se met plus

Brice Boland 52:44 c'est cool t'es sympa mais apparemment on est plus aligné

Pauline Dubois 52:46 j'aimais bien faire la fête avant j'étais toujours très partante pour plein de choses et en fait aujourd'hui je me rends compte que c'est quelque chose qui drainait énormément mon énergie et que du coup je n'avais plus l'énergie à mettre dans les choses que j'aimais bien du coup aujourd'hui je bois beaucoup moins, je sors beaucoup moins je fais beaucoup plus attention à mon sommeil la manière dont je pense les personnes qui m'entourent j'ai besoin d'être nourrie par des gens qui qui sont alignés à gérer aux mêmes

Pauline Dubois 53:11 valeurs que j'ai, de prendre soin de soi-même d'avoir des business dans lesquels on est passionné et oui il y a une partie parfois c'est un peu difficile à faire mais il y a une partie de gens que je ne vois plus ça se met plus c'est plus des gens avec qui je partage la même chose et en fait pour moi c'est ce que j'expliquais à ton éclairant c'est qu'on a une bulle autour de nous, on a un univers autour de nous on le remplit comme on

Pauline Dubois 53:32 veut mais quand il est trop rempli, il va falloir évacuer certaines choses, c'est un peu comme dans sa maison tu veux un nouveau canapé, tu dois dégager l'ancien pour mettre un nouveau et en fait si tu veux pouvoir accueillir des nouvelles personnes dans ton environnement, tu dois faire de la place et c'est vrai, tu dois faire de la place

Brice Boland 53:45 donc si un jour on se voit plus c'est que t'as acheté un nouveau canapé on se verra encore

Pauline Dubois 53:50 évidemment mais par exemple tu vois j'ai de la place quand je choisis d'avoir la place mais quand j'ai besoin du temps pour moi aujourd'hui c'est ok j'ai assez de self confidence en moi de me dire qu'il y a des moments où je dois ralentir et c'est ce que je te disais je fonctionne aussi beaucoup en fonction de mes cycles hormonaux quand j'ai mes règles je ne vais pas spécialement poster sur les réseaux sociaux parce que je suis drainée et que c'est pas le moment de.

Pauline Dubois 54:17 Et on est une des seules espèces aujourd'hui qui ne fonctionnent plus quasi plus en fonction des cycles.

Brice Boland 54:23 Et c'est très très important.

Brice Boland 54:23 Alors que tout est cycle.

Pauline Dubois 54:25 Tout est cyclique.

Pauline Dubois 54:25 Et les hommes ont des cycles plutôt sur une journée, là où les femmes ça va être par rapport à leurs règles, il y en a qui vont le faire par rapport à la lune, comme on disait, etc.

Pauline Dubois 54:33 Chacun peut choisir, mais à partir du moment où on se met dans quelque chose de cyclique, on a le droit de se dépenser, mais on a le droit de se réénergiser.

Brice Boland 54:41 De respecter le cycle.

54:42 Message aux générations futures et transmission

Brice évoque un ami proche atteint d'une tumeur au cerveau depuis plusieurs années pour introduire l'idée du podcast comme capsule temporelle laissant un message aux générations futures. Pauline y répond en encourageant à oser rêver, comme elle le fait avec ses trois enfants, malgré la pression qu'elle-même a connue de la génération précédente autour de ses études à l'ICHEC. Elle recommande la lecture des Accords toltèques comme guide pour vivre selon son propre rêve plutôt que celui imposé par la société.

Brice Boland 54:42 On arrive bientôt au bout là.

Brice Boland 54:45 J'ai l'impression qu'on parle depuis cinq minutes alors que ça fait une heure.

Brice Boland 54:48 J'ai encore deux, trois éléments là.

Brice Boland 54:50 Je pense que, et c'est un de mes meilleurs amis, qui n'est pas au top pour l'instant parce qu'il a un cancer, il a une tumeur au cerveau.

Brice Boland 54:59 Je dis ça de manière assez légère, mais ça fait quatre, cinq ans maintenant.

Brice Boland 55:03 Donc, il est toujours là.

Brice Boland 55:04 Et finalement, il est quand même en pleine forme.

Brice Boland 55:06 Il a moins de cheveux, il a moins de kilos, il a moins de force.

Brice Boland 55:09 Mais bref, moi, j'ai toujours « all is good » parce que finalement, on est là.

Brice Boland 55:13 Et quand il faut se voir, on se voit.

Brice Boland 55:14 Et en fait, tout va bien.

