Transcription — Jon Tyler : les coulisses du clubbing bruxellois
Transcription de l'épisode de Coucou Ma Biche avec Jon Tyler, publié le et animé par Brice Boland : 15 chapitres résumés et horodatés.
Transcription produite automatiquement à partir de la bande son, puis relue : les noms propres et le découpage en chapitres ont été vérifiés à la main. Des approximations subsistent ; en cas de doute, la vidéo fait foi (nouvel onglet). Les horodatages ouvrent la vidéo à l'instant correspondant, dans un nouvel onglet.
0:00 Intro et jingle du podcast
Générique d'ouverture de "Coucou Ma Biche" annonçant le programme (performance, growth mindset, business, lifestyle) avant l'arrivée de l'invité.
Brice Boland 0:00 Coucou Ma Biche, le podcast qui dynamite les conventions et nous catapulte dans l'univers totalement fou de ceux qui ont osé rêver en grand avec une énergie contagieuse.
Brice Boland 0:07 On va parler performance, growth mindset, business, lifestyle, dans des discussions intenses, 100% naturelles.
Brice Boland 0:12 Coucou Ma Biche est bien plus qu'un podcast, c'est le moment de fiesta entre amis autour du mic, où l'on explore toutes les facettes de la réussite et de la performance avec une bonne dose de folie.
Brice Boland 0:20 Préparez-vous à être électrisé par des histoires palpitantes.
Brice Boland 0:20 Let's go !
0:30 Retrouvailles et paddle entre amis
Brice retrouve Jon Tyler au lendemain d'une nuit de week-end, comme "tous les samedis et dimanches depuis 13 ans". Ils évoquent leur amitié née du sport plutôt que de la nuit, en particulier le paddle, que Jon pratique en compétition (classé P1000) avec l'ambition de battre son rival Pémile, comme le ferait par ailleurs Cyril Hanouna. Brice présente Jon comme quelqu'un de structuré et carré, à l'opposé de l'image chaotique souvent associée au monde de la nuit.
Brice Boland 0:30 Jon.
Brice Boland 0:30 Salut Brice.
Brice Boland 0:31 Coucou Ma Biche.
Jon Tyler 0:31 Tu vas bien ?
Brice Boland 0:32 Ça va et toi ?
Brice Boland 0:33 Super.
Brice Boland 0:33 Alors t'es en lendemain de veille comme tous les samedis et tous les dimanches
Jon Tyler 0:37 Comme tous les samedis et tous les dimanches depuis 13 ans maintenant donc pas beaucoup d'heures de sommeil mais je suis là pour toi et ça va être fun
Brice Boland 0:47 C'est le but en tout cas Très étonnant peut-être en tout cas on se connait pas du monde de la nuit Non Je suis pas considéré spécialement comme le hibou ou le batman des sorties
Jon Tyler 1:01 Pourtant t'aimes la fête
Brice Boland 1:02 pourtant j'aime la fête, pourtant je sors pas mal mais on se connait pas de là, on se connait plutôt d'une vie saine on va dire, sportive amicale, via via etc on peut rappeler ici que t'es quand même P1000 en paddle ou tu as été P1000 en paddle
Jon Tyler 1:15 gardons ça discret
Brice Boland 1:17 je me rappelle ce fameux jour on l'a fait à Paris avec notre ami Yaya qui s'en remet pas et qui jour et nuit maintenant s'entraîne
Jon Tyler 1:27 ça continue à bosser du coup pour travailler ça j'ai eu mon impression comme je t'ai dit du pied mais sinon ouais le but c'est de continuer et de faire mieux que Pémile
Brice Boland 1:38 c'est un peu comme le challenge de Cyril Hanouna
Jon Tyler 1:41 j'ai vu qu'il faisait un peu des trucs
Brice Boland 1:44 lui est parti on va dire de rien, il a dit ok le paddle c'est cool c'est dans la vibe il a dit mon but c'est de passer Pémile et il s'est entraîné avec des argentins, des espagnols
Jon Tyler 1:53 avec des coéquipiers aussi incroyables à mon avis pour un bon gaucher le but c'est de continuer que je puisse arriver à te battre une fois parce que c'est pas encore arrivé
Brice Boland 2:03 tu sais pourquoi tu m'as pas ?
Brice Boland 2:03 Parce que je joue plus
Jon Tyler 2:05 ah tu joues plus ?
Brice Boland 2:06 quand je suis invité et vu que je suis invité
Jon Tyler 2:09 et les gens t'invitent plus
Brice Boland 2:10 on a la storyline de Coco ma biche je t'ai envoyé 2-3 trucs t'es consciencieux, t'es structuré, t'es organisé tu m'as appelé je crois un jour après pour me dire j'ai vu ton mail, j'ai vu ça, t'étais même encore en vacances donc t'es quand même un gars très carré dans le monde de la nuit il faut dire que c'est nécessaire soit tu fais l'indien et tu pars dans tous les sens et c'est Zumba Café et ça dure peut-être deux mois ou un an mais toi ta puissance
Brice Boland 2:34 et ton succès c'est que tu dures dans le temps ce qui nous intéresse aujourd'hui c'est pas spécialement les stress et paillettes c'est surtout le côté artistique derrière, le côté on va dire back stage, back front et puis la vibe autour, donc le manque de la nuit en Belgique c'est relativement low profile est relativement limité par rapport à d'autres pays.
2:36 La nuit belge, à la traîne face à Paris, Londres ou Barcelone
Jon reconnaît que la Belgique accuse un vrai retard sur les grandes villes voisines en matière de nightlife, en volume comme en créativité, faute d'attractivité touristique et à cause de la météo. Il évoque un pays davantage tourné vers les festivals d'été que vers le clubbing toute l'année, avec un flux de touristes bien moindre qu'à Barcelone ou Amsterdam. Malgré ce retard, il insiste sur le plaisir et l'accomplissement personnel qu'il retire de son métier depuis treize ans.
Brice Boland 3:02 Dommage ou malheureusement ?
Jon Tyler 3:04 Je pense que quand tu compares aux grandes villes aux alentours, que ce soit Paris, Londres, Barcelone, Amsterdam, peu importe, on est très très loin en termes de résultats, en termes de créativité, en termes de performance simplement.
Jon Tyler 3:22 Est-ce que c'est dû à la manière dont les gens travaillent ici, à la mentalité, aux aides aussi dans le pays dans lequel on est ?
Jon Tyler 3:28 Est-ce qu'il y a une population différente aussi ?
Jon Tyler 3:32 Simplement, il y a moins de monde.
Jon Tyler 3:34 Mais c'est vrai qu'on est bien, bien loin derrière.
Jon Tyler 3:37 Et on n'est jamais...
Jon Tyler 3:39 C'est difficile quand tu rencontres des collaborateurs d'autres pays, etc.
Jon Tyler 3:43 D'être très...
Jon Tyler 3:45 Alors, on a des grosses choses en été, des festivals, etc.
Jon Tyler 3:47 On a un peu le pays du festival.
Jon Tyler 3:48 Mais sinon, dans mon secteur, on est assez loin derrière sur papier.
Jon Tyler 3:52 Même si ça ne veut pas dire qu'on bosse moins ou ci ou ça.
Jon Tyler 3:55 mais voilà, nous on est on reste très fier de ce qu'on fait aujourd'hui le résultat où on est après 13 ans mais on est quand même loin derrière
Brice Boland 4:05 Moi j'avais vraiment ce côté justement volume en tête, donc que ce soit à Paris ou à Londres ou en Espagne comme tu le dis il y a quand même un côté volume, volumétrie est-ce que c'est que ça qui fait que finalement le monde de la nuit les boîtes, le clubbing, les bars ça marche moins ou il y a plein d'autres éléments autour ?
Brice Boland 4:23 Je pense que
Jon Tyler 4:24 On n'est pas le pays le plus sexy du monde.
Jon Tyler 4:29 Il faut avoir envie de venir en Belgique.
Jon Tyler 4:32 Toutes les villes qu'on a citées juste avant, Paris, Amsterdam...
Brice Boland 4:34 Tous les Parisiens qui viennent en Belgique, un sur deux, je crois, restent parce qu'ils aiment bien ce confort de vie.
Brice Boland 4:39 C'est moins cher.
Brice Boland 4:40 C'est peut-être moins cher, en tout cas immobilier.
Jon Tyler 4:42 Mais sinon, de base, rien qu'avec le tourisme, des clubs à Barcelone ou Amsterdam ou autres peuvent vivre finalement parce qu'il y a tellement de passages.
Jon Tyler 4:53 il y a un flot qui est constant là où on l'a moins ici on essaie de le développer et de proposer des choses pour que les gens aient envie de venir mais c'est pas toujours facile parce que la météo c'est pas dingue il n'y a pas sur papier il y a moins d'avantages de venir ici que d'aller un peu plus au soleil ou à Londres là où tu auras tellement de choses à faire, à visiter, à découvrir et donc voilà on est un peu en retard
Jon Tyler 5:16 mais ça n'empêche pas de prendre beaucoup de plaisir dans le travail ça n'empêche pas de pouvoir en vivre Moi, c'était déjà une grande fierté d'arriver à me dire « Ok, j'ai fait quelque chose qui m'amusait.
Jon Tyler 5:26 » Parce que je pense que prendre du plaisir, c'est très important.
Jon Tyler 5:32 Et d'arriver à en vivre et à être heureux d'aller bosser, pour moi, c'est déjà un premier accomplissement.
