Transcription — Édouard Carton : triple champion du monde, entre poney, data et vitesse
Transcription de l'épisode de Coucou Ma Biche avec Edouard Carton, publié le et animé par Brice Boland : 12 chapitres résumés et horodatés.
Transcription produite automatiquement à partir de la bande son, puis relue : les noms propres et le découpage en chapitres ont été vérifiés à la main. Des approximations subsistent ; en cas de doute, la vidéo fait foi (nouvel onglet). Les horodatages ouvrent la vidéo à l'instant correspondant, dans un nouvel onglet.
0:00 Générique d'ouverture
Générique d'entrée du podcast Coucou Ma Biche, lu par Brice Boland : présentation de l'émission comme un espace de discussions intenses sur la performance, le mindset, le business et le lifestyle. L'intro promet des histoires « palpitantes » et se termine sur un « Let's go ! » avant l'arrivée d'Édouard Carton à l'antenne.
Brice Boland 0:00 Coucou Ma Biche, le podcast qui dynamite les conventions et nous catapulte dans l'univers totalement fou de ceux qui ont osé rêver en grand avec une énergie contagieuse.
Brice Boland 0:07 On va parler performance, gross mindset, business, lifestyle, dans des discussions intenses, 100% naturelles.
Brice Boland 0:12 Coucou Ma Biche est bien plus qu'un podcast, c'est le moment de fiesta entre amis autour du mic, où l'on explore toutes les facettes de la réussite et de la performance avec une bonne dose de folie.
Brice Boland 0:20 Préparez-vous à être électrisé par des histoires palpitantes.
Brice Boland 0:20 Let's go !
0:24 Retrouvailles et portrait d'Édouard
Brice Boland accueille Édouard Carton, ami depuis 15-17 ans, et lui dresse un portrait en bullet points : le goût du bon poulet, les années à Cranfield, l'application immobilière Igloo (un an et demi) puis Gabi, lancée depuis 7-8 ans. Édouard confirme que Gabi a été créée un peu après le début du projet pour des raisons fiscales. En retour, Édouard résume ce qu'il a envie d'aborder : l'entrepreneuriat, l'amitié et les nombreux projets des dix dernières années.
Brice Boland 0:24 Euh...
Brice Boland 0:24 Coucou Ma Biche !
Edouard Carton 0:31 Coucou Ma Biche !
Brice Boland 0:31 Tu t'entends pas celle-là, hein ?
Brice Boland 0:33 Non.
Brice Boland 0:33 t'as l'air en forme, t'as l'air un peu énervé parce que apparemment on démarre pas à l'heure t'as l'air un peu froid mais on va te réchauffer promis alors ce que je te propose, on a ce fil rouge on a ce framework que je t'ai partagé pour faire ce podcast on va essayer de le suivre, mais si on le suit pas, c'est vraiment pas grave on est ici entre nous, c'est un moment à deux et c'est vraiment le but alors ce que je vais faire, je vais
Brice Boland 0:56 te pitcher j'ai quelques bullet points par rapport à toi je vais te pitcher, tu fais partie de ma meilleure amie, on se connait maintenant depuis 10, 15, 15 ans quelque chose comme ça, je sais pas c'est quoi notre date d'anniversaire
Edouard Carton 1:09 17 je crois, 17 ans
Brice Boland 1:10 on a certainement une date d'anniversaire d'amitié je la connais pas je connais, alors ça c'est la question, il faut jamais répondre, c'est comme à ta femme, ça fait combien de temps entre vous deux il faut te retourner vers elle il faut, oui c'est quoi, c'est quoi
Edouard Carton 1:24 c'est ce que je viens de faire
Brice Boland 1:25 je suis ta femme, en fait c'est toi ma femme on se connait évidemment personnellement après on discute de plein de choses au niveau boulot, au niveau business au niveau des idées, au niveau entrepreneuriat au niveau de la vie j'ai souvent raison, j'ai plus souvent raison que toi en tout cas c'est mon point de vue ici j'ai listé certains éléments qui je trouve te ressemblent et percutent bien au niveau de comment je te vois alors il y a le poulet non tu l'as pas ?
Brice Boland 1:57 Le poulet J-Bake Tu fais quand même partie de ces personnes Qui ont les meilleurs poulets au monde Il y a Chulagong Corn On a passé du bon moment là-bas J'espère qu'on pourra expliquer ça Il y a Cranfield, on a passé des bons moments là-bas En digital, t'étais vraiment tout seul là-bas Et je pense que ça a valu la peine d'une certaine façon Il y a Igloo On oublie un peu Igloo
Edouard Carton 2:19 Non on n'oublie pas Igloo
Brice Boland 2:21 Je pense que beaucoup de gens ont oublié Igloo
Edouard Carton 2:23 Je suis pas sûr
Brice Boland 2:25 il y a Igloo, ça a duré 3 ans ?
Edouard Carton 2:28 non, moins, un an et demi
Brice Boland 2:29 il faut mettre ton LinkedIn à jour il est pas à jour et évidemment il y a Gabi qui dure depuis 7 ans
Edouard Carton 2:40 8 ans et demi qu'on a commencé le projet
Brice Boland 2:42 8 ans et demi
Edouard Carton 2:43 la boîte a été créée un peu plus tard
Brice Boland 2:45 fiscalement, je t'expliquerai il y a des trucs qui n'étaient pas mis en place donc tout ça fait partie intégrante de notre parcours de notre trajet
Edouard Carton 3:00 on continue comme ça ou pas ?
Brice Boland 3:02 on peut faire le jeu des synonymes donc le but c'est de discuter autour de tout ça moi ce que j'aime bien là-dedans c'est qu'il y a des gens à qui t'as expliqué Gabi depuis 7 ans, 8 ans qui n'ont toujours pas vraiment compris ce que c'est il y en a qui pensent que c'est un bracelet un peu comme les anti-mosquito pour les bébés mais contre la mort née ce qui est plutôt une bonne cause puis après il y en a qui ont capté que c'était plutôt
Brice Boland 3:29 un moniteur hospitalier parce que ta boîte que tu as lancée il y a un petit temps maintenant a évolué tu l'as fait évoluer comme entrepreneur comme CEO tu as un CTO qui est à côté que tu as cherché après le lancement et tu as un CEO qui maintenant se trouve aux Etats-Unis ça c'est les mots que j'ai pour toi est-ce que toi tu as aussi des mots pour moi est-ce que tu voudrais discuter de certaines choses aujourd'hui et tu as peut-être des choses à dire par
Brice Boland 3:53 rapport à moi aussi en bullet point, il y a peut-être deux ou trois mots que tu voulais dire
Edouard Carton 3:56 entrepreneuriat il y a beaucoup de sujets là derrière comme ce podcast je pense avec tout ce qu'il y a derrière et tous les projets que tu as eu il y en a eu pas mal là depuis les dix dernières années il y a l'aspect amitié je pense pas mal de choses derrière je dois prendre trois choses
Brice Boland 4:20 Ok, écoute, let's go.
Brice Boland 4:20 Si je peux commencer, tu fais quand même partie de mes amis qui est niche-niche, ouf, qui est niche-niche dans un...
Brice Boland 4:30 T'as écrit ça ?
Brice Boland 4:32 Non, c'est pas écrit, c'est pas écrit.
Brice Boland 4:32 Alors, il y a des trucs qui vont être écrits, qui sont totalement improvisés, écoute.
Brice Boland 4:37 WRC, WTCC, WTWC, ok, ça, ça n'existe pas.
Brice Boland 4:37 Il y a quand même pas mal d'acronymes que personne ne connaît.
Brice Boland 4:45 et d'ailleurs on te voit avec des grosses voitures ou avec des voitures plus petites mais avec un gros moteur on te voit comme ingénieur, comme ingénieur de course on te voit avec des pilotes moi pour sûr que t'es, je dis que t'es en Formule 1 c'est bien
Edouard Carton 4:58 c'est le vendeur quand je dois repasser derrière c'est pas facile
5:03 Le chemin vers le sport automobile : de l'ULB à Cranfield
Édouard raconte son intérêt pour le sport auto né vers 14-15 ans, d'abord via la Formule 1. Après ses études à l'ULB, il cherche un master spécialisé en ingénierie sport automobile, une filière très niche présente surtout en Angleterre, et choisit Cranfield, l'école la plus reconnue du secteur. Il y passe deux ans dans un village isolé où la vie étudiante est quasi inexistante, avec pour colocataires notamment un étudiant grec au rythme de vie inversé. Il conclut que le diplôme seul n'aurait pas suffi sans une réelle envie de percer dans le milieu.
