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Transcription — Foodiz : la start-up qui réinvente la cantine d'entreprise

Transcription de l'épisode de Coucou Ma Biche avec les fondateurs de Foodiz, publié le et animé par Brice Boland : 12 chapitres résumés et horodatés.

Transcription produite automatiquement à partir de la bande son, puis relue : les noms propres et le découpage en chapitres ont été vérifiés à la main. Des approximations subsistent ; en cas de doute, la vidéo fait foi (nouvel onglet). Les horodatages ouvrent la vidéo à l'instant correspondant, dans un nouvel onglet.

0:00 Teaser et générique

Un montage d'extraits annonce d'entrée les grands thèmes de l'interview : la promesse de Foodiz de tout gérer « de A à Z », à la différence d'Uber Eats qui « à part contrôler la livraison, ne contrôle rien d'autre » ; le vrai concurrent selon Thibault Vanhaelen, « la boîte à tartines » ; et le record de livraison de 2000 boxes pour Proximus pendant le Covid. Le générique du podcast Coucou ma biche suit ensuite.

Thibault Vanhaelen 0:00 Donc Foodiz, on révolutionne la restauration en entreprise pour faire simple.

Thibault Vanhaelen 0:03 On est parti du constat qu'on remarque qu'en entreprise, en fait, il était compliqué de bien manger.

Thibault Vanhaelen 0:08 Et donc on est arrivé avec justement cette offre d'abord de cantine digitale où on veut gérer tout en fait de A à Z.

Thibault Vanhaelen 0:14 On a quelques concurrents comme tu peux les connaître avec des Uber Eats en fait.

Thibault Vanhaelen 0:17 C'est qu'eux, à part contrôler la livraison, ils ne contrôlent rien d'autre en fait.

Thibault Vanhaelen 0:21 C'est dépendant du restaurateur.

Thibault Vanhaelen 0:22 Puis après, il y a une chose personnelle, ils sont toujours en retard.

Thibault Vanhaelen 0:25 Négatif, quand moi je commande, c'est l'enfer.

Brice Boland 0:27 Parce que selon eux, ils sont bons.

Thibault Vanhaelen 0:29 Oui, on est d'accord, je pense que tout le monde est d'accord avec moi.

Thibault Vanhaelen 0:32 Nous, on a été chercher justement tout ce qui était négatif dans ce genre de business pour l'amener en fait dans quelque chose auquel on croit évidemment.

Thibault Vanhaelen 0:40 On a fait notre record pendant le Covid, on a livré Proximus, en fait ils ont commandé des boxes à livrer en fait partout en Belgique et on a livré 2000 boxes en fait.

Brice Boland 0:50 C'était quoi les fameux paniers gourmands ?

Thibault Vanhaelen 0:52 Voilà, on avait fait en fait, parce qu'on travaillait avec Proximus depuis le début, ils avaient besoin de reconnecter les équipes entre elles, c'était un peu notre coup marketing qu'on avait fait pendant le Covid

Brice Boland 1:01 c'est quoi ton concurrent typiquement ?

Thibault Vanhaelen 1:02 en fait je le dis toujours moi c'est la boîte à tartines en fait c'est les gens qui reprennent de chez eux la veille ils ont à dîner

Brice Boland 1:07 de beaux trapdos voilà exactement Coucou ma biche le podcast qui dynamite les conventions et nous catapulte dans l'univers totalement fou de ceux qui ont osé rêver en grand avec une énergie contagieuse on va parler performance growth mindset business lifestyle dans des discussions intenses 100% naturelles Coucou ma biche est bien plus qu'un podcast c'est le moment de fiesta entre amis autour du mic où l'on explore toutes les facettes de la réussite et de la performance avec une bonne dose de folie.

Brice Boland 1:31 Préparez-vous à être électrisé par des histoires palpitantes.

Brice Boland 1:34 Let's go !

1:40 Rencontre avec Thibault Vanhaelen et présentation de Foodiz

Après les salutations et un jeu autour des titres d'épisode écartés (« bouffe de bureau », etc.), Thibault Vanhaelen se présente : 33 ans, fondateur de Foodiz il y a 5 ans avec son ami Quentin, lancé en janvier 2020. Il détaille les trois offres de l'entreprise : la cantine digitale (commande avant 10h30, livraison au bureau), le catering pour les meetings et onboardings, et Coffees, une offre récente de corner barista/lunch. Le constat de départ est qu'il est compliqué de bien manger en entreprise, et Foodiz veut gérer toute la chaîne elle-même, contrairement à des acteurs comme Uber Eats dépendants du restaurateur.

Brice Boland 1:40 Tib, coucou ma biche !

Brice Boland 1:41 Coucou ma biche !

Brice Boland 1:41 Ça va, la forme ?

Thibault Vanhaelen 1:43 Ravi d'être là.

Thibault Vanhaelen 1:43 Aujourd'hui,

Brice Boland 1:45 on va discuter d'un business connu mais pas connu, celui de l'alimentation.

Brice Boland 1:49 On avait démarré nos discussions justement pour essayer de trouver un titre avant de le faire.

Brice Boland 1:55 C'est assez marrant, normalement on trouve le titre après.

Brice Boland 1:58 On avait quelques modèles.

Brice Boland 2:00 C'était, je vais reprendre deux, trois idées qu'on a eues.

Brice Boland 2:01 C'était bouffe de bureau.

Brice Boland 2:01 Pourquoi ?

Brice Boland 2:03 l'avez-vous toujours dans le cul ?

Brice Boland 2:05 Bon, ça, on a dit qu'on n'allait pas le retenir.

Brice Boland 2:07 Quoique, on avait Foodiz le jour où votre boss a arrêté de vous empoisonner.

Brice Boland 2:12 Tu trouvais ça drôle, mais c'était pas ce qui était retenu.

Brice Boland 2:13 Le secret le plus dégueulasse de votre entreprise, sa cantine, il a le remède.

Brice Boland 2:18 Ça, j'adore.

Brice Boland 2:18 Voilà, ça t'a remis.

Brice Boland 2:19 En deux mots, présente-toi, fais-moi un petit elevator pitch de ton concept et de ce qu'est Foodiz et quels sont justement les tenants et aboutissants de ton modèle.

Thibault Vanhaelen 2:30 Alors, Thibault Vanhaelen, J'ai 33 ans, grand fan de sport et j'ai fondé il y a 5 ans Foodiz.

Thibault Vanhaelen 2:40 Je suis CEO et cofondateur avec mon ami Quentin, avec qui on a lancé ça en janvier 2020.

Thibault Vanhaelen 2:46 Donc Foodiz, on révolutionne la restauration en entreprise pour faire simple.

Thibault Vanhaelen 2:50 Et on le fait de trois offres, de trois manières différentes.

Thibault Vanhaelen 2:53 Donc on a la cantine digitale, on a le catering.

Thibault Vanhaelen 2:56 Donc tu as un meeting dans ton entreprise, tu as besoin d'un petit déjeuner pour un onboarding, tu peux faire appel à Foodiz et là récemment on a lancé une troisième offre qui est Coffees, on vient installer en fait un corner où tu peux avoir une offre barista lunch, petit déjeuner directement

Brice Boland 3:13 dans ton entreprise.

Brice Boland 3:13 Ok, c'est quoi la différence finalement entre le premier pilier et le deuxième pilier, donc tu disais une cantine digitale et un catering, un catering c'est aussi

Thibault Vanhaelen 3:22 En fait avec nos solutions elles sont assez complémentaires, donc on va couvrir tous les moments food en entreprise et donc en fait la cantine digitale on va beaucoup plus vite s'adresser en fait aux employés donc en fait c'est l'employé avant 10h30 il commande via notre application il est livré directement au bureau au niveau catering en fait c'est l'employeur qui va en fait payer la demande ou la commande qui va être faite pour le meeting que tu vas avoir et donc à ce moment là on s'adresse

Thibault Vanhaelen 3:46 un peu différemment et c'est une offre qui est un peu différente par rapport à la cantine digitale et donc j'aime bien dire en fait qu'avec ces deux offres et même avec la troisième on va couvrir en fait tous les moments foot dans l'entreprise mais d'une manière un peu différente en fait

Brice Boland 3:59 Ok ok, c'est quoi le concept finalement derrière au niveau de l'alimentation je suppose que ton but n'est pas d'empoisonner tes clients et de leur présenter des produits de qualité avec une certaine vitesse avec une certaine planification derrière c'est quoi finalement le USP derrière vous ?

Thibault Vanhaelen 4:16 Nous on va toucher à pas mal de choses en fait avec Foodiz en fait on est parti du constat si tu veux qu'on remarque qu'en entreprise en fait il était compliqué de bien manger et donc on est arrivé avec justement cette offre d'abord de cantine digitale où on veut gérer tout de A à Z.

Thibault Vanhaelen 4:33 Parce qu'on a quelques concurrents, comme tu peux les connaître avec des Uber Eats, c'est qu'eux, à part contrôler la livraison, ils ne contrôlent rien d'autre.

Thibault Vanhaelen 4:41 Tu es dépendant du restaurateur.

Thibault Vanhaelen 4:42 Alors que nous, automatiquement, avec Foodiz, la personne va passer commande, on va s'occuper nous-mêmes, depuis notre propre cuisine qu'on appelle Dark Kitchen, on a pu en parler juste avant, on va préparer nous-mêmes le plat, on va s'occuper nous-mêmes de la livraison et l'application elle est gérée par nous aussi directement et puis t'as un customer support donc si jamais il y a le moindre souci qu'il peut avoir sur l'application ou sur ta commande, tu peux directement nous contacter et à ce moment là on gère ça aussi

Thibault Vanhaelen 5:08 donc en fait notre modèle il est complètement différent de tout ce qui existe parce qu'en fait on va gérer tout de A à Z

5:14 La genèse de Foodiz et le choix de la Dark Kitchen

Thibault revient sur le déclic de 2020 avec Quentin : le côté digital manquait encore face aux cantines physiques traditionnelles, ce qui a mené à un modèle centralisé sur un seul site de production à Bruxelles, démarré à l'origine dans la cuisine de Quentin. Il explique le principe d'une dark kitchen orientée B2B, un modèle qui n'existait pas encore en Belgique au lancement. Le choix de l'implantation a suivi des critères précis : loyer maîtrisé, bonne zone de chalandise, et surtout éviter le centre de Bruxelles saturé par le trafic et les grèves. L'entreprise s'est installée du côté de Tour et Taxis à Laeken, un point d'accès rapide vers Evere, Zaventem, Diegem, Anderlecht, Malines et Anvers.

Brice Boland 5:14 en fait.

