Faut-il quitter sa banque ? Le CEO de Revolut BE répond
Francesco Aghemio, CEO de Revolut Belgique, répond à la question qui fâche : faut-il quitter sa banque traditionnelle ? Il aborde la sécurité de l'argent, l'intégration fiscale belge, et sa vision de l'avenir de l'argent, entre crypto et intelligence artificielle.
« Faut-il quitter sa banque ? Le CEO de Revolut BE répond » est un épisode de Coucou Ma Biche, le podcast vidéo belge animé par Brice Boland, avec Francesco Aghemio, publié le . Durée : 48:12. Terrain : Entrepreneuriat & business. Transcription intégrale en 11 chapitres résumés et horodatés.
Brice Boland reçoit Francesco Aghemio, CEO de Revolut Belgique. Il évoque la fin annoncée du cash, la sécurité des fonds, l'intégration de Revolut au paysage bancaire belge (IBAN, Payconiq, fiscalité), et sa vision de l'avenir de l'argent à l'horizon 2030.

Les questions qui tuent
- 38:23 Bonne idée ou mauvaise idée de mettre toute son épargne dans une carte Pokémon ? Lire la réponse : Jeu des associations, cryptomonnaies et investissement responsable
- 15:09 C'est légal de faire ça, de donner des cartes comme ça dans le distributeur ? Lire la réponse : L'anecdote du distributeur de cartes à l'aéroport
- 30:32 C'est quoi le risque qu'une banque tombe en faillite en Belgique ? Lire la réponse : Jeu : comparer Revolut à ses concurrents et démêler le vrai du faux sur les banques
Les temps forts
- 0:00 Bande-annonce et pause publicitaire
Extraits mis en avant en ouverture : l'objectif de Revolut de devenir « la banque principale » et la plus grande banque du pays, le statement de Nick (le CEO) sur 100 millions de clients dans 100 pays, une question sur l'intérêt de placer son épargne dans une carte Pokémon, et l'anecdote d'un ami ayant doublé sa mise en cryptomonnaies via l'app Revolut. Brice place ensuite une pause publicitaire pour la boisson bio Inti (gingembre-curcuma) avant de lancer l'épisode.
- 1:19 Accueil de Francesco Aghemio et présentation de Revolut
Brice accueille Francesco Aghemio, qu'il présente comme le « Head of Branch Belgique Pays-Bas » de Revolut, premier banquier invité dans le podcast. Francesco définit Revolut comme « la banque de demain », devenue banque belge avec IBAN et comptes en banque belges, avec pour mission de simplifier « all things money » (ouverture de compte, épargne, investissement, transferts internationaux) et l'ambition de devenir la banque préférée des Belges, des Européens, voire du monde.
- 2:37 La succursale belge : IBAN, obligations réglementaires et spécificités locales
Francesco explique la différence entre les 800 000 clients belges qui, jusqu'au mois précédent, étaient rattachés à une banque lituanienne, et le lancement récent (après deux ans et demi de travail) d'une véritable succursale belge avec bureau local et licence bancaire. Il détaille les obligations réglementaires (lois AML, lois bancaires), que Brice compare à l'AFSCA pour l'alimentaire, et l'adaptation nécessaire des produits aux spécificités belges, comme les communications structurées propres à la Belgique.
- 6:03 Fintech vs banque traditionnelle : les définitions
Retour sur la hype de l'expression « fais-moi un Revolut » il y a 3-4 ans, et sur les raisons de la croissance des fintechs (client au centre, résolution de problèmes clients) par rapport aux banques traditionnelles. Francesco, passé lui-même de la banque traditionnelle à la fintech, explique la différence réglementaire entre une société de paiement et une vraie banque : garantie des dépôts à 100 000 euros, possibilité de faire du crédit (carte de crédit, prêt immobilier) réservée aux banques disposant d'une licence bancaire.
- 8:58 800 000 clients belges, étymologie de « banque » et confiance dans les fintechs
Brice cite des chiffres de presse (800 000 clients belges, dépôts moyens autour de 400 euros par client contre 25 000 euros pour les banques belges classiques) et Francesco explique cet écart par l'absence, jusqu'ici, de produit d'épargne local et par le fait qu'une succursale belge rassure davantage les clients. Brice retrace l'étymologie du mot « banque » (de l'italien « banco », et la banqueroute du banc brisé des changeurs de monnaie) puis interroge Francesco sur la perception de risque des néobanques : une question de confiance encore jeune, alors que Revolut, devenue banque systémique européenne, est soumise aux mêmes règles que les banques traditionnelles.