Jon Tyler 5:38 C'est déjà un grand succès, parce que finalement, le succès, c'est quoi ?
Jon Tyler 5:42 Tu vas voir d'autres choses si tu es heureux.
Jon Tyler 5:46 Comme ce que j'ai fait là, j'ai pu bosser hier soir et me dire « J'ai dormi trois heures, je vais voir mon pote qui lance ses podcasts.
Jon Tyler 5:48 » C'est un plaisir de parler de ça.
Brice Boland 5:53 Tu n'es pas astrologue ou météorologue, donc effectivement, on peut dire que ce n'est pas parce que la Belgique est super sexy que ça ne marche pas, mais justement, tu as beaucoup de compétences.
6:05 Des débuts en 2013 : de la Red Cup Party au Bloody Louis
Jon raconte ses débuts à 20 ans avec la Red Cup Party, une soirée inspirée des campus américains qui a immédiatement réuni près de 2000 personnes alors qu'il n'avait aucune structure pour l'encadrer. Musicien de formation (guitare, basse, rock et metal), il ne se destinait pas au nightlife mais voulait combler un manque : aucun événement hip-hop ne ressemblait à lui et ses amis, souvent refusés des boîtes classiques pour leur tenue. En 2013, il ouvre le Bloody Louis au Loose Gallery, dans les mêmes murs qu'aujourd'hui.
Brice Boland 6:05 Tu es arrivé dedans en 2013.
Jon Tyler 6:07 2013, c'est le début du club.
Brice Boland 6:09 Mais toi, tu faisais quoi avant ?
Jon Tyler 6:10 Avant, j'ai commencé par quelques événements à droite à gauche qui ont fait justement que j'ai pu créer le Bloody Louis en 2013.
Brice Boland 6:16 C'était quoi le premier vrai événement, on va dire, un peu plus professionnel que tu as fait ?
Jon Tyler 6:20 En fait, ça a commencé directement dès le premier, un peu malgré moi c'était pas une volonté j'étais pas du tout dans cet ADN là de base
Brice Boland 6:28 t'avais quel âge ?
Jon Tyler 6:29 à ce moment là j'ai 20 ans donc j'ai 20 ans quand je commence mon premier événement ça s'appelait la Red Cup Party donc c'était une soirée inspirée de l'univers américain tu vois le côté collège le côté vraiment ping pong non ?
Brice Boland 6:46 c'est un peu différent
Jon Tyler 6:46 exactement mais surtout inspiré du côté collège américain, là où finalement, c'est un peu l'opposé presque du système ici.
Jon Tyler 6:58 Et donc, très inspiré de ça.
Jon Tyler 6:59 Et dès la première, ça a cartonné, on a fait quasiment 2000 personnes.
Jon Tyler 7:04 Donc, en fait, directement, t'es dépassé, t'as pas la structure et donc tu dois apprendre très, très vite ou arrêter très, très vite.
Jon Tyler 7:09 Parce que la gestion de la première a été forcément très difficile puisqu'on n'était pas du tout prêt à gérer ça.
Jon Tyler 7:17 Et donc, il y a deux bonnes années d'événements à droite, à gauche.
Jon Tyler 7:21 de cet événement là que ce soit à Bruxelles, on a été même à Barcelone à Val Thorens, on a essayé d'exporter et vraiment de vivre et de s'amuser et de faire voyager ce projet et prendre du plaisir encore une fois
Brice Boland 7:34 Est-ce que c'est un label que tu as créé ?
Brice Boland 7:37 Quand tu dis je l'ai exporté, j'ai exporté le projet ça veut dire quoi ?
Jon Tyler 7:40 C'était difficile de dire qu'on a inventé quelque chose parce que finalement on s'est inspiré de ce qu'on regardait dans les clips mais c'était plus le mettre en pratique ici parce qu'en fait on le crée pas parce qu'on veut commencer des soirées on le crée parce qu'à ce moment-là avec mon groupe de potes on ne s'identifie nulle part dans aucun événement créé à ce moment-là à ce moment-là il faut une chemise pour rentrer, il ne faut pas être trop de mecs, il ne faut pas venir avec
Jon Tyler 8:05 trop de potes de couleur, c'est compliqué et donc en fait nous à ce moment-là les codes ne nous vont pas du tout parce que moi si je viens avec trois potes et qu'ils n'ont pas tous la dernière chemise Ralph Lauren c'est dérangeant parce qu'en fait ça ne veut pas dire que c'est une mauvaise ou une bonne personnes, mais nous, on ne s'y retrouvait pas du tout.
Jon Tyler 8:22 Et donc, on a commencé cet événement au Loose Gallery.
Jon Tyler 8:27 L'histoire, elle est belle parce que j'ai commencé mon événement là où je suis encore aujourd'hui.
Jon Tyler 8:30 C'est les mêmes bâtiments, les mêmes murs.
Jon Tyler 8:33 Et donc, on crée cet événement-là qui fonctionne directement parce que, justement, à Bruxelles, il y avait un manque pour ce style de musique aussi qui était hip-hop.
Jon Tyler 8:43 À cette époque-là, c'est tout ce qui est Mac Miller, Wiz Khalifa, Chris Brown, etc., qui se jouaient très peu en club c'est les générations guetta c'est une super musique mais nous c'était pas ce qu'on voulait écouter donc en fait on l'a créé pour nous dans un premier temps et puis après ça a vite décollé c'est pour ça que ça nous a permis de voyager parce que finalement il n'y avait pas tellement d'événements comme ça et on était à 20 ans à ce moment-là moi j'avais arrêté
Jon Tyler 9:09 les cours donc c'était ouais j'ai pas j'ai pas j'ai pas j'ai pas continué j'ai pas continué j'ai pas fini
Brice Boland 9:18 t'étais déjà un peu connu dans le monde de la nuit t'étais déjà actif
Jon Tyler 9:23 moi de base je suis pas du tout dans l'ADN nightlife moi je suis musicien de base guitariste, bassiste dans des groupes de rock et metal donc j'ai rien à voir là dedans mais par contre j'aimais le hip hop aussi et j'aime toujours mais j'aimais surtout l'aspect festif et le fait de s'amuser, de rencontrer de découvrir et de rassembler mais pas nécessairement en nightlife parce que c'était pas mon but mais par contre on voulait s'éclater parce qu'à 20 ans finalement tu veux sortir, tu veux t'amuser et
Jon Tyler 9:58 donc ça s'est fait comme ça.
Jon Tyler 10:00 J'aime bien
Brice Boland 10:01 ton input justement de dire qu'en fait à ce moment-là il y avait un gap et en fait des gens voulaient se rassembler voulaient sortir, en fait ça matchait pas avec les codes de l'époque, je me rappelle quand j'avais 16-17 ans un truc comme ça c'était plutôt dans une boîte connue du bois de la cambre il y avait des gars avec des doubles cols ou des cols chemise ils avaient col et chemise c'était relativement extraterrestre et effectivement là maintenant le dress code en tout cas pour tes
Brice Boland 10:26 soirées qui cartonnent pour le club qui cartonnent, pour l'aura que t'as autour cartonnent, c'est totalement l'opposé t'as réussi à changer
Jon Tyler 10:34 à renverser la balance.
Jon Tyler 10:34 En fait c'est même plus un dress code aujourd'hui, la première phase que moi j'ai voulu sortir lorsqu'on crée le Bloody Louis c'est qu'il n'y a pas de dress code, c'est uniquement un mind code, donc moi je veux juste que la personne vienne faire la fête, qu'elle soit tant qu'elle est majeure aussi évidemment l'idée était simplement de venir avec un côté positif, souriant on dit bonjour, on dit au revoir, on est poli on est gentil et ça suffit en fait parce que tu peux mettre la chemise
Jon Tyler 10:58 la plus chère du monde, la plus blanche possible pour vraiment avoir la dernière chemise ça veut pas dire que tu vas être une bonne personne, ça veut pas dire que tu vas apporter quelque chose de positif et faire en sorte que les gens passent une agréable soirée autour de toi et nous c'était ça la priorité, c'était que les gens s'y retrouvent, écoutent une musique dans un segments qu'on voulait mettre en avant même s'il n'y avait pas que celui-là à ce moment-là mais c'était surtout l'état d'esprit
Jon Tyler 11:20 et le mind code c'était vraiment venir avec un sourire tu viens avec un sourire, c'est bon le reste, mets un short, un t-shirt, je m'en fous c'était ça le plus important et ça l'est encore aujourd'hui
11:31 Clichés du milieu, sécurité et reconnaissance comme patrimoine bruxellois
Les deux hommes discutent des clichés associés au nightlife (videurs, VIP capricieux) à travers l'exemple viral du fils de Bernard Arnault recalé d'une boîte de nuit à Saint-Tropez. Jon explique que ce genre de dérive existe peu à Bruxelles, où la sécurité et le respect priment sur l'argent des clients. Il revient enfin sur la reconnaissance du Bloody Louis au patrimoine culturel immatériel de Bruxelles depuis juillet 2023, et sur le soutien croissant des autorités (police, bourgmestre, Brussels by Night Federation avec Lorenzo Serra) envers le secteur.