Brice Boland 5:03 il faudrait expliquer ça donc tu fais quand même partie de mes rares amis qui sont dans le sport moteur et t'es encore plus pointu dans le sport moteur qu'est-ce qui t'a amené là parce que toi t'es ingénieur de formation et t'es arrivé comme data engineer ou data manager engineer ou data quality manager tu aides l'écurie et les pilotes à faire le moins d'excédents possible moi je te vois un peu comme comme le policier au carrefour mais avec un peu plus de technologie
Edouard Carton 5:37 plus de sifflets, plus de poncartes
Brice Boland 5:39 t'as tout, t'es full loaded comment t'es arrivé là-dedans ?
Edouard Carton 5:44 Je suis arrivé là-dedans quand, à la base, j'ai commencé à aimer le sport auto vers 14-15 ans.
Brice Boland 5:53 Tu dis ça parce que tu aimais bien tuner ta voiture ?
Edouard Carton 5:55 Non, parce que j'ai commencé par la Formule 1.
Edouard Carton 5:57 J'ai appris à aimer, ça m'intéressait.
Edouard Carton 5:59 J'aimais bien les voitures en général, mais le sport auto, j'ai commencé assez tard.
Edouard Carton 6:06 Quand j'ai terminé mes études à l'ULB, j'ai voulu trouver la next step pour pouvoir travailler en sport auto.
Edouard Carton 6:14 Et en Formule 1.
Brice Boland 6:16 Il y a un track à l'ULB pour dire coucou les gars, en fait à ce moment-là, vous pouvez faire des sports auto ?
Brice Boland 6:20 Non.
Brice Boland 6:22 Comment tu as fait le lien entre tout ça ?
Edouard Carton 6:24 Je cherchais un peu ce qui existait comme type d'études et déjà comme type de position parce que autant je m'intéressais aux sports auto, j'avais jamais travaillé dans des curies ou jamais fait de stage ou autre.
Edouard Carton 6:36 Et du coup, j'ai regardé un peu ce qui existait comme type de master, en tout cas de type d'études en Europe.
Edouard Carton 6:44 c'est assez niche parce qu'il y a une ou deux écoles d'ingénieurs en France mais qui ne sont pas spécialisées là-dedans mais qui te donnent accès à avoir des stages par exemple et puis après il y a des universités qui sont spécialisées là-dedans principalement en Angleterre et donc là il y en a deux, trois et il y en a une qui était un peu la plus connue qui était Cranfield ce que tu aimais mettre à l'heure et voilà j'ai commencé là-dedans, j'ai fait deux ans là-bas ce
Edouard Carton 7:08 qui m'a amené derrière à avoir un diplôme d'ingénieur en sport automobile
Brice Boland 7:10 Et là on peut vraiment dire que tu n'as pas été à Cranfield
Edouard Carton 7:11 pour la fête ?
Edouard Carton 7:11 Pour la fête, non
Brice Boland 7:14 Tout à fait, je me rappelle, tu avais un colloque grec, je me rappelle, qui était très sympa, mais qui n'était pas très fêtard.
Edouard Carton 7:19 C'était, ouais, donc je suis resté deux ans là.
Edouard Carton 7:19 La première année, effectivement, j'étais dans une maison, on était trois, il y avait un Français, donc on était trois à aller à l'université, il n'y a rien d'autre autour, donc on était dans le village, il n'y a rien à faire là-bas, c'est mort.
Edouard Carton 7:31 et effectivement j'avais deux colloques la première année et il y avait un grec qui vivait à contre-temps il vivait la nuit il était un peu il était différent
Brice Boland 7:45 on est tous un peu différents, tu sais qu'on est tous le bizarre de quelqu'un
Edouard Carton 7:48 ouais, ouais, toi on reviendra après donc ouais c'était pas c'était pas simple, effectivement niveau fête comme c'était dans le village de Cranfield donc c'était un peu en dehors de l'Unif niveau fête et niveau activité il n'y avait pas grand chose
Brice Boland 8:03 c'était deux ans que t'as fait ?
Edouard Carton 8:05 je fais deux ans, la première année j'étais là la deuxième année j'ai bougé dans une autre maison avec deux autres gars que je connaissais de la première année
Brice Boland 8:10 si t'avais pas fait Cranfield t'aurais pu faire ce métier ?
Brice Boland 8:14 avec des bons contacts, des bonnes connexions ou pas ?
Brice Boland 8:17 ou c'est vraiment une étape ?
Edouard Carton 8:17 c'est pas une question de contacts parce que les contacts j'en avais pour en revenir après mais pour initier justement tout ce que j'ai fait sur mon mémoire quand j'étais à l'ULB les contacts vont t'amener à trouver des gens et puis ensuite, il faut savoir ce que toi, tu veux faire et ce que tu veux faire, exactement.
Edouard Carton 8:31 Est-ce que j'aurais pu rentrer sans avoir fait ces études-là ?
Edouard Carton 8:34 C'est difficile parce que j'ai pas eu vraiment de cours spécialisés en sport automobile qui pourraient m'amener à avoir un CV qui pourrait donner envie peut-être à une écurie de me prendre.
Edouard Carton 8:47 Ou alors, j'aurais dû commencer vraiment par un stage en me disant, je veux découvrir le sport auto, est-ce que je peux venir ?
Edouard Carton 8:51 Et puis de là, on peut avancer.
Edouard Carton 8:54 Donc, je suis pas sûr.
Edouard Carton 8:55 pas juste avec l'étude que j'avais faite
Brice Boland 8:58 quand t'as commencé là-dedans c'était quoi ton but in fine parce qu'il y a des écuries il y a certains pilotes, il y a des catégories il y a des catégories de courses il y a le local, il y a l'international ça reste niche mais en fait il y a plenty of options
Edouard Carton 9:14 donc initialement j'avais fait ça pour être en Formule 1 sans savoir exactement quel type de job je voulais faire
Brice Boland 9:22 c'est impossible pour un belge comme ça, un ingénieur data d'être en Formule 1 si
Edouard Carton 9:25 mais en fait il y a différents types de il y a deux grands types de jobs que tu peux aller faire en F1 quand tu sors en tant qu'ingénieur
Brice Boland 9:33 c'est quoi en fait parce que moi j'ai extrapolé j'ai un peu vulgarisé ce que tu faisais mais c'est quoi typiquement tu fais quoi
9:39 Le métier d'ingénieur en sport auto : rôles et missions
Édouard détaille les deux grandes voies après ce type d'études : la conception des voitures en bureau d'études (usine, peu de terrain), qu'il a écartée, et le travail directement avec l'écurie sur le terrain. Dans cette seconde voie, il distingue l'ingénieur data, l'ingénieur de course et l'ingénieur stratégie. Il explique le rôle de l'ingénieur data : vérifier la fiabilité de la voiture au retour de piste, puis analyser les données de pilotage pour comparer les pilotes et traduire le quantitatif en conseils concrets. Il évoque une automatisation croissante de la partie fiabilité, chaque écurie développant ses propres outils à son rythme.
Edouard Carton 9:39 si on commence en haut t'as deux types de jobs t'as plutôt la conception des voitures donc t'as des ingénieurs qui font qui modélisent la voiture c'est quoi
Brice Boland 9:45 c'est prototyper designer c'est quoi
Edouard Carton 9:46 ouais c'est du on peut parler de prototypage donc tu dois mais on parle de c'est pas toute la voiture évidemment c'est une petite pièce et on te dit voilà tu vas dessiner une pièce avec tel tel tel élément et tu l'as designé avec certaines contraintes et donc tu crées la voiture et puis tu la mets en test ça tu fais pas ?
Edouard Carton 10:02 non donc ça c'est un j'aurais pu aller là-dedans après l'étude
Brice Boland 10:06 c'est un trajet potentiel mais
Edouard Carton 10:08 je n'ai pas voulu parce que c'est que derrière un bureau c'est que à l'usine c'est toutes les personnes qui font partie de l'équipe
Brice Boland 10:15 c'est pas très terrain effectivement
Edouard Carton 10:16 c'est pas du tout terrain
Brice Boland 10:16 et donc tu as été dans l'autre option ?
Edouard Carton 10:18 Et donc, dans l'autre option, là, il y a plusieurs types de jobs.
Edouard Carton 10:21 Mais en tant qu'ingénieur, on va dire qu'il y a un ingénieur de data, un ingénieur de course, un ingénieur peut-être plutôt stratégie.
Edouard Carton 10:29 Et puis, il y a plein d'autres choses derrière.
Edouard Carton 10:31 Mais en tant qu'ingénieur pur, c'est vraiment ça qu'on va aller chercher.
Edouard Carton 10:33 L'ingénieur data, c'est la personne qui va analyser l'entièreté des données qui sont récoltées.
Brice Boland 10:37 C'est quoi, c'est du reporting ?
Edouard Carton 10:39 Ce n'est pas exactement.
Edouard Carton 10:40 C'est-à-dire que la voiture roule.
Edouard Carton 10:41 On part du principe que la voiture est en piste, elle roule, elle revient.
Edouard Carton 10:44 Tu reprends les données et tu te dis, est-ce que la fiabilité de la voiture est bonne ?
