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Gastronomie & art de vivre

Laura De Greef : la vie de DJ, entre paillettes et platines

Avec Laura De Greef — DJ internationale ·

En bref

Laura De Greef, DJ internationale, se confie sur son ascension entre Bruxelles et Ibiza, ses collaborations avec de grands noms du mix, et le prix du glamour dans un milieu aussi exigeant que fascinant.

« Laura De Greef : la vie de DJ, entre paillettes et platines » est un épisode de Coucou Ma Biche, le podcast vidéo belge animé par Brice Boland, avec Laura De Greef, publié le . Durée : 49:43. Terrain : Gastronomie & art de vivre. Transcription intégrale en 11 chapitres résumés et horodatés.

Brice Boland reçoit Laura De Greef, DJ internationale dont les sets rythment les scènes de Bruxelles à Ibiza. Elle revient sur son ascension, ses collaborations avec des figures reconnues de la scène électronique, et le quotidien, moins glamour qu'il n'y paraît, d'une carrière internationale.

Montage : l'animateur Brice Boland au micro et la DJ Laura De Greef aux platines en pleine scène de festival (logos Ultra, Tomorrowland, Defected, Ushuaïa). 49:43

Les questions qui tuent

  1. 38:40 Et du coup, qu'est-ce qui te freine à faire tes propres sons et à composer ? Lire la réponse : Débuts difficiles, composition et ambitions internationales
  2. 31:28 Vous piquez parfois un peu les idées ou est-ce que tu t'es déjà vu copier, par exemple, par d'autres ? Lire la réponse : Branding, réseaux sociaux et plaisir de jouer
  3. 35:09 Typiquement DJ de mariage, bar mitzvah, anniversaire : c'est quoi la réalité derrière ? Lire la réponse : Branding, réseaux sociaux et plaisir de jouer

Les temps forts

  1. 0:00 Teaser : le back-to-back avec DJ Falcon et Alan Braxe

    Avant même le générique, Laura De Greef raconte un souvenir : à Paris, elle jouait juste après DJ Falcon et Alan Braxe, deux figures de la French Touch et proches des Daft Punk. Ils l'invitent à rejoindre leur set. Elle enchaîne en constatant que le métier de DJ ne se limite plus à mixer : il faut aussi être influenceur, promoteur, graphiste, et les labels attendent une notoriété déjà installée avant de signer un artiste.

  2. 0:41 Pause publicité (NuOcean)

    Séquence publicitaire pour la marque de tongs NuOcean, qui recycle des tongs abandonnées repêchées dans les rivières et les océans pour en fabriquer de nouvelles paires. L'animateur vante une fabrication éthique, vegan et espagnole, et le geste écologique associé à chaque paire achetée.

  3. 1:32 Présentation et psychologie du DJ

    L'interview démarre par les salutations, puis Laura De Greef se présente : DJ et productrice, une passion devenue son métier malgré des études classiques au départ. Elle explique avoir grandi dans une famille non musicienne mais toujours entourée de musique, et raconte comment l'image du DJ a changé depuis les années 80 : d'abord simple animateur de boîte de nuit dans l'ombre, il est devenu un artiste que l'on vient voir comme on va à un concert, à mesure que les DJ se sont mis à produire leurs propres sons.

  4. 5:12 Préparer un set : instinct, stress et recherche de pépites

    Laura décrit sa méthode : peu de préparation à l'avance, un set construit à l'instinct selon le lieu, le public et l'ambiance, avec toujours une pointe d'adrénaline et de trac avant de monter sur scène. Elle raconte avoir déjà dû changer complètement de direction en plein set faute d'accroche avec le public. Elle détaille enfin comment elle déniche ses morceaux : culture musicale, recherches en ligne, plateformes comme Beatport, Bandcamp ou Juno, et surtout les disquaires de vinyles, en particulier lors de ses voyages.