Brice Boland 11:31 c'est marrant parce que chaque métier chaque écosystème a des clichés, il y a quand même beaucoup de gros clichés par rapport au monde de la nuit typiquement le bouncer à l'entrée t'es en basket je t'ai jamais vu t'es pas habitué enfin tous les clichés qu'on connait j'ai regardé une vidéo qui est arrivée par un sard dans mon feed sûrement parce que je préparais ça du fils de Bernard Arnault qui s'est fait jeter d'une boîte de nuit à Saint-Tropez je sais pas si t'as vu ça
Jon Tyler 11:57 j'ai pas vu mais
Brice Boland 11:58 et les gars étaient avec 10 mannequins dites dans le modèle et puis il dit mais tu sais pas qui je suis moi ta boîte je la rachète et le gars
Jon Tyler 12:05 il peut la racheter en plus il pourrait si ça se trouve c'est déjà fait
Brice Boland 12:08 ça lui appartient et donc on est quand même beaucoup dans les clichés comment t'as fait toi pour shifter ça ?
Jon Tyler 12:15 on a la chance de pas avoir devenu comme ça vraiment en Belgique c'est à dire que les gens qui arrivent qui peuvent se dire ces choses là qui sont parfois vraies et qui peuvent justement t'enlever ton travail ici y'a pas vraiment parce que finalement on a pas justement comparativement à toutes ces villes là à Saint-Tropez, à Paris etc on a pas des fous qui arrivent et qui sont nos limites ça n'existe pas réellement t'as des gens qui ont des moyens qui viennent faire la fête mais
Jon Tyler 12:36 c'est pas nous encore une fois tu peux être le plus riche ou le plus pauvre en fait pas plus tard qu'hier soir il y avait il y a un groupe de deux nanas il y en a une qui a trop bu elle jette un verre sur une de mes collègues la soirée s'arrête là tu vois et même si après ouais mais j'ai payé si j'ai payé peu importe en fait c'est tant que si le respect a disparu c'est terminé tu vois et sans doute que l'agent
Jon Tyler 13:02 de sécurité dont tu parles à Saint-Tropez il a sans doute eu raison mais ce qui est triste c'est qu'il perdra sans doute son travail parce que en face de lui c'est un mutant et c'est ça qui est triste un peu dans ce secteur-là mais la chance dans notre malheur de ne pas être un si gros marché à Bruxelles c'est qu'on ne vit pas ces choses-là pour moi ça c'est Hollywood
Brice Boland 13:23 Est-ce que c'est plus culturel ?
Brice Boland 13:26 Typiquement quand tu vas à Paris tu sors au Champs ou au Medellin c'est des boîtes quand même très très hype effectivement tu peux attendre une heure dehors juste front of the door et quand même te faire jeter
Jon Tyler 13:37 mais nous à Paris je pense que tu sais il y en a un qui crée la file comme Louis Vuitton crée la file alors qu'il peut faire entrer c'est nous quand il y a une file
Brice Boland 13:47 toi quand il y a une file il y a une heure de file mais parce qu'il y a une heure littéralement de file comme à Euro Disney mais tout le monde rentre bien sûr
Jon Tyler 13:52 voilà c'est ça nous ils font la file parce qu'en fait ils arrivent tous au même moment et que nous ce qui est très important chez nous c'est la fouille on veut que les gens soient en sécurité on veut prendre le temps de vérifier les cartes d'identité et donc en fait c'est plus alors que ça nous fait perdre l'argent parce qu'au plus tôt ils sont en bord nous c'est l'aspect sécurité qui est prioritaire quand il y a une file c'est pas notre volonté de faire le buzz,
Jon Tyler 14:12 on est super content et ça nous fait des chouettes vidéos et ça fait du contenu et souvent la file va attirer une autre file parce que les gens vont voir qu'il y a une file ça veut dire qu'il faut aller etc donc tu vas avoir encore plus de last minute des habitués qui vont arriver nous c'est pas pour créer le buzz mais c'est une bonne stratégie parce que ce qu'il a créé finalement ça attire aussi du monde mais c'est dans la culture là-bas c'est culturel exactement,
Jon Tyler 14:35 nous c'est plus on n'a pas le choix en fait, on ouvre à 23h on est prêt à 23h10 parce qu'il y a 2-3 retardataires et les gens ont leur ticket, ils sont là, ils veulent rentrer mais c'est pas une envie mais la culture là-bas elle est fort là-dedans
Brice Boland 14:51 c'est marrant parce qu'en Belgique quand t'as une grosse file devant le bloody c'est un bon KPI parce que tu sais que la soirée va être grosse et tout le monde va rentrer, quand t'as une file à Paris c'est peut-être pas un bon KPI parce qu'en fait il y a peut-être des gens qui ne vont pas du tout rentrer mais du coup après s'il y a des gens qui sont ok avec le fait d'attendre dehors et potentiellement risquer de ne pas rentrer c'est que c'est un peu
Brice Boland 15:09 le côté
Jon Tyler 15:10 je pense qu'ils ont l'habitude je pense que là-bas ils se disent au pire j'essaye et voilà ce sera peut-être pas ce soir c'est une habitude, nous quand ils ne rentrent pas parce qu'il y a trop de monde on a directement des plaintes comment est-ce possible les gens sont très vite dans le presque te dire mais pourquoi alors tu as attiré autant de monde je ne sais pas combien de personnes je vais attirer j'essaie d'attirer un max mais s'il y en a trop c'est pas une volonté
Jon Tyler 15:35 de décevoir les gens
Brice Boland 15:35 j'avais lu que toi ou en tout cas votre club mais vu que c'est deux personnes en une donc on va dire que tu es à titre honorifique depuis le 7 juillet 2023 tu apparaît au même titre que l'Homo Gang dans la liste du patrimoine immatériel de Bruxelles, plutôt flatteur qu'est-ce que ça te fait qu'est-ce que ça t'amène
Jon Tyler 15:59 on sent de plus en plus que la ville s'intéresse à notre secteur qui de base on a un peu tu sais, on est présenté un peu comme le mal presque c'est la nuit, c'est l'alcool les gens qui prennent de la drogue, etc après pour moi ça peut être dans tous les secteurs ça peut être à la banque ou si ou ça, mais nous on a la nuit est présentée comme vraiment un truc très négatif et donc de plus en plus aujourd'hui on sent qu'on est on
Jon Tyler 16:27 commence à être protégé on commence à être écouté de plus en plus parce que si je pense que les autorités la ville se rend compte aussi de ce qu'on apporte aux gens et pas que en termes d'énergie, d'expérience et de joie de vivre il y a la partie économique, les hôtels qu'on fait vivre à côté de chez nous, le travail qu'on donne aux gens les impôts qu'on paye, donc il y a aussi tout ce côté là mais oui ça se traduit en fait par ce genre
Jon Tyler 16:55 de choses dont tu cites il y a les fédérations de Bruxelles qui Brussels by Night Federation qui qui travaille de plus en plus pour les clubs avec Lorenzo Serra et son équipe on a la chance d'avoir un bourgmestre aussi qui nous aide beaucoup qui croit dans l'événementiel et qui croit dans la joie de vivre et qui croit dans le fait qu'il faut se passer des choses ça va faire un peu de bruit ça va faire un peu de de trois petits soucis sur la rue parce
Jon Tyler 17:17 qu'il y a quelqu'un qui aura trop bu si c'est ça mais ça fait partie de la vie comme dans toutes les villes en fait et peut-être qu'avant c'était un peu moins le cas où on voulait plus vite étouffer dès qu'il y a ou une personne pas contente c'est la personne pas contente qui gagne et ça c'est un peu c'est quelque chose qu'on sent de plus en plus qu'on est écouté par la police qui nous aide aussi de plus en plus et par le côté politique en
Jon Tyler 17:38 fait
Brice Boland 17:39 donc t'es vraiment accompagné par un écosystème autour que ce soit administratif, local festif etc
Jon Tyler 17:45 de plus en plus et je pense que ça va aller encore en s'améliorant avant t'avais une phobie d'appeler la police s'il y avait un problème alors qu'aujourd'hui tu peux les appeler et discuter alors que de base t'as envie de te dire « Ah non, j'ose pas appeler, ça va faire un dossier.
Jon Tyler 17:57 »
Brice Boland 17:59 Tu as réussi à rendre ça sain, carré, organisé.
Jon Tyler 18:02 Et ça passe par des relations saines, ça passe par aussi la transparence et des discussions et une bonne relation.
18:11 Construire une marque qui dure, et convaincre les premiers grands noms
Jon se distingue des figures plus tapageuses du milieu (comme Jean Roch ou le VIP Room), en misant sur la discrétion et la durée plutôt que sur la mise en scène personnelle. Lancé en 2013 dans des murs qui avaient vu trois faillites en un an, le Bloody Louis devient rentable puis attire, en primeur en Belgique, des artistes comme Post Malone, Travis Scott ou Migos, avant même les grands festivals, en leur offrant un vrai dispositif scénique et technique digne d'une salle de concert.
Brice Boland 18:11 Donc initialement, on va dire que tu étais plutôt artistique.
Brice Boland 18:14 Puis tu as fait ta première soirée, la Red Cup, que tu as réussi à exporter, comme tu disais.
Brice Boland 18:20 Il y a d'autres gars du monde de la nuit.
Brice Boland 18:22 Je te disais la dernière fois, Jean Roch, ou des gars comme Paris Society.
