Transcription — Miguel Perez : dix ans à réinventer les nuits bruxelloises
Transcription de l'épisode de Coucou Ma Biche avec Miguel Perez, publié le et animé par Brice Boland : 11 chapitres résumés et horodatés.
Transcription produite automatiquement à partir de la bande son, puis relue : les noms propres et le découpage en chapitres ont été vérifiés à la main. Des approximations subsistent ; en cas de doute, la vidéo fait foi (nouvel onglet). Les horodatages ouvrent la vidéo à l'instant correspondant, dans un nouvel onglet.
0:00 Générique et présentation de l'invité
L'épisode s'ouvre sur le générique du podcast, puis Brice Boland accueille Miguel Perez en le présentant comme « l'enjailleur de Bruxelles », celui qui fait danser les gens de la capitale. Miguel corrige d'emblée : lui et ses associés essaient surtout de « rassembler » et de faire en sorte que les gens fassent la fête chez eux.
Brice Boland 0:00 Coucou Ma Biche, le podcast qui dynamite les conventions et nous catapulte dans l'univers totalement fou de ceux qui ont osé rêver en grand avec une énergie contagieuse.
Brice Boland 0:07 On va parler performance, gross mindset, business, lifestyle, dans des discussions intenses, 100% naturelles.
Brice Boland 0:12 Coucou Ma Biche est bien plus qu'un podcast, c'est le moment de fiesta entre amis autour du mic, où l'on explore toutes les facettes de la réussite et de la performance avec une bonne dose de folie.
Brice Boland 0:20 Préparez-vous à être électrisé par des histoires palpitantes.
Brice Boland 0:20 Let's go !
Brice Boland 0:28 Miguel, Coucou Ma Biche.
Miguel Perez 0:30 Salut Brice, ça va ?
Brice Boland 0:31 Ça va, ça roule.
Brice Boland 0:32 Est-ce que je peux t'annoncer comme l'enjailleur de Bruxelles ou celui qui fait danser les gens ?
Brice Boland 0:39 Est-ce que c'est comme ça qu'on peut décrire ?
0:41 La naissance de Ginette
Miguel raconte comment Thomas Trothen, avec qui il avait déjà organisé des voyages et soirées séparément, est venu le chercher pour relancer une soirée ensemble alors que lui-même avait arrêté. Un premier essai prévu au Mirano sous le nom « Les Salles Gosses » est annulé après un appel menaçant, ce qui les pousse vers le bar Havana, alors en délicatesse. De cette improvisation naît Ginette, personnage de vieille dame bruxelloise des Marolles, avec une communication décalée, une musique très commerciale et une ambiance guinguette, à contre-courant de l'électro dominante de l'époque (portée par Lorenzo Serra, Renaud et « la Dirty »). La soirée démarre hebdomadaire dès le vendredi, puis migre vers le club Le You quand le Havana doit fermer pour un projet immobilier.
Miguel Perez 0:41 On essaie de rassembler et que les gens fassent la fête chez nous.
Brice Boland 0:44 C'est quoi le concept ?
Brice Boland 0:44 C'est entre horeca, monde de la nuit, c'est day and night ?
Miguel Perez 0:49 Oui, ça a commencé avec la fête chez Ginette.
Miguel Perez 0:52 On a fait des after-work, on a fait des fêtes.
Miguel Perez 0:54 Dans le parcours, on a aussi pris des établissements horeca, mais c'est la fête et c'est l'horeca.
Brice Boland 0:58 C'est quoi le concept ?
Brice Boland 1:02 Parce que Ginette c'est vraiment très belge Je crois que le logo c'est une mamie
Miguel Perez 1:07 C'est une mamie
Brice Boland 1:08 C'est quoi le délire derrière ?
Miguel Perez 1:11 C'est né un peu Quasi d'une blague J'ai mon associé actuel Thomas Trothen qui avait aussi fait des soirées Je crois que c'était en 2015 Qui vient me trouver J'en ai fait des voyageuses pour divers depuis une dizaine d'années J'ai toute une communauté qui venait Lui était là aussi et il me dit est-ce qu'on ne ferait pas des soirées ensemble lui avait fait plein de soirées moi j'avais fait des soirées aussi lui il avait fait énormément de soirées au You, il a travaillé au You il a
Miguel Perez 1:37 fait des soirées un peu partout Dr Jack mais il avait fait des soirées collège parce qu'à l'époque il y avait beaucoup d'organisations pour les soirées de collège donc il avait une expérience il avait arrêté pendant un certain nombre d'années moi j'ai aussi arrêté d'organiser des soirées je m'étais vraiment spécialisé dans les voyages de sport d'hiver j'avais ma boîte surtout pour les étudiants et là il me trouve, il me dit est-ce qu'on ne ferait pas des saurées je n'avais plus trop envie de faire des saurées, je
Miguel Perez 1:57 pensais que j'avais fait mon temps là-dedans
Brice Boland 2:01 c'était quand, c'était il y a 10 ans ?
Miguel Perez 2:02 c'était il y a 10 ans, en 2015
Brice Boland 2:03 donc là on fête les 10 ans de Ginette, si tu me disais ton nom
Miguel Perez 2:05 ça sera cet été, on fera nos 10 ans tu l'as pas encore fixé le programme mais il y aura de quoi faire et on t'invitera
Brice Boland 2:12 et donc ce saurier
Miguel Perez 2:14 donc il me trouve, moi je ne suis pas hyper convaincu mais je le vois hyper insistant je sens qu'il a envie d'en refaire j'en parle à mon associé de l'époque aussi du ski Mathieu Botta qui est toujours mon associé et je lui en touche un mot et puis on se parle et Thomas me dit ouais on ferait pas un truc un peu électro je me demande si c'était pas Dirty Dancing c'était vibe très électro à ce moment là donc on veut faire une soirée un peu
Miguel Perez 2:40 spéciale, on appelle ça les salles gosses, on veut faire ça au Mirano et là en fait on commence à préparer ça et puis on reçoit un coup de fil un peu bizarre d'un gars qui aurait fait une soirée les salles gosses qu'ils ne voulaient pas qu'on fasse mais sur un ton un peu menaçant qu'est-ce que c'est que ce truc est-ce qu'on a vraiment envie de se relancer là-dedans mais les patrons du Mirano à ce moment-là, ils avaient aussi le Havana Club donc c'est les frères Pelletier
Miguel Perez 3:05 et là ils me disent viens au Havana je pense que vous pourrez faire quelque chose de très sympa donc je vais au Havana et il y avait un peu des petits soucis ça ne marchait plus tellement et donc là je passe une soirée et ouais, très bonne ambiance, le bar très très très sympa et donc j'en reparle à Mathieu, j'en parle à Thomas aujourd'hui, est-ce que ça vous tente tout le monde était un peu, mais avec quoi tu viens avec ce bar, enfin, qu'est-ce que tu
Miguel Perez 3:31 veux qu'on fasse quoi, mais bon voilà on voulait se prendre au jeu, j'ai recontacté un autre pote aussi qui faisait aussi pas mal d'événements donc on se met autour de la table et on essaye de réfléchir, réfléchir, réfléchir et de là est née l'idée de faire un truc complètement décalé sur une musique très commerciale, un peu fête de mariage fête de village, on voulait une ambiance très très bar festif le bar s'y prêtait bien parce que les gens pouvaient danser sur les bars c'était un bar
Miguel Perez 3:54 mais ça ressemblait un petit peu déjà à un club
Brice Boland 3:56 d'où les petites loupiottes
Miguel Perez 3:57 d'où les petites loupiottes c'est ça c'est ça qu'on avait envie c'est vraiment avoir ce côté guinguette pas de prise de tête et sur le vendredi on se rendait compte qu'il n'y avait pas grand chose à Bruxelles à ce moment là et donc voilà là c'était vraiment électro électro tout le monde faisait de l'électro ou je pense à l'époque peut-être déjà un peu de hip hop donc t'avais vraiment
Brice Boland 4:14 c'était Renaud
Miguel Perez 4:17 à l'époque tu avais Lorenzo Serra et Renaud qui avait lancé la Dirty et puis voilà au Mirano c'était très électro et donc voilà nous on arrivait avec un truc hyper à contre-courant donc on s'est dit bon qu'est-ce qu'on peut faire d'hyper décalé et donc on a inventé ce personnage Ginette qui est une vieille dame qui avait eu un grand succès dans les années 70 à Bruxelles qui venait des Marolles et donc voilà on a lancé une com hyper décalé on se prend pas au sérieux en
Miguel Perez 4:40 bruxelaire on mettait hyper fort en avant le bruxellois
Brice Boland 4:42 C'est du village, populaire, musique commerciale.