Brice Boland 5:14 Donc tu parlais de créer ça en 2020, c'était quoi le trigger avec Quentin de se dire qu'il y avait un trou dans le marché et qu'est-ce qui fait que finalement vous avez eu cette idée alors qu'effectivement des concepts fous de catering digital de cantine de livraison ça existait déjà d'une façon ou d'une autre qu'est-ce qui a fait que ce modèle-là vous l'avez pensé et vous avez dit ok on va créer ça comme ça et ça a certainement évolué depuis

Thibault Vanhaelen 5:40 Oui tout à fait mais je pense que le côté digital justement il n'existait pas encore sur le marché donc tu avais beaucoup des cantines physiques en fait traditionnelles que tu as au sein de tes bureaux et nous on a remarqué qu'en fait le côté digital manquait et qu'en plus de ça si tu reprends un peu notre business model le côté digital te permet d'être optimal à tous les niveaux parce qu'en fait au lieu d'avoir plusieurs centres de production nous en fait on a un seul centre

Thibault Vanhaelen 6:02 de production qui se trouve en fait à Bruxelles et de là partent tous nos plats en fait

Brice Boland 6:08 Donc c'est une dark kitchen, un dark store

Thibault Vanhaelen 6:11 Oui exactement

Brice Boland 6:11 qui finalement on s'en fout un peu d'où ça se trouve, ça ne me regarde pas

Thibault Vanhaelen 6:16 Personne ne sait où on est en fait

Brice Boland 6:17 Moi je sais quand même

Thibault Vanhaelen 6:19 C'est Quentin dans sa cuisine On a nos bureaux justement aussi qui sont là pour être près des équipes mais donc tout est au même endroit mais pour l'anecdote au tout début quand on a commencé au début on était dans la cuisine de Quentin donc ce que tu viens de dire c'est vrai elle devait être contente d'Alizabeth c'est ça exactement et donc on était là et puis évidemment il y a la législation il y a pas mal de choses donc on a dû évidemment tout centraliser au

Thibault Vanhaelen 6:40 même endroit mais donc notre modèle de base c'est qu'on a remarqué qu'il était hyper intéressant d'arrêter d'avoir plusieurs points de production plusieurs endroits de production parce qu'en fait ça te coûte cher en personnel tu ne sais pas tout gérer évidemment d'avoir plusieurs endroits et donc nous on s'est dit on va tout centraliser, prendre tout le côté positif on va dire de la Dark Kitchen qu'on connait assez bien justement au niveau B2C, mais nous on s'est dit qu'on allait vraiment créer ce modèle là pour le côté

Thibault Vanhaelen 7:06 B2B qui je pense en fait en Belgique n'existait pas encore à partir au moment où on l'a lancé donc en janvier

Brice Boland 7:14 2020.

Brice Boland 7:14 Juste pour démystifier et vulgariser Dark Kitchen, on doit imaginer ça que les gens font à manger dans le noir ou c'est plutôt justement une cuisine cachée qui permet justement de livrer par la suite et finalement peu importe tant que la logistique suit c'est quoi le concept d'une dark kitchen ?

Brice Boland 7:31 Donc en fait

Thibault Vanhaelen 7:31 la dark kitchen tu vas te positionner dans un endroit où déjà un au niveau de ton loyer tu vas essayer de payer le moins possible donc être dans le centre de Bruxelles tu vas éviter

Brice Boland 7:40 quand on analyse ça justement pour te dire ok ça c'est un nice spot géographiquement parlant bon périmètre zone de chalandise

Thibault Vanhaelen 7:46 donc c'est ça en fait c'est vraiment tu vas regarder un peu ta zone de chalandise comment est-ce qu'au niveau logistique tu vas pouvoir t'y retrouver aussi parce qu'imaginons tu positionnes ta cuisine dans le centre de Bruxelles, c'est hyper compliqué parce qu'en fait tu as des embouts non-stop tu vois le nombre de grèves qu'on a depuis des mois et des mois, si tu te positionnes dans le centre de Bruxelles c'est hyper compliqué pour pouvoir livrer à temps et nous ça c'est un USP justement c'est de pouvoir

Thibault Vanhaelen 8:08 être, de livrer en fait en temps et en heure ton lunch parce que je pense que si tu n'as pas ton lunch sur le temps de midi tu peux devenir fou, t'es plus du tout concentré et donc nous c'était vraiment l'importance d'être un peu en dehors de toutes ces zones où t'as du trafic on s'est posé un tout petit peu plus loin donc on est du côté de Tour et Taxis à Laken et de là en fait t'as un accès sur tout le nord de Bruxelles

Thibault Vanhaelen 8:27 facilement donc t'as accès facilement à Evere, Zaventem, Diegem, donc si tu sors un peu des 19 communes et t'es juste à côté en fait de Bruxelles centre aussi et donc c'est hyper intéressant et puis de là tu peux aller aussi du côté d'Anderlecht tu peux vraiment tout targeter et donc c'était hyper important de trouver un endroit où on est bien situé pour pouvoir livrer toute la Belgique parce qu'en fait de là tu peux très vite aller du côté de Malines, tu peux aller du côté d'Anvers

Thibault Vanhaelen 8:54 en fait, là où on est situé au niveau du loyer c'est moins cher au niveau du mètre carré que de devoir avoir une cuisine en fait dans le centre de Bruxelles et donc en fait c'était un peu un no-brainer pour nous de se situer là mais évidemment on a fait des analyses au préalable parce que tu veux toujours avoir le meilleur endroit

9:09 L'entrepôt GreenBizz et le modèle de coûts

La cuisine industrielle de Foodiz est installée dans un entrepôt loué chez GreenBizz, un incubateur à approche éco-responsable qui a dû accepter le projet. Le label Green Key permet à Foodiz de répondre aux exigences des entreprises de plus en plus attentives à ces critères. Après cinq ans de location, Foodiz est devenu propriétaire de sa cuisine début 2025, tout en restant locataire de l'entrepôt auprès de GreenBizz. Thibault détaille ensuite la structure de coûts : loyer et cuisine, salaires, matières premières, électricité, marketing, R&D, et l'essentiel des investissements portés sur la tech et l'IT.

Brice Boland 9:09 Et vous avez installé une cuisine ou c'est une cuisine industrielle qui le présente ?

Thibault Vanhaelen 9:12 Alors de base

Brice Boland 9:13 Comment est-ce que je dois imaginer ça ?

Brice Boland 9:15 Dark Kitchen, c'est quoi derrière ?

Thibault Vanhaelen 9:18 Donc en fait on est dans un entrepôt qu'on loue en fait à un propriétaire donc le propriétaire c'est GreenBizz c'est un incubateur avec une approche éco-responsable et donc ça c'était aussi important pour nous d'être dans un endroit où on est accepté parce que on a une offre en fait éco-responsable et donc c'est hyper important pour les entreprises aussi et donc on a été accepté dans cet entrepôt

Brice Boland 9:37 C'est mis en avant parce que c'est le fait que ça soit responsable, éco-responsable les gens aiment ça, les gens payent pour ça ?

Thibault Vanhaelen 9:44 Oui maintenant c'est devenu en fait, c'est pas directement les gens et on pourra revenir là dessus mais c'est l'entreprise qui accorde énormément d'importance là-dessus.

Thibault Vanhaelen 9:52 Maintenant, elles sont tenues avec toutes ces règles ISJ.

Thibault Vanhaelen 9:55 Tu les connais, c'est hyper compliqué.

Thibault Vanhaelen 9:58 Et donc, il y a cette importance aussi au niveau du traiteur d'avoir cette approche.

Thibault Vanhaelen 10:01 Et nous, on a un certificat qu'on appelle la Green Key, qui nous permet justement d'avoir un peu ce contrat.

Thibault Vanhaelen 10:09 On peut montrer, nous, on a une sorte de label qui nous permet de pouvoir montrer ça aux entreprises et de rentrer automatiquement dans l'entreprise.

Thibault Vanhaelen 10:17 parce que ceux qui n'ont pas ça en termes de traiteur, petit à petit, vont être filtrés et ne plus pouvoir livrer les entreprises directement.

Thibault Vanhaelen 10:25 Donc, c'est plus pour les entreprises que pour les employés directement.

Thibault Vanhaelen 10:29 Et puis, on est rentré chez GreenBizz et là, il y avait une société qui avait mis dans un des entrepôts, en fait, c'est une énorme cuisine.

Thibault Vanhaelen 10:37 En fait, c'est un grand cube, si tu veux, refroidi, où tu peux commencer à faire ta cuisine.

Thibault Vanhaelen 10:43 Tu as tes stocks qui sont mis à disposition.

Thibault Vanhaelen 10:45 Et donc, nous, en fait, on a directement loué cet endroit.

Thibault Vanhaelen 10:47 on a loué pendant 5 ans et pour célébrer nos 5 ans mais même si c'était plus avantageux pour créer de la valeur au sein de Foodiz fin janvier de cette année on est propriétaire donc on a racheté la cuisine mais on a toujours un propriétaire au dessus de nous qui est justement GreenBizz dans lequel il y a la cuisine à qui on paye un loyer si tu veux pour être là pour te donner une image c'est vraiment un énorme entrepôt où tu viens par exemple mettre

Thibault Vanhaelen 11:12 ta voiture, tes vélos ou peu importe mais nous on est venu mettre une énorme cuisine dedans

Brice Boland 11:16 Donc toi, ton cost model, c'est ce coût fixe d'entrepôt, de cuisine, c'est les salaires de tes employés et c'est tout ?

Thibault Vanhaelen 11:25 Et puis après, évidemment, si tu prends un P&L standard, on va avoir nos matières premières qu'on va devoir payer.

Thibault Vanhaelen 11:32 On a l'électricité, évidemment, il y a toutes ces charges.

Thibault Vanhaelen 11:35 On a du marketing, de l'advertising, on a du R&D, évidemment, parce que nous, on doit créer des recettes, on doit faire attention à ce qu'on veut.

Thibault Vanhaelen 11:43 et puis après en termes d'investissement à part la cuisine on a principalement en fait de la tech, de l'IT si tu analyses un peu nos investissements c'est là où on va mettre pas mal d'investissements

11:54 Livraison : indépendants, suivi par WhatsApp et le débat des faux indépendants

Foodiz assurait au départ ses livraisons en interne avec ses propres employés, un modèle abandonné car financièrement intenable à mi-temps. L'entreprise est passée à des indépendants sous-traitants, chacun à la tête de deux ou trois personnes, spécialisés dans la logistique alimentaire et la chaîne du froid. Faute de budget pour un outil de tracking ou un ERP, le contrôle se fait via des groupes WhatsApp où les livreurs envoient une photo une fois arrivés, un système jugé suffisant pour l'instant même si un CTO vient d'être recruté pour internaliser la tech. Interrogé sur le procès Glovo autour des faux indépendants, Thibault explique que Foodiz limite ce risque en travaillant avec une dizaine de sociétés de livraison mises en concurrence plutôt qu'avec des livreurs individuels.

Brice Boland 11:54 Justement, il y a cette dark kitchen de là où partent tous les business le risque opérationnel finalement, le seul risque opérationnel c'est qu'il y ait un couac dans cette logistique ou que finalement ça soit pas livré au bon endroit où finalement tu étais tributaire de la livraison

Thibault Vanhaelen 12:14 comment vous faites pour gérer ça ?

Thibault Vanhaelen 12:17 au niveau de la livraison au tout début on la faisait nous même de A à Z vraiment on avait des équipes on avait des employés qui faisaient la livraison on engageait vraiment des gens pour pouvoir faire ça

Brice Boland 12:29 et puis on avait des contrats de 6h du mat à 12h ?

Thibault Vanhaelen 12:33 en fait c'était vraiment sur la matinée c'était quasi demi-temps en fait et puis on a remarqué qu'au niveau du modèle ça fonctionnait pas parce que tu n'as pas toujours assez de commandes, tu es un peu vraiment dépendant de ces personnes-là, même si elles sont en interne.

Thibault Vanhaelen 12:47 Et donc, on s'est dit que c'était principalement le côté financier qui ne tenait pas directement la route.

Thibault Vanhaelen 12:53 Et donc, on a commencé justement à travailler avec des sociétés externes, avec des indépendants, mais ce n'est pas des gros groupes.

Thibault Vanhaelen 12:58 C'est une personne, en fait, qui a, par exemple, deux, trois personnes en dessous de lui qui va s'occuper justement de nos livraisons.

Thibault Vanhaelen 13:07 Et qui sont spécialisées exactement dans la logistique.

Brice Boland 13:11 des colis ou de la nourriture.

Thibault Vanhaelen 13:13 La nourriture, après, il y a le respect de la chaîne du froid.

Thibault Vanhaelen 13:15 Donc, nous, évidemment, il y a toute cette approche-là où, dès que ça part de chez nous, il y a un respect.