Edouard Carton 10:49 Parce que c'est ça la partie principale.
Edouard Carton 10:50 Si il y a un problème, il faut intervenir tout de suite.
Edouard Carton 10:53 Et puis ensuite, c'est de pouvoir utiliser les données, de pouvoir regarder comment le pilote roule.
Edouard Carton 10:58 Vraiment pouvoir analyser la manière dont le pilote roule et la manière dont il peut s'améliorer.
Edouard Carton 11:03 Tu compares les données, tu dois savoir lire ça, les comparer à un autre pilote et te dire...
Brice Boland 11:07 Le quanti donne du quali en fonction des...
Edouard Carton 11:10 Tu dois traduire le côté quantitatif.
Edouard Carton 11:13 quantitatif, toutes les données tu les traduis voilà comment tu dois changer les choses pour arriver à gagner autant de dixièmes sur un tour et pouvoir s'améliorer.
Edouard Carton 11:19 Ce boulot il a évolué
Brice Boland 11:21 au niveau de la technologie, au niveau de l'analyse est-ce qu'il peut être automatisé est-ce que l'intelligence artificielle peut justement faire en sorte qu'en fait ton analyse est automatisée et finalement il ne faut même plus être là, ou alors tu fais autre chose
Edouard Carton 11:33 Ouais, donc il y a une partie, toute la partie fiabilité je pense que oui et pour être beaucoup rapide, bon il y a de plus en plus d'outils qu'on développe, enfin chaque Kikuri est indépendante et a évolué à son propre rythme
11:44 Les écuries GT3 : hiérarchie, business model et coûts des pilotes
Édouard cite WRT, écurie belge où il a travaillé huit ans, comme l'une des références du paddock GT3 (24 Heures de Spa, championnat Fanatec, WEC). Il explique le modèle économique : des écuries privées associées à un constructeur, des pilotes classés de bronze à platine, les moins professionnels payant pour rouler tandis que les pros sont rémunérés. Une saison complète coûte entre 900 000 et 1,3 million d'euros pour une voiture partagée entre trois pilotes, le gain en prize money restant marginal pour les pilotes payants. Il détaille aussi la licence de pilote (non achetable, basée sur les résultats), les critères de sélection des pilotes (personnalité, propension aux crashs) et termine sur la blague récurrente du code promo pneus avec Brice.
Brice Boland 11:44 c'est quoi la mecque de l'écurie ?
Brice Boland 11:45 c'est quoi le sans jeu de mots avec les voitures les Rolls Royce des écuries ?
Edouard Carton 11:50 le nom d'une écurie ?
Edouard Carton 11:51 ouais
Brice Boland 11:51 le top du top
Edouard Carton 11:52 ça dépend dans quel type de championnat ou de catégorie dans ton championnat donc moi je roule je travaille principalement dans un championnat qui concerne les voitures GT3
Brice Boland 12:02 d'accord c'est à dire
Edouard Carton 12:02 c'est les championnats qui regroupent les voitures comme les 24 heures de spa par exemple avec tout le championnat qui va derrière c'est une dizaine de courses mais il y a aussi toute la partie championnat du monde d'endurance, le WEC où là il y a différentes catégories aussi donc les écuries c'est en général des écuries privées qui s'allient à un manufacturier une marque
Brice Boland 12:20 qui sponsorise et qui met de l'argent dans l'écurie ?
Edouard Carton 12:23 Non pas toujours, ça dépend ils mettent de l'argent ou ils mettent des pilotes pro dans une écurie et ils participent à diminuer leur coût pour certaines d'entre eux pour certaines écuries, mais pas toutes les meilleures on va dire et les autres restent des écuries clientes elles achètent une voiture, elles la font rouler c'est vraiment la partie opérationnelle, l'écurie fait rouler la voiture avec les pilotes etc et derrière le manufacturier en support si jamais il y a des questions si jamais il y a des pièces à
Edouard Carton 12:48 acheter c'est quoi le business model du coup
Brice Boland 12:51 t'as une écurie qui est privée avec un manufactureur, c'est quoi le business model derrière ils gagnent de l'argent ou c'est en fait
Edouard Carton 12:57 juste pour finir sur la première question la Rolls il y en a plusieurs une assez connue qui a bien évolué sur les dernières années ou les 15 dernières années c'est WRT qui est une équipe belge qui essaye de faire les choses bien
Brice Boland 13:13 dans laquelle tu bosses
Edouard Carton 13:14 dans laquelle j'ai travaillé pendant 8 ans ok et je pense que c'est elle fait partie en tout cas des tops écuries mais il y en a d'autres elles ne sont pas nombreuses mais il y en a d'autres pour revenir sur le business model d'une écurie c'est un truc assez spécifique parce que donc l'écurie elle va faire se dit en début d'année ok on va faire rouler une, deux, trois voitures elle doit trouver des pilotes et chaque pilote est catégorisé par un ranking de bronze à platinum
Edouard Carton 13:41 suivant son niveau en général les moins je vais pas dire les moins bons mais les moins professionnels payent plus pour rouler tandis que les professionnels ne payent pas
Brice Boland 13:53 et ces gens là sont subsidier moi par exemple je suis bronze je suis semi pro, j'aime bien conduire je suis pas mal, je suis bronze je dois aller chercher des cashs à gauche à droite pour moins payer ma course
Edouard Carton 14:05 en général ce type de pilote c'est soit des gentlemen drivers c'est combien ?
Edouard Carton 14:09 encore une fois ça dépend du type de championnat mais si on reste dans ce que je fais en général c'est pas c'est rare quand ils viennent pour une course donc en général c'est pour le championnat si on prend un championnat de 10 courses le championnat dans lequel je suis actif le Fanatec World Challenge le prix va vraiment être dépendant de l'écurie et donc des moyens qui sont mis derrière, de la qualité de plein de choses, la renommée et on peut je pense qu'on est entre 900
Edouard Carton 14:38 000 et 1,3 million pour la saison complète alors c'est pas pour un pilote c'est pour la voiture et la voiture est partagée normalement avec en tout 3 pilotes et donc dans les 3 pilotes parfois les 3 payent, parfois 1, parfois 2 ça dépend de l'alignement des pilotes qui sont derrière et qui va payer pour les autres ou pas donc une saison complète
Brice Boland 15:01 avec tous les déplacements plus le fait de s'occuper de la voiture plus les analyses derrière plus toute la logistique c'est 1 million 1 million d'euros
Edouard Carton 15:09 alors coût client je pense qu'on est autour de ça maintenant les coûts évoluent pas mal donc c'est à dire que depuis les 10 ans les coûts ont vraiment continué à grimper continuellement aujourd'hui pour cette saison-ci ou l'année suivante je vais pas donner un chiffre exact parce que je le connais pas mais je sais que sur les 3-4 dernières années en 10 ans 1 million je dois pas être loin et donc ça c'est le coût client si moi je suis pilote ouais
Brice Boland 15:31 et que je gagne la course je gagne de l'argent ?
Brice Boland 15:34 non donc c'est à fond perdu
Edouard Carton 15:36 dans le championnat dans lequel on est oui maintenant encore une fois il faut distinguer les différents types de pilotes donc quand je reviens sur les pilotes qui payent pour rouler eux ils gagnent enfin si il y a un prize money c'est vrai que j'exagère en disant non mais il reste je dirais très limité par rapport à l'argent qui est mis sur la table pour rouler donc oui il y en a un mais il est limité par rapport au reste c'est pas un rendement
Brice Boland 15:58 le fait de d'être pilote, imagine moi j'ai beaucoup d'argent mais je suis pas bon pour rouler et en fait je veux juste rouler, je donne juste l'argent et je peux rouler ou je dois être accepté dans cette
Edouard Carton 16:09 où il y a des brevets à passer
Brice Boland 16:12 il y a des permis
Edouard Carton 16:13 tu dois avoir une licence de pilote que je peux acheter tu peux pas l'acheter, tu dois la passer une fois que tu l'as, t'as une catégorie qui est basée sur tes résultats précédents ton âge donc tu peux monter maintenant est-ce que si tu as de l'argent, tu as ta licence et tu te dis voilà moi je vais rouler là alors théoriquement tu pourrais mais derrière l'écurie va choisir ses pilotes dans le but de gagner le championnat et donc elle va se dire voilà moi par rapport
Edouard Carton 16:40 au moyen que j'ai, le nombre de voitures, le team, ma réputation, mon historique, ben voilà comment je vais demander et puis de l'autre côté c'est l'offre et la demande, tu regardes le type de pilotes qui sont devant et effectivement si il y en a un qui n'a jamais roulé ou qui a juste sa licence et qui ne peut pas apporter grand chose en termes de résultat par rapport à d'autres en face, ben c'est pas toi qu'ils vont choisir
Brice Boland 16:58 t'as déjà eu des gars qui sont des bons pilotes qui ont l'argent à amener mais ils sont parce que finalement c'est un collaborateur vous allez travailler ensemble qui sont en fait horribles vous vous dites lui j'ai même pas envie de travailler avec lui si on sait l'éviter pour cette saison on va le faire
Edouard Carton 17:15 en termes de pilotes tu veux dire ?