Brice Boland 18:26 alors là c'est plus aussi Eureka mais avec Gourcuff toi donc t'étais pas le gars qui organisait plein de boom dans tous les sens qui a été à coup de flyer dans la rue il y avait pas ce côté sauvage c'était plutôt ce côté organisé et artistique
Jon Tyler 18:41 ouais en fait je me suis jamais senti comme ce qu'on disait par message avant en rigolant je me sens pas du tout comme un genre rock bruxellois parce que finalement c'est totalement l'opposé de ma manière de travailler dans le show la mise en avant tu vois tu vas jamais me voir avec un flyer sur ma tête au beurre des bâches Jon au Bloody Louis c'est pas du tout mon ADN moi si mon anniversaire je peux être sur une île sans wifi je suis le plus heureux
Jon Tyler 19:11 tu vois mais après là où il faut saluer et là où je rejoins un peu comme il faut respecter c'est dans la volonté de développer une marque de la faire vivre dans le temps et de s'y accrocher qu'elle marche ou qu'elle marche moins bien il a créé quelque chose de très fort et ça il y en a très peu qui peuvent dire qu'ils l'ont fait le VIP room tu l'aimes ou tu l'aimes pas tu le connais en général si t'es sorti un peu et ça
Brice Boland 19:37 c'est très fort, c'est une marque forte qui a été exportée aussi
Jon Tyler 19:39 c'est une marque très forte et ça c'est la chose personne ne pourra jamais lui enlever après t'aimes ou t'aimes pas le profil encore une fois tu t'identifies ou pas mais c'est là où même si dans la vision elle est totalement différente là-dedans, ça c'est quelque chose que moi j'adore c'est le fait de créer la marque, la développer et la faire vivre dans le temps, parce que créer une marque tout le monde sait le faire l'ancienne société tout le monde sait le faire mais la faire vivre
Jon Tyler 20:03 pendant des années comme ça, c'est là où tu le veux ou non, tu tires ton chapeau
Brice Boland 20:08 c'est exactement ça moi j'aime bien ce concept de faire vivre justement la performance dans le temps, c'est là où finalement t'es le meilleur et t'es considéré t'as pas commencé directement avec les Red Cup en amenant Drake, il t'a fallu un peu de temps qu'est-ce qui s'est passé justement si tu veux un peu exprimer cette évolution du concept, du projet je sais pas c'est quoi le vrai terme que tu voudrais utiliser c'est projet ou label ou...
Brice Boland 20:31 la marque et quels sont les next steps selon toi à court terme, moyen terme
Jon Tyler 20:36 pour la marque Bloody Louis, quand on la lance en 2013 on est dans un moment où les murs sortent de trois noms en un an il y a eu quasiment trois faillites en un an dans les mêmes murs, donc tu te poses la question est-ce que finalement, est-ce que Nightlife c'est fini est-ce que l'endroit est maudit on a beaucoup joué sur ce côté l'endroit maudit et moi ça m'a fort excité en fait
Brice Boland 21:02 t'as vu l'opportunité dans
Jon Tyler 21:04 j'ai vu trois grosses machines se planter et moi j'ai 23 ans est-ce que je peux écrire mon nom justement et me dire que j'ai fait mieux que ces gens là parce que c'est une opportunité unique et donc je l'ai saisi à 2000% donc à ce moment là je crée cette marque où je mets vraiment tout mon temps et toute mon énergie j'arrête justement du coup le côté red que party soirée un peu à droite à gauche pour me centraliser et donc le bloody lui se lance
Jon Tyler 21:36 ça marche bien mais c'est pas non plus directement tout de suite comme tu dis Drake, La Folie etc on fonctionne on travaille on est rentable parce qu'à la fin ça reste la priorité et puis petit à petit en fait on voit avec l'ADN que le club travaille la manière dont on communique qu'on intéresse des artistes tu sais on est quand même le premier club qui a fait que ce soit Post Malone Travis Scott avant tous les festivals qui les proposent aujourd'hui, avant tout ce qui se
Jon Tyler 22:05 passe on a fait Migos on a fait des artistes qui n'étaient jamais venus en Belgique mais qui de part le travail qu'on faisait à notre échelle locale même pas belge à ce moment là, on est vraiment bruxellois on est vraiment bruxellois et on essaie déjà de convaincre les bruxellois avant même de penser aux villes en dehors et le fait d'avoir réussi à intéresser ces artistes à ce moment là ils sont grands mais pas encore impayables on reste les premiers à croire en eux en Belgique aucun
Jon Tyler 22:37 festival, aucune salle de concert ne le voulait parce qu'en fait finalement le club on est leur troisième choix, ils veulent d'abord ou faire un concert à eux, leur production idéalement ils font ça début d'année ou milieu d'année et puis après ils vont au festival en été mais le club nous de base on est l'après, l'amusement le dernier billet pour les copains du groupe tu vois, et le fait d'avoir réussi d'avoir réussi à les intéresser, à leur donner envie de venir, de faire une performance concert dans
Jon Tyler 23:06 un club, c'était ça notre force c'était vraiment on leur a montré, on a une très belle scène on a un vrai espace, on a un vrai accès backstage qui t'amène à la scène, comme une salle de concert finalement
Brice Boland 23:16 t'as investi dans le lighting t'as investi dans le son
Jon Tyler 23:21 on leur a promis quelque chose qu'on a délivré et qu'ils n'avaient jamais vu en club en fait à ce moment là parce que quand tu te dis que tu vas en club ton micro il va avoir un larsen, tout va être en retard le kit, tu vois ça va pas être carré comme la salle de concert et nous c'est ça qu'on a travaillé on leur a montré qu'un club pouvait agir comme une salle de concert et proposer en fait un concert dans une soirée avec des
Jon Tyler 23:43 gens qui font la fête parce que c'était ça un peu vraiment l'ADN et ça l'est toujours et c'est comme ça qu'on a convaincu des très grands noms et qui font partie de notre CV et que c'est notre plus grande fierté quand on voit les premiers que nous avons ramenés c'est fort
Brice Boland 24:01 Pragmatique j'ai des amis qui viennent par exemple d'Espagne ici pour un week-end et ils me disent Brice voilà moi je veux sortir c'est quoi les attentes par rapport au Bloody et pourquoi est-ce que je devrais les faire venir au Bloody plutôt que Spirito, Jeu d'hiver là il y a une nouvelle boîte Society, et finalement c'est un petit monde on se connait tous, je me mets dedans mais vous connaissez tous c'est quoi le petit cachet en plus, hormis ce que tu viens d'expliquer par rapport au mindset
24:01 Ce qui distingue le Bloody Louis, et la naissance du concept R9
Face à des clubs comme Spirito, Society ou Jeu d'Hiver, Jon explique que c'est avant tout la musique et le DJ résident, Géo, qui définissent l'expérience, tout en gardant des standards de qualité constants. Il détaille ensuite la création du concept R9, une soirée mensuelle construite autour d'un personnage et d'une identité visuelle en motion 3D, pensée pour être impossible à imiter, contrairement aux soirées classiques où le même DJ rejoue souvent les mêmes tubes d'une semaine à l'autre.
Brice Boland 24:28 ?
Jon Tyler 24:29 Je pense que tu as cité des super chouettes endroits, des super chouettes concepts chacun a vraiment sa touche et finalement la musique va être la première ce qui va définir le choix
Brice Boland 24:41 tu veux dire quoi, le DJ qui vient ?
Jon Tyler 24:42 Le DJ et puis le thème musical, nous, on est un club qui, tu peux venir le vendredi et le samedi, tu vas avoir les mêmes standards de qualité, mais tu vas avoir une expérience différente.
Jon Tyler 24:51 Exemple, hier soir, c'était une soirée latino, tu vois, c'était vraiment, c'était 100% latino, et donc la clientèle, tu vois, on a un groupe avec les Objets Perdus, c'est trois passeports espagnols, quoi.
Jon Tyler 25:06 Tu vois, donc vraiment, c'était, on attire une clientèle pour ce soir-là.
Jon Tyler 25:10 ce soir c'est une soirée hip hop qui s'appelle R9 où on va jouer plutôt à ma piano tout ce qui se fait en Afrique du Sud etc et donc l'expérience est différente mais par contre t'as un DJ qui a joué hier soir qui va jouer aussi ce soir qui s'appelle Géo qui sait s'adapter qui est le résident du club mais musicalement c'est autre chose mais les standards de qualité vont rester les mêmes parce qu'on les encadre et on fait en sorte que le club reste au
Jon Tyler 25:34 même niveau au niveau de la qualité mais principalement ça va être le show musical et puis t'as des gens qui vont plus se dire moi je suis plus dans un petit club alors il faut aller à Society qui est un super nouvel endroit mais ceux qui veulent grand club le côté grosse boîte on envoie des bouteilles etc ça va peut-être plus être chez nous et chacun a en fait un peu son ADN
Brice Boland 25:57 alors t'es dur avec moi mais t'es quand même fort parce que t'as cité deux thématiques que je voulais aborder R9 je me rappelle quand tu m'en as parlé je voyais tes petites étoiles dans les yeux sur le marketing, sur la façon de faire le design, la création c'est quoi, c'est du motion 3D ?