Thibault Vanhaelen 13:19 Eux ont des camionnettes réfrigérées.

Thibault Vanhaelen 13:21 Et donc, on est rentrés dans ce modèle-là parce qu'on n'avait pas envie d'investir trop, justement, dans des camionnettes.

Thibault Vanhaelen 13:26 C'était assez compliqué de mettre cet argent-là au tout début dans une start-up.

Thibault Vanhaelen 13:30 On l'a essayé, mais très vite, évidemment, on a un peu changé notre fusil d'épaule et on est partis sur le côté, OK, on va faire appel à des sociétés spécialisées là-dedans, mais des sociétés qui n'étaient pas des mastodontes en fait.

Thibault Vanhaelen 13:40 On ne voulait pas aller avec ce genre de société-là, on voulait plutôt avoir un contact direct avec la personne parce que comme tu le dis, si il y a le moindre couac, on veut pouvoir appeler le gars et pouvoir lui dire écoute, en fait, tu n'as pas livré au bon endroit, tu vas rechercher la livraison.

Thibault Vanhaelen 13:52 Et nous, pour te dire, la manière dont on contrôle si la livraison est bien faite, parce que tu dois investir aussi et checker et pas tout investir au même moment, c'est que nous, ils envoient encore, on a des groupes WhatsApp avec tous nos livreurs, ils envoient une photo dès qu'ils sont à l'endroit sur un groupe WhatsApp et nous, on regarde que tout soit bien livré.

Thibault Vanhaelen 14:08 Et ça nous permet de pouvoir, pour zéro euro, on n'a rien développé au niveau tech, de s'assurer que la livraison est livrée au bon endroit.

Brice Boland 14:17 Tu n'as pas un outil ou un espèce d'ERP ou un SaaS de track and trace ?

Thibault Vanhaelen 14:22 Non, pas encore.

Thibault Vanhaelen 14:22 Mais en fait, au moment où on l'a demandé, au tout début, parce qu'au début, on avait externalisé toute la partie tech, il nous avait donné un montant énorme, justement, pour pouvoir traquer.

Thibault Vanhaelen 14:32 Et on s'est dit, OK, pour l'instant, on met un peu ça de côté.

Thibault Vanhaelen 14:34 Et le client ou la personne qui a commandé, en fait, elle est un peu stressée parce qu'elle ne sait pas directement quand va arriver sa commande.

Thibault Vanhaelen 14:42 On donne toujours un créneau entre midi et midi 30.

Thibault Vanhaelen 14:44 Ça, c'est le deal qu'on a avec l'entreprise et la personne qui a commandé.

Thibault Vanhaelen 14:45 Mais si on dépasse justement les midi 30, on est en contact direct avec le livreur et on peut envoyer une notification à la personne qui a commandé.

Thibault Vanhaelen 14:54 Et donc, on est toujours en contact et ça nous a évité d'aller mettre 30, 40, 50 000 euros dans une feature qui, au final, n'est pas directement nécessaire parce qu'on a un système de livraison qui fonctionne très bien comme ça.

Brice Boland 15:07 pour l'instant après quand tu vas scaler on est déjà en train de scaler

Thibault Vanhaelen 15:11 donc c'est là où à un moment donné on va le mettre en place et c'est pour ça qu'on a internalisé aussi toute la partie tech donc on avait une agence au tout début et là on vient d'engager un CTO donc un Chief Technology Officer qui s'occupe justement de toute une partie tech et qui va mettre justement ces nouvelles fonctionnalités à disposition de nos utilisateurs

Brice Boland 15:30 on a parlé de ça assez rapidement mais Glovo qui est assez connu en Espagne je crois qu'ils sont dans deux pays aussi ils ont eu un procès avec des livreurs qui étaient des faux indépendants parce qu'ils ne bossaient que pour Glovo en fait c'est des employés cachés comment toi tu vas éviter que quand tu vas justement travailler avec plusieurs personnes, plusieurs indépendants même si c'est une boîte derrière d'avoir ce problème ou alors il y a peut-être un moment où ça serait peut-être moins cher de travailler

Brice Boland 15:56 avec d'autres types de personnes

Thibault Vanhaelen 15:59 c'est là où de nouveau avec Glovo c'est très compliqué aussi de pouvoir tout checker, je pense qu'il y a déjà un screening de base qui est fait, nous on fait toujours un screening évidemment avec qui on travaille, on teste toujours on regarde si la personne est de confiance on s'assure de pouvoir avoir un modèle qui tourne avec la société de livraison on en a plusieurs et en fait on diversifie aussi ce côté là, c'est à dire qu'on n'a pas juste une société de livraison, c'est qu'en

Thibault Vanhaelen 16:20 fait on en a dix en fait, on a une dizaine d'indépendants qui travaillent pour nous

Brice Boland 16:25 Tu les mets pas en concurrence ?

Thibault Vanhaelen 16:27 On les met en concurrence évidemment, rien que pour le pricing rien que ça, et puis au niveau comme tu le dis, d'avoir pas ce problème si le jour où on remarque que la personne en fait elle est plus du tout honnête, elle fonctionne pas bien elle livre pas bien, elle est pas agréable parce qu'en fait tu lui donnes un peu ton image aussi, tu lui donnes ta marque quoi, donc c'est elle qui est la dernière personne en fait quand il y a un client qui nous

Thibault Vanhaelen 16:45 dit le livreur est pas très sympa, est-ce que vous pouvez faire quelque chose, bah automatiquement nous on peut pas répondre, oui mais on externalise en fait la livraison, c'est pas nous non c'est Foodiz, et donc en fait tu dois t'assurer d'avoir les bonnes personnes, et c'est là où je pense qu'on a bien fait les choses dès le début assez vite, c'est qu'on a diversifié le nombre de sociétés avec lesquelles on travaille.

Thibault Vanhaelen 17:07 Mais derrière, tu n'es pas à l'abri qu'une personne, évidemment, emploie mal une personne.

Thibault Vanhaelen 17:12 Par contre, on est quand même dans un modèle qui est un peu différent parce que ces personnes-là ont une société.

Thibault Vanhaelen 17:18 Je pense qu'avec des Glovo, les Uber Eats, toutes les histoires qu'ils ont pu avoir,

Brice Boland 17:22 c'était des employés

Thibault Vanhaelen 17:23 et les employés faisaient ça probablement en black et donc, tu ne sais pas très bien ce qui se passe alors que nous, il y a tout un contrôle de la société et tu sais évidemment que la société, si elle fait la moindre erreur, nous, on peut directement la charger directement, évidemment.

Thibault Vanhaelen 17:39 Et justement,

17:40 Food as a Service et l'équation économique de la livraison groupée

Thibault préfère le terme « FAS », Food as a Service, à SaaS : la nourriture doit être bonne, mais tout le service qui l'entoure (appli en trois clics, livraison) compte tout autant pour fidéliser les entreprises clientes. Il chiffre l'économie réalisée sur la livraison à environ 40 %, un livreur desservant une centaine de plats dans une même zone plutôt que des allers-retours individuels, ce qui rend la livraison rentable plutôt que déficitaire. La centralisation de la production sur un seul site amplifie ces économies d'échelle. Brice compare ce modèle à celui, très dense, de New York, où un même immeuble de 50 étages peut suffire à remplir une tournée, une configuration que la Belgique ne reproduit pas.

Brice Boland 17:40 quand tu travailles avec ces partenaires, finalement, tu te considères plus comme une société de food ou de service ?

Brice Boland 17:46 On fait les deux, en fait.

Thibault Vanhaelen 17:48 Moi, j'aime bien dire qu'on est, au lieu d'utiliser le terme SaaS, nous, on a un FAS.

Thibault Vanhaelen 17:52 Donc, c'est Food as a Service.

Thibault Vanhaelen 17:54 Et donc, en fait, évidemment, c'est d'abord la nourriture qui est primordiale parce que tu dois amener de la qualité, parce que les gens vont manger.

Thibault Vanhaelen 18:00 Et donc, si tu proposes un plat qui est bon, évidemment, ils vont recommander.

Thibault Vanhaelen 18:04 Mais derrière tout le service qui suit, évidemment, la livraison, le fait que tu passes ta commande sur notre application, si ce n'est pas bon, tu perds aussi les gens.

Thibault Vanhaelen 18:13 Et donc, tu es obligé de pouvoir d'abord mettre ta nourriture qui est bonne.

Thibault Vanhaelen 18:18 Mais par la suite, tu dois avoir une application qui est de qualité.

Thibault Vanhaelen 18:22 Et moi, j'aime toujours dire ça, c'est que là, notre modèle, c'est que je veux qu'en trois clics, tu puisses passer ta commande, en fait.

Thibault Vanhaelen 18:28 parce que tu commences à aller dans tous les sens le truc ne fonctionne pas, tu ne sais pas payer en fait tu n'as plus confiance et donc tu n'y vas plus donc c'est important de prendre le côté food parce qu'évidemment les gens ont besoin de qualité et puis le côté service qui est ta logistique ta livraison parce que si tu arrives en retard une fois, deux fois, trois fois à un moment donné les gars vont arrêter de commander même si tu es le meilleur caterer de

Thibault Vanhaelen 18:46 Belgique évidemment

Brice Boland 18:49 Tu estimais que les opportunités de gain de coût c'était jusqu'à 40% d'économie par rapport à un modèle standard Comment tu jauges ça ?

Thibault Vanhaelen 19:00 Alors, nous, par exemple, rien que sur la livraison, nous, ça va être un livreur qui va livrer, en fait, une zone.

Thibault Vanhaelen 19:07 Mais dans cette zone, en fait, moi, le livreur, il va déjà, en fait, être rentable pour moi parce qu'en fait, le livreur, il va me coûter une heure, une heure et demie de livraison.

Thibault Vanhaelen 19:16 En fait, moi, toutes les entreprises qui sont en retour, plutôt que des allers-retours et plutôt que d'aller livrer un plat, en fait, ils vont livrer une centaine de plats dans la même zone.

Thibault Vanhaelen 19:23 Et dans notre business model, l'entreprise paye un fee, mensuel pour accéder en fait à notre application et accéder en fait à une livraison du lundi au vendredi donc automatiquement le côté livraison qui normalement est un coût où tu n'arrives pas en fait à subvenir à ce coût là dans le modèle en fait de la livraison de nourriture mais nous en fait on gagne quasi de l'argent dessus en fait on en gagne parce que tu as un livreur qui va aller livrer une centaine de plats dans

Thibault Vanhaelen 19:48 une même zone et donc là déjà on a une économie qui est énorme et puis en fait le fait qu'on ait un seul endroit où on produit tout mais rien que là tu fais aussi de l'économie en fait à tous les niveaux au lieu d'avoir plusieurs endroits où tu vas payer un loyer tu vas payer plusieurs personnes mais nous en fait on centralise tout au même endroit et c'est ça le gros avantage

Brice Boland 20:05 c'est un modèle qui a déjà été testé retesté il y a eu pas mal de succès court terme et puis des faillites des échecs si tu penses au modèle avec un volume très élevé tu prends New York par exemple où tu as un volume incroyable avec des périmètres où il y a énormément donc la zone de chandises est plutôt propice effectivement t'as un immeuble de je sais pas 50 étages c'est très facile de se dire ok en fait entre 18h et 20h je peux livrer dans

Brice Boland 20:36 le même immeuble 40 plats c'est ça en Belgique c'est pas le cas si on prend des boîtes qui sont qui sont vautrées qui ont essayé c'est quoi les menaces que tu aurais par rapport à ton marché ?