Brice Boland 17:18 en termes de personnalité ou de pilote peu importe quoi qu'il arrive c'est des têtes brûlées ils vont casser la voiture ou des personnalités, ils sont horribles il parle n'importe comment
Edouard Carton 17:28 il y en a, il y a des pilotes qui sont connus comme ça ou qu'on découvre qui sont comme ça et parfois l'écurie n'a pas toujours le choix mais c'est des choses qui sont prises en compte un pilote qui va casser souvent la voiture il a beau faire beaucoup de résultats mais il fait beaucoup d'erreurs c'est toujours une balance avec les autres pilotes qui vont être dans la voiture avec des objectifs qui lui seront donnés aussi en début d'année en disant ok finalement on est d'accord
Edouard Carton 17:51 de signer avec toi mais par contre il y a ce point là qui est important et tu peux retourner le truc en disant il y a une partie des crashs qui sont payés par l'écurie c'est assez rare généralement les voitures aussi sont assurées mais par contre pour toi cette année
Brice Boland 18:07 Brite Glace assurée ou pas ?
Edouard Carton 18:08 Brite Glace assurée et Carglass d'office ils sont sur place et du coup derrière ils peuvent se dire c'est toi qui paye tous les crashs et là ça va dépendre de la solidité du pilote s'il s'en fout ou pas mais en général ça rentre en ligne de compte dans le choix de faire ton bon équipage pour venir amener l'écurie parce qu'au final c'est la société qui veut essayer de performer le plus et de pouvoir amener les meilleurs résultats possibles pour ça elle doit choisir autant ses ingénieurs,
Edouard Carton 18:37 ses mécaniciens, enfin bref tout le staff et au final les pilotes qui sont clients d'un côté mais font aussi partie finalement du staff qui va amener l'écurie à pouvoir performer et amener des résultats.
Edouard Carton 18:46 J'ai pour habitude
Brice Boland 18:49 d'offrir aux auditeurs un code promo est-ce qu'on peut mettre Edouard Vint chez Carglass ou chez Monsieur Pneu
Edouard Carton 18:59 bien sûr chez Alain Pneu oui parce que quand tu disais tout à l'heure que tu me présentais en général pour quelqu'un qui bosse en Formule 1 il m'a semblé quand même que plusieurs fois j'étais un peu responsable chez Alain Pneu
Brice Boland 19:09 ouais t'es CEO d'Alain Pneu effectivement mais j'ai grandi Edouard, j'ai pris en maturité hier ?
19:17 Salaire d'un ingénieur de course et vie sur la route
Édouard précise qu'il exerce aujourd'hui comme ingénieur de course, le lien entre pilote et écurie : stratégie, gestion des pneus et de l'essence, communication radio et réglages de la voiture. Il chiffre le tarif journalier entre 500 et 1000 euros selon l'expérience et l'écurie, avec deux statuts possibles, salarié à temps plein ou freelance pour plusieurs écuries. Il calcule qu'un championnat de dix courses représente environ six jours de travail par course (course, préparation, rapport), auxquels s'ajoutent les jours d'atelier. Il qualifie ce métier de « job passion », moins rémunérateur que d'autres métiers d'ingénieur, tout en se disant heureux de le faire.
Brice Boland 19:17 ça date quand t'étais occupé à attendre devant j'ai réfléchi ok
Edouard Carton 19:23 t'arrêtes pas
Brice Boland 19:24 combien ça gagne un data engineer en salaire annuel
Edouard Carton 19:29 alors aujourd'hui je sais pas parce que j'ai évolué effectivement on a parlé pas mal du job d'ingénieur data là maintenant je suis ingénieur de course depuis pas mal d'années et qui est un peu différent donc c'est en deux mots c'est le lien entre le pilote et l'écurie donc c'est l'ingénieur de course est responsable de la voiture et fait la stratégie comment est-ce que tel pilote tel pilote roule à tel moment gestion des pneus, de l'essence, la stratégie communication radio et le setup de la voiture
Brice Boland 19:57 à mettre de la 95 alors que c'est du diesel
Edouard Carton 19:59 c'est ça, exactement bien avertir les mécaniciens mais donc je fais ce job là maintenant alors combien ça gagne encore une fois ça va dépendre beaucoup de l'écurie de ton expérience, donc je peux donner une fourchette et puis derrière il y a deux types de contrats il y a plutôt les contrats qui sont en full time dans le sens où t'es plutôt employé d'une écurie
Brice Boland 20:27 ou alors freelance
Edouard Carton 20:28 donc si t'es employé t'as un salaire annuel et si t'es freelance là il y a deux options soit t'es uniquement pour une société, une écurie ou alors tu te dis bah voilà en fait moi je fais peut-être deux championnats ou je travaille pour deux, trois écuries
Brice Boland 20:41 t'es vraiment indépendant
Edouard Carton 20:42 après je pose cette question parce que
Brice Boland 20:47 le monde automobile c'est quand même beaucoup d'argent ingénieur, t'as fait des grosses études en plus t'es parti à Cranfield, t'es exilé là comme si t'étais Fort Boyard et du coup t'as un track record et une expérience assez niche c'est à dire que ça gagne bien
Edouard Carton 20:59 alors tout dépend de ce que tu veux dire ça va gagner bien maintenant je pense que un ingénieur de course suivant l'expérience et tout ce qu'on a discuté avant peut gagner à la journée entre 500 et 1000 euros, donc la fourchette est assez large mais ça va dépendre de tout ce qu'on vient de dire alors
Brice Boland 21:19 sachant qu'en général c'est 3, 4, 5 journées d'affilée et puis des grosses pauses de X jours, X semaines
Edouard Carton 21:27 et puis derrière t'as des jours de préparation, tu peux aller à l'atelier pour ceux qui y vont ou alors il y a d'autres jours derrière combien tu peux gagner à l'année il faut faire le calcul, ça dépend du nombre de jours que tu es prêt à faire ou alors si tu fais ça full time de ce que tu fais, tu peux gagner beaucoup si tu travailles évidemment où tu fais beaucoup de jours sur l'année mais ça implique énormément de déplacements parce que tu voyages
Brice Boland 21:47 c'est quoi si tu veux maximiser optimiser tous tes déplacements et toutes tes courses sur ta ligue sur le championnat tu peux en faire combien par an et tu peux travailler combien de jours par an
Edouard Carton 21:57 bah ton championnat si t'es freelance ton championnat t'as 10 courses sur ce championnat là seulement 10 courses plus de séances de tests officielles et puis t'as les tests que tu vas faire avec l'écurie ça c'est un championnat tu pourrais en faire plus mais tu vas pas pouvoir en faire beaucoup plus parce que sinon tu stresses tu n'as plus le temps de ni préparer ni faire tes rapports convenablement ni avoir une vie convenable parce que tu voyages tout le temps donc le nombre de jours t'as les
Edouard Carton 22:29 10 courses fois en moyenne peut-être 4 jours plus une journée de préparation une journée de rapport donc ça te fait 6 jours et à ça tu rajoutes quelques jours sur l'année en plus tu vas à l'atelier par exemple ou tu travailles un peu plus voilà on fait le calcul par rapport à quel est ton salaire journalier maintenant il ne faut pas oublier que ça reste un sport ça fait partie de ces métiers hobby
Brice Boland 22:55 passion
Edouard Carton 22:56 métier passion je dis hobby parce qu'effectivement à côté ça reste personnellement un hobby derrière en tant que qu'activité professionnelle mais ça reste effectivement un job passion et donc dans les jobs passion dans ce genre de job, je pense qu'effectivement ça paye peut-être un peu moins que dans d'autres jobs alors dans d'autres jobs, il faut voir un peu d'où on parle mais heureux d'être là mais je suis heureux d'être là
23:23 Percer en Formule 1 : ce qu'il faut pour y arriver
Interrogé sur ce qui lui manquerait pour aller en Formule 1, Édouard répond que ce n'est pas une question de compétence mais de chemin parcouru. La voie « bureau » est plus accessible, notamment grâce aux liens entre Cranfield et les écuries de F1. La voie « terrain » dépend surtout du type d'expérience : avoir fait de la Formule 3 plutôt que seulement du GT compte davantage, car l'organisation et la gestion d'un week-end de course diffèrent fortement d'une catégorie à l'autre.
Brice Boland 23:23 si t'étais en Formule 1, on parlerait d'autres salaires quand même il faut être meilleur comment ?
Brice Boland 23:28 parce que moi je te trouve bon, après je suis ton ami t'es mignon je suis pas ami avec n'importe qui mais il faut être bon toi, moi je te trouve très bon c'est-à-dire que pour aller en Formule 1 il faut être meilleur comment ?