Jon Tyler 26:16 Ouais c'est ça, on a tout basé là-dessus, sur la création vraiment d'un personnage parce qu'on était à un moment où il fallait créer un nouvel événement, on voulait le créer en interne dans le club et pas le faire avec des collaborateurs externes et on s'est dit en fait il faut venir à quelque chose de totalement différent et donc on fait vivre un personnage qui vit aussi dans la soirée on a des mascottes physiques t'arrives dans la soirée ça va être totalement différent d'hier soir c'est une
Jon Tyler 26:43 vraie expérience c'est un montage qui dure toute la journée aujourd'hui, c'est pas juste une soirée étouffe, tu mets ton DJ on a vraiment quelque chose de totalement différent et on ressent que les gens sont séduits par ça ils savent que ce soir c'est une fois par mois ou toutes les 6 semaines c'est unique, tu n'auras pas d'autres soirées sur le mois qui vont être comme ça plus ou moins et là où tu vas avoir certaines soirées qui peuvent parfois avoir visuellement sur les réseaux une déa
Jon Tyler 27:12 totalement différente mais dans la réalité dans le club c'est parfois le même DJ que celui du samedi précédent visuellement ça n'a pas changé les hits ils vont jouer les mêmes parce que les hits de la semaine passée c'est une autre soirée mais finalement dans la réalité c'est la même et avec R9 on s'est simplement dit qu'on veut que ce soit impossible d'imiter la soirée et donc et ça c'est c'est quelque chose qu'on peut dire aujourd'hui que ça accomplit et c'est top
Brice Boland 27:41 et tu vois un public qui revient que pour les R9 et qui ne vont pas aux autres bien sûr
Jon Tyler 27:45 il y a des gens des gars qui t'appellent ils disent voilà
Brice Boland 27:47 Jon moi la prochaine je suis là ouais c'est ça
Jon Tyler 27:49 l'événement n'est pas encore sorti le flair n'est pas sorti c'est quand la prochaine on te fait confiance on sait que la musique va aller dans cette direction là
Brice Boland 27:55 comme un festival en fait
Jon Tyler 27:56 ouais c'est ça c'est ce que en tant que gérant de club pour moi c'est le rêve c'est d'avoir des concepts qui sont tous aussi forts que ça et qui ont chacun leur clientèle c'est pas toujours possible parce que ça demande beaucoup de boulot beaucoup d'investissement aussi, beaucoup de temps mais voilà il faut trouver la passion et l'envie le petit truc qui va faire que ta souris sera différente
28:15 Une programmation flexible : l'exemple Tiakola
Jon refuse de figer son agenda plus d'un mois à l'avance, y compris avec ses DJ et collaborateurs réguliers, pour garder de la marge de manœuvre et rester exigeant. Il raconte comment il a tout réorganisé pour offrir une release party inédite à Tiakola pour la sortie de son album, et comment il gère les conflits de dates entre artistes en évitant toujours de mettre quelqu'un au pied du mur, quitte à programmer plusieurs artistes le même soir.
Brice Boland 28:15 ça c'est le côté on va dire plus concept artistique après tu restes un patron t'as ta roadmap pour toute l'année est-ce que cette roadmap elle est définie avec ton équipe derrière elle est figée ou alors tu te laisses de la latence et de la flexibilité et de l'agilité justement pour pouvoir te dire ok en fait ça ce serait mon rêve mais c'est utopique on met ça en plan B, si ça arrive on change ça on rechange les trucs
Jon Tyler 28:38 je vais t'expliquer un peu dans ma manière de travailler l'agenda il y a des clubs qui vont te dire voilà toi tu es tous les 3ème samedi du mois pendant toute la saison moi je n'ai jamais fait ça, je ne ferai jamais ça
Brice Boland 28:51 tu book pas le gars ?
Jon Tyler 28:53 je parle vraiment des concepts des collaborateurs ici parce qu'on travaille avec beaucoup de collaborateurs chaque week-end moi les gens n'ont pas leur date plus loin qu'un mois, un mois et demi parce que un si ça marche plus je vais devoir changer donc je vais garder cette cette manière de travailler où il faut performer pour pouvoir travailler sinon on te remplace c'est c'est pas acquis c'est pas acquis même voilà on va toujours essayer d'aider trouver des solutions on est une équipe mais il n'y a pas de
Jon Tyler 29:19 ce n'est pas acquis et je veux toujours pouvoir me donner la liberté de de répondre à des demandes d'artistes un exemple fin septembre Tiakola a un album il veut faire une release party chez nous un format unique j'annule tout pour ça donc lui
Brice Boland 29:34 là c'est Tiakola
Jon Tyler 29:35 son équipe
Brice Boland 29:36 qui t'a appelé sa team qui t'a appelé toi
Jon Tyler 29:39 ouais c'est ça
Brice Boland 29:40 et qui te dit voilà moi Jon quoi qu'il arrive
Jon Tyler 29:43 l'album sort on veut faire un truc de dingue on va venir avec tous les artistes qui sont venus sur l'album on va faire un format jamais fait donc on commence à développer un format on développe une nouvelle DA une nouvelle scène quelque chose qu'on n'a jamais fait au club et c'est une des plus belles soirées de l'histoire du club c'est déjà arrivé
Brice Boland 29:59 qu'un artiste Tiakola Tiakola Melody te disent voilà en fait je veux ce jour là et toi tu dis en fait ce jour là il y a Dadju et l'autre te dit bah écoute t'es mignon Jon mais
Jon Tyler 30:09 c'est pas encore arrivé et on essaie de jamais mettre les artistes dans ça sera un problème de luxe ou pas ?
Jon Tyler 30:13 Ouais c'est un problème de luxe c'est marrant c'est une phrase qu'on utilise beaucoup dès qu'il y a un problème parce qu'il y a trop de monde on essaie de relativiser en disant que c'est un problème de luxe on le dit souvent on a déjà dû trouver des solutions un peu impossibles mais jamais où on s'est dit qu'on passe à côté d'un projet on a toujours su trouver des solutions
Brice Boland 30:33 c'est quoi la solution du coup c'est dire tiacola t'es mignon vous savez quoi faites ça ensemble
Jon Tyler 30:38 ouais tu sais parfois certains veulent se mélanger d'autres pas on a déjà mis des artistes le même soir pour faire une plus grosse programmation on trouve des solutions
Brice Boland 30:48 donc là t'appelles Dadju et il te fait zizi
Jon Tyler 30:50 exactement et je t'appelle toi parce que je sais que t'aimes bien non mais on trouve des solutions et c'est toujours dans le dialogue et de mettre personne au pied du mur justement ça pour citer ce sujet là avec Tiakola, pour nous c'est la plus grande fierté parce que c'est pas qu'il veut juste le billet de s'en choquer, non, il veut créer quelque chose de différent, et à partir du moment où t'arrives à faire un truc comme ça c'est génial, c'est qu'il est heureux dans le club,
Jon Tyler 31:15 et donc c'est qu'on a fait
Brice Boland 31:17 notre boulot.
Brice Boland 31:17 Est-ce que t'es assez pote avec Blanchard et compagnie et d'autres pour dire ok en fait ce jour là ça va pas et le gars te dit écoute moi je veux vraiment ce jour là toi tu lui dis écoute en fait c'est ce qu'on va faire tu vas aller dans une autre boîte que je connais ou c'est trop concurrent
Jon Tyler 31:32 c'est pas que tu sais je crois vraiment pas dans le principe de la concurrence moi j'ai été élevé je suis fils de commerçant il n'y a pas de concurrent il y a des confrères donc j'ai pas du tout la vision de la concurrence par contre il y a des établissements avec qui tu as une super relation dont justement tout le groupe Art Blanc ou c'est quelqu'un que je peux appeler à 2h du matin il me manque des bouteilles est-ce que tu sais m'aider mais par contre
Jon Tyler 32:01 il faut pas on va pas je vais pas te raconter des histoires non je n'enverrai pas un artiste là-bas parce que je dois défendre mon projet ma marque et je vais trouver des solutions pour que ça reste chez moi ouais mais
Brice Boland 32:16 c'est pas comme un match de l'union qui doit jouer un gros match de Champions League qui va jouer Anderlecht
Jon Tyler 32:21 au meilleur club voilà tout à fait
Brice Boland 32:23 comme du mauvais
Jon Tyler 32:23 non mais par contre s'il y va c'est super mais je pourrais pas moi me dire j'en vois là-bas ce serait de mentir mais s'il y va il a déjà été ailleurs y'a aucun soucis et c'est fun et pas de stress
Brice Boland 32:41 c'est ouf parce que tu te rends pas compte mais on a fait que 5% des trucs qu'on avait dit mais tant mieux
32:46 Anecdotes : les objets perdus les plus insolites
À la demande de Brice, Jon partage quelques trouvailles étonnantes laissées au vestiaire ou remontées via les messages Instagram auxquels il répond lui-même : des chaussures dépareillées laissant deviner qu'un client est reparti pieds nus, et surtout un peigne perdu réclamé avec une photo, comme un objet à forte valeur sentimentale, que le club n'a malheureusement jamais retrouvé.
Jon Tyler 32:46 on peut faire un plus long podcast
Brice Boland 32:47 alors ma deuxième question que je voulais te poser que t'as toi-même amené c'est les objets perdus est-ce que t'as une liste en tête d'anecdotes d'objets perdus, un peu loufoques
Jon Tyler 32:57 un peu fous ?
Jon Tyler 32:57 Ouais des chaussures parfois tu comprends pas.
Jon Tyler 32:58 Des gens rentrent pieds nus.