Brice Boland 55:15 donc disons que tout va bien et on se disait tiens pour laisser des messages aux générations futures il y avait un film ou un bouquin là-dessus où tu laissais un message dans une boîte, t'enterrais et puis 10-15 ans, 100 ans plus tard les gens reprenaient un peu le concept de capsule moi je pense que les podcasts à l'heure actuelle c'est un peu des capsules où tu peux laisser quand même un petit message alors que ça soit pour tes enfants plus tard j'espère que Youtube sera encore

Brice Boland 55:40 là en tout cas dans 10-15 ans à mon avis c'est ok pour revoir ça, qu'est-ce que tu pourrais dire là maintenant que tu voudrais qu'ils entendent dans 10-15 ans par rapport à ce que tu as, ce que tu as vécu, ce que tu veux leur dire, même si tu peux leur dire tous les jours et tu peux leur dire ça chaque matin

Pauline Dubois 55:56 en fait il n'y a que nous-mêmes qui nous mettons nos limites, il faut oser et alors il faut oser en demandant de l'aide, en le mettant dans l'univers et j'ai aujourd'hui des enfants qui ont 6, 8 et 1 mon aîné me dit déjà qu'elle a envie de créer sa boulangerie.

Pauline Dubois 56:16 Ma numéro 2 me dit déjà qu'elle aimerait bien faire une clinique vétérinaire pour les animaux en Afrique, etc.

Pauline Dubois 56:21 J'ai autorisé mes enfants à rêver et je les laisse rêver.

Pauline Dubois 56:26 Et je pense qu'on a été dans la génération au-dessus de nous qui a vraiment voulu nous cadrer, faire les bonnes études.

Pauline Dubois 56:32 Ma mère, pour elle, c'était compliqué que je ne termine pas l'ICHEC.

Pauline Dubois 56:35 Mon bachelier n'est pas mon mémoire.

Pauline Dubois 56:35 C'était compliqué.

Pauline Dubois 56:39 Et donc, on a été mis dans des choses très...

Pauline Dubois 56:41 dans le box, alors qu'aujourd'hui il y a vraiment moyen de même aller à 30 ans, 40 ans, 50 ans 60 ans, recommencer une vie recommencer une activité on a le droit de divorcer, on a le droit d'avoir des enfants plus tard et il y a vraiment un livre qui aujourd'hui pour moi est important à lire pour toute personne, ce sont les accords toltèques c'est qu'en fait on vit selon un rêve d'une société qui a été fait mais on a le droit d'avoir

Brice Boland 57:06 notre propre rêve.

Brice Boland 57:06 Il y en a 5 ou 6, je ne sais plus

Pauline Dubois 57:07 Comment ?

Pauline Dubois 57:07 Il y a 4 accords mais il y a un cinquième qui a été écrit

Brice Boland 57:09 Il fallait voir un peu de bouquin C'est quoi ?

Brice Boland 57:11 Rappelle-le.

Pauline Dubois 57:14 Alors, il y a quoi ?

Pauline Dubois 57:15 Avoir une parole impeccable, ne pas faire de suppositions.

Pauline Dubois 57:22 Je ne sais même pas te dire les quatre.

Pauline Dubois 57:24 Je t'avoue que je ne vais même pas te dire les quatre.

Pauline Dubois 57:25 Je sais qu'aujourd'hui, je vis par rapport à ça parce que je n'ai plus envie d'avoir des paroles négatives envers quelqu'un.

Pauline Dubois 57:32 Je n'ai plus envie de faire des suppositions.

Pauline Dubois 57:34 Je n'ai vraiment pas envie d'envoyer des bad vibes dans l'univers.

Pauline Dubois 57:39 Et c'est ce que je souhaite à toute personne aujourd'hui en fait ce qu'on dégage soi-même souvent nous revient et moi-même j'ai envie que toute personne puisse se dire ok j'ai le droit de faire ce que je veux mais en se respectant soi-même

Brice Boland 57:54 si pour conclure là moi c'est toujours mon fils qui me parle de ça moi je disais le goat moment tu sais quoi le goat Michael Jordan c'est le goat c'est great of all time on a chacun un moment il me parle moment prime après Scott chaque jour c'est son moment prime le gars chaque jour il me dit ouais papa là je suis en prime mais c'était quoi ton goat moment ton moment étincelle dans ta vie où t'as eu un déclic phénoménal où t'as eu un accélérateur

57:56 Le « goat moment » et mot de la fin

Brice demande à Pauline son « goat moment », son pic personnel absolu. Elle refuse de désigner un instant unique (vente de sa société en deux temps, TEDx, kidnapping) et affirme vivre son meilleur moment chaque matin, porté par la pratique quotidienne de la gratitude qu'une amie lui a fait découvrir. L'épisode se conclut sur des embrassades et la promesse de se revoir, avec un clin d'œil à l'avenir de sa fille dans dix ans.

Brice Boland 58:24 de fou c'est quoi c'est qui c'est peut-être une situation peu importe en 2-3 mots c'était quoi là où tu t'es réalisé là je suis vraiment au top je me suis pas rendu compte mais c'est vraiment ouf C'était quand t'as fait ton TEDx ?

Brice Boland 58:39 C'est quand t'as vendu ta boîte ?

Brice Boland 58:42 C'est quand...