Brice Boland 23:38 Qu'est-ce qui te manque ?
Edouard Carton 23:40 C'est difficile de parler en termes de compétences ce qui ne me manque pas je pense que c'est plutôt une partie de chemin choisi de la volonté de l'objectif de ce qu'on veut atteindre pour aller en Formule 1 comme je disais tout à l'heure tu as deux chemins soit tu fais plutôt travail de bureau et c'est un peu plus facile d'y accéder surtout quand tu as fait Cranfield et quand je dis ça c'est parce qu'il y a des liens aussi entre les écuries c'est une université assez
Edouard Carton 24:09 connue le passage peut être plus simple une fois que tu as fini ton parcours là tu peux te dire ok je peux postuler et clairement il y a des chances que je sois pris dans la partie opérationnelle quand tu veux aller à ingénieur d'atteint ingénieur de course ce genre de choses ce qui fait le plus c'est l'expérience et donc qu'est-ce que tu as fait comme type de formule avant si tu n'as fait que du GT avant et que demain tu vas aller en formule 1 ça
Edouard Carton 24:34 dépend quel type de job mais il y a peu de chances que tu sois pris parce qu'il faut faire de la formule 3 de, pas spécialement parce qu'il faut faire les différents types d'écoles mais parce que c'est le même type de voiture, d'organisation type de week-end, c'est un milieu un petit peu différent et la manière de gérer les choses durant un week-end est différente, la manière de gérer la voiture est complètement différente, donc c'est plutôt un type d'expérience
Brice Boland 24:53 Puis ça dépend aussi du GT si c'est Dragon Ball GT, GTA GT Pala
Edouard Carton 24:58 Alors ça c'est bien, mais tu vas la couper au montage c'est pour toi Mais j'aime bien la référence à Dragon Ball par contre J'apprécie
Brice Boland 25:06 il y a 7 boules de cristal cachées dans la pièce coïncident je ne pense pas on parlait d'écurie et avant d'être dans ces écuries là t'étais dans d'autres écuries tu es c'est un peu les fun facts, l'anecdote d'ailleurs c'est comme ça que je te présente d'habitude après ou avant d'être CEO de Alain Pneu tu es vice champion du monde de Poney Game et double champion d'Europe
Edouard Carton 25:30 bien vu
25:31 Vice-champion du monde de Poney Game
Brice relance sur une autre facette d'Édouard : double champion d'Europe et vice-champion du monde de Poney Game après quinze ans d'équitation, dont une dizaine en compétition. Il explique qu'il s'agit d'un sport d'équipe (cinq cavaliers) fait d'une vingtaine de jeux et courses-relais, où l'Angleterre reste historiquement la référence devant la France et la Belgique. Il raconte les déplacements en camion à travers l'Europe pour les championnats, le plus lointain ayant eu lieu en Suède, où les poneys locaux, tous blonds, étaient surpris de croiser des poneys d'autres couleurs.
Brice Boland 25:31 double champion d'Europe de Poney Game et vice champion du monde de Poney Game alors comment est-ce que nous on doit imaginer le poney game est-ce que c'est des joutes médiévales non déguisées est-ce que c'est du quidditch à l'Harry Potter mais à cheval c'est quoi finalement le poney game et surtout la question que tout le monde se pose tu fais 1m93
Edouard Carton 25:50 2,5
Brice Boland 25:51 1m 1m93
Edouard Carton 25:53 ouais mais t'as le compagnon
Brice Boland 25:54 du coup tu touches quand t'es sur ton poney comment tu fais pour gérer ça c'est la ceinture abdominale
Edouard Carton 26:02 non c'est pas ça donc moi je prends le poney sur moi en général en fait c'est le poney qui fait du Edward Game
Brice Boland 26:09 donc c'est quoi être vice-champion du monde de poney game ?
Edouard Carton 26:14 c'est quoi l'être ?
Edouard Carton 26:15 d'abord c'est quoi comme type de sport ?
Edouard Carton 26:17 c'est vrai que j'en ai fait pas mal donc j'ai fait de l'équitation pendant une quinzaine d'années et ce type de discipline effectivement pendant 10 ans un peu plus c'est un sport d'équipe oui toi et ton poney d'équipe, moi et mon poney et 4 autres, moi et mon poney donc on est 5 cavaliers et c'est effectivement vous dormez tous ensemble ?
Edouard Carton 26:37 avec les poneys ?
Edouard Carton 26:42 ok
Brice Boland 26:42 non
Edouard Carton 26:44 non on est donc on qu'est-ce que c'est effectivement c'est des jeux c'est une compétition on met autour de jeux plutôt des courses relais sur plein de jeux différents il y en a 25 peut-être beaucoup plus maintenant
Brice Boland 27:00 c'est quelque chose de sérieux ?
Edouard Carton 27:03 on parlait comme ça en tout cas je vais avoir difficile de le rattraper le coup mais ok
Brice Boland 27:08 est-ce qu'on peut considérer qu'il y a des adultes qui à 30 ans se disent tiens j'ai envie de me mettre au pony game comme un sport
Edouard Carton 27:15 non à 30 ans tu ne t'y mets pas mais par contre il y en a encore beaucoup aujourd'hui de 30 ans qui le font et qui continuent à faire des championnats internationaux et ce genre de choses ok
Brice Boland 27:21 c'est reconnu c'est pro il y a des pros là-dedans
Edouard Carton 27:24 ouais aujourd'hui je ne sais pas mais à l'époque oui tu avais tu avais des pays qui étaient meilleurs que d'autres tu avais des pros c'est qui le meilleur au monde ?
Edouard Carton 27:32 aujourd'hui encore une fois je le suis moins je suis moins le sport mais à l'époque c'était l'Angleterre l'Angleterre faisait partie des meilleurs la France a toujours été bonne aussi à l'époque la Belgique était bien aussi mais c'est vrai que l'Angleterre est toujours restée parce que c'est un sport qui vient de là à la base a toujours été un peu la référence
Brice Boland 27:52 moi je suis basketteur à la base donc moi j'arrive là, j'ai mes baskets et ma balle toi tu faisais comment pour ramener ton poney à la maison et le ranger
Edouard Carton 28:02 je n'avais pas d'hermoire à poney encore une très bonne question
Brice Boland 28:07 la question d'ailleurs c'est comment tu faisais pour transporter, vu que c'était international pour transporter les poneys
Edouard Carton 28:12 en général le cheval était dans une écurie et on était plusieurs à faire partie de l'écurie on déplaçait les chevaux en camion
Brice Boland 28:20 tu avais un championnat au Canada
Edouard Carton 28:22 tu prenais ton poney on a toujours fait des championnats européens le plus loin où on a été je pense que c'était en Suède ouais Suède mais toujours en camion la Suède où tous les poneys sont blonds tous les poneys sont blonds du coup ils étaient impressionnés de voir d'autres poneys d'autres couleurs
28:41 Gabi : la medtech pour bébés, un pari complexe
Édouard présente Gabi, sa société medtech lancée il y a huit ans et demi, dont le produit surveille aujourd'hui les enfants de 28 jours à 12 ans (contre 28 jours à 3 ans au départ). Interrogé sur le fait de refaire ou non ce projet, il répond qu'il ne le referait pas exactement de la même façon, tant la combinaison dispositif médical certifié, pédiatrie (un domaine inconnu pour des non-médecins) et expansion aux États-Unis s'est révélée complexe. Il détaille les spécificités du système de santé américain (admissions en urgence, remboursement, suivi post-hospitalisation) tout en jugeant que le choix des États-Unis reste le bon malgré la difficulté.
Brice Boland 28:41 ok ça marche donc on a parlé de pas mal de trucs déjà je voulais parler de Gabi donc Gabi moi je trouve ça assez incroyable parce que t'as pas d'enfant en tout cas pas encore
Edouard Carton 28:54 pas ta connaissance pas la mienne non plus
Brice Boland 28:56 notre connaissance exactement t'as glissé tout seul là par contre je sais que t'avais plein d'idées on a toujours plein d'idées quand j'ai une idée je t'appelle sur un business t'es le premier à dire que rien va marcher t'as plutôt un esprit on va dire ingénieur et analytique logisticien et moi je suis le premier à te dire qu'en fait ça va d'office marché et du coup t'avais Igloo qui était plutôt une app dans l'immobilier et puis il y a Gabi il y a Gabi qui est on
Brice Boland 29:24 va dire du healthcare medtech, technologie médicale pour les nouveau-nés et pour les enfants jusqu'à 3 ans ?
Brice Boland 29:29 12
Edouard Carton 29:31 jusqu'à 12 ans ?