Miguel Perez 4:45 Musique très commerciale.
4:46 Le modèle économique des soirées et le trio fondateur
Miguel détaille le « deal classique » entre organisateur et discothèque : l'organisateur vend les entrées, l'établissement garde le bar, avec parfois une rétrocession si l'organisateur assure un gros volume. Il explique la répartition des rôles avec ses deux associés, Thomas Trothen (design et marketing) et Mathieu Botta (logistique et administratif), lui-même se situant entre les deux. Interrogé sur la longévité du trio face à des concurrents comme ABC ou Art Blanc, il évoque une structure rigoureuse, une remise en question permanente et une capacité à s'adapter plutôt qu'une recette magique.
Brice Boland 4:46 C'est quoi le concept ?
Brice Boland 4:46 C'est tous les mois ?
Miguel Perez 4:47 Non, ça a commencé directement tous les vendredis.
Miguel Perez 4:50 Donc tous les vendredis, on a fait ça au Havana.
Miguel Perez 4:54 Et puis le Havana a dû fermer parce que le bâtiment devenait un projet immobilier avec des appartements.
Miguel Perez 4:58 Donc il fallait partir.
Miguel Perez 5:00 Et là, on a été accueillis par le You, la discothèque.
Brice Boland 5:03 C'est quoi le deal que tu as ?
Brice Boland 5:05 Quand tu es un peu connu dans le monde de la nuit, tu as un bon concept.
Brice Boland 5:08 On sait que ton label ou ta soirée va ramener des gens.
Brice Boland 5:12 Ça va bien marcher ?
Brice Boland 5:12 C'est quoi le deal ?
Miguel Perez 5:14 Il y a différentes manières de faire ce genre de deal, mais souvent, le grand classique, c'est l'organisateur, il vend des entrées et la discothèque, elle prend le bar.
Miguel Perez 5:22 C'est le deal classique.
Brice Boland 5:23 Tu ne payes pas le lieu, du coup ?
Miguel Perez 5:24 Tu ne payes pas le lieu.
Miguel Perez 5:25 Parfois, tu payes si la boîte a un peu peur.
Miguel Perez 5:29 Mais si tu assures un certain nombre de personnes, la boîte est très contente, tu les remplis, sa boîte.
Miguel Perez 5:35 Mais oui, parfois, tu payes, parfois, tu ne payes pas.
Miguel Perez 5:37 L'idéal, c'est de ne pas payer justement de location.
Miguel Perez 5:39 Mais bon, l'organisateur, il est censé payer les artistes, la com c'est quoi les artistes que t'as ?
Brice Boland 5:46 c'est des DJ que t'as ?
Miguel Perez 5:47 donc nous les frais ça va être les DJ ça va être le photographe ça va être la com pendant la semaine mais le staff c'est un peu entre les deux c'est parfois la boîte prend quasi tout ou une partie mais c'est surtout la com, les DJ, tout ce qui est lié à l'artistique et au marketing
Brice Boland 6:02 c'est quoi le deal le plus confortable pour toi ?
Miguel Perez 6:06 c'est ça c'est d'avoir le moins de coûts possible à l'avance donc si t'as pas de location et même si t'arrives peut-être parfois même essayer de négocier un petit pourcentage du bar si vraiment tu fais des super beaux chiffres en fait au plus tu rapportes de l'argent à la boîte au plus tu vas recevoir en contrepartie
Brice Boland 6:20 tu peux dire à partir de tel chiffre d'affaires j'ai une rétrocession parce qu'en fait on a cartonné
Miguel Perez 6:24 c'est ça l'idée c'est que tout le monde gagne de l'argent autant la boîte que l'organisateur il faut essayer de trouver le bon compromis
Brice Boland 6:31 vous êtes trois, Mathieu, Thomas et toi c'est trois profils différents
Miguel Perez 6:35 complètement différents
Brice Boland 6:36 moi j'ai plutôt en tête Thomas c'est le Harry Potter c'est le geek qui est le cerveau du truc qui est le chef d'orchestre un peu de loin, c'est ça qui arrive ?
Miguel Perez 6:48 C'est pas trop comme ça parce qu'on a toujours travaillé tous les trois vraiment au même niveau c'est plutôt au niveau de nos caractéristiques Thomas lui ça va vraiment être le design le côté marketing, le côté vraiment plus artistique tout ce qui est graphique ça va être Thomas et puis Mathieu et moi on est un peu plus pragmatique un peu plus dans le côté un peu plus logistique, administratif je dirais que je suis un peu entre les deux Mathieu et Thomas sont assez opposés moi je navigue
Miguel Perez 7:16 un peu entre les deux mais voilà, on a des rôles quand même assez distincts et on essaie vraiment de se répartir les différentes tâches, mais Thomas il avance côté très artistique
Brice Boland 7:25 C'est quoi qui fait le succès de la longévité de votre partenariat, de votre collaboration, vous êtes trois il y a des hauts et des bas et l'autre reprend le truc à un moment certainement il y a d'autres groupes il y a Art Blanc il y a ABC il y a d'autres personnes, c'est un peu oligopolistique je trouve à poser qu'est-ce qui fait que justement vous êtes linéaire dans le temps et que ça fonctionne difficile
Miguel Perez 7:51 de donner une réponse comme ça courte mais je pense que déjà on vient pas spécialement nous de l'horeca on a fait tous des études donc je pense qu'on a essayé de mettre pas mal de structures dans ce qu'on faisait et de se réinventer tous les jours vraiment c'est contrôler ses coups tout le temps, tout le temps, tout le temps, faire attention, essayer d'être créatif, essayer d'arriver avec des nouvelles idées.
Miguel Perez 8:14 Et puis après, le succès, c'est pas toujours toi qui le détermine, t'essayes.
Miguel Perez 8:15 Après, si t'as la bonne idée et que ça fonctionne, Ginette, heureusement, ça parle toujours aux gens, mais ça aurait pu s'arrêter après six mois.
Miguel Perez 8:23 C'est des choses que tu maîtrises pas toujours.
Miguel Perez 8:25 Heureusement, j'ai l'impression qu'on a toujours appuyé sur le bon bouton et qu'on a toujours su s'adapter.
Miguel Perez 8:31 Et on répond à une certaine demande.
Miguel Perez 8:33 Et donc, des groupes comme ABC, eux, ils ont des bars festifs bien...
Miguel Perez 8:38 tu les reconnais et je crois qu'ils ont une manière de faire qui est assez sympa.
Miguel Perez 8:42 Art blanc, même chose, ça part dans tous les sens aussi.
Miguel Perez 8:45 Ils ont des boîtes, ils ont des restos.
Miguel Perez 8:46 Mais je pense que c'est une manière d'essayer d'être le plus sérieux, le plus stable et c'est ce qui te permet de durer, je pense.
Miguel Perez 8:54 Ok.
8:55 De Ginette à l'horeca : l'Hôtel Jam, Stromae et Angèle
Le succès de Ginette attire l'attention de l'Hôtel Jam, qui leur propose de créer un afterwork du mercredi, « Je peux pas, j'ai piscine », ciblant les jeunes travailleurs voulant s'échapper tôt du bureau. L'événement cartonne et voit passer Stromae à plusieurs reprises ainsi qu'Angèle, dont la manager Sylvie avait insisté pour la faire chanter devant une trentaine de personnes avant même le début officiel de la soirée. Miguel insiste sur le fait qu'ils n'ont jamais payé ni sollicité de « stars » ou d'influenceurs, misant sur le bouche-à-oreille, même si des événements plus ciblés sont désormais créés pour un public jeune qui s'éloigne un peu de leurs soirées les plus festives.
Brice Boland 8:55 Donc vous avez commencé avec Ginette et puis vous avez dit tiens, l'horeca, il y a des trucs à faire.