20:42 La vraie concurrence : la boîte à tartines et les commerces de proximité

Pour Thibault, le concurrent le plus sérieux n'est pas une autre plateforme mais « la boîte à tartines » : les employés qui ramènent les restes de la veille plutôt que de dépenser pour un lunch. Foodiz cartonne surtout dans les zones sans offre alimentaire à proximité, comme Evere, Zaventem ou Diegem, alors que le centre-ville reste plus compliqué à cause des sandwicheries, petits restos et snacks qui développent eux aussi la livraison ou le click and collect. La différenciation passe par un menu qui change chaque semaine et par l'acceptation de tous les émetteurs de chèques-repas (Monizze, Edenred, Pluxee), un argument clé pour entrer dans des immeubles où chaque étage a une entreprise différente. Le modèle reste avant tout B2B : c'est une fois le deal signé avec l'entreprise que la relation devient B2C avec l'utilisateur final.

Brice Boland 20:50 je pense qu'il y a

Thibault Vanhaelen 20:50 pas mal de concurrence en fait déjà c'est quoi ton concurrent

Brice Boland 20:53 typiquement ?

Brice Boland 20:53 en fait

Thibault Vanhaelen 20:53 je le dis toujours moi c'est la boîte à tartines en fait c'est les gens qui reprennent de chez eux la veille ils ont un dîner

Brice Boland 20:58 de beaux trapdos voilà exactement

Thibault Vanhaelen 20:59 et donc c'est les gens qui ont cuisiné la veille et donc ils font ils reprennent voilà parce qu'ils n'ont pas envie de dépenser

Brice Boland 21:05 donc ton concurrent c'est ton client en fait pour moi

Thibault Vanhaelen 21:07 tu peux l'amener comme ça c'est lui qui en fait se dit qu'il n'a pas envie en fait d'aller dépenser tous les jours de la semaine en fait un lunch parce qu'il sait qu'il a encore des restes de la veille donc pour moi c'est un c'est la boîte à tartines on va l'appeler comme ça de manière très crue et puis après on a toute la partie et de nouveau ça va dépendre dans la zone dans laquelle tu es nous ce qui cartonne par exemple avec Foodiz c'est

Thibault Vanhaelen 21:33 quand tu es un peu en dehors de Bruxelles c'est-à-dire la partie d'e-games eventem ever toute cette partie-là elle cartonne parce que tu n'as rien à manger autour à part le panneuse du coin dans une pompe à essence qui te propose un sandwich à 7 euros en fait et donc ces zones-là où on cartonne vraiment dans le centre c'est un peu plus compliqué surtout au niveau de la cantine digitale parce qu'en fait tu as la sandwicherie du coin qui est en bas tu as un petit resto

Thibault Vanhaelen 21:57 qui te fait des salades que tu vas bien aimer tu vas aller là-bas aussi parce que tu veux et donc il y a un peu cette proximité en fait qui dans notre business model nous fait un peu du mal

Brice Boland 22:05 et dans quelle mesure ces petits restos du coin ou ces cantines du coin ou ces snacks peuvent aussi eux livrer typiquement prenons Diegem où tu as pas mal de business ça se trouve il y a un snack qui se dit ok en fait je veux aussi moi livrer

Thibault Vanhaelen 22:20 ça c'est le cas donc ça par exemple tu vas avoir un snack qui s'est positionné et lui va livrer ou alors ce qu'il propose c'est un click and collect tu commandes via une petite application maintenant c'est très simple de faire une mini application de commande la personne vient chercher son plat

Brice Boland 22:36 donc ça existe un Google Form voilà

Thibault Vanhaelen 22:38 oui oui maintenant c'est très simple de pouvoir développer ça mais nous derrière où je pense qu'on se différencie c'est qu'on va amener de la diversité donc nous il faut savoir qu'on a un menu qui change toutes les semaines alors qu'au niveau de ton snack en fait c'est toujours la même chose nous on va à chaque fois changer et c'est ça aussi qui fait la différence avec Foodiz tu peux payer avec tes chèques repas tu vois ça c'est aussi tu peux pas payer partout avec tes chèques

Thibault Vanhaelen 22:59 repas nous online tu peux payer avec tous tes chèques repas et ça fait aussi notre force c'est que quand tu parlais justement de New York un seul et même bâtiment évidemment on en a quelques-uns ici en Belgique mais t'as plusieurs entreprises à chaque niveau imaginons t'as une entreprise qui est à Monizze l'autre qui est à Edenred et l'autre qui est à Pluxee c'est les trois acteurs sur le marché belge mais nous en fait chaque étage va pouvoir en fait travailler avec nous parce qu'ils vont se

Thibault Vanhaelen 23:22 dire en fait on peut payer avec nos chèques repas donc c'est même pas un frein pour pouvoir rentrer si tu veux dans le bâtiment et donc c'est ça aussi notre force c'est qu'on arrive en fait à s'adapter justement à ce marché du B2B c'est important parce que nous d'abord c'est le B2B une fois qu'on a le deal avec l'entreprise on devient du B2C en fait parce que c'est l'utilisateur qui va passer sa commande

23:41 Data, planification et lutte contre le gaspillage

Foodiz couvre tous les « food moments », du petit-déjeuner au dîner, et s'appuie fortement sur la donnée pour anticiper les commandes, avec un pic identifié le lundi, mardi et jeudi, en lien avec le télétravail. Les prévisions peuvent être ajustées le matin même en cas de grève ou de gros trafic, réduisant la production de moitié si besoin. Thibault évoque le partenariat avec Too Good To Go (70 à 100 paniers par mois), une part marginale face à une capacité de production allant jusqu'à 1000-1200 plats par jour. Il détaille les chiffres clés de l'entreprise : un pic à 1500 plats livrés en une seule journée, un panier moyen autour de 15 euros, et le record du Covid avec 2000 boxes livrées dans toute la Belgique pour Proximus, une opération surnommée les « paniers gourmands ».

Brice Boland 23:41 Tu disais là dans une interview que tu couvrais tous les food moments donc tu couvres on va dire du petit déjeuner au lunch jusqu'au dîner dans quelle mesure t'arrives à bien planifier et bien justement anticiper parce que finalement il y a un côté un peu statistique derrière comment est-ce que tu tu modélises tout ça pour être sûr de ne pas avoir de waste et d'être finalement rentable

Thibault Vanhaelen 24:09 la data est hyper importante chez nous donc comme je t'ai dit on se positionne de plus en plus comme une food tech en fait donc on a énormément de données donc on a des forecasts qui sont assez précis sur le nombre de commandes qu'ils vont avoir.

Thibault Vanhaelen 24:22 Évidemment, on est des fois dépendants d'une grève.

Thibault Vanhaelen 24:26 Et donc ça, on peut un tout petit peu arrêter le matin même.

Thibault Vanhaelen 24:28 Tu peux mettre vite fait un indicateur qui te diminue par 50%, évidemment, tes commandes que tu dois faire.

Brice Boland 24:33 Vous avez un modèle ?

Brice Boland 24:35 On a un modèle.

Thibault Vanhaelen 24:35 Donc nous, on a un back-office qui nous dit le matin combien est-ce que tu dois préparer de commandes.

Brice Boland 24:39 C'est quoi le jour propice pour toi ?

Thibault Vanhaelen 24:40 Alors nous, ce qui cartonne, c'est le lundi, mardi, jeudi.

Thibault Vanhaelen 24:42 OK.

Thibault Vanhaelen 24:43 Je crois que tout le monde...

Brice Boland 24:44 Et là, tu joues aussi avec le modèle du télétravail, je suppose ?

Brice Boland 24:46 Oui.

Thibault Vanhaelen 24:46 de nouveau et en plus on a des données par les entreprises et en fait c'est dingue mais évidemment le vendredi

Brice Boland 24:53 c'est à dire que ces jours là il y a plus d'emboutes il y a plus d'emboutes, on peut faire une adéquation entre ton modèle

Thibault Vanhaelen 24:57 je pense que tu le vois quand tu vas au bureau il y a toujours des emboutes mais tu le vois quand même à certaines heures tu le vois que le lundi, le matin en fait moi je rigole assez souvent quand je suis dans ma voiture pour aller au bureau je me dis aujourd'hui ça va être un bon jour parce que je sais que c'est le bordel sur la route aujourd'hui ça roule pas

Brice Boland 25:17 exactement

Thibault Vanhaelen 25:18 et là je me dis ok j'appelle tout le monde j'ai dit ok 50% moins de prod et donc voilà c'est assez marrant parce qu'à chaque fois je me pose la question et donc c'est comme ça qu'on arrive à gérer le waste on en aura toujours on arrive à diminuer et puis il y a des acteurs en fait qui te permettent de diminuer ton waste

Brice Boland 25:32 comme quoi par exemple ?

Thibault Vanhaelen 25:34 Too Good To Go par exemple tu fais des paniers on fait Too Good To Go qui permet aux gens

Brice Boland 25:37 tu bosses avec eux ?

Thibault Vanhaelen 25:38 ouais on bosse avec eux on fait entre 100 j'ai encore fait une analyse là maintenant on fait entre 70 et 100 panier, eux ils appellent ça des paniers en fait par mois ce qui n'est pas beaucoup au final, avec la production que nous on a, il faut savoir qu'on peut sortir jusqu'à 1000 plats, 1200 plats

Brice Boland 25:53 par jour.

Brice Boland 25:53 1000 plats par jour ?

Brice Boland 25:53 Voilà C'est une question un peu chiffrée, c'est quoi ton pic d'activité que tu as eu ?

Thibault Vanhaelen 26:00 Le pic qu'on a eu, c'est qu'on a pu on a livré en une, après il y a deux pics différents.

Thibault Vanhaelen 26:05 Ton record notre record en fait, on a livré quasi 1500 plats sur une journée et on peut aller dans la cuisine dans laquelle on est on peut vraiment aller doubler encore ce chiffre on a rénové en plus on a des endroits on peut agrandir donc on peut encore vraiment y aller on est dans un endroit hyper stratégique qui nous permet de pouvoir

Brice Boland 26:23 oui ça semble là avec un panier moyen de ?

Brice Boland 26:25 alors

Thibault Vanhaelen 26:25 si tu prends catering et cantine digitale en fait si tu fais une moyenne tu vas être aux alentours de 15 euros on va dire de ticket moyen pourquoi ?

Thibault Vanhaelen 26:32 parce qu'au niveau du catering tu vas être entre 20 et 25 euros par personne au niveau cantine tu vas être sur un ticket moyen en fait c'est un chèque repas donc tu vas être aux alentours de 8 euros et donc c'est comme ça que t'arrives à plus ou moins 15 euros on va dire de panier moyen et donc ça c'est ce qu'on a fait pendant une journée mais on a fait notre record pendant le Covid on a livré Proximus en fait ils ont commandé des box

Thibault Vanhaelen 26:54 à livrer en fait partout en Belgique et on a livré 2000 box en fait partout en Belgique

Brice Boland 27:01 c'était quoi les fameux paniers gourmands

Thibault Vanhaelen 27:04 voilà on avait fait en fait parce qu'on travaillait avec Proximus depuis le début

Brice Boland 27:08 c'est connu Proximus nous rapproche tous

Thibault Vanhaelen 27:09 Voilà, exactement.

Thibault Vanhaelen 27:09 Ils avaient besoin de reconnecter les équipes entre elles.

Thibault Vanhaelen 27:09 C'était un peu notre coup marketing qu'on avait fait pendant le Covid.

Thibault Vanhaelen 27:09 Reconnecter les équipes entre elles, qu'elles passent un bon moment parce qu'elles sont bloquées chez elles.

Thibault Vanhaelen 27:21 Tout le monde a mangé son Foodiz en digital.

Thibault Vanhaelen 27:24 En digital.