Edouard Carton 29:31 Aujourd'hui effectivement la société a évolué mais aujourd'hui le produit qu'on a c'est de 28 jours à 12 ans
Brice Boland 29:40 ok, si tu devais refaire une boîte dans la tech parce que je crois que c'est ce que t'aimes bien on parlait de data, on parlait de on parle de Gabi, on parle d'app etc est-ce que tu referais un business de la sorte
Edouard Carton 29:52 de la sorte c'est à dire
Brice Boland 29:55 dans le médical, dans la santé en Belgique de la sorte, est-ce que la config tu la ferais différemment
Edouard Carton 30:04 question subsidiaire
Brice Boland 30:06 c'est quoi les bottlenecks
Edouard Carton 30:07 que tu as eu c'est difficile à dire ce qu'on le referait parce que je pense que un entrepreneur ou doit être quelqu'un de naïf à la base parce que tu as tellement de choses derrière dont tu ne sais pas que si tu le savais à l'avance est-ce que tu l'aurais fait ou pas probablement non parce que tu avances et plus tu avances plus tu ne sais pas les difficultés que tu vas affronter et effectivement tu continues à avancer donc si tu n'es pas un peu naïf
Edouard Carton 30:41 à la base, donc la question est-ce que maintenant je le sais je le referai non je pense pas mais il faut nuancer non tu le referais pas ou tu le ferais autre chose non je le referais pas exactement la même chose enfin quand je dis non c'est parce qu'on sait beaucoup plus de choses maintenant et parce que ça a pris peut-être ça prend longtemps pour développer le truc pour plein de raisons, on vient pas du médical etc mais il y a différentes choses qui font que
Edouard Carton 31:09 l'activité l'expérience est complexe Parce qu'on a mêlé autant du médical, donc effectivement Medtech, santé digitale.
Edouard Carton 31:24 Et donc, on parle de dispositifs médicaux qui doivent être certifiés médicalement avec tout un développement derrière et beaucoup de choses qu'on ne savait pas à l'époque, mais qu'on a appris, qu'on a développé.
Edouard Carton 31:31 Et puis, il y a la partie pédiatrique qui s'ajoute à ça.
Edouard Carton 31:36 Pareil, c'est un monde qu'on a appris à connaître, qui est aussi compliqué.
Edouard Carton 31:42 Et on s'attaque aux États-Unis.
Edouard Carton 31:45 Et pareil, là-bas aussi, c'est formé d'une manière un petit peu différente.
Edouard Carton 31:51 Il faut comprendre comment ça fonctionne au niveau des admissions en urgence, des soins de santé, du remboursement, la manière dont les enfants sont déchargés de l'hôpital, comment ils sont suivis après, et la complexité des soins de santé aux États-Unis.
Edouard Carton 32:04 Et donc, quand tu prends effectivement le médical, les US, même si c'est complexe, je pense que ça a été une bonne chose d'avoir choisi d'aller là.
Edouard Carton 32:13 et le pédiatrique pour des gens initialement qui ne viennent pas de la santé qui ne sont pas médecins ça rend la chose un peu plus complexe je ne vais pas dire qu'on ne va pas y arriver c'est juste que c'est compliqué alors est-ce que quand je dis je ne le referai pas aujourd'hui je pense que je le referai un peu différemment on aurait commencé différemment et qu'est-ce qui a été le...
Brice Boland 32:37 tu aurais cartographié tes erreurs ce marché là on aurait pu l'attaquer différemment on aurait dû peut-être attendre ça
Edouard Carton 32:45 je pense que c'est la manière aussi autant on a appris beaucoup de choses dans la partie de comment est-ce qu'on va développer sa boîte c'est à dire comment est-ce qu'on va commencer à avoir de l'argent comment on va le dépenser comment on va augmenter l'espace du bureau, comment on va développer telle chose, quelles sont les décisions qu'on va prendre tout ça on l'a appris aussi autant j'avais fait une boîte avant Igloo qui n'avait rien à voir en termes de projet mais en termes de société parce
Edouard Carton 33:16 qu'on était trois dans la boîte et on a fait un projet à trois, là on développe une structure avec des employés avec plusieurs bureaux il y a différentes choses qui font que
33:26 Igloo : l'échec instructif d'une appli immobilière façon Tinder
Édouard revient sur Igloo, projet antérieur à Gabi, pensé comme un Tinder de la location immobilière : swipe rapide côté locataire, upload de photos simplifié côté propriétaire face à un Immoweb jugé archaïque. L'application a été développée et brandée, mais le business model n'a jamais été résolu : refus de la publicité, incertitude sur qui paierait, et tests infructueux sur ce point. Avec ses associés de l'époque, Charles et Mélissa, partis vers d'autres opportunités, le projet est arrêté après un peu plus d'un an. Édouard en tire la leçon de toujours confronter son business model au marché tôt, plutôt qu'à des proches qui valident par affect.
Brice Boland 33:26 ça change.
Brice Boland 33:26 Est-ce que les origines du succès de Igloo ou du fail à un certain moment, t'as toujours un succès et puis à un moment ça s'arrête ou pas et puis t'as un fail et ici pareil, du succès ou du fail potentiel est-ce que les deux sont liés de la même façon ?
Brice Boland 33:40 Est-ce que c'est via vie du concept, vis-à-vis des gens, vis-à-vis de la collaboration, vis-à-vis du market ?
Brice Boland 33:46 Est-ce que c'est les deux mêmes paradigmes ?
Edouard Carton 33:48 Pour You, ça n'a pas été un succès, ça a été un échec parce que ça a été arrêté d'un côté.
Edouard Carton 33:58 Donc en deux mots, ce qu'on voulait faire, c'était révolutionner un peu à l'époque la manière dont on voit le marché de l'immobilier dans la location, le marché locatif.
Edouard Carton 34:07 c'est à dire qu'à l'époque il y avait Tinder qui était sorti il y a un an ou deux je crois
Brice Boland 34:11 que t'as pensé, que t'as utilisé
Edouard Carton 34:13 t'es le seul qui est arrivé au bout de Tinder je suis arrivé au bout et j'ai gagné d'ailleurs
Brice Boland 34:16 parce que finalement ça a marché
Edouard Carton 34:19 et du coup ce qu'on voulait faire c'était avoir cette application qui permettait à la personne qui cherche un bien de pouvoir en quelques clics sur son téléphone se dire moi j'aimerais trouver tous les appartements qui correspondent ou les maisons qui correspondent à mes critères d'avoir un visu sur quelques photos et quelques icônes le fait qu'en fait, en peut-être 4 secondes maximum, tu avais une idée du bien, tu peux te dire, ok, en fait, ça correspond ou ça ne correspond pas.
Edouard Carton 34:44 Et de l'autre côté, la personne qui mettait son bien sur le marché pouvait se dire, avec mon téléphone portable, aujourd'hui, en fait, je ne dois plus spécialement prendre une photo avec mon appareil photo, l'uploader sur mon ordi, et puis ensuite la mettre sur la plateforme IMOEB, qui était archaïque d'un point de vue technologique à ce moment-là, de se dire, en fait, j'ai un téléphone portable qui me permet de faire des photos, et en fait, en quelques clics, je prends toutes mes photos, tout se met dedans,
Edouard Carton 35:04 je sélectionne quelques icônes et en fait mon bien est sur la plateforme et donc le problème on a développé l'application elle était fonctionnelle, il y en avait un branding derrière, tout était là et le problème c'est la base qu'on avait peut-être pas vue plus tôt, c'était quel va être le business model donc on dit ok il y a un besoin on sait le type de produit qu'on veut on aurait peut-être pu le confronter plus vite derrière au client mais après c'est vrai qu'on s'est dit business
Edouard Carton 35:32 model mais ça devrait aller ça devrait aller et puis à un moment on se pose vraiment la question ok mais non si on doit gagner de l'argent comment on fait il y avait beaucoup de pubs à l'époque sur les apps et ça on ne voulait pas trop et puis derrière on pouvait se poser la question ok mais qui va payer pour ça parce que tout le monde peut être intéressé c'est chouette mais derrière qui paye et là
Brice Boland 35:49 surtout il fallait les gens étaient intéressés de payer si tu avais une bonne database de base et un bon historique
Edouard Carton 35:53 donc ouais c'est comme pareil tu disais Tinder je pense que la majorité des gens qui choisissent Tinder par rapport à une autre app c'est parce que tu sais qu'il y a plus de contenu il y a du volume tu vas y aller et donc tu vas avoir assez de volume si tu n'as pas de volume tu vas arriver il n'y a rien sur la tu ne vas pas donc il y a cette partie là mais derrière ensuite si tu as même imagine tu as une bonne
Edouard Carton 36:11 base de données et que tu n'as pas levé de fond parce que ça fait partie de l'équation aussi si tu ne lèves pas de fond comment est-ce que tu gagnes de l'argent qui va payer pour ça c'est compliqué est-ce que c'est la personne qui mêle bien est-ce que c'est la personne qui cherche et là on a essayé différentes choses à ce moment-là et ça n'a pas pris, on n'a pas trouvé alors que je suis sûr qu'on peut craquer le code sans problème mais il faut travailler
Edouard Carton 36:30 plus dessus et à l'époque on a les deux personnes donc Charles et Mélissa avec qui je travaillais à l'époque pour ce projet là aussi étaient dans l'immobilier et à un moment on s'est dit ok ils ont eu aussi d'autres opportunités professionnelles mais de leur côté pour évoluer et sachant que ça n'évoluait plus au niveau de Igloo on a arrêté en fait ce qui était normal donc je dirais ce projet là c'était business model qui était pas abouti et qu'il fallait craquer
Brice Boland 37:03 donc lessons learned c'est bien penser son business model au bon moment ou le repenser au bon moment ouais
Edouard Carton 37:11 et ça rejoint peut-être aussi deux choses dans Gabi mais c'est vrai que il faut je pense qu'on a tous des idées de savoir ok en fait ça je suis sûr que ça va marcher sauf que ça vaut rien je suis sûr que ça va marcher ça vaut rien à partir du moment où tu ne l'as pas confronté directement au marché et que tu n'as pas en fait...