Miguel Perez 8:59 En fait, quand on a commencé avec Ginette, donc on avait tous un boulot, on faisait vraiment ça juste à côté et je pense que c'est ça aussi qui a fait notre succès, c'est qu'on faisait ça, on s'en foutait si ça fonctionnait ou pas, pour nous ça ne changeait rien qu'on avait chacun notre boulot mais c'est juste que ça a vraiment super bien fonctionné et ça a attiré l'attention, donc on a été contacté par l'hôtel Jam qui à ce moment-là allait l'ouvrir et ils nous ont dit
Miguel Perez 9:21 est-ce que vous n'aurez pas une idée pour inaugurer l'hôtel, parce qu'on aime bien ce que vous faites et on aimerait faire connaître aussi auprès des Bruxellois l'hôtel et donc là à ce moment-là on a créé Je peux pas, j'ai piscine, donc c'était un concept je crois qu'on avait annoncé 8 dates, c'était un after work donc il y avait de nouveau une com hyper décalée c'était tous les mercredis donc en plus on était venu sur une date qui n'était pas spécialement facile mais où il n'y avait
Miguel Perez 9:43 pas spécialement grand chose et donc voilà de nouveau on est venu dans un truc un peu différent et ça a parlé, ça a parlé parce que on avait une com où en gros l'idée c'était on parlait aux jeunes travailleurs il faut trouver une excuse pour te barrer du boulot le mercredi hyper tôt quoi, c'était ça c'était vraiment ça la petite tagline et ça a cartonné enfin de nouveau il y avait de la file comprenait pas
Brice Boland 10:06 c'était au jam
Miguel Perez 10:07 on a tiré Stromae qui est venu deux trois fois qui est passé à soi avec nous ça n'avait aucun sens on a failli refuser Angèle aussi à ce moment là donc Angèle est venue chanter un de nos after work et sa manager Sylvie qui avait contacté Léopoldo qui était mon associé à ce moment là et au début on a un after work on a très peu de temps en plus on la connaissait pas mais elle était tellement insistante qu'on n'a pas eu le choix à Sylvie
Miguel Perez 10:36 mais bon voilà Sylvie big up à Sylvie elle s'est bien battue et je pense que voilà elles ne sont pas arrivées là par hasard et donc voilà et donc Angèle est là il y a les vidéos en ligne où tu la vois jeter devant 30 personnes parce qu'elle a commencé très tôt avant que l'afterwork démarre vraiment
Brice Boland 10:51 et voilà
Miguel Perez 10:52 donc c'est toujours chouette de revoir ces images en disant qu'on a fait il a refusé et c'est bien là
Brice Boland 10:56 il y a des gens comme ça c'est une de mes questions il y a des gens sur qui qui sont venus des célébrités on va dire avec l'écosystème belge sur qui tu peux compter tu dis voilà Stromae là on a un gros truc on veut que tu viennes
Miguel Perez 11:07 non non ça on fait jamais
Brice Boland 11:08 non pourquoi
Miguel Perez 11:09 on fait jamais non parce qu'on n'a pas spécialement un star system autour de nous on a enfin voilà on a nos potes on a par exemple avec les influenceurs aussi on a mis très longtemps avant de vraiment travailler avec des gens très très longtemps on l'a jamais fait parce qu'on partait du principe que voilà si ça plaît que les gens viennent et et voilà après bon bah il y a des gens un peu plus connus que d'autres dans les gens qu'on connait mais je pourrais pas
Miguel Perez 11:30 te citer une star en disant ça c'est notre star, elle vient tout le temps
Brice Boland 11:34 il y a des gens, des micro-influenceurs ou des influenceurs qui te demandent, qui te grattent, peu importe qui te disent, salut j'ai vu ta soirée, mets-moi une table c'est quoi votre mindset par rapport à ça ?
Miguel Perez 11:46 du coup on a toujours refusé on rigolait toujours parce que parfois tu reçois vraiment des demandes par exemple ?
Miguel Perez 11:54 vraiment en mode, je gratte à mort soit des gens à l'international qui t'annoncent de monts et merveilles qui vont te révolutionner l'endroit et qui négocient, qui veulent venir, que tu leur fournisses je ne sais pas combien d'euros de boissons et de nourriture.
Miguel Perez 12:09 Donc ça, on a réussi pendant beaucoup d'années, on ne voulait pas jouer le jeu.
Brice Boland 12:12 Ce n'est pas la vibe ?
Miguel Perez 12:14 Non, mais parce qu'en fait, on se disait aussi que si on le fait avec un, pourquoi lui et pas un autre ?
Miguel Perez 12:18 Et du coup, on sentait aussi, on trouvait que c'était difficile de faire un choix pour qu'on le fasse avec un, on se disait qu'on le faisait avec les 100 autres.
Miguel Perez 12:26 Donc voilà, on ne le faisait pas et on n'en a pas spécialement besoin parce qu'on avait un bouche-à-oreille qui fonctionnait toujours très bien.
Miguel Perez 12:33 Mais là, ces dernières années, nous, on vieillit, on a moins l'entourage proche qui vient de moins en moins à nos événements plus festifs, qui s'adressent à un public un peu plus jeune.
Miguel Perez 12:42 Et du coup, c'est vrai que là, on essaie de mettre en place des petits événements qui leur sont dédiés, des choses, après, toujours en mode limité.
Miguel Perez 12:50 Mais au moins, on essaie de leur faire découvrir soit un peu avant pour qu'ils aient du contenu à mettre sur le réseau.
Miguel Perez 12:55 Et j'avoue que ça peut, parfois, très bien marcher.
Miguel Perez 12:59 ça peut parfois très bien marcher
13:01 Bâtir un groupe horeca : Le Perché, le Viage, la Bastoche
LO Group enchaîne les opportunités : le bar Le Perché, le rooftop du casino Viage, puis Le Popular au rez-de-chaussée de l'Hôtel Jam avec une collaboration avec le designer Lionel Jadot, avant de remporter la reprise de la Bastoche en faillite, que Miguel attribue à une mauvaise gestion financière plutôt qu'à un problème de fréquentation. Il explique comment circulent ces opportunités de rachat, notamment via des intermédiaires du secteur comme Grégory Sorgeloose. Interrogé sur la suite, Miguel évoque une volonté de consolider plutôt que de grandir trop vite après une année 2024 difficile, et relativise la comparaison avec des groupes comme Paris Society, adossé à des fonds comme Accor, en pointant le manque d'habitude des Bruxellois à sortir et un pouvoir d'achat plus contraint que dans d'autres capitales.
Brice Boland 13:01 donc on va reprendre ça donc c'est ORECA plus clubbing ouais on peut dire ça là ça marche bien Ginette ça marche bien ouais je crois que vous avez un brand awareness qui est plutôt correct les gens connaissent même s'ils ne sont jamais été mais ils connaissent le concept les restos donc il y a Mylène que vous avez repris
Miguel Perez 13:22 ouais donc on a repris dans un premier temps donc quand on a fait le voilà mais quand on a fait le perché donc après on a fait une autre aventure au rooftop du Viage parce qu'on a été contactés par le casino.
Miguel Perez 13:33 Et donc, en fait, à chaque fois, on était un peu malgré nous parce que nous, on était toujours avec nos activités.
Miguel Perez 13:37 On était appelés à faire des choses, mais on adorait parce que là, quand on nous a appelés pour aller animer un rooftop sur un casino, on s'est dit, mais qu'est-ce qu'on va faire au-dessus d'un casino?
Miguel Perez 13:45 Ça n'a pas toujours la meilleure image et on ne se rendait pas du coup tout compte.
Miguel Perez 13:50 Et finalement, on a réaménagé ce casino.
Miguel Perez 13:51 Ça s'appelait Là-au-Viage et là, c'était en mode after work et aussi, c'était un carton.
Miguel Perez 13:55 Vous avez parfois entre 1500 100, 2 000 personnes qui venaient sur un seul jeudi.
Miguel Perez 13:59 Tu te dis, mais c'est de la pure folie.
Miguel Perez 14:00 Tu te dis, ce n'est pas normal.
Miguel Perez 14:03 Et donc, l'un dans l'autre, on a commencé à vraiment faire de plus en plus d'événements.
Miguel Perez 14:06 À un moment, on s'est dit, on quitte tous notre boulot et on s'y met à fond.
Miguel Perez 14:10 Et donc, à l'époque, on a eu une opportunité, justement, à l'Hôtel Jam, de reprendre le restaurant du rez-de-chaussée.
Miguel Perez 14:14 Et donc, là, on a lancé le Popular.
Miguel Perez 14:16 Et donc, c'était un peu dans le style de Big Mamma, pizza napolitaine, cocktail, un petit peu festif.
Miguel Perez 14:22 On avait fait une collab avec Lionel Jadot, qui travaillait déjà avec le Jam.