  5. 9:59 Parcours musical, influences et l'hommage aux Daft Punk

    Elle retrace son parcours depuis douze ans qu'elle mixe et depuis le piano appris dès sept ans, abandonné à l'adolescence mais dont elle réutilise aujourd'hui les acquis pour produire. Ses influences restent hip-hop, rap, funk, disco et soul, qui infusent la house qu'elle joue. La discussion bascule ensuite sur les Daft Punk, véritable déclic de sa vocation : l'anecdote de l'invitation de Giorgio Moroder sur Random Access Memories, les autres collaborateurs de l'album (le chanteur de The Strokes, Nile Rodgers), puis le récit complet du back-to-back improvisé avec DJ Falcon et Alan Braxe évoqué en ouverture.

  6. 18:40 Rituels d'avant-set, riders et écosystème professionnel

    Laura explique sa routine avant un gros événement : choix des sons adaptés au lieu (festival, club, cocktail), attention portée au sommeil, à la tenue et au maquillage puisqu'elle est sur scène. Elle détaille son rider technique (platines CDJ Pioneer, ajout récent de platines vinyles) et son habitude d'arriver en avance pour s'imprégner de l'ambiance et du DJ qui la précède. Elle évoque enfin l'équipe qui l'entoure : agents-managers qui gèrent l'administratif, trouvent les dates et orientent sa carrière.

  7. 22:41 Sororité et back-to-back entre femmes DJ

    Laura parle de l'entraide entre femmes DJ, longtemps sous-représentées sur les line-up, et de l'importance de se soutenir, de jouer ensemble et de partager des sons. Elle explique ce qu'est un back-to-back, les meilleurs étant selon elle les plus improvisés, et raconte à nouveau, avec plus de détails, le moment vécu avec DJ Falcon et Alan Braxe. Elle aborde aussi les préjugés persistants sur les femmes dans les métiers techniques de la musique.

  8. 27:45 Branding, réseaux sociaux et plaisir de jouer

    Peu encline aux réseaux sociaux à l'origine, Laura raconte l'année qu'il lui a fallu pour se résoudre à poster régulièrement sur TikTok et Instagram, sous la pression amicale de ses proches, jusqu'à en faire une réussite inattendue en 2025. Elle décrit la petite communauté de DJ vinyle croisée en ligne, dont deux DJ de Londres avec qui elle échange. Elle explique enfin ce qui lui procure du plaisir en jouant : un set fluide, un public réceptif, un bon système de son, au point de se sentir presque gênée d'être payée pour ça, avant d'aborder la difficulté de fixer son propre tarif faute de sons sortis sur label.

  9. 35:09 Débuts difficiles, composition et ambitions internationales

    Elle revient sur ses débuts à Paris, ses premières dates mal payées et les prestations acceptées sans réelle envie (bars, hôtels, restaurants) avant de pouvoir choisir. Elle raconte avoir composé un morceau avec les voix de ses frères, repris en live par un DJ qu'elle admire lors du festival Paradise City, un moment marquant. Elle évoque ce qui freine encore sa production (trouver le bon label) et ses envies pour la suite : tourner à l'international, rêver de jouer au Berghain, à la Panorama Bar, au club évoqué comme la Fabrique à Londres, et un jour à Coachella.

  10. 41:18 La scène belge et le paysage des genres électroniques

    Laura salue la richesse de la scène musicale belge, à la croisée des influences hollandaise, allemande, anglaise et française, et son savoir-faire dans l'organisation de festivals. La conversation glisse vers les DJ qu'elle suit, dont Melody, DJ vinyle française installée sur une agence anglaise et jouant un style UK Garage underground, puis vers les différences entre dubstep, eurotrance et afro house, ce dernier style étant selon elle devenu trop attaché à l'image et pas assez à la musique.

  11. 46:12 Dates à venir, demandes du public et mot de la fin

    Laura annonce ses prochaines dates : Paris (La Java, le 15 novembre), Anvers pour Halloween le lendemain, puis Londres, l'Allemagne, Budapest et Istanbul l'année suivante. Elle explique gérer les demandes de morceaux avec réticence quand elles sont hors style. L'épisode se referme sur un message aux DJ en devenir (oser, croire en sa passion), un dernier morceau conseillé, Funk Legit de Mehdi M, et les salutations finales avec la promesse de venir la voir jusqu'à Bruxelles.

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