Thibault Vanhaelen 27:24 C'était à tout un moment.

Thibault Vanhaelen 27:24 On a livré une box et c'était hyper challengeant au niveau logistique.

Thibault Vanhaelen 27:24 Mais on l'a fait parce que de nouveau, tu viens livrer une boîte chez un particulier partout en Belgique.

Thibault Vanhaelen 27:37 et donc c'est un vrai challenge alors que nous derrière tout ce challenge là on a arrêté de le faire parce que de nouveau c'est éprouvant c'est pas intéressant directement financièrement parlant même si on a eu un très bon deal avec la société de logistique mais nous ce qui est intéressant c'est un livreur qui va livrer toute une zone donc voilà ça c'est un peu les gros chiffres qu'on a pu réaliser pour le moment depuis notre cuisine

Brice Boland 27:59 Ok bon je me suis évidemment un peu documenté sur tes concurrents au sens large toi tu vas me dire que c'est pas tes concurrents parce que t'es un modèle différent mais c'est très bien je vais les citer et tu vas me donner un plus et un moins à chaque fois pour chacun d'entre eux Frichti, qui sont pas en Belgique je pense

28:00 Le jeu des concurrents : Frichti, Gorillas/Getir, Uber Eats et Newrest

Brice propose un jeu du plus/moins sur les concurrents du secteur. Frichti, racheté par Gorillas puis par Getir dans une logique de consolidation du marché (« kill the baby »), est salué pour son histoire mais critiqué pour son focus B2C jugé peu viable. Gorillas et la livraison en 15 minutes n'ont jamais vraiment décollé en Belgique, faute de volume et parce que le Belge n'a pas la culture du drive ou de la livraison express. Uber Eats est reconnu pour la diversité et la fluidité de son appli mais critiqué pour son absence totale de contrôle sur le restaurateur et de customer support en cas de souci. Newrest, à l'inverse, est cité comme un modèle de réussite pour avoir élargi son offre étape par étape à l'écoute de ses clients, pendant que Thibault précise que Foodiz est aujourd'hui rentable et autofinancé, sans nouvelle levée de fonds depuis fin 2023.

Thibault Vanhaelen 28:19 ils sont venus en Belgique ils ont arrêté en fait ils ont été rachetés par Gorillas et à ce moment là

Brice Boland 28:26 Gorillas qui s'est fait racheter par

Thibault Vanhaelen 28:27 c'est une grosse grosse boîte aussi Getir, exactement mais ça aussi c'est la folie et on pourra revenir là-dessus mais ces levées de fonds etc qui ont peu

Brice Boland 28:38 il valait 3 milliards ouais mais en fait

Thibault Vanhaelen 28:40 Gorillas avait levé 1 milliard et en fait j'aime bien dire ça mais en fait ils ont racheté Frichti c'était un peu pour kill the baby c'est un peu comme ça qui fonctionne c'est on va se développer on va aller sur un marché on voit qu'en Belgique en France etc on n'arrive pas à développer notre marque Gorillas donc on a racheté Frichti et on kill Frichti en fait un peu du jour au lendemain et donc en Belgique ils ont vu que le marché justement de Frichti mais

Thibault Vanhaelen 29:01 ça ne fonctionnait pas très bien, ils brûlaient beaucoup d'argent donc ils ont arrêté après même pas un an en fait Frichti

Brice Boland 29:07 c'est très bien, on n'en peut pas commencer mais typiquement ça évoque quand même certains débats Gorillas pour rappel, c'était on vous livre votre commande en 15 minutes

Thibault Vanhaelen 29:19 mais eux étaient avec des hubs situés un peu partout, évidemment dans le centre de Bruxelles parce que là ils avaient un intérêt d'être dans le centre mais ça n'a pas du tout fonctionné

Brice Boland 29:27 ça a cartonné quelques mois au lancement

Thibault Vanhaelen 29:29 mais parce qu'ils mettaient des codes promo

Brice Boland 29:31 mais on est d'accord il n'y a pas le volume et est-ce que culturellement c'est ancré chez nous ?

Thibault Vanhaelen 29:37 pas du tout, justement j'allais te dire que c'était plus pour le côté en fait la Belgique et Bruxelles c'est un marché hyper compliqué tout le monde le dit, une fois que tu arrives à succès, à réussir à Bruxelles, tu sais réussir partout parce qu'en fait c'est très compliqué à Bruxelles, il faut savoir sur le côté logistique, c'est hyper compliqué dans le centre de Bruxelles t'as l'impression d'être près de tout mais t'es loin de tout parce que t'as du trafic, t'as pas mal de choses à devoir

Thibault Vanhaelen 30:01 prendre en considération et le côté, le lunch et le mindset des personnes en Belgique il est différent de tous les endroits le Belge il va adorer manger son sandwich sur le temps de midi il va adorer ça mais de nouveau, faire ses courses via un Gorillas alors que t'es au bureau ou t'es chez toi le Belge aime pas ça, il aime bien aller encore dans un retail, aller faire ses courses lui-même, se faire livrer, il n'a pas trop confiance, il n'a pas cette habitude, il aime

Thibault Vanhaelen 30:28 bien rentrer du boulot et aller faire ses propres courses.

Thibault Vanhaelen 30:29 Tu le vois et je n'ai pas les données, mais je suis persuadé que le drive d'un Carrefour ou d'un Delhaize, je ne suis pas sûr que ça cartonne énormément.

Thibault Vanhaelen 30:37 Il faudrait voir un peu ce genre de business-là où tu commandes en ligne et tu arrives, tu te poses et tu reçois tes courses.

Thibault Vanhaelen 30:43 Je ne suis même pas sûr que ça fonctionne super bien.

Thibault Vanhaelen 30:45 Parce que en fait, le Belge, il aime bien aller faire ses courses et ne pas devoir commander via une application directement.

Brice Boland 30:53 C'était un peu dérisoire.

Brice Boland 30:55 de dire, voilà, il me faut des mouchoirs, il me faut un Fanta, et je le veux dans 15 minutes, mais je suis trop occupé que pour aller me débrasser.

Thibault Vanhaelen 31:04 En fait, le business en tant que tel, pour moi, il n'a pas trop de sens.

Thibault Vanhaelen 31:06 Et tu vois que tous ceux qui se sont lancés là-dedans, ils arrêtent tous.

Thibault Vanhaelen 31:09 Il n'y en a pas un là maintenant, je ne sais pas où citer un, peut-être que toi, tu sais en citer dans certains marchés.

Thibault Vanhaelen 31:14 En Belgique, c'est sûr qu'il n'y en a pas, mais même dans les autres marchés.

Thibault Vanhaelen 31:16 Je n'ai pas les chiffres.

Brice Boland 31:17 Je sais que Glovo cartonne à Barcelone, par exemple.

Brice Boland 31:20 Je n'ai pas les chiffres pour tout ça.

Thibault Vanhaelen 31:21 Voilà, donc vraiment dans le business model.

Brice Boland 31:23 Après, ce n'est pas dans les 15 minutes.

Brice Boland 31:25 Je crois que c'est dans l'heure, effectivement, où tu commandes des courses.

Brice Boland 31:28 Je sais qu'il y avait aussi une adéquation entre l'immeuble et les étages.

Brice Boland 31:32 Et il y a plus de gens qui commandent quand ils sont très hauts.

Brice Boland 31:34 Parce que c'était livré, je crois qu'il y a des services qui livraient ça justement sur porte, enfin à porte.

Brice Boland 31:40 Mais voilà.

Brice Boland 31:41 Donc, mon petit jeu qu'on n'a pas commencé.

Brice Boland 31:42 Donc, Frichti, pourquoi c'est bien et pourquoi c'est moins bien ?

Thibault Vanhaelen 31:45 Alors, Frichti, leur histoire, c'est très bien.

Thibault Vanhaelen 31:49 En fait, c'était un couple qui s'est lancé on s'est beaucoup renseigné justement sur la manière dont ils travaillaient ils avaient un modèle qui était hyper intéressant ce qui était moins bien après eux vont pas être d'accord mais c'est qu'ils ont un énorme focus sur le B2C moi le B2C en fait j'y crois pas en fait dans ce système de livraison et donc eux ont beaucoup fait le côté B2C et puis par la suite ils ont développé le côté B2B, ils étaient hyper satisfaits en fait de

Thibault Vanhaelen 32:15 cette partie B2B et donc de nouveau ça prouve que Foodiz est dans le bon créneau parce que le côté B2B de la manière dont on le fait c'est justement ils étaient rentables en fait avec cette approche-là alors que le B2C ils n'étaient pas et donc si je dois donner un point négatif sur Frichti et leur manière et leur business model le côté B2C moi j'y crois pas et donc ça c'est un point négatif mais c'est ça qui leur a permis de se lancer en fait

Brice Boland 32:35 Uber Eats

Thibault Vanhaelen 32:37 positif j'ai envie de dire diversité t'as un accès qu'elles aiment à beaucoup de choses et cette fluidité de pouvoir commander sur leur app de nouveau il faut leur laisser pas mal de choses c'est que ce qu'ils ont développé et cette partie de ce secteur de la livraison ils ont quand même été super forts évidemment avec les moyens mais de nouveau on doit leur laisser ça ils ont été ultra bons puis après il y a une chose personnelle ils sont toujours en retard négatif quand moi je

Thibault Vanhaelen 33:03 commande c'est l'enfer

Brice Boland 33:05 c'est relatif parce que selon eux ils sont bons

Thibault Vanhaelen 33:09 ils adaptent le timing on est d'accord je pense que tout le monde est d'accord avec moi mais si on enlève ça évidemment je dirais leur business model le point négatif c'est qu'en fait ils gèrent pas tout ils n'ont pas le contrôle, ils sont dépendants du restaurateur et nous on a été chercher tout ce qui était négatif dans ce genre de business pour l'amener dans quelque chose auquel on croit évidemment et pour moi Uber Eats, ils n'ont aucun contrôle le restaurateur il veut fermer sa tablette parce

Thibault Vanhaelen 33:31 qu'il a trop de monde, tu passes en dernier il a trop de monde et donc tu perds en qualité tu perds en expérience client

Brice Boland 33:39 Il n'y a pas un problème aussi de responsabilité finalement quand ton plat arrive en retard ou froid ou etc t'appelles le restaurant il va dire c'est pas sa faute tu n'appelles personne parce que Brite n'a pas de call center enfin je ne pense pas mais ils n'ont rien

Thibault Vanhaelen 33:50 mais c'est l'enfer et tu vois un peu tout leur système c'est hyper compliqué de pouvoir se plaindre de quoi que ce soit ou comme tu le dis tu as un contact restaurateur parce qu'eux se dédouanent en fait de tout ça alors que nous par exemple c'est une partie qu'on a pris chez nous tellement important en fait tu vois tu as un problème avec ta commande tu as besoin d'avoir un customer support tu as besoin d'avoir quelqu'un qui connaît qu'est-ce qui est en train de se passer

Thibault Vanhaelen 34:10 et pas juste lui dire il va voir le restaurateur

Brice Boland 34:12 il est 22h30, je veux commander Foodiz non il est midi et je veux commander pour 22h30

Thibault Vanhaelen 34:18 alors tu peux commander avant 10h30 donc nous on demande quand même avant 10h30 mais ça a un pain aussi on peut pas être parfait évidemment donc nous on demande de commander avant 10h30 et tes deux fils livrent entre midi et midi 30 peu importe où tu es situé en Belgique mais par contre tu commandes à 10h30 tu mets au frais et tu manges pour le soir tout est cuisiné le matin mais c'est encore bon pour le soir sauf si tu prends un sandwich tu perds un

Thibault Vanhaelen 34:39 peu la qualité de ton sandwich mais pour le soir mais ça reste encore bon pour le soir même évidemment

Brice Boland 34:44 ok Take it easy

Thibault Vanhaelen 34:46 point positif ils ont été précurseurs c'était les premiers en fait sur le marché point négatif j'aime pas leur manière de voir les choses au niveau de la startup en fait je trouve qu'ils ont été vite dans on va lever de l'argent on brûle nous c'est pas du tout comme ça qu'on procède en fait nous on a levé de l'argent mais on le fait vraiment à notre rythme on n'est pas là pour se dire ok du jour au lendemain on va faire x10 évidemment je nous le

Thibault Vanhaelen 35:09 souhaite mais on veut avancer étape par étape bien faire les choses, s'assurer que tout fonctionne et de nouveau la preuve en est c'est qu'après deux ans je crois ou je sais pas ils n'ont pas su faire leur levée de fonds parce qu'il y a un gros acteur qui est arrivé qui a justement Deliveroo à ce moment là il n'y avait pas encore Uber Eats gros acteur qui est arrivé, leur investisseur qui je pense allait mettre 30 millions, je pense que c'était un investisseur allemand allait mettre

Thibault Vanhaelen 35:30 énormément d'argent c'est retiré du deal de nouveau je ne connais pas par coeur ce deal mais c'est ce qui a été dit et donc j'ai beaucoup lu à travers ça on n'avait pas encore lancé Foodiz, mais ce côté en fait de la start-up, on lève comme des malades et on va brûler, brûler, brûler et on va essayer qu'à un moment donné on ait une valo qui fait x10 parce qu'on a inondé le marché mais on ne fait pas un cent en fait.