Miguel Perez 14:25 donc l'endroit il était magnifique c'était vraiment hyper chouette donc ça ça a été un peu notre première vraie expérience au RECA qui était ouais c'était c'était un bel exercice quoi et voilà et dans la foulée on nous a proposé de reprendre la Bastoche qui était en faillite et donc on a enfin voilà on a proposé on a posé notre candidature on a gagné
Brice Boland 14:47 comment c'est possible la Bastoche en faillite moi j'ai s'il y a un resto qui pop up à Bruxelles qui cartonne qui foule tout le temps c'est la Bastoche
Miguel Perez 14:55 c'est de la mauvaise gestion c'est de la mauvaise gestion et que l'argent est mal géré au lieu de payer tes factures tu gardes peut-être l'argent dans tes poches ou j'en sais rien mais en tout cas je pense que c'est juste de la mauvaise gestion
Brice Boland 15:10 comment t'es au courant de ça ?
Brice Boland 15:11 de restos qui remettent
Miguel Perez 15:13 un de nos fournisseurs je me souviens plus trop mais on nous a dit il y a une faillite vous pouvez poser votre candidature il y a le curateur qui devra faire un choix donc tu dois faire une mise mais il y en a plein
Brice Boland 15:27 une faillite silencieuse donc t'as une transition comme ça et t'as un premier appel imaginaons moi je veux acheter un resto ou un bar comment je fais pour être au courant de ça ?
Miguel Perez 15:36 soit tu vas toquer à la porte et tu demandes est-ce que vous voulez que je vous le rachète et sinon non je pense que c'est un peu des bruits de couloir t'as un gars qui s'appelle Grégory Sorgeloose qui a sur Facebook il a une page je crois que c'est enfin il a une page dédiée à ça et donc lui il connait tout sur tout donc tu prends son numéro t'es sûr d'avoir les bonnes affaires
Brice Boland 15:58 il prend la fille en fait, il est apporteur d'affaires
Miguel Perez 16:00 ouais c'est ça, en fait il a tout le réseau donc il sait quand ça va ou quand ça va pas donc lui soit il est proactif, il contacte soit les gens le connaissent dans le milieu donc il le contacte, donc lui j'avoue il met en relation beaucoup de personnes justement pour récupérer, racheter donc ouais déjà lui c'est un bon contact si demain tu veux acheter un restaurant
Brice Boland 16:18 donc on disait Barre Clubbing plus Eureka là vous êtes bien implanté ça marche plutôt bien c'est quoi le next step ?
Miguel Perez 16:27 le next step là ça serait déjà de consolider parce que je pense qu'on a grandi très vite et parfois on a un peu dépassé ça a été beaucoup de choses en très peu d'années surtout que on a commencé plus ou moins allez sérieusement en 2018 mais on a eu aussi le Covid qui nous a bloqué pendant quasi deux ans donc voilà ça fait pas tellement d'années qu'on est dans le milieu donc là on a on a le rooftop 58 qui est immense c'est un énorme bateau
Miguel Perez 16:52 à gérer on a Rooftop Perché, on a Mylène on a Bastoche, on a Ginette donc là je pense que l'idée c'est déjà d'un peu consolider, après voilà on essaye toujours de développer d'autres établissements quand il y a des opportunités en fait c'est toujours des opportunités qui se sont présentées à nous sans qu'on aille vraiment les chercher après voilà 2024 par exemple n'a pas spécialement été une très bonne année donc voilà c'est peut-être le moment aussi d'un petit peu de se dire ok on consolide un petit
Miguel Perez 17:18 peu on regarde un peu nos coûts comment est-ce qu'on peut optimiser telle ou telle chose et on se rend bien compte aussi que dans le secteur c'est de plus en plus difficile de trouver des gens qui veulent travailler dans ce secteur là parce que voilà c'est pas les meilleurs horaires et du coup bah ouais là je pense que on va déjà essayer de bien bien consolider et puis quand il y a des opportunités qui s'offrent à nous on essaye quoi
Brice Boland 17:40 Si on prend un parallèle avec la vie dans d'autres capitales comme Paris par exemple, il y a des groupes comme Paris Society que tu connais certainement qui ont une cinquantaine de restos je pense dans le monde et une quarantaine à Paris c'est comme ça que vous comparez c'est comme ça que vous voulez évoluer ou vous considérez un peu comme à part et vous dites que Bruxelles c'est différent c'est pas la vibe ?
Miguel Perez 18:03 Ouais je pense que c'est un idéal maintenant c'est différent dans le sens où des structures comme ça t'as des fonds derrière qui permettent d'avancer
Brice Boland 18:10 après effectivement Accor a mis beaucoup d'argent
Miguel Perez 18:12 on n'a pas encore de fonds maintenant c'est un fonds qui veut nous contacter qui veut qu'on se développe avec eux il n'y a pas de soucis Mais oui je pense que c'est un idéal Après en effet Bruxelles c'est pas Paris Bruxelles c'est pas Madrid, Bruxelles c'est pas Londres C'est même très frustrant pour nous
Brice Boland 18:24 Qu'est-ce qu'il manque à Bruxelles ?
Miguel Perez 18:25 Il manque des gens qui sortent Le bruxellois j'ai l'impression que d'octobre à avril Il rentre chez lui, il va se faire une petite raclette Avec des potes, mais il sort plus Il ouvre la porte en avril
Brice Boland 18:36 Et pourquoi ?
Brice Boland 18:36 Parce que c'est trop cher ?
Brice Boland 18:38 Ou parce qu'il n'y a pas l'opportunité ?
Miguel Perez 18:40 Je pense déjà qu'on a l'avantage dans notre ville D'avoir de la place dans nos habitations à Paris, les gens habitent dans très peu de mètres carrés je pense que c'est plus ou moins une chose donc ils ont beaucoup plus d'heures parce que chez eux c'est pas spécialement génial comme nous à Bruxelles où je pense, peut-être pas tous mais il y a beaucoup de gens qui ont un peu plus d'espace et ouais je pense qu'il y a peut-être un manque de pouvoir d'achat, il y a peut-être
Miguel Perez 19:00 moins de concentration d'habitants aussi par rapport à d'autres grandes villes donc ouais c'est pas la même chose et puis ouais on entend souvent les gens dire ouais mais c'est cher à Bruxelles et ouais ouais je trouve que c'est cher mais nous quand on fait nos comptes on se rend bien compte et je trouve même qu'on devrait vendre encore plus cher peut-être pas spécialement dans nos commerces mais même dans d'autres parfois je me dis que c'est même pas encore le juste prix quand on sort donc ouais
Miguel Perez 19:25 je pense un manque de concentration d'habitants moins l'habitude d'être dehors j'ai l'impression que le Belge aime bien être chez lui qu'il aime bien inviter les gens chez lui, rester chez lui donc voilà on essaie de faire des concepts qui incitent les gens à venir et puis les gens voyagent beaucoup j'ai l'impression en Belgique quand je regarde un peu autour de moi j'ai l'impression qu'au comptoir sur réseau ouais bah t'as des billets d'avion parfois qui te coûtent le prix du taxi et les retours donc tu te
Miguel Perez 19:49 dis bah ouais donc c'est ça aussi qui fait que j'ai l'impression que le belge il voyage, il part et dans d'autres grandes villes il y a plein de monde et je pense qu'il y a un plus gros pouvoir d'achat dans les autres villes quoi
20:01 L'anecdote des gilets jaunes à la Bastoche
Miguel raconte l'épisode le plus fou vécu dans ses établissements : une quarantaine de personnes masquées envahissant la Bastoche un samedi après-midi pour protester contre la suppression du cash, en réaction aux problèmes de vol et d'agression liés à la caisse. L'action, très organisée avec caméras à l'appui, s'accompagne de références à Christine Lagarde et au FMI, et Miguel regrette de ne pas avoir eu droit de réponse alors que la télévision diffusait déjà les images. Il qualifie l'épisode de « sauvage et complètement incontrôlé ».
Brice Boland 20:01 c'est quoi les trucs les plus fous que t'as vu en soirée dans tes soirées ?
Miguel Perez 20:04 que j'ai vu ?
Miguel Perez 20:04 fou fou
Brice Boland 20:05 que t'as vu, connu, vécu ?