Pauline Dubois 58:43 En fait, j'ai envie de dire que pour moi, aujourd'hui, c'est chaque matin.

Pauline Dubois 58:48 Alors, ça passe...

Pauline Dubois 58:50 C'est pas une question que j'ai l'impression que ça va être bateau ou pas.

Brice Boland 58:52 Alors, on s'en fout.

Brice Boland 58:52 On est à deux.

Pauline Dubois 58:53 J'ai vendu ma boîte en deux fois.

Pauline Dubois 58:55 J'ai fait un TEDx.

Pauline Dubois 58:57 Même si je me suis fait kidnapper, etc., ce sont tous des moments de ma vie.

Pauline Dubois 59:00 Mais aujourd'hui, ma quête, c'est d'être dans le moment présent et d'être au mieux.

Pauline Dubois 59:05 Et ce matin, en étant dans l'avenue Louise, en me disant ok je vais voir Brice, on va faire ce podcast etc, I feel so good I'm so happy where I am, je veux dire j'ai construit ce que j'avais envie de construire je l'ai fait avec des micro-steps et c'est pour ça que ma boîte s'appelle micro-steps, je l'ai fait avec des micro-steps je ne mets plus la pression de me dire ok il faut absolument que j'ai autant de clients, que je fasse non, est-ce que mon quotidien

Pauline Dubois 59:23 me va aujourd'hui j'ai eu beaucoup de décès dans ma famille ces dernières années très proche aussi il faut vraiment pouvoir profiter aujourd'hui j'ai pas de moments de déclic qui me disent ok à partir du moment où j'ai réussi à me recentrer sur moi-même peut-être que mon moment en déclic c'est à partir du moment où j'ai enlevé mon stérilet il y a un an, même pas il y a moins d'un an où je me suis dit oh my god en fait il y a tellement d'externalité c'est

Pauline Dubois 59:49 tellement important de se connecter à soi-même à l'intérieur et aujourd'hui pour moi j'ai réussi I'm successful parce que je suis là où je veux être assise dans cette chaise aujourd'hui mes enfants are taken care of ma boîte tourne etc

Brice Boland 1:00:04 donc là t'estimes que chaque jour donc là maintenant t'as ton prime et ce qui est magnifique avec le prime c'est que ça peut toujours être augmenté

Pauline Dubois 1:00:12 exactement et je pense que là je suis où j'ai envie d'être aujourd'hui et si je peux conseiller à toute personne c'est de journal tous les moments de gratitude parce que c'est en ayant, c'est grâce à une copine qui a lancé un carnet qui s'appelle le gratitude list qu'Elie Samy, elle m'a initié à ça il y a quelques années, tous les soirs j'écris mes 5 moments de gratitude, mes enfants en le font, on le fait aussi et ça m'a ramené au moment présent et pas toujours aller

Pauline Dubois 1:00:34 chercher plus haut, plus haut, you're good where you are et voilà

Brice Boland 1:00:39 Est-ce qu'on peut avoir un code promo Pauline20 pour ce gratitude list pour Noël on peut créer ça

Pauline Dubois 1:00:46 on mettra les petits liens en dessous de ton podcast

Brice Boland 1:00:49 Ok Pauline, moi c'était un vrai plaisir de t'avoir aujourd'hui parce que je t'adore parce que même si on s'est moins vu quand je te vois sur les réseaux quand je pense à toi et que Marie Kondo et autres en fait je suis fier de toi vraiment je suis très fier de toi je suis fier de me dire que je vais te voir rue Lallois très bientôt c'est quoi dans 4 ans ?

Brice Boland 1:01:10 On se donne combien de temps ?

Pauline Dubois 1:01:13 Je mets pas beaucoup de

Brice Boland 1:01:15 si si si là il faut porter un peu

Pauline Dubois 1:01:16 non non non ça se mettra

Brice Boland 1:01:18 entre 1 an et 15 ans c'est ok c'est ok

Pauline Dubois 1:01:22 ma fille a 18 ans dans 10 ans

Brice Boland 1:01:24 dans 10 ans ok let's go ça vaut qu'elle donne un RCA pour elle

Pauline Dubois 1:01:26 donc voilà je veux que ma fille quand elle a 18 ans elle peut faire ce qu'elle veut

Brice Boland 1:01:29 et venir faire des teufs à la rue Lallois

Pauline Dubois 1:01:32 je veux pouvoir me dire qu'à 18 ans ma fille quand elle sort elle est armée pour pouvoir qu'elle ait les outils pour être quelqu'un qui veut entreprendre sa propre vie

Brice Boland 1:01:42 en tout cas que la structure belge sera peut-être un peu clinée

Pauline Dubois 1:01:46 et ne pas créer des enfants qui soient dépendants du système des adultes non plus

Brice Boland 1:01:50 bon let's go on fait ça alors

Pauline Dubois 1:01:51 merci d'avoir invité

Brice Boland 1:01:52 je te fais un gros bisou