Thibault Vanhaelen 35:54 Nous là maintenant on commence à être rentable, après 5 ans on s'autofinance et c'est comme ça qu'on évolue.

Thibault Vanhaelen 36:00 Moi je n'ai plus fait de levée de fonds alors qu'on a commencé en janvier 2020, on a eu deux années de Covid où de nouveau ça a été très compliqué, on a pris des grosses décisions à ce moment-là mais on a continué.

Thibault Vanhaelen 36:08 2023, fin 2023 on fait une dernière levée de fonds depuis lors on est en juin 2025 j'ai plus fait de levée de fonds par exemple donc voilà on essaye de grandir de manière très saine et c'est là où eux je trouve qu'ils ont, voilà, Yannick à fond où eux ont un peu burné et du jour au lendemain ils avaient plus leur levée de fonds et en fait on met la clé sous la porte

Brice Boland 36:29 Newrest Newrest

Thibault Vanhaelen 36:34 success story, incroyable quelle réussite j'ai vu dans un podcast que je dois absolument voir là qu'il y a le CEO qui parle justement de Newrest

Brice Boland 36:45 qu'est-ce que tu prendrais si tu veux expliquer aussi mais qu'est-ce que tu prendrais de leurs idées ou de leurs concepts que tu pourrais te dire ça j'aimerais le faire chez nous

Thibault Vanhaelen 36:52 de nouveau Newrest en fait ils ont évolué leur business au fur et à mesure ils ont été step by step dans pas mal de choses et par la suite ils ont proposé énormément de choses et les gens vont se dire ok ils se sont un peu perdus dans leur core business on va dire mais pas du tout, au final ils ont appris de leurs clients, qu'est-ce que vous voulez on peut vous mettre ça en plus, vous voulez ça en plus et donc en fait maintenant ils

Thibault Vanhaelen 37:13 proposent tout et là ils proposent je crois, je sais pas mais c'est des millions de plats je crois par jour j'ai entendu, je l'ai même pas écouté mais je connaissais justement de l'époque et j'adore en fait ce qu'ils font le côté vraiment négatif j'ai pas trop, peut-être que si je dois dire quelque chose c'est quand tu fais autant de plats tu perds peut-être en qualité si je dois dire quelque chose mais je trouve que leur manière et la success story en fait d'avoir approché le marché

Thibault Vanhaelen 37:42 je trouve ça juste magnifique je vais justement m'imprégner de ce genre de modèle là, pour moi c'est exactement ce type de modèle là sur lequel il faut prendre énormément et se nourrir en fait d'un Newrest

37:54 Recettes, qualité et le succès du Mexican Roll

Thibault insiste sur l'équilibre plutôt que le « tout sain » : le vendredi, un chicken bien gourmand a aussi sa place au menu. Foodiz limite volontairement son offre à une vingtaine de plats par semaine pour garantir la qualité en cuisine, avec un processus R&D nourri par les retours clients et l'analyse du marché, sans oublier la contrainte de la saisonnalité liée au transport (pas de tartare de saumon en plein été). Il raconte ensuite l'histoire du Mexican Roll, né de l'initiative spontanée d'une commis devenue cheffe qui a assemblé poulet crispy, tortillas frites et une sauce maison. Devenu le best-seller de la maison depuis trois ans, il se vend à une cinquantaine d'exemplaires par jour.

Brice Boland 37:54 On parlait de qualité, on parlait justement de turnover par rapport aux recettes comment est-ce que toi tu vois justement c'est une double question, un la gestion la qualité et la diversité tes recettes ?

Brice Boland 38:04 Et deux, est-ce qu'on peut considérer que la façon dont tu gères ça, c'est aussi un indicateur de santé par rapport aux Belges et au fait que les Belges se nourrissent un peu mieux ?

Brice Boland 38:17 On va dire que si ton business cartonne, c'est-à-dire que les Belges font attention à ce qu'ils mangent.

Thibault Vanhaelen 38:20 Oui, entre autres.

Thibault Vanhaelen 38:22 On n'a pas que, justement, des lunchs hyper sains.

Thibault Vanhaelen 38:28 On a toujours de la qualité, mais on peut te proposer, en fait, on a un chicken spécial qu'on appelle, par exemple, mais c'est un truc avec une sauce mayo tirade

Brice Boland 38:36 tu vois

Thibault Vanhaelen 38:37 où on y va à fond du poulet crispy et tout mais parce que les gens ont besoin de ça aussi

Brice Boland 38:42 la bouffe laitière le vendredi du vendredi on veut faire plaisir

Thibault Vanhaelen 38:45 en fait c'est que actif le vendredi matin tu vois et donc évidemment ce type de plat là t'es obligé de le proposer parce que tout le monde est ravi d'avoir ça mais on amène évidemment plus le côté sain équilibré en fait c'est pas que sain c'est équilibré c'est vraiment comme ça qu'on se positionne et donc si je reviens sur ta première question sur le côté R&D qui est hyper important pour nous, c'est qu'en fait, il ne faut pas se tromper au niveau de la diversité.

Thibault Vanhaelen 39:08 La diversité, les gens pensent que c'est avoir 100 plats qui sont à disposition.

Thibault Vanhaelen 39:14 Nous, en fait, on va te proposer par semaine une vingtaine de plats, que ce soit des sandwichs, des wraps, des salades, des plats chauds.

Thibault Vanhaelen 39:18 En fait, on va se limiter à ça.

Thibault Vanhaelen 39:20 Et donc, automatiquement, tu amènes de la qualité dans tous tes plats.

Thibault Vanhaelen 39:22 Parce que si tu as tes cuisiniers qui ont 100 recettes différentes à devoir faire tous les jours, en fait, ils sont perdus.

Thibault Vanhaelen 39:28 Et c'est là où tu vas avoir un ingrédient qui manque, tu auras mal cuit ton poulet et tu pars en fait dans tous les sens et donc nous en fait je le défends toujours comme ça quand je pitch foodie c'est qu'on a de la diversité et pourquoi on a de la diversité c'est qu'en fait chaque semaine ou même chaque jour tu vas pouvoir manger différemment mais c'est pas pour autant qu'on te propose 100 plats différents par jour et donc ça c'est hyper important et puis derrière

Thibault Vanhaelen 39:48 on a évidemment donc cette diversité donc c'est vraiment et ça nous amène une qualité au niveau de nos plats et puis on a toute la partie R&D où on va se baser sur en fait des questionnaires qu'on va poser à nos clients ou alors nous on va analyser le marché et à ce moment-là on va faire justement une analyse par rapport à ça on va goûter, on va créer des recettes et à partir de là on va se dire ok ça ça fonctionne ça c'est bon

Thibault Vanhaelen 40:12 au niveau de la livraison parce qu'il ne faut pas oublier que tu prépares le matin mais ça doit tenir au niveau de la livraison je ne vais pas te proposer un tartare de saumon quand on est en plein été il y a une saisonnalité aussi à ce niveau-là parce que quand il fait 35°C tu n'as pas envie de proposer quelque chose qui peut, au niveau de la livraison, mal voyager.

Thibault Vanhaelen 40:33 Donc, on fait évidemment attention à tout ça.

Thibault Vanhaelen 40:36 Et derrière, à partir de là, tu deviens ultra efficace dans ton offre parce que tu as mis de la diversité, tu as mis de la donnée dedans, tu as analysé ce que le marché veut.

Thibault Vanhaelen 40:46 Tu fais appel évidemment à tes clients pour savoir ce qu'ils veulent.

Thibault Vanhaelen 40:50 Et à partir de là, tu essaies de voir qu'est-ce que tu peux faire.

Brice Boland 40:53 Est-ce qu'il y a un plat phare qui a cartonné et que vous remettez ?

Thibault Vanhaelen 40:57 alors nous on a une success story au niveau d'un place ça s'appelle le Mexican Roll et l'histoire est dingue on est avec une de nos chefs qui est chef chez nous là maintenant et on aime bien faire un jeu avec nos cuisiniers on leur dit ok une fois par mois ils doivent chacun venir avec des nouvelles recettes et donc là on avait et pour te dire il y a aussi une belle évolution au niveau de Foodiz parce qu'elle était commis elle est devenue chef chez nous

Thibault Vanhaelen 41:19 et elle était là après un mois et elle me dit j'ai envie de faire un roll avec justement, on reprend des éléments qu'on a, donc on a du poulet crispy chicken on a tu vois les tortillas en fait il y a des tortillas qui sont plus bonnes à un moment donné en fait on les fait frire et on a une sauce spéciale qu'on appelle qui est à mourir et on est même en train de voir si on peut pas la commercialiser on a déjà fait des

Thibault Vanhaelen 41:46 tests et tout mais elle est à tomber bon après t'as un monoproduit donc ça fonctionnerait pas spécialement mais elle est vraiment à tomber et elle a fait comme ça avec du maïs et tout, elle est partie un peu dans tous les sens et c'est notre best-seller mais depuis 3 ans genre tous les jours on en vend une cinquantaine tous les jours les gens le prennent c'est donc un vrai

Brice Boland 42:03 là j'ai envie d'en prendre vraiment

Thibault Vanhaelen 42:04 tu vois la photo t'as envie d'y aller et c'est un truc de fou parce qu'en fait on n'a même pas pris du temps autour de ça et je pense que les plus belles réussites c'est aussi à partir de là c'est instinctif elle a fait tac tac tac on a goûté on a dit ok on va le tester directement ne me dis pas pourquoi on l'a appelé Mexican Roll mais sur le moment même parce que c'est un peu spicy la sauce donc on est parti dans tous

Thibault Vanhaelen 42:24 les sens on s'est dit ok go mexican roll et le truc cartonne c'est vraiment l'équivalent du Giant chez Quick mais nous on a le mexican roll de Foodiz en fait c'est vraiment incroyable

42:36 Jeux et mises en situation : prix juste, pilule-repas et gestion de crise

Au jeu de la pilule qui remplacerait un repas, Thibault répond qu'il viserait l'équilibre plutôt que le tout-sain, en gardant un moment plaisir le vendredi façon Mexican Roll. Au jeu du juste prix, il juge « fou » le sandwich à 8,50 euros sur une aire d'autoroute, une conséquence du monopole du lieu plus qu'une réalité économique, alors que Foodiz propose un plat « hyper quali » à 5,50 euros ; un plat de cantine correct se situe selon lui autour de 8 à 10 euros, Foodiz misant sur le circuit court et le local plutôt que sur le bio. Deux mises en situation suivent : un problème de livraison réel survenu le jour même (livreur bloqué par un contrôle policier) a été géré par une reproduction et une livraison à 12h30 avec le sourire, et face à une influenceuse qui découvrirait un cheveu dans son plat, Thibault mise sur la transparence, des excuses sincères et un geste commercial plutôt que sur le déni.