Jon Tyler 33:01 Non mais vraiment parce qu'à la limite s'il y a les deux et qu'elles ont été mises dans le casier c'est pas, à la limite quelqu'un s'est changé tu vois, tu marches dehors et puis à l'intérieur tu veux mettre les talons, peu importe et quand on trouve qu'une, ça c'est quelque chose ça veut dire qu'il y a eu un moment pieds nus, il y a eu un truc assez fou quoi et à la limite trouver ça moi l'autre chose que j'avais vu c'était c'est moi qui réponds
Jon Tyler 33:23 aux gens encore sur Instagram j'ai envie de le faire et j'ai envie de vraiment voir ce que les clients disent et veulent quelqu'un qui a perdu son peigne tu vois mais t'as perdu ton peigne je sais pas si t'envoies un message pour le peigne perdu ça c'est quelque chose qui moi m'a vraiment marqué avec une photo du peigne vraiment comme si c'était
Brice Boland 33:43 un symbole familial
Jon Tyler 33:44 et là malheureusement j'ai demandé mais on l'avait pas donc il y avait pas le peigne mais ça ça m'a vraiment marqué un peigne c'est pas effectivement
33:54 La collab avec Damso et le maillot du Sporting d'Anderlecht
Jon revient sur sa relation d'abord amicale avec Damso, alors encore inconnu sous le nom de William, bien avant qu'il ne devienne une star. Cette proximité, combinée à sa collaboration avec le Sporting d'Anderlecht à l'arrivée de Vincent Kompany comme joueur puis entraîneur et de Tim Borguet comme directeur marketing, débouche sur le troisième maillot du club, dessiné avec Damso et le graphiste Romain Garcin : le maillot le plus vendu de l'histoire du football belge, avec plus de 15 000 exemplaires écoulés.
Brice Boland 33:54 dans toutes les collabs les partenariats les shows que t'as fait il y en a un qui m'a beaucoup marqué qui n'a rien à voir avec le bloody mais qui fait quand même partie de ta vie et de ton ADN c'est avec Damso dans un autre contexte c'était quoi l'idée et je crois en tout cas à l'époque j'avais en tête personne d'autre qui avait fait ça
Jon Tyler 34:19 tu veux parler d'Anderlecht
Brice Boland 34:21 t'as bien raison d'ailleurs j'ai aucune touche de mauve, je m'en veux
Jon Tyler 34:25 moi j'ai le slip
Brice Boland 34:26 t'as les chaussures
Jon Tyler 34:28 en fait Damso c'est pour commencer l'histoire par le début c'est quelqu'un qui m'a été introduit par son manager de l'époque Richie qui venait chez nous avant d'être Damso en étant William dans un premier temps
Brice Boland 34:47 qui n'a rien à voir avec Will.i.am
Jon Tyler 34:49 non, il n'y en a rien à voir et donc en fait en gros si tu veux c'est quelqu'un que j'ai rencontré avant la musique donc la relation elle a d'abord été amicale elle a commencé par une relation d'humain à humain qui après s'est développée où il est devenu la méga star qu'il est aujourd'hui et donc on a commencé, on a travaillé on a fait des événements ensemble on a ouvert une terrasse ensemble, on a fait pas mal de projets ensemble, business au delà de la métier
Jon Tyler 35:15 qui se développait et puis à un moment je commence à collaborer avec le Sporting d'Anderlecht lorsque Vincent Kompany arrive au club en tant que joueur, joueur entraîneur là où la communication commence à changer il y a une nouvelle équipe avec un nouveau directeur marketing Tim Borguet qui arrive à cette période là plus ou moins donc tout change, moi j'arrive dans une sorte de consultance où on va travailler sur des missions on va essayer d'accueillir des gens qui ne vont pas au stade on essaie de développer
Jon Tyler 35:43 des choses puis le temps passe et tout commence vraiment à changer en Anderlecht je pense que tu l'as senti aussi et j'ai eu l'opportunité de pouvoir mettre sur la table un projet d'une collaboration du 3ème maillot d'il y a 2 ans qui est le maillot le plus vendu du football belge pas juste d'Anderlecht c'était combien l'exemplaire ?
Jon Tyler 36:09 on a passé les 15 000 donc c'est c'est un beau succès nous en fait dans l'idée à ce moment là c'est pouvoir créer un bridge entre le plus grand artiste bruxellois et le plus grand club bruxellois belge donc c'est à ce moment là c'est c'est le plus gros projet possible à réaliser qui n'était pas facile à mettre en place parce que comme tu l'as dit c'est du jamais vu et du jamais fait et donc on arrive à designer un maillot avec Damso, c'est vraiment une collaboration
Jon Tyler 36:42 totale où t'as son input t'as son vie qui apparaît avec le ad Anderlecht etc on a travaillé un maillot qui restera j'espère dans le temps et que dans 10 ans on continuera à le regarder en disant que c'est l'un des plus beaux maillots
Brice Boland 36:55 c'est un maillot que les gens mettent
Jon Tyler 36:58 c'est un maillot qui est réalisé aussi avec Romain Garcin qui est le graphiste avec lequel je travaille qui connait le football il connait l'artiste et le côté finalement mode est très important aussi parce que quand tu vois des maillots portés en rue c'est pas nécessairement oui tu en as un qui le porte pour l'équipe mais quand tu vas mettre un maillot de Venise parce que ce sont peut-être les plus beaux maillots aujourd'hui je sais pas si t'es un supporter de Venise quand ils étaient en D2
Jon Tyler 37:26 et que le maillot est sorti et donc nous on a essayé de créer ça et puis il y avait toute une stratégie où on a vendu le maillot on a vendu le maillot sur la tournée de Damso etc donc il y avait toute une stratégie qui a fait qu'on a pu atteindre des volumes incroyables mais ouais c'était gros gros target ok
37:48 Jeu : vrai ou faux sur les riders des artistes
Brice teste Jon sur des riders d'artistes réels ou inventés : vestiaire rose et vodka importée (faux), des "chaussettes" réclamées par un artiste qui désignaient en réalité de la weed, un rider extravagant attribué à Paris Hilton (vrai), et un assistant dédié uniquement à la playlist attribué à Kanye West (vrai). Jon raconte ensuite comment il a fait diffuser un vrai match de playoffs sur une télévision près de la table de Drake, fan des Raptors de Toronto, ce qui a scellé une relation qui l'a fait revenir au club et y chanter.
Brice Boland 37:48 merci j'ai deux jeux j'ai deux petits jeux j'ai un jeu avec les riders les riders c'est les listes que les artistes envoient
Jon Tyler 38:03 les deux tigres sont là ils t'attendent
Brice Boland 38:07 le but c'est de faire un vrai ou faux et après évidemment que tu me donnes un rider que quelqu'un t'a donné sans citer ou en citant, peu importe alors ici j'ai un rider une artiste a demandé un second vestiaire entièrement rose exigeait des bouteilles de vodka Prosecco spécialement importées d'une maison et un personnel dédié uniquement à ajuster sa tenue, ajuster je parle vrai ou faux ?
Jon Tyler 38:32 faux, mais totalement possible nous, chez nous on n'a pas eu ça mais la moitié de l'info que tu donnes mis à part le côté rose je sais que ça peut arriver nous on n'aura pas ça je pense pas qu'est-ce que t'as eu comme rider un peu fou ?
Jon Tyler 38:52 en fait c'est un rider que j'avais pas compris où ils demandaient des chaussettes mais en fait les chaussettes ça voulait pas dire des chaussettes ça voulait dire d'autres choses j'ai toujours pas compris le mot mais non mais il faut le comprendre c'est des choses à fumer moi j'avais pas du tout compris ça
Brice Boland 39:08 en français socks ou c'était
Jon Tyler 39:09 des chaussettes
Brice Boland 39:10 on t'a dit il me faut des chaussettes
Jon Tyler 39:12 et donc toi t'as ramené des belles chaussettes des Nike blanches du 42 à du 48 j'ai ramené différentes tailles et c'était pas du tout ça ça voulait pas du tout dire ça ça voulait dire de la weed mais tu sais pas le deviner et donc toi t'arrives et t'es tout fier tu met tes petites chaussettes dans la loge tu lui dis t'as vu j'ai pris des chaussettes j'ai pris les chaussettes genre je me suis pas dit qu'il en avait déjà puisqu'il arrive il a déjà ses
Jon Tyler 39:40 chaussettes mais donc ça c'était une situation très très bizarre parce que tu te dis est-ce que c'est moi qui n'ai pas au courant d'un truc qui est complètement normal t'es plus dedans je suis has-been en fait j'ai pas compris un truc et ça c'était une situation assez drôle
Brice Boland 39:56 ok c'était vrai c'était vrai c'était le rider de Paris Hilton
Jon Tyler 40:00 ouais voilà on a dit qu'un rider d'artiste
Brice Boland 40:03 j'en ai un deuxième là c'est un artiste Un chanteur ?
Brice Boland 40:08 Peut-être pas.
Brice Boland 40:09 Un canapé blanc, immaculé dans chaque espace backstage, partout.
Brice Boland 40:14 Des bouteilles de champagne cristal à température exacte, et un assistant personnel pour gérer uniquement la playlist.
Brice Boland 40:22 C'est-à-dire qu'il y a un gars qui était à côté du baffin.
Jon Tyler 40:23 Non, pas un gars pour la playlist.
Jon Tyler 40:25 Ça, ça n'existe pas.
Jon Tyler 40:25 Tu ne peux pas demander ça.
Brice Boland 40:27 C'est vrai.
Brice Boland 40:27 C'est Kanye West.
Jon Tyler 40:30 Ouais, à vérifier quand même, parce qu'on le fait passer pour un fou, mais...
Brice Boland 40:35 Franchement, moi, il n'y a plus rien qui m'étonne.
Brice Boland 40:36 Ça reste un génie.
Brice Boland 40:37 Alors, ça, je n'ai pas dit.
Brice Boland 40:38 Il n'y a plus rien qui m'étonne.
Brice Boland 40:41 Température de sel constamment régulée.
Jon Tyler 40:44 Ouais, OK, peut-être.
Brice Boland 40:45 Bouteille de whisky collector et un espace VIP totalement privatisé.
Brice Boland 40:49 100%.