Edouard Carton 37:28 Et je ne parle pas de...
Edouard Carton 37:28 J'ai parlé à quatre personnes qui sont proches de moi et qui m'ont dit, ah ouais, top idée.
Edouard Carton 37:32 Ça, c'est le...
Edouard Carton 37:32 Comment on appelle ?
Edouard Carton 37:33 C'est le même effet, je crois.
Edouard Carton 37:34 C'est le fait que tu vas demander à quelqu'un très proche de toi, ah, j'ai une très bonne idée, qu'est-ce que tu en penses ?
Edouard Carton 37:38 Et s'il ne prend pas trop de recul et qu'il a de l'affect, il va te dire, c'est génial, tu as encore une bonne idée, vas-y.
Edouard Carton 37:42 Sauf qu'il n'y a pas eu de réflexion aussi derrière.
Edouard Carton 37:47 Et donc, ouais, ça, c'est...
Edouard Carton 37:50 c'est plus compliqué
37:55 Bonbons, déclic entrepreneurial et levées de fonds
Après une pause ludique autour de bonbons façon Bertie Bott's (goûts vomi et œuf pourri), Brice demande à Édouard son « moment étincelle ». Il cite son titre de vice-champion du monde, sa victoire en championnat GT3 en 2016 chez WRT et le lancement de Gabi comme moments marquants, et précise que Gabi a levé un peu plus de 6 millions d'euros au total. Il relativise toutefois la levée de fonds comme accomplissement en soi, la présentant plutôt comme un moyen d'amener le produit aux patients, et explique la dilution progressive des fondateurs au fil des tours (pre-seed, seed, série A) ainsi que l'équilibre que les investisseurs doivent préserver pour garder les fondateurs motivés. Il conclut vouloir désormais générer du chiffre d'affaires plutôt que de dépendre de l'argent des investisseurs.
Brice Boland 37:55 moi j'aime bien les jeux comme tu le sais j'aime bien les petits jeux alors il y a évidemment des bons chocolats qui sont là mais j'ai pris autre chose c'est des bonbons Harry Potter tu connais
Edouard Carton 38:06 ouais je pense que je vois où on va ouais
Brice Boland 38:09 alors le but ici c'est qu'on aille répondre à la dernière question
Edouard Carton 38:13 je suis aller à Chico-Sucre t'oublies pas
Brice Boland 38:15 non t'es pas du tout aller à Chico-Sucre ici donc le but c'était d'aller vers la finalisation et moi je suis heureux de partager quelques mots avec moi en fait un bonbon ça ne se refuse pas il y a différents flavors et donc je vais te poser la question c'est quoi le vert, bleu, rouge t'as mis orange c'était ta couleur préférée c'est moi qui te choisis tu veux choisir toi ?
Edouard Carton 38:38 c'est goût quoi ?
Brice Boland 38:42 écoute c'est goût vomi
Edouard Carton 38:45 je vais t'apprendre un autre ou
Brice Boland 38:48 et donc je voulais savoir c'était quoi le moment dans ta vie que ce soit sur Gabi, sur Igloo sur le sport moteur ou autre c'était quoi ton moment étincelle le moment où t'as upscalé, le moment où tu t'es dit je suis arrivé à un excellent moment de ma vie là il faut que je booste, il faut que je mette les bonnes choses en place pour continuer à évoluer là dessus du coup moi je pars à Poulard
Edouard Carton 39:14 Je sais pas si je l'avale en une fois ou pas Pour le croquer ou pas ?
Brice Boland 39:16 Pour le croquer Après vomi C'est un truc assez Assez commun Logiquement
Edouard Carton 39:22 Moi ça me rappelle
Brice Boland 39:25 Quand je Vomi
Edouard Carton 39:27 C'est dégueulasse
Brice Boland 39:30 C'est horrible
Edouard Carton 39:31 C'est l'enfer ce truc
Brice Boland 39:33 Ouais c'est l'enfer T'as déjà mangé ou pas ?
Brice Boland 39:35 Quoi ?
Brice Boland 39:36 T'as déjà mangé ça ?
Brice Boland 39:37 Toujours J'adore ça Oh purée
Edouard Carton 39:41 Non mais C'est déconné Mais pourquoi ils en mettent autant dans la boîte ?
Edouard Carton 39:45 Dans un autre
Brice Boland 39:45 alors il y a saucisse
Edouard Carton 39:49 tu t'attends à ce que je te dise oui
Brice Boland 39:51 rotten egg des oeufs pourris je crois qu'il y a pire il y a des verres
Edouard Carton 40:04 je ne sais pas ce que ça goûte
Brice Boland 40:06 c'était ton moment dopamine le goat moment
Edouard Carton 40:09 professionnellement parlant tu dis
Brice Boland 40:10 tu peux dire c'est aujourd'hui parce qu'on en a deux et que tu m'aimes fort mais tu peux aussi être honnête
Edouard Carton 40:14 c'est pas facile comme question je pense pas avoir il y a des moments plus importants que d'autres le moment où j'ai pu où on a été vice-champion du monde justement t'en parlais tout à l'heure c'est clairement un moment marquant
Brice Boland 40:32 quand t'as gagné ta première course
Edouard Carton 40:34 alors il y a une année en sport auto en 2016 où on a sur ma voiture on a gagné le championnat donc ça c'était c'était assez bien je venais arriver dans une écurie chez WRT justement et c'est vrai que c'était c'était une année particulière où ça m'a permis d'apprendre beaucoup aussi donc oui c'est le moment aussi où j'ai commencé Gabi donc on commence un autre truc on apprend pas mal de choses tu essayes de lire d'autres bouquins pour un peu savoir comment tu dois démarrer une
Edouard Carton 41:06 autre boîte professionnellement parlant après enfin on dirait qu'il y a le sport auto mais la partie entrepreneuriale
Brice Boland 41:15 quand t'as levé des millions t'as levé combien d'argent en tout pour Gabi ?
Edouard Carton 41:20 en tout on a levé on a levé un peu plus de 6 millions
Brice Boland 41:24 ok donc quand t'as levé 6 millions c'est quand même un moment assez incroyable
Edouard Carton 41:27 ouais moi j'ai l'impression
Brice Boland 41:30 chaque année tu lèves des millions et d'ailleurs il fait quoi dans la vie ?
Brice Boland 41:36 il lève des millions, il adore ça, il adore lever de l'argent
Edouard Carton 41:38 on doit se poser mais pour quoi faire ?
Edouard Carton 41:39 pour mettre dans sa boîte des chênes à un pneu ?
Edouard Carton 41:40 C'est ça pour monter à cheval Gabi effectivement est dans la Medtech dans la santé digitale et Medtech, il y a Biotech aussi d'un côté qui est dans le même cas mais même beaucoup plus c'est à dire que c'est des boîtes qui ont besoin de beaucoup de cash pour pouvoir avancer avant de pouvoir avoir le premier euro qui tombe d'une vente et donc quoi qu'il arrive, tu as besoin de lever pendant un certain temps je parle même pas d'être break-even, je parle de première vente parce que
Edouard Carton 42:05 tu as beaucoup de développement, tu as du recrutement tu as la certification médicale que tu dois aller obtenir donc ça prend c'est cash intensif quand même beaucoup maintenant est-ce qu'on doit lever tout le temps le mieux c'est de lever une fois pour longtemps sauf que ça tu peux pas trop le faire parce que t'as effectivement c'est coupé en différentes tranches t'as les précides cides, syriades
Brice Boland 42:23 tu lèves t'es dilué tu relèves t'es encore dilué tu perds du pouvoir sur ton ownership d'entreprise et à la fin tu fais des trucs et t'as plus rien mais du coup les investisseurs qui lèvent à la fin ils ont quand même intérêt à te laisser un peu sinon t'es plus motivé
Edouard Carton 42:37 donc il y a toujours une espèce d'équilibre autant le fondateur que l'investisseur veut garder donc le fondateur il veut toujours garder le maximum l'investisseur derrière il ne veut pas spécialement prendre le plus alors il veut prendre le plus mais il arrive à un certain moment où l'investisseur va vraiment regarder qu'il y a derrière la boîte s'il y a les fondateurs ou le management et se dire en fait si le management il n'a plus que 5% de la boîte globalement et qu'on fait une série A ben
Edouard Carton 43:04 en fait je ne vais pas spécialement investir ou en tout cas ce n'est pas un bon signal pour moi investisseur parce que moi j'investis aussi encore en une série A ou un seed dans les gens qui sont dedans et si les gens derrière il n'y a pas la carotte qui est donc 5% de la boîte ça ne marche pas il manque quelque chose mais effectivement plus on va lever plus on va être dilué maintenant il faut arriver à trouver c'est pareil c'est offre et la demande
Edouard Carton 43:27 de se dire j'ai besoin de autant pour atteindre tel objectif il faut trouver les investisseurs qui correspondent à ton risque et qui veulent mettre l'argent dont tu as besoin
Brice Boland 43:33 et donc ton moment étincelle c'était quand tu as levé XMillion ?