Brice Boland 42:36 tu sais que manger épicé en même temps c'est compliqué ouais

Thibault Vanhaelen 42:40 c'est pas trop épicé

Brice Boland 42:44 j'ai encore une petite animation pour toi, un petit jeu si une pilule pouvait remplacer un repas, qu'est-ce que Foodiz ferait ou comment est-ce que tu verrais justement ce côté utopique de dire en fait c'est manger sain et efficace et ça prend une seconde et t'as le repas pour le midi quel concept tu ferais autour de cette pilule qui remplace un repas ?

Thibault Vanhaelen 43:06 je mettrais pas le mexican roll

Brice Boland 43:07 c'est une grosse pilule

Thibault Vanhaelen 43:08 en fait je pense que l'idéal c'est d'avoir une pilule où t'as le meilleur des équilibres de nouveau c'est pas avoir une pilule qui est saine c'est pas ça l'objectif d'avoir un truc ultra sain c'est d'avoir justement cet équilibre comme j'ai pu te le dire juste avant c'est d'avoir les bonnes protéines de nouveau je vais pas réinventer les choses mais c'est en fait manger équilibré et c'est pour ça aussi que de base on avait créé et on a créé Foodie, c'est pour ça aussi c'est qu'on s'est

Thibault Vanhaelen 43:34 dit il faut mieux manger au bureau en fait, t'en as marre de la cantine traditionnelle où en fait tu sais pas quoi manger, t'as le plat du jour en fait comme il est pas très cher tu fonces directement dessus mais c'est frites, sauce tomate, boulettes sauce tomate et t'as pas envie de ça en fait, alors que le côté un peu équilibré donc tu vois où tu t'as des chouettes féculents, t'as une chouette sauce tu as un peu de poulet, t'as des légumes et donc manger ça

Thibault Vanhaelen 43:58 on va dire 3 à 4 fois tu prends cette pilule là une à 4 fois justement sur ta semaine et puis le vendredi justement tu vas en profiter ben là en fait tu fais une pilule au mexican roll comme ça t'as profité parce qu'il faut se faire plaisir aussi donc moi j'irais plus dans un concept où tu as ta pilule où tu te fais du bien c'est équilibré t'as bien mangé et puis derrière tu te fais plaisir le vendredi parce que t'as un peu sorti la

Thibault Vanhaelen 44:20 veille et que t'as envie d'un truc un peu plus gourmand parce que je pense que le côté équilibré ne veut pas dire que c'est pas gourmand nous on essaye vraiment d'à chaque fois réfléchir et je vais te donner un exemple qu'est-ce qui a cartonné et qui a été la tendance pendant tout un moment c'est les pokés par exemple t'as l'impression de te faire du bien c'est toujours le cas évidemment je pense que ça perd un tout petit peu c'est des nouveaux concepts mais je pense que

Thibault Vanhaelen 44:40 ça continue à cartonner et nous on a une offre de pokés justement depuis un mois donc c'est pour ça que je donnais l'exemple et donc je trouve que ça c'est le plat parfait c'est que tu t'as un bon équilibre, tu te fais du bien c'est gourmand tu te fais du bien mais t'as l'impression aussi de te faire du bien et donc ça c'est important aussi et t'as pas envie de manger ça tous les jours mais je pense que c'est bien d'avoir un peu ce plat équilibré

Thibault Vanhaelen 45:05 avec de nouveaux modérations

Brice Boland 45:07 c'est important quoi.

Brice Boland 45:07 Deuxième petit jeu le jeu du juste prix donc c'est un prix fou ou un prix juste donc ici l'exemple c'est un sandwich triangle de l'autoroute, le sandwich triangle connu prenons un sandwich jambon fromage classique qui est vendu à 8,50€ sur une rade d'autoroute rade d'autoroute belge ou française, peu importe est-ce que c'est un scandale ou est-ce que c'est une réalité économique ?

Thibault Vanhaelen 45:27 je pense que c'est le petit plaisir de tout un chacun je crois tout le monde aime bien avoir son petit riz rougle

Brice Boland 45:32 tu le manges, t'as fini, tu fais pfff

Thibault Vanhaelen 45:35 on adore pour moi c'est pas la réalité économique et je vais revenir là-dessus pour moi c'est fou, mais pourquoi est-ce qu'ils te le mettent à ce prix-là ?

Thibault Vanhaelen 45:44 C'est parce qu'en fait si tu vas là il n'y a que ça à acheter en fait donc ils en profitent

Brice Boland 45:49 tu vois

Thibault Vanhaelen 45:50 et donc je pense que le modèle économique en fait de la pompe à essence sur une aire d'autoroute pour moi en fait elle a le monopole en fait tout simplement donc elle met le prix qu'elle veut par contre évidemment t'as une réalité économique derrière où la matière première coûte de plus en plus cher donc ça c'est clair mais pour moi un triangle en tout cas je te le fais chez Foodiz et j'ai pas le monopole je te fais un truc hyper quali à 5,50 t'as un

Thibault Vanhaelen 46:11 truc hyper quali tu vois donc pour moi la réalité économique peut pas être le maître mot là-dedans c'est pour ça que je vais plus aller sur le côté c'est complètement fou de payer ce prix-là parce que pour moi

Brice Boland 46:21 c'est fou mais c'est une réalité

Thibault Vanhaelen 46:22 c'est une réalité

Brice Boland 46:23 justement tu prends l'exemple donc un plat de cantine classique qui est le plat du jour sans âme dans une vieille cantine d'entreprise donc il n'y a pas spécialement un petit plus qui peut même être subventionné peu importe combien est-ce que ça devrait coûter pour que ça soit bon et quand même rentable et achetable

Thibault Vanhaelen 46:45 de nouveau ça va dépendre comment tu te sources auprès de quel fournisseur parce que tu sais et ça va dépendre aussi du cuisinier à un moment donné parce que nous par exemple on paye on a des fournisseurs on met le circuit court en avant donc on a du local donc des fois c'est pas toujours plus cher mais c'est toujours un peu plus cher c'est bio ?

Thibault Vanhaelen 47:01 on fait pas du bio si on a du bio on en a par exemple on travaille avec un prestataire enfin un fournisseur qui s'appelle le terroiriste eux ils sont bio on prend des légumes et des fruits chez eux mais nous derrière on le met pas en avant nous on veut vraiment mettre le circuit court et le local en avant, on ne prend pas du tout le bio donc de nouveau ça va dépendre du plat mais si tu prends le plat du jour justement dans les cantines

Thibault Vanhaelen 47:20 physiques traditionnelles nous par exemple on fait des plats de qualité bien travaillés avec tout ce qu'il faut, tu vas tourner aux alentours de 8-10 euros tu peux faire quelque chose de hyper quali et donc pour moi être en dessous de ça tu peux le faire mais tu rognes un peu sur ta qualité et tu rognes un peu sur alors potentiellement que tout le travail a été fait au préalable ce que je veux dire par là c'est que nous des fois on va encore prédécouper nos légumes

Thibault Vanhaelen 47:47 tu vois on fait attention à ça, on fait attention de bien les prédécouper tu vois t'es en contact avec ta matière première, t'as quand même quelque chose qui est beaucoup plus excitant dans ta cuisine

Brice Boland 47:57 tu mets pas un concombre entier dans le sandwich quoi

Thibault Vanhaelen 47:59 non évidemment, t'as quand même un peu de travail derrière mais au niveau d'un plat du jour nous on va on peut faire quelque chose de déjà très très bien à partir de 8 euros en fait pour te donner un prix

Brice Boland 48:10 c'est ton anniversaire tu fais un peu la fête, tu travailles le lendemain tu travailles un peu tard malheureusement donc il faut commander avant 10h30 et tu travailles à 11h et tu te rends compte que il y a eu un gros switch dans les commandes, typiquement prenons un exemple, tu te réveilles, les livraisons du jour ont été faites et la commission européenne reçoit les menus enfants d'une crèche et les écoles primaires et les crèches ont reçu les trucs de la commission européenne qu'est-ce que tu fais ?

Brice Boland 48:36 comment tu réagis ?

Thibault Vanhaelen 48:37 nous on est assez bon là-dedans c'est qu'en fait on est justement assez bon justement quand on a ce type de situation là en fait on dit toujours à nos équipes c'est qu'en fait évidemment on essaye d'être le plus parfait possible dans ce qu'on fait mais il y a toujours des erreurs c'est qu'on va toujours essayer c'est que s'il y a un problème on veut qu'en fait le client soit quasi content qu'il y ait eu un problème parce qu'on va faire quelque chose où il se dit

Thibault Vanhaelen 49:01 en fait ils sont trop forts directement ils ont su gérer le problème et on peut continuer à travailler avec Foodiz parce qu'ils nous ont fait une réduction après sur la facture ou peu importe tu vois Donc, dès qu'il y a un problème, en fait, on ne nous dit pas qu'on a mal géré la situation.

Thibault Vanhaelen 49:15 Au contraire, nous, ce qu'on fait, c'est qu'on est vraiment au taquet par rapport à ça.

Thibault Vanhaelen 49:18 On a un suivi énorme, en fait, au niveau des livraisons.

Thibault Vanhaelen 49:21 Et quand ça se passe, en fait, on appelle directement.

Thibault Vanhaelen 49:23 Donc, on n'essaie jamais de bullshitter.

Thibault Vanhaelen 49:25 On dit, OK, voilà, il y a eu un problème.

Thibault Vanhaelen 49:27 Il va falloir un tout petit peu attendre.

Thibault Vanhaelen 49:28 On va repartir dans une production, consommer ce que vous avez déjà là, sur place.

Thibault Vanhaelen 49:32 Mais on va évidemment reproduire ce que vous avez besoin et on fait le plus vite possible.

Thibault Vanhaelen 49:37 C'est toujours la meilleure manière, je pense, de pouvoir réagir à un problème.

Thibault Vanhaelen 49:41 C'est de se dire, on fait au plus vite.

Thibault Vanhaelen 49:43 Laissez-nous une demi-heure, une heure pour pouvoir rectifier le tir.

Brice Boland 49:46 Tu dis au gars de la commission qu'il y a plein de bifidus actifs dans l'actimel.

Thibault Vanhaelen 49:49 Voilà, c'est ça.

Thibault Vanhaelen 49:50 Mais vas-y ou donne-le à tes enfants.

Thibault Vanhaelen 49:52 Tu peux prendre chez toi et tu peux en profiter.

Thibault Vanhaelen 49:54 Nous, on assume.

Thibault Vanhaelen 49:56 Et la plupart du temps, il y a évidemment une énorme réduction qui est faite au niveau de la facture.

Thibault Vanhaelen 50:01 C'est commercial.

Thibault Vanhaelen 50:02 Voilà, c'est commercial.

Thibault Vanhaelen 50:03 Je ne dois pas t'expliquer comment ça fonctionne à ce niveau-là.