Brice Boland 40:49 100% vrai.
Brice Boland 40:50 OK, tu le connais.
Brice Boland 40:52 OK.
Jon Tyler 40:53 Non, je ne sais pas.
Brice Boland 40:53 Si tu le connais, je te le dis.
Brice Boland 40:54 C'est vrai.
Brice Boland 40:55 C'est Drake.
Jon Tyler 40:56 Ouais, c'est logique, quoi.
Brice Boland 40:59 Quand tu dis que tu le connais, il te connaît aussi, du coup.
Jon Tyler 41:02 Alors, je ne sais pas s'il se souvient de mon nom aujourd'hui, mais on a passé deux très belles soirées au club au club chez nous
Brice Boland 41:07 à choisir entre Drake et moi sur une île déserte
Jon Tyler 41:09 et toi tous les jours parce que je vais apprendre le paddle je chanterai voilà c'est ça tu le chanteras aussi bien
Brice Boland 41:16 ok
Jon Tyler 41:17 non non mais ça c'est tout à fait possible et pas si fou finalement quand t'as quelqu'un qui te demande ça
Brice Boland 41:22 c'est ok
Jon Tyler 41:23 c'est ok et nous pour te dire dans par rapport à ça justement nous on a versé un rider qui n'était pas si compliqué quand il est venu en fait moi mon job et qui a fait pourquoi ça s'est si bien passé avec c'est que t'as envie de l'améliorer le rider je te donne le cas concret c'est c'est le moment où tu sais il est de Toronto c'est le moment où Toronto je pense qu'il gagne il gagne le championnat les playoffs à ce moment là ouais c'était
Jon Tyler 41:50 il y a
Brice Boland 41:50 4 ans 5 ans
Jon Tyler 41:51 ouais un petit peu plus mais pendant la nuit chez nous il y avait il jouait donc les matchs on est tard pendant la nuit et pendant qu'il arrivait au club le match avait lieu et donc nous ce qu'on a fait c'est à côté de sa table
Brice Boland 42:04 parce que lui il est actionnaire du club
Jon Tyler 42:06 ouais il y a un truc en tout cas dans le merchandising et dans tout ça mais c'est surtout un fan en fait comme il le dit c'est un fan comme nous qu'on va en direct même si demain j'achète le club je vais rester le même qui va crier quand l'arbitre s'y fait pas pénalty tu vois mais en gros nous le job qu'on a voulu se donner c'est on se renseigne voilà il aime ça il aime ça il y a un match à ce moment là donc
Jon Tyler 42:26 une télé à côté de sa table comme là il arrive il a sa table la télé IPTV une vraie chaîne légale pardon
Brice Boland 42:34 il y a un flou juridique c'est bon et
Jon Tyler 42:37 et le match donc il arrive à sa table il y a le match c'est génial t'es pas sur ton téléphone ou sur une table tu vois et c'est là où c'est là où le match est fini et c'est là où il a été chanté peut-être le scénario il s'est passé comme ça on a respecté on a fait un truc un peu fou qu'il avait sans doute jamais eu en boîte de nuit et donc à ce moment-là la relation elle est directement bonne et à ce moment-là
Jon Tyler 42:56 t'as même plus de de distance entre son management et nous il n'y a plus le côté starification c'est on est là on regarde un match et le match est fini il va chanter et donc la soirée elle est magique tu te prends dans le match avec lui
Brice Boland 43:07 tu le tiens aux épaules derrière
Jon Tyler 43:08 c'est un gros bisou
Brice Boland 43:10 à la fin
Jon Tyler 43:11 un gros bisou avec le gars de Sécu de 120 kilos juste à côté mais c'est ça en fait pour te résumer un peu l'émission que nous on se donne c'est ça c'est trouver t'as des riders parfois fous mais qu'est-ce que nous on va faire pour qu'ils se disent ah oui en fait ça on n'avait pas pensé et en fait c'est incroyable et c'est ça qui a fait qu'il est revenu c'est ça qui a fait qu'il a chanté parce que quand tu vois dans sa tournée européenne
Jon Tyler 43:30 où il ne chante que dans un club c'est magnifique
Brice Boland 43:34 deuxième jeu la célébrité qui est toujours là quand on l'appelle
43:37 Jeu : les meilleures anecdotes people
Deuxième jeu où Jon distingue la rencontre la plus marquante, un échange rare avec les deux membres de PNL rejoints ce soir-là par Stromae en loge, la star la plus stylée et naturelle, Chris Brown monté sur une table pendant quatre heures devant 2000 personnes, les gestes financiers les plus marquants, Damso et Drake venus à des cachets très inférieurs à leur valeur de marché, et le contact le plus précieux qu'il ait gardé, celui de Post Malone lors de sa toute première venue en Europe.
Jon Tyler 43:41 quand tu dis là je l'appelle il vient chanter ou il va venir tu lui dis ou qu'il va décrocher
Brice Boland 43:49 on va dire que tu l'appelles une semaine ou deux semaines avant pour dire écoute, là j'ai vraiment besoin de toi, j'ai un concept de fou en tête il faut que tu viennes
Jon Tyler 43:56 je pense pas pouvoir te dire qu'il y en a un qui va être d'office cette là déjà d'en avoir qui répondent c'est déjà quelque chose
Brice Boland 44:04 moi si tu veux que je chante, je suis là même la veille, je m'arrangerai
Jon Tyler 44:09 le jour même
Brice Boland 44:09 je m'arrangerai, promis
Jon Tyler 44:11 d'avoir une réponse, déjà je te promets que c'est déjà une étape parce qu'en fait il y a tellement de demandes dans ces grands noms là et le fait d'avoir juste une réponse c'est déjà la base du respect parce que tu ne peux pas toujours attendre qu'un artiste ait envie de venir ou que venir en club ça corresponde à sa DA ou que ça corresponde à son actualité mais je pense que les artistes bruxellois nous répondent toujours que ce soit d'Amso que ce soit positif ou négatif
Jon Tyler 44:39 ils ne sont pas toujours venus Hamza la même chose c'est quelqu'un qui a chanté 6 fois chez nous cette année il a refusé et tu ne peux que respecter parce qu'il t'explique que c'est pas dans sa déa actuelle qu'il veut pas faire de club pour le moment il y a des choses qu'il a envie de faire
Brice Boland 44:56 ça veut dire tant que t'as un son de cloche et qu'il t'explique
Jon Tyler 44:59 pour moi c'est amplement suffisant
Brice Boland 45:01 la célébrité est la plus intéressante c'est à dire que t'as eu un échange t'as appris des trucs, tu te dis ok waouh c'était un bon moment, 5 minutes, 10 minutes, un quart d'heure
Jon Tyler 45:10 PNL je pense PNL dans ça reste deux êtres humains très mystérieux qui refusent cette interview qui refusent d'être filmés ils ont accepté qu'on puisse filmer t'as une vidéo d'un de leurs plus grands titres filmé au club qui tourne sur Youtube parce qu'ils refusaient en fait toute caméra sur scène on a réussi à discuter, avoir un vrai échange humain et moi tu sais c'est des artistes, tu les payes mais tu restes aussi fan tu restes tu les imagines et en fait quand tu imagines des gens que
Jon Tyler 45:46 tu n'as jamais entendu vraiment parler en interview, tu ne sais pas comment ils sont, tu ne sais pas comment ils pensent, quand tu les vois et que tu peux discuter avec eux, c'est enrichissant c'est génial et je n'étais pas le seul à être dans cette question-là, puisque ce soir-là on a même eu Stromae qui est venu les rencontrer en loge chez nous on a eu un super beau moment où ils sont dans ce qu'on appelle la petite loge au club chez nous où tu as les
Jon Tyler 46:08 deux artistes de PNL avec Stromae qui discutent et super moment ça c'est un moment où tu te dis, ok, on a mis dans une pièce c'est le top du francophone qui se passe au moment-là, dans des segments totalement différents, dans la pop et dans le rap vraiment t'avais trois personnes qui discutaient, c'était magique comme discussion et de pouvoir écouter ça et de faire partie de cette discussion c'est inoubliable
Brice Boland 46:36 On dirait, j'ai envie d'être là
Jon Tyler 46:37 Je te promets que c'était sympa
Brice Boland 46:39 Célébrité la plus stylée ?
Brice Boland 46:41 Je sais pas si c'est subjectif mais...
Jon Tyler 46:43 Stylée ou au rat et en t-shirt blanc et en jeans il est bien genre le mec qui va dépenser beaucoup d'argent
Brice Boland 46:50 non c'est ma question après ça ok
Jon Tyler 46:52 je pense que le mec je dirais Chris Brown qui est venu chez nous je pense que voilà de par qui il est l'histoire qu'il a et le naturel qu'il a quand il est arrivé la pièce il est arrivé il s'est mis debout sur une table pendant 4 heures à faire la fête à s'amuser et t'as 2000 personnes qui le regardent et qui se disent, waouh, il est vraiment là et il est vraiment aussi cool que ce qu'on a vu dans les clips toute notre vie, charismatique,
Jon Tyler 47:22 cool super sympa, c'est le mec qui arrive et qui dit il faut qu'on boive un chat de tequila un humain juste super cool il est venu pour s'amuser il est venu pour s'éclater
Brice Boland 47:34 celui ou celle qui a dépensé le plus ?