- 14:25 L'anecdote du distributeur de cartes à l'aéroport
Brice raconte avoir vu, à l'aéroport pendant un festival (Tomorrowland), un distributeur automatique de cartes Revolut fonctionnant « comme un Fanta ou un Coca ». Francesco confirme le concept : scanner un QR code, télécharger l'app, ouvrir un compte avec une pièce d'identité, et repartir avec une carte utilisable en devise étrangère. Il précise que Revolut est présent dans plusieurs aéroports (Rome, Bruxelles) sans avoir de chiffre précis sur le succès commercial de l'initiative, mais confirme qu'elle « fonctionne ».
- 16:32 Dépôts, croissance mondiale et ambitions de Revolut
Discussion sur les 314 millions d'euros de dépôts belges (2024) et la comparaison avec les Pays-Bas, où Francesco a lancé la succursale locale un an et demi plus tôt, ce qui a fait significativement augmenter dépôts et usage des comptes. Brice cite les chiffres mondiaux de Revolut (environ 60 millions de clients, plus de 1000 milliards de dollars de transactions traitées en 2024, chiffre d'affaires en hausse de 72% à 3,7 milliards d'euros) et Francesco rappelle l'objectif de Nick, le CEO : 100 millions de clients dans 100 pays et plus de 100 milliards de chiffre d'affaires.
- 19:33 Éducation financière, épargne des ménages et parcours de Francesco
Francesco situe l'expérience client comme le fer de lance de la stratégie de Revolut localement. La discussion bascule sur l'éducation financière : plus de 4,5 millions de Belges seraient incapables d'épargner régulièrement, et plus d'un ménage belge sur 5 (23%) ne peut absorber une dépense imprévue de 1300 euros. Francesco évoque les ETF comme alternative au compte épargne classique qui ne bat pas l'inflation, avant de revenir sur son propre parcours : débuts en start-up (notamment via Rocket Internet, puis une société de livraison financée par un incubateur qui a fait faillite), reconversion accidentelle vers la banque chez ING, puis passage par Wise avant de rejoindre Revolut.
- 27:01 Jeu : comparer Revolut à ses concurrents et démêler le vrai du faux sur les banques
Premier jeu : Francesco doit dire en un mot pourquoi Revolut se démarque de N26 (offre produit plus large et plus locale), Western Union (transferts de cash type Bangladesh, « vieux de la vieille »), Wise (où Francesco a travaillé, spécialiste des transferts internationaux), Stripe (paiement en ligne, comparé à Revolut Pay) et Payconiq/Wero (paiement mobile obligatoire en Belgique). Deuxième jeu : démêler le vrai du faux sur les rumeurs bancaires — la garantie des dépôts à 100 000 euros par l'État (au-delà, tout dépend de la faillite), le fait que l'argent en banque reste la propriété du client, une anecdote italienne de prêts garantis par des meules de parmesan affinées, des « micro-banques » en conteneurs maritimes desservant le Grand Nord canadien, et l'obligation légale de signaler les comptes suspects de blanchiment d'argent.
- 34:32 Jeu des associations, cryptomonnaies et investissement responsable
Jeu d'association de mots reliant chien/pizza/Revolut (l'outil d'analyse des dépenses dans l'app), chaussettes/vacances/investir, et yoga/bicyclette/épargne (faire du sport pour économiser). Puis retour sur des questions plus sérieuses : Francesco juge « exécrable » l'idée d'acheter une formation crypto sur Instagram, rappelle l'expression du chauffeur de taxi (« si ton chauffeur de taxi te dit d'investir, c'est déjà trop tard »), déconseille de tout miser sur une carte Pokémon ou d'emprunter à la banque pour investir en bourse, et relativise l'or comme valeur refuge en période de tension géopolitique (Trump-Poutine), tout en rappelant qu'aucun placement n'offre de garantie absolue.
- 40:09 Le métier de banquier, attirer les talents et message de fin
Francesco démonte le cliché du banquier façon « Loup de Wall Street » (finance de marché plutôt que banque de détail) et évoque la diversité des métiers bancaires, de la relation client à la gestion de fortune. Il partage son message aux jeunes intéressés par la banque : oser se lancer, essayer les produits d'épargne et d'investissement, viser l'indépendance financière. L'épisode se termine sur les avantages de la carte Ultra de Revolut (accès aux lounges d'aéroport, data eSIM gratuite, abonnement Financial Times, Tinder inclus), avant les remerciements finaux de Brice à Francesco.
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Questions fréquentes
- Qui est Francesco Aghemio ?
- Francesco Aghemio est le CEO de Revolut Belgique. Il est l'invité de Brice Boland dans Coucou Ma Biche.
- De quoi parle l'épisode de Coucou Ma Biche avec Francesco Aghemio ?
- Francesco Aghemio y répond à la question de savoir s'il faut quitter sa banque traditionnelle pour une néobanque, et aborde la sécurité de l'argent, la fiscalité belge et l'avenir des moyens de paiement.