Miguel Perez 20:09 bah fou peut-être à la Bastoche où je me suis retrouvé en plein milieu d'une manif gilet jaune ça j'étais en live là il y avait 4 caméras autour de moi ils ont fait en fait ils sont rentrés à 40-50
Brice Boland 20:21 ils sont rentrés dans le restaurant ils sont rentrés
Miguel Perez 20:23 mais masqués quoi donc on savait pas comme des clients normaux et c'était en plein après-midi donc c'est vrai qu'il y avait un peu plus de monde que d'habitude parce qu'en après-midi c'est toujours un peu plus calme mais il y avait 40-50 personnes qui sont arrivées qui sont installées qui ont tous pris un verre et là je sais pas ce qui s'est passé moi j'étais là par hasard avec mon équipe de foot c'était un samedi en fait on avait été manger un petit bout je crois que
Miguel Perez 20:45 le match avait été annulé donc on était là aussi l'après-midi c'était pas normal que je sois là à ce moment-là et je sais pas ce qu'il se passe à un moment je vois qu'il y a plein de gens qui commencent à se lever je vois des caméras qui commencent à aller vers un de mes serveurs et ils commencent à mettre des gilets ils commencent à crier à chanter je comprenais vraiment pas ce qu'il se passait mais vraiment c'était assez
Brice Boland 21:04 et c'était quoi leur but ?
Brice Boland 21:06 et bah après
Miguel Perez 21:06 en regardant sur Facebook j'essaie de comprendre et en fait ils avaient fait une action parce que depuis quelques semaines on ne voulait plus de cash à la Bastoche parce qu'il y avait trop de problèmes il y avait des problèmes de vol, d'agression déjà quand tu te retrouves avec plein de cash en fin de service pour ton staff ce n'est pas spécialement sécurisant quand tu veux aller à la banque c'est toujours méga compliqué tu veux aller rendre ta monnaie vraiment dans la pratique pour nous comptablement et
Miguel Perez 21:28 tout ça c'est un enfer donc on avait un peu communiqué sur le fait qu'on ne voulait pas de cash et eux ils n'ont pas du tout je ne sais pas comment à mon avis il y avait un des gars qui était un ancien habitué de la bastoche et voilà action hyper agressive et vraiment ils étaient en train de tous nous filmer en train de nous interviewer mais de manière un peu tu sentais ouais tu sentais qu'ils cherchaient le problème quoi il y en a un qui
Miguel Perez 21:49 commence à m'expliquer si je connais Christine Lagarde, le FMI qu'apparemment ils veulent enlever le cash qu'un jour ils appuieront sur un bouton et qu'on...
Miguel Perez 21:58 enfin bref il y avait un gros délit
Brice Boland 22:01 on sait que t'es très proche de Christine Lagarde qui vient manger son carbo chaque dimanche
Miguel Perez 22:04 non et moi j'essaie de lui expliquer que pourquoi notre démarche Et je me disais, mais ils devraient être contents.
Miguel Perez 22:09 Je veux dire, tout l'argent va à l'État.
Miguel Perez 22:11 Je veux dire, on contribue, quoi.
Miguel Perez 22:12 Donc, ils devraient être contents de tout ça, quoi.
Miguel Perez 22:15 Mais pas moyen de lui...
Miguel Perez 22:16 Ils ne m'écoutaient pas, en fait.
Miguel Perez 22:17 Et donc, ils étaient là.
Miguel Perez 22:18 Là où j'étais un peu mécontent aussi, c'est qu'à un moment, je vois la télé qui débarque.
Miguel Perez 22:22 Donc, en fait, ils avaient tout organisé sans qu'on puisse être prévenus.
Miguel Perez 22:25 Puis, j'ai vu l'interview où t'as le gars, le gilet jaune, qui est en train de nous défoncer.
Miguel Perez 22:31 Nous, on n'avait même pas eu le droit de réponse, rien du tout.
Miguel Perez 22:33 Enfin, bon.
Miguel Perez 22:33 honnêtement c'était un peu sauvage et complètement contrôlé
22:38 Balance ton bar : la crise de confiance du secteur
Le mouvement Balance ton bar, jugé nécessaire par Miguel malgré la difficulté qu'il a représentée pour le secteur, cible frontalement l'El Café, submergé de plaintes et boycotté du jour au lendemain. LO Group rachète et ferme symboliquement l'établissement, accompagné par la Brussels By Night Federation, avant de relancer le lieu sous le nom de Mylène. Miguel évoque aussi une soirée de panique chez Ginette où quatre personnes affirmant avoir été droguées ont fini à l'hôpital sans qu'aucune trace de drogue ne soit détectée, la police menaçant de fermer l'établissement en cas de confirmation.
Brice Boland 22:38 ok et en soirée
Miguel Perez 22:40 des gens
Brice Boland 22:43 qui sont peut-être un peu trop extavertis ou qui ont des comportements un peu exotiques
Miguel Perez 22:47 non vraiment chez nous c'est assez fou mais on a vraiment pas d'attitude vraiment folle peut-être qu'avec la gomme qu'on a on attire pas un certain public mais chez nous honnêtement j'ai rien d'extraordinaire en soirée à part qu'est-ce qu'il y aurait pu il y a eu tu vois à l'époque quand il y a eu Balance ton bar où il y a eu vraiment beaucoup de communication autour de ça ça c'est vrai que ça a été un moment très difficile pour nous à gérer
Brice Boland 23:15 c'est à ce moment là où vous avez repris Milan non ?
Miguel Perez 23:17 oui donc à ce moment là il y avait le café qui était vraiment au centre de toute cette polémique
Brice Boland 23:23 on peut en parler un peu justement de ça ?
Miguel Perez 23:25 c'est pas toujours évident parce que c'est un truc qui est J'aimerais vraiment qu'on passe à l'étape d'après où c'est un peu derrière nous parce que ça fait au final beaucoup de mal au secteur.
Miguel Perez 23:38 Mais oui, il faut en parler.
Miguel Perez 23:39 C'est clair que c'est un mouvement hyper important.
Miguel Perez 23:42 C'était nécessaire.
Miguel Perez 23:42 Il y a plein de choses à régler et pas spécialement que dans l'horeca.
Miguel Perez 23:45 C'est un problème général dans la société qu'il faut régler.
Miguel Perez 23:48 Le problème de drogue, d'agression sexuelle, de violence, c'est des choses qu'il faut régler.
Miguel Perez 23:53 Nous, en tant qu'acteurs horeca événementiels, on a été hyper fort pointés du doigt et donc notamment l'El Café où voilà il y a eu vraiment vraiment vraiment beaucoup enfin il y a eu plein de plaintes et donc à ce moment là on voyait que l'El Café il n'avait plus vraiment de public il avait vraiment on est en boycott
Brice Boland 24:13 donc c'est vraiment arrivé il y a eu ce boycott où l'El Café ça cartonnait
Miguel Perez 24:17 bah donc oui oui c'était un carton l'El Café
Brice Boland 24:19 et en fait du jour au lendemain avec ce qui s'est passé malheureusement
Miguel Perez 24:21 avec le mouvement Balance ton bar du jour au lendemain plus personne quoi ok plus personne donc en fait eux
Brice Boland 24:25 étaient obligés de vendre ou étaient obligés d'arrêter
Miguel Perez 24:27 après ils auraient pu le garder mais je pense que le garder ça aurait été perdre de l'argent tous les mois parce qu'à un moment tu dois payer ton loyer tu dois payer ton staff et donc oui il y a un moment on les a contactés parce qu'on était à la Bastoche on était dans le quartier et voilà on a essayé de voir si on pouvait trouver un accord essayer de racheter et on a trouvé un accord et donc voilà et donc là on a fermé l'El
Miguel Perez 24:50 Café pour nous c'était important aussi de montrer aux gens voilà l'El Café c'est fini c'est fermé on passe à autre chose et donc on a lancé Mylène on a fait tout un parcours sur tous les problèmes qu'il y avait dans le secteur on a été pas mal accompagné par la Brussels By Night Fédération donc ça c'était assez cool, on a fait tout un parcours et de là est sorti Mylène et donc on est toujours actif avec Mylène mais c'est clair, c'est une thématique qui est super
Miguel Perez 25:16 compliquée parce que malheureusement on ne peut pas tout régler il y a des problèmes dans le staff mais il y a des problèmes dans les clients il y a des problèmes dans l'entourage D'ailleurs, tu le vois dans les études, souvent, les agressions se passent dans le noyau très proche de la victime.
Miguel Perez 25:31 Donc, c'est un peu touchy.
Miguel Perez 25:34 Et je ne sais plus pourquoi on en est arrivé à ça.
Brice Boland 25:36 C'est pas grave, c'est le jour.