Jon Tyler 47:37 tu parles d'un artiste
Brice Boland 47:38 tu peux dire Stéphane Maurice mais ça n'a aucun sens
Jon Tyler 47:40 c'est une légende, c'est plus un artiste c'est la légende je sais pas dépenser voilà c'est pas il n'y a pas vraiment eu de truc fou mais il y a des artistes c'est pas tellement dépenser mais qui ont peut-être fait des gestes un jour pour le club pour pas demander leur tarif pour qu'on puisse arriver à les faire venir dont Damso lors de sa dernière tournée qui a accepté quelque chose de super pour nous parce qu'il mérite 10 fois ce qu'on lui a il mérite ça, il
Jon Tyler 48:11 mérite 100 fois de par l'artiste qu'il est ou même Drake ce qu'il a accepté financièrement la deuxième fois c'est incohérent il y a des gens qui payent peut-être trois fois plus mais donc c'est pas dépensé mais c'est accepté de venir à un tarif abordable par rapport au marché belge et quand t'es habitué à d'autres choses c'est plutôt le geste c'est des gestes démesurés de leur part ouais c'est démesuré c'est démesuré et donc peut-être ces deux là Drake et Damso mais qui sont finalement les deux artistes
Jon Tyler 48:40 qui ont façonné un peu l'histoire du club dans le temps
Brice Boland 48:44 j'en ai encore deux et puis on va te voir malheureusement finalisé le plus gros pourboire que tu aies vu
Jon Tyler 48:50 tout ça est pour mon équipe et finalement moi je n'ai pas de contact réellement par rapport à ce moment là qui est plutôt le truc de fin de soirée lorsque le service est bien fait avec mon équipe et j'espère que c'est beaucoup le plus possible le plus possible en euros je leur souhaite en tout cas parce qu'ils le méritent ils bossent et c'est des longues heures donc j'espère que c'est beaucoup
Brice Boland 49:12 et dernier ton meilleur numéro de téléphone
Jon Tyler 49:15 le plus gros j'ai eu lorsqu'il est venu la première fois le numéro de téléphone de Post Malone ça c'était le le plus gros qui n'est plus actif aujourd'hui il est plus actif mais c'était la première fois c'était la première fois qu'il vient en Europe c'est pas du tout l'artiste ici on était même pas complet la première fois qu'on l'a fait ça c'était peut-être le plus grand nom à l'international et puis et puis après c'est les locaux je te dirais peut-être Vincent Kompany et comme en tant
Jon Tyler 49:44 que fan d'Anderlecht et Bruxellois c'est un beau numéro c'est un beau contact
49:51 Le "goat moment" : trouver l'équilibre
Interrogé sur son "prime moment", Jon ne cite pas un événement particulier mais l'équilibre trouvé aujourd'hui, après treize ans, entre des horaires très difficiles, parfois moins de dix heures de sommeil sur trois nuits de travail, et un vrai bien-être physique et mental avec son équipe, son associé et sa famille.
Brice Boland 49:51 je finis toujours par le goat moment ton prime moment vraiment le moment où tu as vécu un peu le climax dans le cadre évidemment de ce qu'on a parlé parce que tu as plein de trucs en perso qui sont évidemment incroyables je pense
Jon Tyler 50:10 sincèrement je pense y être dans cette année on est l'équilibre qu'on arrive à avoir aujourd'hui dans le club que ce soit avec l'équipe, que ce soit avec mon associé que ce soit avec la gestion des vies privées de chacune je sens vraiment un équilibre et un certain confort dans la manière de travailler ce week-end on travaille trois nuits je vais potentiellement dormir moins de dix heures en trois nuits je sens que je suis bien physiquement je suis bien mentalement et finalement c'est peut-être ça le climax
Jon Tyler 50:41 pour moi c'est d'arriver à pouvoir travailler à vivre des horaires assez difficiles mais à être heureux à pouvoir faire d'autres choses sur le côté et à être bien quand je me réveille et quand je vais dormir
Brice Boland 50:56 donc toi ton climax c'est d'avoir trouvé avec ce succès le travail l'efficacité, la bonne balance avec évidemment un rythme sain, ta famille
Jon Tyler 51:04 comme tu l'as dit nous on se voit presque plus au sport que carrément que dans d'autres choses et c'est cet équilibre-là que j'ai trouvé il y a quelques années que je continue à essayer d'améliorer et donc si je vois ma vie aujourd'hui et il y a deux ans il y a quatre ans il y a six ans il y a huit ans tous les jours je choisis celle d'aujourd'hui et donc c'est là où je me dis c'est que c'est sans doute mon prime aujourd'hui et j'espère
Jon Tyler 51:26 que dans deux ans mon prime sera encore mieux
Brice Boland 51:28 c'est le but du prime c'est le prime-iser
Jon Tyler 51:31 on va le prime-iser plus plus
Brice Boland 51:33 avant de terminer est-ce que tu as quelque chose à partager aux jeunes ou moins jeunes qui nous écoutent est-ce que t'es contactable est-ce que des gens qui ont des questions des remarques peuvent te contacter et si oui comment où
51:34 Conseils aux jeunes et comment le contacter
Jon se dit joignable, notamment via Instagram où il répond personnellement, pour accompagner de nouveaux talents et de nouveaux projets, à condition que la prise de contact se fasse dans un cadre posé plutôt qu'impulsif. Il tire une fierté particulière d'avoir vu grandir, depuis 2013, des collaborateurs du club devenus des références dans leur métier.
Jon Tyler 51:43 j'essaie de temps en temps de lancer un peu des appels pour des nouveaux talents des gens qui ont envie d'essayer de se lancer c'est pas toujours facile de répondre de la meilleure manière à tout le monde parce que parfois eux sont maladroits ou moi ou c'est pas toujours la bonne intro hier soir j'ai quelqu'un qui à 3h du matin bourré m'a demandé s'il pouvait discuter pour avoir un nouveau projet je suis obligé de dire non pour le protéger lui aussi parce que si la première discussion
Jon Tyler 52:10 commence comme ça ça n'ira jamais j'ai besoin que ça se passe dans un bon cadre et je préfère avoir un bon texte écrit qui va après découler sur un coup de téléphone et puis une rencontre mais je vais toujours préférer un message Instagram avec une première ébauche, une première discussion je voudrais commencer en tant que je voudrais lancer ce projet là est-ce que tu as un conseil moi j'aime bien voir des choses se lancer j'aime bien participer au développement de nouvelles marques et au développement des
Jon Tyler 52:36 gens et à l'évolution des profils moi je crois fort là-dedans et dans le club qu'on a chez nous il y a des gens qui sont là depuis 12-13 ans qui sont là depuis le début, depuis 2013 et je les ai vu évoluer et devenir des maîtres dans ce qu'ils font et aujourd'hui je pense avoir mis ma pierre à l'édifice pour développer ces personnes-là et les accompagner là-dedans et c'est quelque chose que moi j'aime faire que ce soit le développement de marque ou le développement simplement personnel
Jon Tyler 53:07 de carrière c'est quelque chose que j'aime beaucoup donc on peut me contacter avec grand plaisir et j'essaierai de faire au mieux
Brice Boland 53:15 Trop bien Last but not least la vraie dernière question elle n'était pas dans le script donc elle ne s'est pas cherchée dans ta tête c'est qui un peu teaser c'est qui les surprises ou c'est quoi la surprise à venir cette année si tu peux donner un petit petite info derrière les fagots
53:15 La question surprise : le projet de livre
À la toute dernière question, non préparée, Jon révèle vouloir écrire un livre depuis 5 à 8 ans, un projet personnel sans lien avec le clubbing qu'il n'a encore jamais concrétisé, comparant son hésitation à celle qu'il a eue avant de faire son premier tatouage. Il promet à Brice de revenir en parler dans l'année qui vient.
Jon Tyler 53:33 c'est quoi qui se fait rire ?
Brice Boland 53:36 la question ou le derrière Fago ?
Jon Tyler 53:37 non c'est toi c'est toi tout simplement surprise mais plutôt hors Nightlife en fait j'ai envie d'écrire un livre depuis
Brice Boland 53:45 ok
Jon Tyler 53:46 depuis je pense depuis 5-6 ans j'ai rien à voir avec moi c'est vraiment une histoire que je veux raconter
Brice Boland 53:53 trop bien
Jon Tyler 53:53 ça fait mais quand je dis 5-6 ans c'est peut-être même 7-8 où j'ai l'histoire j'ai tout il faut juste que que je commence
Brice Boland 54:01 bien sûr t'aurais déjà fait 50% quand t'as commencé
Jon Tyler 54:05 exactement et peut-être même peut-être même encore plus parce que tout est là c'est juste lancer quelque chose que je n'ai jamais fait et partir dans l'inconnu que j'ai vraiment envie de faire et je me suis toujours dit tu sais c'est comme le premier tatouage j'ai attendu deux ans avant de le faire d'être sûr et là je me suis dit avant de me lancer là-dedans attends encore un peu est-ce que l'histoire va encore t'exciter à ce moment-là mais donc je sais que il faut qu'on se revoie
Jon Tyler 54:26 dans moins d'un an et que je te dise que je l'ai fait
Brice Boland 54:29 ouais bon après t'es réflexif je crois mais t'es surtout actif donc j'imagine que ça sera une tuerie
Jon Tyler 54:34 en tout cas le fait de te le dire c'est déjà aussi une étape pour moi
Brice Boland 54:39 je suis excité
Jon Tyler 54:40 je l'ai acté il faut que je le fasse maintenant
Brice Boland 54:42 ça marche merci Jon
Jon Tyler 54:44 merci à toi Brice merci ma biche
Brice Boland 54:45 je te fais un câlin