Edouard Carton 43:38 Il y a une levée de fonds on a fait effectivement ça a été pour Gabi un beau succès on a fait une levée de fonds mais je dis que c'est un chouette objectif accompli pour une boîte et pour un entrepreneur je n'y ai pas pensé directement parce qu'effectivement pour moi je le vois comme étant un moyen pour arriver à tes fins et peut-être que l'autre moment c'est plutôt la fin c'est à dire le succès de mettre ton produit sur le marché de le vendre et que
Edouard Carton 44:08 ça devienne un succès lever de l'argent c'est un succès pour la suite mais pour moi c'est vraiment d'arriver à mettre le produit dans les mains des utilisateurs, des patients et de pouvoir avoir un impact derrière et à ce moment là tu peux dire ok en fait ça marche, on a levé l'argent pour faire ça, maintenant lever l'argent reste un succès pour la boîte parce que sans ça évidemment tu peux pas avancer mais bon tu te dis toujours je m'assieds en fait finalement à chaque fois sur
Edouard Carton 44:35 l'argent d'autres, que ce soit des privés, des professionnels, des VCs pour pouvoir aller chercher d'autres objectifs.
Edouard Carton 44:41 Et là, ce qui me manque un peu c'est de me dire, ok, moi j'ai envie aussi de ne pas spécialement m'asseoir sur l'argent des autres pour le faire mais c'est d'arriver à générer du chiffre d'affaires qui permet en fait de nourrir la société et de pouvoir avancer.
Brice Boland 44:56 Ok, ok.
44:58 Conclusion : conseils aux entrepreneurs et mot de la fin
Brice remercie Édouard pour son amitié et la diversité de ses talents, sportifs comme entrepreneuriaux. Interrogé sur un conseil pour les entrepreneurs dans un marché du financement tendu depuis deux ans, Édouard évoque le bootstrap comme option parfois plus rapide, l'importance de rester passionné, de réfléchir son business model en amont, et surtout de tester le marché le plus tôt possible avec un vrai produit ou POC pour éviter de vouloir faire rentrer un produit dans un marché qui ne lui correspond pas. L'épisode se termine sur la blague récurrente du code promo pneus et des remerciements croisés.
Brice Boland 44:58 On va devoir malheureusement finaliser après la bonne nouvelle là-dedans c'est qu'on peut se revoir et on va se revoir d'ailleurs très bientôt mais je voulais te je voulais te remercier d'être mon ami surtout parce que c'est pas évident d'être l'ami de Brice Boland
Edouard Carton 45:16 c'est vrai ?
Edouard Carton 45:16 c'est bien que tu t'en rendes compte t'as pris en maturité
Brice Boland 45:20 je voulais te remercier d'avoir partagé ça je pense que c'est pas facile parce que t'as pas une ligne droite t'as différents talents, j'aime tous les talents j'aime tous tes talents t'as des talents on va dire sportifs c'est le poney qui a du talent sportif et toi tu arrives à le gérer t'as du talent dans la partie start-up, dans la partie innovation, dans la partie ingénierie et je pense que tout ça même si ça te donne des succès à très court terme, moyen terme, long terme finalement
Brice Boland 45:46 même si tu fais autre chose tu vas toujours trouver ta voie et c'est pour ça aussi que je trouve que c'était intéressant de partager ça donc voilà, si t'as toujours ce code promo sur les pneus hiver Edouard Vinte, Speedy, évidemment on est tous preneurs Speedy à la pneu, pareil
Edouard Carton 46:02 est-ce que tu veux
Brice Boland 46:10 peut-être encore lâcher un petit punchline sur les prochains entrepreneurs ou tes amis entrepreneurs ou tes confrères entrepreneurs et un petit mot pour eux pour continuer à être drivé et c'est vrai que là pour l'instant on va dire que les investisseurs ont un peu de mal avec les taux avec le marché qui est tendu est-ce que tu veux peut-être partager un petit mot par rapport à ça
Edouard Carton 46:31 alors les marchés sont tendus ils sont même très tendus encore une fois ça dépend des secteurs mais je sais que de manière générale ça fait deux ans que c'est très compliqué de lever l'argent pour ceux qui lèvent de l'argent c'est sûr que demain en bootstrap c'est quand même peut-être beaucoup mieux pour ceux qui c'est une autre expérience et c'est peut-être plus rapide
Brice Boland 46:49 bootstrap pour définir c'est les gens qui ne lèvent pas d'argent et qui font tout tout seul depuis le départ
Edouard Carton 46:54 ouais c'est ça donc où le client finalement génère finance la suite de la boîte ce qui permet de garder la propriété ça évite de faire des levées de fonds, ça évite donc de se retrouver dans ce genre de marché, maintenant c'est difficile et c'est structurel et il faut faire avec après pour les entrepreneurs ça dépend à quel niveau, il y en a qui ont beaucoup plus d'expérience que moi, beaucoup plus mais en tout cas de ce que j'ai pu apprendre durant les dix dernières années c'est
Edouard Carton 47:23 qu'il y a des choses vraiment clés derrière c'est d'être toujours passionné par ce qu'on fait parce que c'est ça qui va driver les choses et c'est là que les fondateurs sont je pense le plus important pour la boîte et pour la suite c'est je pense par rapport à l'expérience, je vous en parlais tout à l'heure mais le business model, déjà de l'avoir en tout cas un peu réfléchi parce que même si on ne sait pas exactement comment ça va on sait qu'on doit avoir plusieurs options
Edouard Carton 47:45 et ne pas se retrouver dans une dédaine et surtout tester le marché tôt c'est à dire de pouvoir avoir un produit, une maquette, un POC de pouvoir le confronter derrière au client, le plus vite possible pour être sûr qu'on ne se trompe pas de produit et qu'on puisse itérer rapidement globalement de ne pas essayer de faire rentrer un carré dans un rond et de se dire, j'ai un produit je trouve qu'il est génial et je suis sûr que là il est surtout le carré le plus
Edouard Carton 48:14 petit exactement et j'essaie de le faire rentrer dans un truc qui ne lui convient pas parce qu'on s'y prend trop tard et en fait il faut aller bien dans un monde ça et d'être sûr que je veux développer le meilleur produit possible, mais je veux être sûr que ce soit exactement ce que le client, le patient aussi, en tout cas dans mon cas, recherche et qu'il fit bien dans l'environnement et que je peux le développer dans l'environnement dans lequel je l'envisage.
Edouard Carton 48:41 Et se faire ça le plus tôt possible.
Edouard Carton 48:44 Et une fois que c'est bon, après, il faut grandir, recruter l'équipe, il y a plein de choses derrière, mais c'est un peu là-bas, je pense.
Edouard Carton 48:51 Et c'est facile, ça paraît facile, mais on pourrait l'oublier vite quand on a la tête dans le guidon.
Edouard Carton 48:54 donc arriver à vraiment prendre du recul là-dessus
Brice Boland 48:57 sauf quand on est cycliste
Edouard Carton 48:58 sauf quand on est cycliste ouais
Brice Boland 48:59 en tout cas moi ce que je peux dire par rapport à ça c'est que Edouard est bon conseil Edouard est bon tuyau moi quand je t'écoute souvent ça marche donc si les gens qui t'écoutent là ça va certainement marcher
Edouard Carton 49:11 c'est quoi le dernier bon conseil que je t'avais donné ?
Edouard Carton 49:13 Bidat c'est pas vrai
Brice Boland 49:16 bon merci ma biche c'était chouette
Edouard Carton 49:18 avec plaisir mec et félicitations pour le podcast
Brice Boland 49:21 ouais c'est cool c'est cool merci à toi c'est grâce à toi
Edouard Carton 49:23 c'est vrai ?
Edouard Carton 49:24 C'est ça mon dernier conseil.
Brice Boland 49:25 Ok, c'est grâce à moi aussi.