Miguel Perez 25:37 Ah oui, non, parce que du coup, en fait, dans la presse, c'est vrai que l'horeca a beaucoup souffert, surtout l'événementiel, parce que c'était article sur article sur article, avec des problèmes qui avaient eu lieu dans les différents endroits.
Miguel Perez 25:50 Et c'est vrai qu'on le sentait bien à chaque fois qu'il y avait un article.
Miguel Perez 25:53 le soir même il y avait beaucoup de stress on a eu une soirée où on a eu quatre personnes qui sont sorties de chez Ginette on m'a drogué on m'a drogué et nous on était en panique on dit mais alors que on avait vraiment mis tout quasi en place pour qu'il y ait le moindre risque possible et heureusement on a appelé les ambulances on a la police qui a débarqué en disant on va vous fermer la boîte si ça avérait qu'elles ont été droguées donc heureusement
Miguel Perez 26:17 les quatre personnes elles ont été décédées à l'hôpital il n'y avait pas du tout de drogue il n'y avait rien mais je pense que quand tu lis des choses t'as l'impression que ça t'arrive aussi mais c'est vrai que pour nous c'était un peu la panique parce qu'on a vraiment eu ces quatre personnes qui sont sorties en criant on m'a drogué qui tombaient par terre enfin c'était vraiment t'avais l'impression d'être dans un film avec les flics qui débarquaient le commissaire qui te dit si il y a
Miguel Perez 26:38 le moindre truc je ferme votre boîte nous on était vraiment surtout que vous
Brice Boland 26:42 c'est pas vraiment une boîte c'est événementiel
Miguel Perez 26:45 Ginette c'est quand même un club ça reste un club c'est l'ancien yo
Brice Boland 26:49 quand vous faites vos soirées Ginette à tourner taxi
Miguel Perez 26:50 après on a exporté le concept en mode open air mais dans le club même c'est vrai que voilà
Brice Boland 26:57 c'est la marque qui risque
Miguel Perez 27:00 oui oui c'est ça il suffit qu'il se passe une fois quelque chose que tu sois en tort ou pas c'est très difficile derrière de rebondir et donc là on était vraiment en panique heureusement il n'y avait pas eu de drogue rien du tout mais quand même moi c'est vrai que cette scène là c'était pas chouette à vivre
27:17 La stratégie de la discrétion : jamais de nom de DJ
Miguel explique que LO Group est de plus en plus « low profile », créant des marques fortes (Ginette, la Bastoche, Mylène) sans que le grand public sache qui est derrière. Contrairement à des concepts comme Hangar, ils n'ont jamais communiqué sur des noms de DJ, une fierté revendiquée puisqu'ils font venir plus de 6000 personnes sans headliner, pour éviter la surenchère des cachets. Miguel est même devenu DJ résident par plaisir, mixant lui-même pour respecter l'esprit très commercial et grand public de Ginette, où le style change toutes les 15-20 minutes comme dans un mariage.
Brice Boland 27:17 si on prend justement la nightlife en général t'as deux profils t'as les low profile qui sont plutôt justement derrière qu'on voit pas trop et en fait il y a un boulot monstre en fait ça marche et puis tu mets un gérant dessus qui lui est peut-être un peu le front et puis t'as ceux qu'on voit tout le temps etc vous j'ai l'impression que c'est plutôt low profile je sais pas si
Miguel Perez 27:35 de plus en plus en fait quand je dis low
Brice Boland 27:37 il y a pas de jeu de mots avec hello
Miguel Perez 27:38 non non de plus en plus et c'est vrai qu'au début quand on a commencé on a commencé avec notre réseau donc là on communiquait vraiment sur notre nom on va dire les deux premières années où on invitait les gens à nos after work, à nos inaugurations là on communiquait vraiment très fort sous notre nom, ça a duré on va dire 3 ans parce qu'on était en plein dans la cible qu'on voulait faire bouger mais c'est vrai qu'avec les années passant en fait on a toujours essayé
Miguel Perez 28:00 maintenant de plus en plus de créer des concepts, de créer des marques qui font que nous en fait on ne nous voit pas et je pense qu'il y a plein de gens qui sont incapables de dire qui est derrière Ginette, qui est derrière La Bastoche, qui est derrière Millet je pense qu'il y en a de moins en moins donc ça c'est notre stratégie, c'est vraiment de créer des marques et des concepts forts pour que ça vive tout seul qu'on soit là ou qu'on soit pas là
Miguel Perez 28:19 parce que c'est impossible de façon d'être présent partout
Brice Boland 28:21 il faut devenir parfois des DJ de l'international ou alors vous dites ok en fait Ginette next step c'est peut-être une idée que je te donne c'est dire ok on va faire Ginette à Ibiza on va faire un gros Ginette à Ibiza les Belges vont aller à Ibiza on va faire une grosse soirée vous avez un peu parfois des trucs un peu plus internationaux ?
Brice Boland 28:36 non
Miguel Perez 28:36 non parce qu'en fait et je pense aussi la particularité de Ginette c'est qu'on n'a jamais communiqué sur les DJ et c'est même une de nos fiertés et on en rigole parfois quand on discute avec les gars d'Hangar où eux, ils communiquent très fort sur les noms des DJs.
Brice Boland 28:50 C'est plus ça qu'autre chose.
Brice Boland 28:51 Voilà.
Brice Boland 28:52 Et donc,
Miguel Perez 28:53 c'est deux stratégies complètement différentes et donc nous, on en parle parce qu'en fait, même les noms DJ, c'est devenu, les budgets, tu parles de dizaines voire de centaines de milliers d'euros parfois pour en faire venir une seule personne et vas-y pour rentabiliser quand t'as payé 100 000 euros un artiste, il faut en vendre des tickets, il faut les vendre cher et donc nous, c'est vrai qu'on n'a jamais communiquer sur les DJ parfois on cite quand il y a l'un de nos DJ on le met sur
Miguel Perez 29:17 nos réseaux mais c'est pas genre les open air et ça c'est aussi une de nos fiertés c'est qu'on a déjà réussi à faire venir plus de 6000 personnes sans mettre le moindre nom de DJ quoi et tu te dis bon bah c'est possible mais ça fait partie de Ginette quand tu vas chez Ginette c'est un peu un état d'esprit c'est une vibe voilà quoi qu'il arrive tu sais que ça va être très commercial on va partir dans tous les sens il y a une bonne ambiance
Miguel Perez 29:39 mais on communique pas sur le nom de DJ parce qu'en fait on s'est toujours dit si on commence à communiquer sur un DJ en fait c'est l'escalade tu dois toujours faire mieux que la fois d'avant
Brice Boland 29:47 en fait t'as peut-être un résident
Miguel Perez 29:49 on a un résident moi je me suis mis aussi à mixer parce que je me rendais compte en fait ça devenait de plus en plus difficile d'avoir des DJ qui acceptent de faire le style qu'on leur impose chez Ginette il y a un certain style qui est très commercial toutes les 15-20 minutes on change de style on essaye en fait comme dans un mariage quand tu t'adresses à tout un public hyper large t'as des jeunes de 15 de 30 de 50 tu ne peux pas leur
Miguel Perez 30:10 mettre de la techno pendant 3 heures tu dois essayer de faire plaisir à tout le monde et de faire en sorte d'avoir des sons et donc ouais on a un résident et puis il y en a certains qui viennent mais on n'accepte pas tout le monde parce qu'on veut être sûr qu'ils vont jouer le jeu de mixer pour les gens et pas pour eux parce que parfois les DJ ils veulent se mettre en avant avec un certain style parce que c'est cool parce que c'est la
Miguel Perez 30:33 traîne à ce moment là mais c'est pas ce que nous on demande donc c'est pour ça qu'on ne comique pas trop là dessus
Brice Boland 30:39 On est samedi donc il y avait la soirée hier t'as mixé hier ?
Miguel Perez 30:43 hier j'ai mixé ouais mais je le fais vraiment par pur plaisir on va dire qu'il n'y a pas besoin d'ailleurs hier il y avait deux petits jeunes qui sont venus en guesse là ils ont mixé à deux pendant une heure, une heure et demie et c'est cool parce que tu vois ils ont respecté la thématique et donc voilà il y avait notre résident moi j'ai mixé j'étais là hier j'ai des petits yeux
31:05 Rooftops, pop-up et marketing digital
Pour la suite, Miguel évoque la gestion de plusieurs rooftops actifs (dont celui du Viage et celui du Solar) et un possible nouveau projet à venir cet été, encore incertain. Il revient avec enthousiasme sur Le Chalet d'Altitude, pop-up immersif savoyard installé pendant les Plaisirs d'Hiver, plein tous les jours pendant un mois et demi. Côté communication, LO Group mise avant tout sur les réseaux sociaux, avec un budget publicitaire ciblé sur Instagram plutôt que sur du pré-ticketing classique, et applique chez Ginette une politique d'entrée gratuite avant 23h suivie d'un tarif à 7€.