Thibault Vanhaelen 50:05 mais nous on pousse à fond là-dessus et on part directement en production pour te donner une idée, aujourd'hui on a eu un problème justement de livraison t'as une entreprise qui demandait d'être livrée à 10h30-11h et en fait le livreur a pris mais de nouveau, et c'est un peu ça le risque, c'est que le livreur a pris la commande et puis plus du tout de nouvelles du livreur, il était bloqué par les flics il avait justement un contrôle et donc ça lui a pris une heure, le

Thibault Vanhaelen 50:32 gars a pas moyen d'avoir le téléphone mais automatiquement la personne à 11h30 on n'était pas au courant mais la personne à 11h45 elle nous appelle et elle dit ok moi là j'ai un problème, j'ai pas ma livraison alors que mon meeting commence à midi automatiquement reproduction de sa commande on est parti, on est arrivé à 12h30 là-bas

Brice Boland 50:48 vous avez dit on a un problème avec le poulet

Thibault Vanhaelen 50:49 c'est vrai ça peut être vu comme ça et donc automatiquement on arrive et on fonce en fait, on n'hésite pas on n'a pas peur parce qu'en fait le client est roi, c'est banal de dire ça mais c'est tellement important

Brice Boland 51:02 donc assumer, agilité

Thibault Vanhaelen 51:03 en fait il faut communiquer si tu commences à faire le truche et que tu commences à dire je sais pas, on sait pas ce qu'on va faire mais en fait t'as déjà perdu le client tu dis au client il y a un problème très clairement vous êtes pas là alors que nous on a tout mis en place pour que ce soit là on va venir vous livrer par contre soyez indulgent on arrive en fait vers midi 30 et on s'occupe du reste ok

Brice Boland 51:26 haute situation une influenceuse foodie reçoit le plat Foodiz et s'aperçoit d'un énorme cheveu dans la commande elle fait une photo, elle fait une vidéo elle fait un live, elle fait un stat elle a un million de suivis et pour toi c'est un risque réputationnel qu'est-ce que tu fais, qui t'appelle, comment tu réagis ?

Thibault Vanhaelen 51:47 ça j'ai envie de te dire, de nouveau ça arrive en fait d'avoir un cheveu, je crois que tout le monde a déjà eu le cas, nous on a déjà eu des situations évidemment ça arrive c'est humain en fait, même si on respecte évidemment la totalité moi je dis toujours quand tu rentres chez nous dans notre cuisine c'est comme si tu rentrais dans un labo dans un labo parce que tout doit être nickel tout le monde doit faire attention on a vraiment ce respect à ce niveau

Thibault Vanhaelen 52:06 là donc ça peut arriver donc moi ce que je vais dire c'est que je vais être hyper transparent et je vais communiquer autour de ça en disant ça arrive en fait tout simplement et il y aura une communication qui va être faite auprès de l'influenceuse la foodie en lui disant pourquoi en fait essayer de communiquer avec cette personne et juste lui dire ok on est désolé de cette situation ça peut arriver très clairement on va faire mieux la prochaine fois on va être meilleur et essayer

Thibault Vanhaelen 52:32 un peu de comprendre pourquoi est-ce qu'elle a communiqué sur les réseaux parce que c'est vraiment pour tuer un business pour quelque chose qui peut arriver à tout le monde on n'est pas parfait alors qu'on essaye évidemment de mettre les choses en place pour que ça n'arrive pas donc évidemment on va essayer de communiquer on ne va pas essayer de noyer cette situation en disant non ce n'est pas vrai parce que ça peut arriver donc on va juste être transparent et on a toujours été comme ça

Thibault Vanhaelen 52:55 on a toujours été hyper honnête et transparent dans notre communication

52:58 Projets futurs et mot de la fin

Brice propose l'idée d'un « Foodiz challenge » : manger Foodiz tous les jours pendant un mois. Thibault évoque le panier moyen actuel, limité par le plafond du chèque-repas à 8 euros (seulement 30 % des paiements se font par ce biais), et espère voir ce seuil monter à 12-15 euros. Il se dit partant pour deux collaborations suggérées par Brice : une avec la nutritionniste Émilie Steinbach, une autre avec le chef étoilé Pascal Devalkeneer du Chalet de la Forêt, partenaire de Foodiz depuis 5 ans. En conclusion, il livre un conseil d'entrepreneur — se lancer sans trop réfléchir, comme lui deux mois avant le Covid — et exprime sa fierté du chemin parcouru avec Quentin en cinq ans.

Brice Boland 52:58 On va se voir finaliser ça va vite ça va très vite c'est une livraison rapide je voulais faire le challenge Foodiz c'est à dire que si je m'engage pendant le mois qui suit de commander tous les jours tu peux m'assurer que ça sera livré à temps que ça sera sain et que je vais manger à chaque fois quelque chose de différent donc c'est le Foodiz challenge je peux le faire à la fin du mois je te dis j'ai bien mangé, j'ai mangé sain j'ai mangé au

Brice Boland 53:25 prix d'un ticket moyen c'est quoi c'est 8 euros

Thibault Vanhaelen 53:31 en fait le ticket moyen le chèque repas qui est à 8 euros donc nous on a ce panier moyen j'aimerais bien le faire évoluer évidemment grandir mais c'est la réalité donc on travaille là dessus

Brice Boland 53:45 la seule manière de faire évoluer ça c'est d'appeler le gouvernement pour augmenter le seuil

Thibault Vanhaelen 53:48 exactement mais ça va être le cas

Brice Boland 53:49 ça monte à 10 ans

Thibault Vanhaelen 53:51 ça monte à 12 ou 15 je pense ça c'est top après on sait que nous et c'est aussi au niveau de la donnée la plupart des gens, nous par exemple 30% de nos paiements sont faits via chèque repas alors que tu as tendance à croire que ça va être beaucoup plus parce qu'en fait tu as à disposition mais le chèque repas en fait les gens le dépensent en fait dans leur course donc en fait ils reçoivent leur chèque repas ils dépensent tout en une fois dans

Thibault Vanhaelen 54:12 leur course en fait

Brice Boland 54:14 moi c'est que je fais une fois par an, j'ai 2000 euros ce mois

Thibault Vanhaelen 54:16 et tu vas, boum et tu vas à fond.

Thibault Vanhaelen 54:17 J'avais une idée

Brice Boland 54:19 pour toi, tu vas me dire si c'est validable ou non validable et par contre si c'est validable j'aimerais que ça soit l'idée coucou ma biche ou le coucou ma biche food faire une collab avec une nutritionniste j'ai été voir sans citer de nom Émilie Steinbach que tu connais peut-être qui fera attention justement à bien manger, bien vivre, bien être le biohacking etc faire une collab avec quelqu'un de connu une nutritionniste connue et faire tout un menu d'une semaine ou d'un mois basé sur ce qu'elle fait

Brice Boland 54:51 et t'as un partenaire avec elle deal de ouf

Thibault Vanhaelen 54:55 parce que nous c'est exactement ça qu'on veut et on est au niveau marketing et au niveau évolution de notre business en fait on va faire ça de plus en plus c'est des collabs avec des chefs connus là je pense qu'on est en train de vraiment stabiliser tout ce qu'on a mis en place depuis 5 ans et donc là maintenant on doit amener cette créativité on doit amener des nouveautés et je pense que ça passe par ça aussi et donc à fond pour ce challenge et avoir

Thibault Vanhaelen 55:17 des nouvelles recettes et pouvoir avancer justement dans cette direction donc ça je signe maintenant

Brice Boland 55:23 on peut appeler juste après aussi Christophe Hardiquest

Thibault Vanhaelen 55:25 nous dans notre business on a Pascal Devalkeneer qui est un chef deux étoiles du chalet de la forêt de renommée donc lui il nous accompagne depuis 5 ans on est en train d'un peu aussi travailler au corps Pascal pour essayer de faire une semaine avec lui où lui crée justement des plats pendant toute une semaine ça peut être génial de proposer des plats deux étoiles

Brice Boland 55:48 ça fait du cross branding c'est dingue c'est top

Thibault Vanhaelen 55:51 et donc avec grand plaisir go pour la challenge

Brice Boland 55:54 ça marche on va devoir finaliser qu'est-ce que tu veux laisser ici comme trace ou qu'est-ce que tu voudrais encore partager qu'on a peut-être pas dit que ça soit au niveau entrepreneurship que ça soit au niveau mindset que ça soit au niveau nutritionniste

Thibault Vanhaelen 56:05 je pense que c'est un peu le fil conducteur il faut bien manger au bureau ça va vous permettre de bien travailler aussi l'après-midi et de ne pas être trop fatigué lors de la digestion donc je pense que ça c'est important et Foodiz amènent toute cette partie-là donc il faut vraiment continuer à pousser ce côté bien manger c'est hyper important il y a ce côté là et puis si on prend pour le côté un peu entrepreneurial de nouveau ça va peut-être être un peu bateau il y

Thibault Vanhaelen 56:27 a pas mal de gens qui disent ça mais pour moi il faut foncer en fait, nous quand je vois ce qu'on a fait avec Quentin depuis 5 ans, on peut en être fier moi j'avais 28 ans quand je me suis lancé dans l'expérience, on va dire dans l'entrepreneuriat ça m'a amené tellement de choses au niveau professionnel, au niveau privé j'ai appris tellement de choses donc il faut vraiment se lancer et plutôt vous vous lancez au mieux sait parce que c'est là où vous êtes un peu

Thibault Vanhaelen 56:45 plus foufou et vous vous permettez pas mal de choses et vous êtes moins dans la réflexion donc il faut y aller à fond et pour te dire quand je vois ce qu'on a fait, nous on s'est lancé donc j'avais 28 ans, deux mois plus tard on avait le Covid et tu te retrouves quand même dans une situation où t'es un peu dos au mur, tu te dis pourquoi je me suis lancé dans une aventure entrepreneuriale où t'es un peu au milieu de ce jeu de qui

Thibault Vanhaelen 57:09 où tu sais pas trop quoi faire parce que t'as le Covid ben en fait c'est une énorme force et ça te permet de pouvoir avancer donc lancez-vous, peu importe en fait le moment dans lequel tu es, si tu sens et que c'est le moment vas-y en fait et donc moi c'est un peu ce message-là que j'ai envie de véhiculer et on a su le véhiculer pour te donner un exemple nous on a quelqu'un qui était assez haut placé chez nous qui était CEO en février de

Thibault Vanhaelen 57:29 cette année il a lancé sa propre boîte et au moment où il a quitté il nous a dit c'est grâce en fait à vous et à Foodiz que j'ai pu me lancer dans l'entrepreneuriat et je trouve que c'est en fait

Brice Boland 57:39 tout

Thibault Vanhaelen 57:40 c'est une énorme réussite en fait quand tu arrives là peu importe où on arrive avec Foodiz quand tu as pu faire en sorte que l'humain et la personne a pu se lancer grâce à toi dans une approche entrepreneuriale, de se lancer dans son business tu te dis ok t'as tout réussi en fait donc voilà c'est un peu les deux côtés si je dois prendre le côté Foodiz, mangez mieux au bureau et l'autre côté, lancez-vous peu importe le moment auquel vous faites face

Brice Boland 58:03 c'était la route, c'est ton slogan non ?

Brice Boland 58:04 ouais, à fond j'ai que ça en fait merci beaucoup, merci pour l'énergie merci pour la passion que t'as mis là-dedans, j'espère vraiment qu'on pourra faire cette collab avec le nutritionniste et qu'on pourra signer des collabs avec les grands chefs étoilés je pense que tout le monde sera content de payer des chefs étoilés à 8 euros

Thibault Vanhaelen 58:23 merci Thib merci à toi merci beaucoup

Brice Boland 58:29 c'est bon là ?

Brice Boland 58:31 de nouveau on est dépassé ou pas ?

Thibault Vanhaelen 58:35 on peut faire à deux