Brice Boland 31:05 c'est quoi le next step ?
Miguel Perez 31:08 next step comme je te disais consolider et voir des nouvelles opportunités voire aussi essayer de se réinventer
Brice Boland 31:14 t'as pas un projet utopique en tête ?
Miguel Perez 31:16 un projet utopique ouais ouais
Brice Boland 31:18 un truc un peu fond de tiroir ok celui-là on va le sortir un moment
Miguel Perez 31:21 non bah écoute moi je suis végétarien j'aimerais bien une fois sortir un truc genre 100% végé ou un truc comme ça un peu se réinventer là-dessus mais je pense qu'il n'y a pas encore un public pour ça
Brice Boland 31:32 il y a un resto sympa qui est ouvert il n'y a pas trop longtemps Verdo
Miguel Perez 31:35 il y a Verdo ouais j'adore Verdo c'est génial et puis tu as quelques petits restos qui s'adaptent qui sont quasi 100% végés mais ça reste encore un public niche et nous c'est vrai qu'on essaye souvent de faire des éléments très grand public ou des endroits les plus ouverts possibles on essaye par exemple Mylène, on a essayé quand on a ouvert, on a essayé avec de la kombucha, avec plein de produits on a fait une énorme carte sans alcool avec une carte un peu plus un peu
Miguel Perez 31:59 plus fancy, un peu plus végé et au final on voyait bien dans les chiffres que peut-être qu'on On est arrivé trop tôt ou peut-être qu'on ne s'adressait pas à la bonne cible.
Miguel Perez 32:10 Mais non, l'idée, ce serait de continuer à se développer dans les rooftops.
Miguel Perez 32:14 On a fait plusieurs rooftops.
Brice Boland 32:16 C'est un peu Monsieur Rooftop, en fait.
Miguel Perez 32:18 Oui, on a fait le rooftop du Casino de Viage.
Miguel Perez 32:21 On a fait le rooftop du Solar.
Miguel Perez 32:22 Ça, c'était une super expérience.
Miguel Perez 32:23 Pendant tout un été, on a occupé le rooftop.
Miguel Perez 32:26 Là, on en a encore deux actifs.
Miguel Perez 32:27 Et là, il y en a peut-être un nouveau qui va peut-être arriver cet été.
Miguel Perez 32:29 Donc, je ne peux pas.
Miguel Perez 32:31 Ce n'est pas encore sûr à 100%.
Miguel Perez 32:32 Mais voilà, ça, c'est le next step.
Miguel Perez 32:33 Une fois que ça sera signé, je vous le dirai.
Miguel Perez 32:35 mais ça c'est vrai qu'on adore arriver avec des choses un peu différentes, on a fait aussi un pop-up cet hiver, c'est le chalet d'altitude c'était vraiment une expérience immersive et j'ai l'impression que les gens sont plus vers de l'éphémère, vers de l'immersif et ça a cartonné c'était full tous les jours
Brice Boland 32:52 tu m'as dit on est full
Miguel Perez 32:54 c'était la folie pendant un mois et demi il y avait les plaisirs d'hiver, il y avait beaucoup de trafic dans le centre-ville, les gens avaient envie de manger une fondue, ils avaient envie de manger savoyard et donc on a fait venir des gars de Savoie on a fait venir les produits de Savoie et là je me suis dit en fait il y a peut-être quelque chose à faire là-dedans d'avoir des expériences peut-être plus éphémères parce que c'est une impression aussi que j'ai que les gens se
Miguel Perez 33:13 lassent très vite quand tu vois à Bruxelles, t'as des concepts ils ont du mal à tenir alors que le concept est génial mais j'ai l'impression que le Bruxello il est à la recherche de nouveautés en permanence et ça c'est très très dur de répondre à cette demande
Brice Boland 33:27 Comment tu fais pour déployer justement un marketing et l'événementiel justement pour faire valoir et faire ta pub par rapport à un événement comment vous faites pour déployer ça rapidement avec un concept éphémère vous avez une database bien connue vous avez une équipe design marketing comment vous faites ?
Brice Boland 33:44 au début
Miguel Perez 33:45 c'était surtout autour de nos personnes donc via nos propres réseaux on balançait l'info et c'est vrai que c'était vite relayé c'est quoi
Brice Boland 33:52 groupe Facebook Instagram
Miguel Perez 33:54 maintenant c'est surtout Insta
Brice Boland 33:56 tu n'investis pas là-dedans donc tu
Miguel Perez 33:57 et maintenant on est très présent sur Insta on met souvent du budget pour que le poste soit vu un maximum on essaye de de cibler que ce soit sur une certaine tranche d'âge une certaine région donc on met de l'argent donc nous on communique très très fort via les réseaux sociaux et donc on a souvent la chance que la presse voit le poste passer et relaie quoi et donc ça y'a rien à faire c'est toujours une très bonne pub mais c'est vraiment via les réseaux où
Miguel Perez 34:24 on balance tout direct et on essaie de mettre un peu de budget pour que ce soit le plus vu quoi
Brice Boland 34:29 donc le ticket on va dire c'est 10 euros pour la jeunette ou 5 euros je sais plus les gens prennent un pré-ticketing
Miguel Perez 34:34 chez Ginette il n'y a pas de pré-ticketing c'est 7 euros, là on fait gratuit avant 23h pour justement essayer que même si tu as moins de moyens tu puisses quand même venir vivre l'expérience, à partir de 23h c'est 7 euros et avant minuit c'est happy hour donc on essaie de faire venir les gens tôt on ne fait pas de de tickets, on le fait pour les openers parce que les openers là on n'a pas le choix on doit être sûr pour faire face à nos frais
Miguel Perez 34:58 d'avoir des milliers de personnes mais pour le vendredi il y a toujours un flux donc gérer les tickets ça nous bloque un petit peu l'entrée donc on fait voilà et même il y a la possibilité de venir gratuitement
35:10 Rentabilité, projet utopique et avenir du secteur
Miguel attribue la rentabilité du groupe au volume de clientèle, à une gestion stricte des coûts et à une armée d'étudiants gérée par deux personnes dédiées au recrutement, dans un contexte d'inflation généralisée. Interrogé sur un projet à carte blanche, il rêve d'un lieu misant sur la qualité (collaborations avec un chef ou des mixologues) tout en restant accessible, citant en exemple le travail plus haut de gamme d'artistes comme Charles Kaisin. Il revient une dernière fois sur ce qui manque à Bruxelles — affluence et pouvoir d'achat — en citant l'investissement de 4,5 millions d'euros de Big Mamma dans son restaurant Barracuda et la fermeture rapide d'une grosse boîte comme le Lyft, avant de lancer un appel aux jeunes porteurs de projets à le contacter via la page de Mylène.
Brice Boland 35:10 c'est quoi les tips and tricks qui font que vous êtes rentable c'est quoi qui fait gagner vraiment de l'argent c'est quoi qui fait que vous êtes solide et que vous continuez dans le temps
Miguel Perez 35:20 je pense qu'il y a surtout le volume déjà le fait d'avoir vraiment beaucoup de gens qui nous rendent visite dans tous nos établissements on a la chance d'avoir vraiment beaucoup de clients et de plus en plus avec les années on doit vraiment avoir une gestion hyper stricte au niveau des coûts au niveau de staff, on travaille avec une armée d'étudiants parce qu'on a du mal à trouver le staff et donc il y a un énorme boulot qui est fait, on a deux personnes en antenne qui
Miguel Perez 35:44 s'occupent que de ça de vraiment trouver le personnel non-stop et ça c'est un boulot monstre
Brice Boland 35:49 C'est combien tout ?
Miguel Perez 35:51 Je ne sais même pas dire parce que dans les fixes je pense qu'on doit être une trentaine et puis après on a des dizaines ou même des centaines d'étudiants par an qui gravitent autour de tous ces établissements et donc ouais c'est les coûts ces dernières années tous les coûts ont fait augmenter avec les guerres et tout ça tout le monde le sait quand tu vas au supermarché tu vois bien ton tu as beaucoup moins dans ton panier mais donc ouais c'est vraiment essayer de faire attention
Miguel Perez 36:17 nos coûts et d'être constant c'est vraiment la conscience je pense que c'est important pour le succès
Brice Boland 36:22 si tu dois penser à un concept un peu fou que ce soit un resto, bar où t'as carte blanche créatif 100% et le budget on va dire que tu l'as et t'as un investisseur derrière, ça serait quoi ?
Miguel Perez 36:39 il y a plein de choses mais je pense que l'important si je pouvais c'est vraiment offrir le max de qualité aux gens au niveau de l'assiette et des boissons et ça c'est super dur parce que il faut que les gens puissent se le payer
Brice Boland 36:53 c'est là où tu peux donner un code promo coucou ma biche 20 pour les gens qui viennent à la Bastoche
Miguel Perez 36:57 par exemple on va s'arranger mais ouais c'est ça c'est vraiment essayer de pouvoir faire des collabs avec un chef ou avec des mixologues pour vraiment taper en termes de qualité tout en gardant un prix pas trop élevé et voilà et après au niveau festif je sais pas tu vois les concepts comme Folie Douce ou des choses comme ça pouvoir peut-être les intégrer dans un bar dans un resto c'est vraiment une expérience qu'on aimerait donner c'est vraiment avoir ce côté on amène la fête là où que
Miguel Perez 37:26 tu sois que ce soit en after work, en dîner pouvoir ramener la fête que ce soit avec un DJ ou avec des artistes c'est vrai que là après si t'as un budget illimité tu peux vraiment te faire plaisir
Brice Boland 37:37 ok ok et si on reprend justement ce concept un peu utopique faire venir justement une expérience ou un événementiel dans l'événementiel t'as déjà pensé à ça ?
Brice Boland 37:52 tu parlais justement des gars de Savoie c'est comme si t'étais en Savoie un peu expérimental
Miguel Perez 37:56 oui oui je crois que c'est Charles Kaisin qui fait lui moi je trouve ça magnifique ce qui fait que le mec c'est un artiste quand tu vois ses événements moi je regarde à chaque fois je me dis bon après je pense que le ticket doit être assez élevé mais bon
Brice Boland 38:09 c'est plus premium
Miguel Perez 38:10 c'est plus premium en fait c'est ça le problème c'est qu'il n'y a pas de miracle c'est que dès que tu veux vraiment augmenter la qualité augmenter le show t'arrives dans un ticket si tu dois le faire payer après si j'ai un partenaire un sponsor, une marque derrière qui est capable en effet c'est vraiment de faire de l'immersif et de la qualité imagine si tu pouvais faire venir des artistes internationaux, ce serait la folie
Brice Boland 38:38 Qu'est-ce qui manque à Bruxelles ?
Brice Boland 38:40 Moi j'ai déjà 2-3 idées en tête je trouve que le Comédie Club il y en a un qui marche bien j'ai 2-3 en tête qui marchent bien je trouve qu'il y a un gap là-dessus par exemple à Paris, c'est culturel et c'est un peu différent il y a plus de volume peut-être mais je trouve que ça manque ça peut être revisité il y a des bars de mixologie il y a aussi 2-3 que j'ai en tête mais ça pourrait pop-up un peu plus qu'est-ce qu'il manque
Brice Boland 39:03 selon toi à Bruxelles ?
Miguel Perez 39:05 je pense qu'il manque en fait juste de l'affluence en fait tu vois tous ces concepts si t'as envie de claquer le pognon viens chez nous mais non je pense que c'est ça qui manque c'est que malheureusement il n'y a pas assez de gens qui sortent et qui dépensent leur argent dans les bars, dans les restos pour justement soutenir des nouveaux concepts.
Miguel Perez 39:26 Et on le voit bien, il y a plein de bars, il y a plein de restos qui ferment parce que c'est très dur de payer toutes les factures.
Miguel Perez 39:34 Et je pense que c'est ça qui nous manque.
Miguel Perez 39:36 Ce serait génial d'avoir peut-être beaucoup plus de touristes qui permettent justement de faire tourner un peu plus nos bars et nos restos et qui nous permettraient de développer des nouvelles choses.
Miguel Perez 39:44 Mais je sens que dans le secteur, tout le monde a un petit peu peur parce que tu peux vite perdre de l'argent en fait.
Miguel Perez 39:51 quand tu investis beaucoup Big Mamma ils ont ouvert c'est ce que j'ai entendu qu'ils auraient investi 4 millions et demi mais dans leur resto Barracuda, je ne sais pas si c'est le vrai chiffre mais ça ne m'étonnerait pas en effet ils ont bien investi
Brice Boland 40:07 mais tu vois
Miguel Perez 40:09 qui peut aller mettre 4 millions sur la table pas grand monde donc c'est assez compliqué c'est un gros groupe
Brice Boland 40:16 c'est à dire que les gros groupes internationaux ont intérêt
Miguel Perez 40:21 de ce que je vois malheureusement c'est que ce qui fonctionne là c'est tout ce qui est fast food tout ce qui est emporté tout ce qui est en fait pas trop cher tu vois t'as l'impression qu'en allant dans ces chaînes tu vas t'en sortir peut-être pour 10-15 euros alors qu'en allant au resto tu vas peut-être aller entre 30 et 100 euros et donc malheureusement et on le voit dans le secteur c'est ça qui fonctionne c'est un peu la malbouffe les trucs emportés tu le vois dans
Miguel Perez 40:45 le centre tous ceux qui ont essayé de le faire de manière un peu plus qualitative ils ont du mal à tenir donc voilà il faut essayer de soutenir justement peut-être ceux qui mettent la qualité et qui essayent ou sinon on risque de se retrouver avec plein de McDo et plein de fast-food à Bruxelles
Brice Boland 41:01 imaginons là, on va devoir finaliser mais imaginons il y a une grosse boîte à idées, c'est un peu la boîte à idées nous on peut te contacter sur Instagram ou sur Luginet, peu importe ce serait quoi ton appel à l'aide ou ton appel à idées pour des jeunes qui voudraient contribuer à ton développement ou qui ont des idées pour toi ou qui voudraient avoir des partenariats Ce serait quoi le message ?
Miguel Perez 41:21 On a lancé un appel via la page de Mylène où on a dit contactez-nous si vous voulez faire des collabs, si vous voulez faire votre cours de yoga, si vous voulez lancer votre propre soirée, si vous voulez faire n'importe quoi.
Miguel Perez 41:33 Allez-y, go, contactez-nous.
Miguel Perez 41:35 On a plein d'endroits à occuper.
Miguel Perez 41:39 Il ne faut pas hésiter à nous contacter.
Miguel Perez 41:41 Nous, on ne rêve que de ça et on le sent bien.
Miguel Perez 41:44 Les années passent et il faut que ça se renouvelle.
Miguel Perez 41:45 Il faut laisser de la place aux autres.
Miguel Perez 41:47 Il faut...
Miguel Perez 41:48 et donc ouais il ne faut vraiment pas hésiter à nous contacter tu pourras mettre mon contact que les gens me contactent mais vraiment on espère qu'il va y avoir et justement j'ai l'impression qu'il n'y a pas vraiment de nouvelles vagues qui débarquent en tout cas au niveau de l'événementiel et du côté un peu festif je trouve que ça manque un petit peu à Bruxelles
Brice Boland 42:07 il y a eu un gros pic il y a deux ans je trouve et puis là ça s'aménuise et c'est un peu plus discret
Miguel Perez 42:12 on a une boîte là qui a ouvert il n'y a pas longtemps qui a fermé après quelques mois une énorme boîte le Lyft je ne sais pas si tu vois tu vois tu te dis c'est pas normal ils ont investi énormément d'argent t'as une des plus grandes boîtes d'Europe avec des écrans dans tous les sens et voilà donc c'est pas si facile de réussir dans ce monde là et voilà peut-être que ça bloque aussi beaucoup de monde de se lancer parce qu'ils ont peur de perdre
Miguel Perez 42:33 de l'argent ils ont peut-être pas les moyens alors qu'avec peu de moyens parfois il y a moyen de tenter des petites choses en tout cas et nous on est ouvert à faire des collabs justement avec les nouveaux
42:43 Conclusion
Brice clôt l'échange en remerciant chaleureusement Miguel, qui répond par une accolade amicale.
Brice Boland 42:43 ok bon ça marche écoute Miguel merci beaucoup Merci ma biche, je te fais un câlin